Marinette n'avait jamais été dans un état de gêne aussi total. Adrien savait qui elle était.

Adrien. Agreste.

Précisément celui qui était absolument merveilleux, celui qui possédait à la fois l'intelligence du cœur et celle de la tête. Celui qui illuminait une pièce simplement en y entrant. Celui que toutes les jeunes filles de Paris désiraient. Celui-là même que tellement de garçons tentaient sans succès d'imiter.

Il était là devant elle! Bien, ça, ça n'avait rien d'inhabituel, parce qu'il était toujours devant elle en classe.

Mais là, il la regardait bien en face, avec la plus grande des surprises inscrite sur le visage. Il la voyait. En même temps, une combinaison rouge et sexy, ce n'est pas très discret.

Parce que oui, il y avait ce petit détail : il l'avait vu perdre sa transformation.

Mais, mais, mais. Il savait qui elle était. Adrien Agreste, le garçon le plus populaire de l'école, de Paris, du monde entier, il connaissait son nom à elle, il l'avait reconnue, avait prononcé son prénom. Il l'avait soufflé de la plus délicate des façons et le pire de tout, il s'était rapproché d'elle.

Il avait marché jusqu'à elle dans cette ruelle éclairée malgré l'heure tardive de la fin d'après-midi par la seule radieuse présence d'Adrien. Elle ne voyait rien d'autre que lui.

Il l'avait regardé droit dans les yeux et lui avait parlé à elle.

Elle rêvait depuis si longtemps de pouvoir plonger dans son regard vert jusqu'à si noyer. Elle n'avait jamais osé avant, chaque fois qu'il la surprenait en train de le regarder, elle détournait le regard pour cacher le siens.

Le siens aussi banal et terne que celui des autres parisiennes. Son regard «idiot et niais de fille de boulanger incapable d'aligner deux phrases sans bafouiller des bêtises» comme disait Chloé.

Mais aujourd'hui, elle n'avait pas pu s'en empêcher. Elle s'était accrochée dans son sourire de quelques millions de dollars et avait basculé dans son regard intense.

Puis, Marinette était morte et s'était retrouvée au Paradis ou du moins, ce que le Paradis se devait d'être. Parce que c'était impossible de concevoir mieux que les bras d'Adrien, chauds, forts et réconfortants qui l'enlaçaient et la serraient contre lui, pendant qu'il lui soufflait des mots doux qui lui parlaient de rendez-vous galant à l'oreille.

Alors, Marinette n'en doutait pas, elle était bel et bien morte, mais ne s'en souciait pas. Le Paradis était parfait. Elle réalisa vaguement qu'elle avait poussé un soupir de bonheur absolu mais Adrien se recula pour la regarder de nouveau bien en face et il ouvrit la bouche pour lui parler alors, plus rien d'autre que ce qu'il avait à dire n'eu d'importance.

«Ma Lady, est-ce que je peux t'embrasser? Je t'aime vraiment beaucoup, et depuis si longtemps! J'ai aussi beaucoup de sentiments pour la jeune fille que tu es sous le masque et de savoir que vous n'êtes qu'une personne… Oh, Marinette! Je suis amoureux fou de ma déesse maintenant. Par pitié, laisse-moi t'aimer…»

Marinette avait entendu chacun de ses mots, elle avait admiré chacun d'eux comme un joyau précieux qui apparaissait miraculeusement devant elle. Avec adoration, elle conserva le souvenir de chacun d'entre eux comme une étoile brillante qui illuminerait ses nuits les plus sombres aussi surement que les portraits d'Adrien partout dans sa chambre en chassaient la grisaille.

Mais quant à pouvoir comprendre ce qu'il disait, c'était mission impossible dans un état pareil. Alors, elle ne fit que sourire encore plus pour le remercier de lui avoir parlé à elle. Il avait même prononcé son nom quelque part dans son discours. Il l'avait dit de cette même façon que ChatNoir le faisait pour lui dire qu'il l'aimait, c'était comment déjà?

Ah, oui!: ma Lady.

Est-ce que ça voulait dire qu'Adrien l'aimait lui aussi comme ChatNoir? Ce serait parfait parce qu'elle l'aimait déjà en retour! Précipitamment, des images de mariage, de bébé, de bonheur conjugal parfait lui traversèrent l'esprit. S'il l'aimait autant qu'elle l'aimait, il avait dû la demander en mariage non?

