Chapitre 15 : Bad to the bones
Du haut de mes quatorze ans, j'étais folle de B. Folle de son côté rebelle, irrévérencieux, folle de son corps dont le fonctionnement intime me fascinait complètement.
C'était fou comme il me semblait à l'aise avec ce qu'il était, en phase !...
Il se déplaçait comme un félin dans les couloirs de la Wammy's, arborant des sweats personnalisés. Parfois, sous le coup de la hargne, il lui arrivait de se mouvoir à quatre pattes, avec dextérité et vitesse ; côté animal totalement assumé.
Mais B. possédait un autre atout. Un atout dont il me parla bien des années plus tard, lors de nos retrouvailles. B. était né avec un oeil de la Mort. Cet oeil à l'iris cramoisi était capable de détecter votre nom complet ainsi que votre date de décès.
Cadeau ou malédiction ?... Pour B., cet œil a toujours été perçu comme une véritable aubaine, le hissant bien au-dessus de la masse grouillante, en faisant un véritable élu !...
De fait, B. a toujours connu le véritable nom de L. Ainsi que sa date de décès. Pensez-y !...
Au moment où a débuté l'affaire Kira, B. savait pertinemment que L. allait mourir.
Je posais régulièrement mille questions à B., désireuse de tout savoir sur le fonctionnement masculin !...
"B. ?... C'est quand le meilleur moment, pour toi ?..."
"Tu veux dire, quand je te baise ?..." basculant sur le dos, torse nu, par cette chaude après-midi d'été.
Je hochais la tête.
"Quand je suis sur le point de gicler et le moment où tout se rue à travers la queue. Mais j'avoue que te fouiller du gland reste le grand kiff sur toute la ligne."
"Moi aussi, j'aime ça." tête tenue contre le poing fermé, autre main profitant de son corps.
"Ouais, je sais... t'en redemandes chaque fois." sur un petit rire.
Je me hisse sur lui, conquérante à l'en faire sourire. Il arrime ses mains à mes hanches.
"Tu te crois où, là, Girl ?" sur un ton encore joueur.
"En terrain conquis."
Rire de Shinigami. "Ah ouais ? Qu'est-ce qui t'autorise à penser ça ?..."
"Ben... le fait que tu viennes me retrouver tous les soirs. A nos parties de baise."
Rire à l'écho plus dangereux, cette fois.
Retournement de situation, lui me dominant, rendant prisonniers mes poignets, cuisse glissée entre mes jambes.
"J'ai... dégagé A." persistant dans ma lancée.
"J'aime pas quand tu parades comme ça, Girl."
Je me cale pour mieux le sentir.
"Je te fais bander sur commande."
"Je vais te foutre au pain sec et à la flotte, si tu continues comme ça, Girl." venant prendre mon visage en tenaille entre le pouce et les autres doigts. "Je bande parce que je le veux bien. Redescends sur Terre."
Allumée, je me frottais contre son entrejambe.
"Et là ?..." appliquée.
"Girl." sur un grognement redoutable.
"Laisse-toi aller... B..." savourant déjà le délit, m'en mordant la lèvre, sans cesser le mouvement, somme toute relatif, de mes hanches.
Le châtiment n'allait pas tarder. Et je ne m'en rendais pas compte...
Il me donna un coup de tout le corps, se relevant pour me toiser de haut.
"Je reviendrai quand tu te seras calmée." avant de quitter la chambre sans un mot de plus.
Durée de la privation : huit semaines.
J'ai failli en crever !...
"Elle est belle..." admirant la jolie hampe dressée, la gâtant occasionnellement de la bouche, la tenant entre mes doigts fins.
"Elle... te kiffe. Elle qui me l'a dit." sur un petit rire excité.
Je fis butter mes lèvres serrées sous la couronne et il laissa partir sa tête en arrière sur un long soupir vibrant, gland à vif.
"Tu sais... lui parler."