Alors, elle répondit, Se baignant dans une mer de félicité comme elle n'en avait jamais connue, elle prononça fort et clair comme elle en rêvait depuis son coup de foudre pour Adrien : «Oui, je le veux!»

000

Adrien n'en revenait pas. Il venait de mener un rude combat aux côtés de Ladybug, prenant quelques coups durs en chemin et en sortant des poubelles où il s'était caché pour se transformer, dans cette ruelle glauque qui semblait servir de toilette à un bar louche, Ladybug était tombée du ciel et avait perdu sa transformation en touchant terre.

Il n'avait même pas eu le temps de détourner les yeux. Une seconde, il apercevait un gros objet tomber au sol et la suivante, Marinette se tenait à la place de cette lumière rose.

Stupéfait, le jeune homme bafouilla le prénom de sa timide camarade de classe avant de réaliser son erreur et de regarder attentivement autour d'eux pour s'assurer que personne ne les avaient surpris.

Il s'approcha rapidement d'elle pour la serrer contre lui. Leur univers expérimentait un tremblement de terre et il le réalisait à peine. Tout ce temps! Elle était près de lui.

La femme qu'il aimait, la fille qu'il aimait, sa Lady, sa princesse, sa douce, sa chérie, sa miraculeuse partenaire, sa belle amie si précieuse : elle était tout ça et même plus.

Il ne savait plus s'il souriait ou s'il pleurait de bonheur mais elle était là, devant lui.

Il n'avait que quelques instants devant lui avant de retourner à sa vie réelle. Il commença par chuchoter le secret de son identité au creux de son oreille et lui demanda si elle voulait sortir avec lui et être sa petite amie. Elle ne répondit pas mais, le serra plus fort et soupira.

Il lui déclara alors, son amour immédiatement. Il n'avait que trop attendu, trop hésité. Il voulait l'embrasser.

Lorsqu'elle accepta avec enthousiasme, malgré l'endroit répugnant et l'atmosphère tout sauf romantique, il prit délicatement ses lèvres en un passionné et chaste premier baiser auquel elle répondit.

Encouragé, il appuya un peu plus fort et caressa ses lèvres avec les siennes. Tout heureux, il dû arrêter de l'embrasser tellement il souriait de bonheur.

C'est ce moment que choisit son téléphone pour sonner. Regardant l'écran, il y vit la photo de son père. Aïe! Il garda la main de Marinette dans la sienne comme un réflexe pour se donner du réconfort.

«Bonjour Père.»

«Adrien. Où étais-tu passé? Ton chauffeur t'a accompagné au studio photo et tu lui as faussé compagnie. J'exige de savoir où tu étais!»

«Père, c'est que… Il y a eu un akuma et… je me suis caché.» expliqua-t-il avec simplicité.

«Cet akuma n'était pas dans le studio que je sache! Il ne s'en est même pas approché et d'après ce que je vois, tu es maintenant très loin du studio! J'espère que tu n'étais pas à nouveau avec l'un de tes amis qui ont une si mauvaise influence sur toi! J'exige que tu rejoignes ton garde du corps immédiatement. Nous en reparlerons très sérieusement demain.»

Adrien raccrocha et soupira. Aussitôt son téléphone émit une alerte l'informant que son chauffeur serait là dans moins d'une minute.

Adrien se retourna face à Marinette et la prit par les épaules. «Il vaut mieux qu'il ne me voit pas avec toi si je veux avoir une chance qu'il me permette de t'inviter à la maison. On se rejoint à l'école, d'accord?»

Marinette semblait être au comble du bonheur. Elle répondit simplement: «Tout ce que tu voudras, Adrien

«À plus tard alors, Buguinette.»

Il déposa un baiser sur sa tempe et alla au devant de la voiture.

000

Adrien embrassa Marinette et elle perdit contacte avec la réalité pendant un bon moment. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle entendait de la musique au loin et qu'il parlait à quelqu'un. Il était si merveilleux!

Il se retourna ensuite de nouveau vers elle et captura alors toute son attention. Marinette le regarda, ravie et il lui dit qu'il voulait la revoir plus tard. «Bien sûr!» accepta-t-elle en souriant, rassurée.