Dix longues minutes que j'y étais. Il kiffait. Les preuves étaient là ; suintant de régal.
B. a toujours eu une hygiène rigoureuse et un goût corporel assez neutre.
La nature l'avait bien fait entre un œil de la Mort et un corps superbe !... L'enfant de salaud !...
En quittant la Wammy's, B. a beaucoup erré ça et là.
Il a bossé un moment avec un groupe mafieux, comme homme de main.
C'est à cette époque qu'il a rencontré Mahir, Zul et Hassan.
Le quatuor était redoutable !... B. démontait à la batte - et a, de fait, acquis une excellente maîtrise de cette arme détournée.
Ils logeaient tous les quatre en colocation, dans une banlieue de Londres.
Puis le groupe s'est disloqué.
B., du fait de son extraordinaire cerveau, s'est mis à conseiller des spéculateurs en bourse, à donner des tuyaux aux parieurs de tout poil. Il se ramassait évidemment de généreuses commissions sur les sommes remportées ou les dividendes.
B. a ainsi commencé à apprécier le luxe et le confort mais pas l'inactivité.
Le criminel tourné pilote adore se pavaner en uniforme !... Il faut dire que cela lui confère un prestige fou.
Sa crinière sauvage, et indisciplinable la plupart du temps, lui donne un côté rebelle. Le meilleur de sa compagnie, le meilleur !...
Pour impressionner la gent féminine, B. s'amuse régulièrement à aborder les nouvelles hôtesses en les appelant d'emblée par leur prénom - vu qu'il lui était aisé de les lire puisque l'information flotte au-dessus de leur tête ! - prétextant un tour de magie.
A prime abord, B. paraît charmant, délicieux. Au fur et à mesure, on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond, que la façade se fendille pour laisser place à quelqu'un d'assez grossier et saturé d'assurance !... A ce stade, ça passe ou ça casse.
Pourtant, jamais l'enfant chéri des Shinigamis n'aurait pu se douter qu'il retomberait sur moi, après près d'une décennie, en plein aéroport de L.A.
C'est le signe de l'infini qui flottait sous mon nom qui m'a trahi ce jour-là. L'œil de B. ne pouvait s'y tromper.
Alors que je patientais en salle d'embarquement, il s'est installé dans le fauteuil en face du mien, costume de prix porté sur un trench - il était dans les affaires à l'époque - dépliant élégamment son journal - le fameux Times - pour y lire, regard, camouflé par une paire de lentilles factices, naviguant des lignes d'écriture à mon visage, eau de toilette Platinum embaumant l'espace.
C'est l'agréable odeur qui me fit lever la tête. Un sourire vint me cueillir.
"Tu portes les années comme un charme, Girl." poursuivant sa lecture.
"... B. ?..."
Il daigna enfin me regarder dans les yeux, se penchant en avant, coude sur la page imprimée.
"Si un autre que moi t'appelle Girl, je l'éviscère. Ça m'est réservé." marquant d'emblée son territoire.
"Tu... es dans les affaires ?..."
"Ça t'étonne, Girl ? J'te rappelle que j'ai le cerveau pour." sur un reniflement amusé.
"Je plains surtout la société qui t'emploie."
"Dis pas de conneries, Girl. J'bosse en freelance. I'm a top, remember ?"
"Je suis surtout étonnée que tu n'aies pas encore crevé avec le passé que tu te trimballes. Ils doivent tous te coller au cul, nan ?"
"Ha ! Ce sont des amateurs que je peux berner sans problème !... Tu me prends pour un bleu, Girl ?"
Je croisais et décroisais les jambes, le faisant sourire. "Qu'est-ce qui t'arrive, Girl ? La chatte te démange ?..." sur un sourire particulièrement vicelard.
Inutile que je contre. "T'as l'air de mieux gérer que moi..."
Se penchant en avant, me faisant signe de faire de même, m'attrapant d'une main derrière la nuque, bouche contre mon oreille. "T'as pas idée à quel point tu me fais bander depuis tout à l'heure, Girl."
Je déglutis. Dans le mille !...
Je le fixe, m'en pinçant les lèvres.
"C'est quoi, le plan ? Se soulager dans les toilettes ?"
Petit rire de gorge. "T'as un abonnement auprès de la compagnie, j'suppose. Dans ce cas, t'es pas à un billet près. Et moi non plus. Tu le veux, ton coup de queue ?... Ça grouille d'hôtels dans le coin."
Je me redressais, corps signant sa plus belle déroute, reniflant. "Tu rêves, B."
Il se recala contre le dossier, ramenant un pied sur l'autre, retournant à sa lecture.
Mon regard était incapable de se fixer sur le magazine que je lisais. Chaque fois, je revenais à cette chevelure hirsute, à ce visage d'ange qui camouflait le pire des démons !...
Je finis par soupirer. "Bon, OK."
"Tu peux crever, Girl." vint immédiatement en mode boomerang.
"Fais pas ton gosse, B."
"Lâche-moi, Girl." repliant son journal avec la ferme intention d'aller s'installer ailleurs. Le bluff. Il était passé maître dans l'art de gruger depuis qu'il était devenu coutumier au délit d'initié !...
Au moment où il voulut faire un pas, ma jambe se déplia pour lui barrer la route. "Fais pas le gamin, B."
Il considéra ma jambe sortie de son écrin de tissu, faisant remonter haut la fente.
Il sortit son smartphone, tapant un texto avec dextérité. Aussitôt, le mien signala l'arrivée d'un SMS.
Il donna un léger coup contre ma jambe pour la faire sauter. "Traîne pas, Girl."
Le SMS me délivre l'hôtel choisi ainsi que le numéro de la chambre. Combien en a-t-il déjà sautées entre ces quatre murs ?...
Je sens des boums et des bangs
Agiter mon cœur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
A pleurer les larmes dingues
D'un corps que je t'avais donné
J'ai sur le bout de la langue
Ton prénom presque effacé
Tordu comme un boomerang
Mon esprit l'a rejeté
De ma mémoire, car la bringue
Et ton amour m'ont épuisé
Je sens des boums et des bangs
Agiter mon cœur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
A s'aimer comme des dingues
Comme deux fous à lier.
Sache que ce cœur exsangue
Pourrait un jour s'arrêter
Si, comme un boomerang
Tu ne reviens pas me chercher
Peu à peu je me déglingue
Victime de ta cruauté
Je sens des boums et des bangs
Agiter mon cœur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
A t'aimer comme une dingue
Prête pour toi à me damner
Toi qui fais partie du gang
De mes séducteurs passés
Prends garde à ce boomerang
Il pourrait te faire payer
Toutes ces tortures de cinglés
Que tu m'as fait endurer.
Je sens des boums et des bangs
Agiter mon cœur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
C'est une histoire de dingue
Une histoire bête à pleurer
Ma raison vacille et tangue
Elle est prête à chavirer
Sous les coups de boomerangs
De flash-back enchaînés
Et si un jour je me flingue
C'est à toi que je le devrais
Il m'y attendait, tirant sur son nœud de cravate à mon arrivée, veste tombée, fermant la porte d'un coup de pied, m'attirant contre son érection détendant le pantalon, paumes ouvertes sur mes fesses.
J'y ai retrouvé bien plus qu'un goût fraisé... j'y ai retrouvé celui qui m'avait obsédée durant toutes ces années passées à la Wammy's !...
Oh, il n'avait rien perdu de sa vigueur. Ni de ses manières grossières, maniant le vocabulaire de la vulgarité sur le bout de la langue.
Ce fut enivrant, bourdonnant !...
Comme à l'époque, nos corps ont démarré au quart de tour, crucifiant toute tenue sociale.
Nos gémissements et nos morsures ont dû s'entendre des chambres à la ronde !...
Business man est à présent tatoué. Joliment tatoué. Du tribal et un clin d'oeil à peine déguisé à un jeu vidéo montant.