Juste à la sortie de l'allée, Adrien s'arrêta pour regarder à gauche et à droite. Il n'avait apprit pour son statu de super-héroïne que depuis cinq minutes que déjà, il agissait prudemment. Il était si formidable!

Le joli garçon lui sourit et déposa un baiser sur sa tempe qui la laissa étourdie.

Adrien sortie dans la rue et Marinette retourna plus loin dans la ruelle. Elle tendit un macaron à Tikki, perdue dans ses pensées et portant la main à sa tempe, là où il l'avait embrassé. Elle n'écouta pas vraiment ce que la kwami lui raconta jusqu'à ce qu'elle lui demande : «As-tu vraiment réalisé ce qu'Adrien t'as demandé?»

«Ah oui!» réalisa Marinette tout à coup en se frappant le front un peu trop fort. «Je dois me dépêcher de le retrouver à l'école. Mais à quoi je pensais? Tikki, transforme-moi!»

«Non, attends…» prévint la miraculeuse créature. Mais elle était déjà attirée par les boucles d'oreille.»

Marinette entra par les grandes portes de l'école après s'être transformée dans une ruelle à proximité. Il s'en était fallu de peu qu'Alix et Nathaniel la découvre.

Trois personnes en moins d'une heure? Marinette commença à se demander si elle n'avait pas accidentellement brisé un miroir.

Marchant vers la classe après avoir récupéré ses livres à son casier, elle aperçu Adrien qui attendait nonchalamment appuyer contre un mur un peu plus loin. Elle le salua en rougissant et il lui fit aussi un signe gracieux de la main mais en y ajoutant le plus lumineux des sourires qu'elle ait vu de sa vie.

Comme cela lui arrivait à l'occasion, les pieds de Marinette trébuchèrent dans l'espace vide et en essayant de se rattraper, elle se retrouva à courir vers l'avant pour ne pas basculer complètement. Elle fut arrêtée dans son élan par un solide poitrail de muscles fermes et forts.

Elle entendit la personne qui l'avait rattrapé vider ses poumons sous le choc.

Elle releva la tête pour rencontrer le visage pincé d'Adrien. Elle porta les mains à sa bouche honteuse de lui avoir fait mal.

À ce moment, elle entendit le déclic d'un appareil-photo et des rires féminins.

«Sérieusement Marinette? Tu es est réduite à proposer tes faveurs en pleine cours d'école pour séduire Adrien?»

Le visage de Marinette devint rouge de haut en bas et plusieurs personnes joignirent leurs moqueries à celles de Chloé et Sabrina. Marinette ne l'avait pas remarqué immédiatement mais sa fuite en avant s'était arrêtée alors qu'elle était à genoux devant Adrien à qui elle venait de donner un coup de tête en plein ventre.

Adrien la remis galamment sur ses pieds et s'avança vers Kim en fronçant les sourcils.

Il s'arrêta juste devant l'autre élève qui faisait maintenant une bonne tête de plus que lui et deux fois sa largeur.

«Efface cette photo.» ordonna-t-il en plaçant ses mains de chaque côté de ses hanches avec confiance et fausse désinvolture.

«Et si j'en ai pas envie? Tu me fais quoi?» se moqua le grand brun.

«Je te frappe. Je te prends ton téléphone et je l'efface moi-même.» fit Adrien avec sérieux.

«Adrien!» s'affola Marinette en avalant de travers «Ce n'est peut-être pas nécessaire d'en arriver là!»

«C'est absolument nécessaire. Il n'est pas question que je laisse qui que ce soit se servir de cette photo pour se moquer de toi! Efface immédiatement cette photo, Lê chîen.»

Adrien avait fait reculer Marinette en parlant. Cela semblait plus prudent. Et elle n'avait aucun argument à lui offrir. Avec le commentaire de Chloé, Marinette voyait effectivement comment les choses pouvaient tourner mal pour elle.

«Tu ne me fais pas peur Agreste! Je suis le champion de l'équipe de lutte.» fanfaronna l'autre.

«Parfait, je n'aurai donc pas à retenir mes coups! Approche un peu.» le provoqua Adrien avec le geste qui accompagnait la phrase.

Kim s'élança mais Adrien esquiva agilement en se baissant. Il frappa ensuite Kim derrière le genou et son adversaire mis un genou en terre avant de revenir à la charge. La lutte fut rapide mais pas une fois, Adrien ne prit de coup jusqu'à ce qu'il empêche Kim d'atteindre Marinette qui s'était retrouvée coincée derrière une poubelle en voulant éviter la bagarre.

Mais ce coup à l'épaule fut le seul qui atteint Adrien. En moins d'une minute, Kim était au sol et Adrien récupérait le téléphone dans sa veste.

Il était entrain de le déverrouiller en utilisant l'index de la main de Kim qui traînait au sol lorsque le directeur arriva. «Monsieur Agreste, Monsieur Lê Chîen! Dans mon bureau tout de suite!»

À ce moment, la cloche sonna et Alya glissa à l'oreille de Marinette : «Ce serait gentil de ta part d'aller chercher une glace pour Adrien à l'infirmerie.»

Lorsqu'elle arriva au bureau du directeur, celui-ci s'égosillait pour leur conduite ''inqualifiable.''

Marinette voulu placer la glace médicale sur l'épaule d'Adrien mais finit par accrocher son cou avec son ongle et lui faire une petite marque.

«Oh! Je suis tellement désolée.» chuchota-t-elle.

«Ce n'est pas grave, belle demoiselle.» lui répondit-il en retour, chuchotant aussi. Ce qui fit voir des étoiles à Marinette.

«Vous deux, là, cessez de flirter et dites-moi plutôt ce qui vous est passé par la tête!» demanda le principale.

Marinette rougit encore plus à l'idée qu'Adrien flirtait avec elle. Elle se mit alors à déblatérer tout ce qui s'était passé dans la cours et même durant le déjeuner en une suite incompréhensible de mots tordus et compressés.

M. Damoclès semblait ne rien comprendre à ces histoires de ruelles et tout à coup, Adrien intervint en se plaçant devant elle.

«Écoutez, Monsieur. Marinette est simplement tombée et Kim a voulu honteusement en profiter pour prendre une photo déplacée. Lorsque je lui ai demandé de l'effacer, il m'a demandé jusqu'où j'étais prêt à aller pour qu'il l'efface et j'ai répondu que j'étais près à me battre, ce qui est pour moi, un dernier recours. Il s'est alors élancé sur moi. Il nous a provoqué, il a commencé la bagarre. Mais maintenant, cette photo est effacée. Reprends ton téléphone et oublions ça, d'accord?» fit Adrien en tendant l'appareil.

Kim n'en menait pas large. Ses vêtements étaient poussiéreux et de travers et il avait le front rouge.

Qu'en a Adrien, il était difficile de croire qu'il venait de se battre, il n'y avait pas un pli à ses vêtements de qualité.

Le directeur déclara l'incident clos et renvoya les garçons en classe.

«Hé, Agreste? Où t'as apprit à te battre comme ça?» demanda Kim dans le corridor.

«Je m'entraîne en affrontant mon garde du corps!» fit malicieusement Adrien en retour.

À son tour, Marinette tint à s'excuser. «Je suis tellement désolée, Adrien.» fit-elle vraiment chagrinée, les larmes lui montaient aux yeux. «Tout est ma faute. À cause de moi, tu t'es battu, tu aurais pu avoir des problèmes…»

«Hé, ne t'en fait pas, Marinette. Je serai toujours là pour toi. Une belle et charmante dame comme toi mérite un partenaire prêt à se mettre en quatre pour la protéger! Tu es si formidable!»

Adrien sortie un mouchoir de coton doux de sa poche et caressa son visage pour essuyer une larme solitaire sur sa joue avant de passer son bras autour de ses épaules pour la guider vers la classe.

Toujours perdue dans ses pensées, et malgré la réprimande qu'elle reçue pour s'être absenté de classe sans permission, Mariette continua de partir dans ses rêveries tout au long de l'après-midi.

Elle ne pouvait s'empêcher de fixer la chevelure d'Adrien juste devant elle. Par trois fois, elle envoya accidentellement son crayon ou sa gomme au-delà de son bureau. Ils frappèrent le dos d'Adrien avant de tomber au sol.

Les deux premières fois, il les ramassa et les lui remis sans un mot mais la troisième, il s'agenouilla sur son siège et lui chuchota à l'oreille : «Pas besoin de m'envoyer des crayons pour que je te remarque, Marinette. Je n'ai déjà d'yeux que pour toi.»

Marinette rougit de plus belle et la façon dont il avait soufflé son nom! Et ses lèvres qui avaient à peine effleuré sa joue! Et devant toute la classe!

«Marinette, Marinette!» lui chuchota hâtivement Alya cinq minutes plus tard. «Tu baves!»

Malheureusement, dans la classe silencieuse, tout le monde l'entendit tout de même, la preuve en était les rigolades délicates des autres élèves.

Au timbre de la dernière cloche, Marinette ne pensais plus qu'à aller se cacher sous sa couette pour y mourir de honte. La présence d'Adrien lui faisait maintenant tant d'effet qu'elle n'arrivait même plus à répondre aux questions de la professeure avec des phrases cohérentes. Elle plaça toutes ses choses dans son sac et aperçu alors Adrien qui lui tendait la main. «Alors, on y va, chérie?» lui demanda-t-il avec son sourire canaille de séance photo.

«Où ça?» fit-elle sans comprendre, son regard alternant entre son visage parfait et sa main tendue et tentante mais, sans toutefois sans la prendre.

«À notre rendez-vous. Dans la ruelle, ce midi, tu as dit que tu acceptais de sortir avec moi. Tu ne t'en souviens pas?» s'inquiéta-t-il.

«Pour te dire la vérité, Adrien, je n'écoutais pas vraiment ce que tu me disais. Avec, tu-sais-quoi j'étais si distraite. Je t'ai répondu n'importe quoi.» réussit à lui avouer Marinette qui se sentait tellement coupable de ne pas avoir été plus attentive.

«Donc, tu as changé d'idée? Tu ne veux plus sortir avec moi?» fit-il les épaules défaites, baissant la main et avec le regard absolument triste de chiot qu'on vient de disputer trop fort le plus douloureux qu'elle ait jamais vu.

«Non, non, bien sûr que non!» fit-elle abruptement, ajoutant une autre blessure dans le regard d'Adrien qui sembla regarder partout pour trouver un endroit où fuir.

Elle plaça ses mains sur sa bouche pour s'empêcher de parler encore. Mais comment avait-elle réussit à faire ça? Quel désastre! En cet instant même, elle vit une image de Ladybug entrer par la fenêtre de la classe pour venir lui donner une raclée et défendre son cher et tendre Adrien de la mesquine et méchante Marinette. Mais que cette vision soit réelle ou imaginaire, elle avait déjà les larmes aux yeux.

L'énorme coup de coude qu'elle reçu alors dans les côtes la sortie de son cauchemar avant qu'un silence inconfortable ne s'installe et elle fit un pas sur le côté en criant de douleur et de surprise.

«Ce que Marinette veut dire» appuya Alya «C'est qu'elle serait ravie de t'accompagner Adrien.»

«C'est vrai?» s'en assura-t-il avec un regard prudent.

Marinette mordait le bout de ses doigts pour éviter de dire plus de bêtises mais d'un autre côté comment pouvait-elle répondre maintenant qu'elle s'était elle-même muselée?

«Là, tu hoches la tête de haut en bas pour dire que tu es d'accord.» lui expliqua Alya à côté d'elle pendant que son amie s'exécutait.

Marinette saisit son sac puis la main d'Adrien pour fuir avec lui vers leur destin commun de parfait bonheur mais, juste à ce moment-là, son sac, qu'elle n'avait pas fermé et saisit du mauvais côté, se vida au sol.

Tous trois se penchèrent pour ramasser et Marinette écarta rudement la main d'Adrien en essayant d'attraper un tampon avant lui.

«Pardon, pardon, pardon.» fit-elle encore prête à s'arracher les cheveux. Mais Adrien ne fit qu'attraper son autre main et la porter à ses lèvres en lui souriant d'un regard coquin.

Finalement prête, Marinette se releva en se cognant les orteils contre un bureau et souffla désespérément à Alya : «Tu ne voudrais pas nous accompagner à tout hasard?»