Je n'ai jamais regretté ce vol manqué. Lui non plus d'ailleurs. Décidés à rapidement remettre le couvert.
Il était resté fidèle à mes souvenirs, rendant hommage au passé, me visitant de sa putain d'extrémité éclose, m'appelant par toutes sortes de grossièretés abjectes à l'écho excitant.
Sitôt l'affaire pliée, son sexe se redressait, gorgé d'appétit.
Jamais vu un rendement pareil !...
Évidemment, il n'a rien cédé. C'est moi qui l'ai relancé par SMS, des mois plus tard.
Et il m'a répondu avec cet habituel manque de modestie : "Tu peux plus te passer de ma queue, Girl ?..."
Épisodique et occasionnel. Parfois au gré d'un hasard de vol.
Pour devenir plus régulier. Pour finalement nous avoir dans la peau et achever ce qui était impossible à l'époque de la Wammy's.
Je m'active à préparer le petit déjeuner alors qu'il émerge. L'appartement se prend le soleil le matin, gorgé de lumière. Il débarque, se grattant le crâne, chevelure hirsute, plongé dans un boxer sombre dont le large élastique est frappé du nom d'une marque de prix. Il s'installe, surfant sur son smartphone.
"Ah... encore une relance... je leur manque."
"A qui ?" sans me retourner, garnissant de fraises coupées le bol de ses céréales.
"A la banque !..." riant. "... je pense d'ailleurs passer aujourd'hui pour me rappeler à leur bon souvenir. Et faire quelques heureuses." sur un ton particulièrement piquant.
Ma main tremble l'espace d'un instant. Pourquoi l'idée me rebute-t'elle à ce point ?...
"T'as que ça à foutre !"
"Ouais. Bon, la quantité sera négligeable vu que mes couilles sont en pleine recharge." sur un sourire audible. "Ils s'en contenteront." sachant pertinemment qu'il est exigé trois à cinq jours d'abstinence sexuelle avant le don, histoire de quantifier les doses.
J'apporte le plateau sur la table basse.
Il vient chercher mes cheveux relevés des doigts, m'envisageant avec ce sourire féroce et tendre à la fois. "Tu kiffes pas, hein, Girl ? Qu'est-ce qui te dérange, en fait ?..."
"Je peine à croire que tu le fasses pour 'rendre service', te connaissant, B."
"Bah non. Et puis j'y peux rien si j'ai le sperme d'aussi bonne qualité que la cellule grise."
"Ce que je disais ; ça flatte ton putain d'orgueil." buvant mon jus de fruit, évitant de croiser son regard.
"T'aurais pas envie de m'y accompagner ?... J'suis sûr que le rendement serait meilleur."
Je lui présente un doigt sans le regarder.
Il se marre, descendant son pied de la table basse, pour y déguster son petit déjeuner.
"N'en profite pas pour te barrer, hein, Girl." m'avise-t'il.
"Tu veux que je reste ? Première nouvelle."
"Ouais. J'aime bien t'avoir à la maison."
Je le fixe, hésitant à y croire.
"Me regarde pas comme ça, Girl... j'suis pas un monstre non plus."
"Ha !..."
B. franchit la porte tournante du centre, s'avançant fièrement dans l'univers aseptisé dès l'accueil.
"Monsieur."
"C'est pour un don." présentant sa carte de donneur à la réceptionniste.
Elle l'identifie au moyen de son fichier. "Prenez place, Monsieur Boyd." lui présentant une salle d'attente discrète, à l'écart.
B. ment effrontément sur le questionnaire concernant l'abstinence. Il se lance ce défi à lui-même, à savoir offrir au minimum trois recueils.
OK. Bon, avec l'imagination, ça devrait le faire !...
B. est installé en salle et feuillète quelques magazines. Finalement, il dégaine son portable, commençant à se caresser.
"Tu loupes quelque chose, Girl."
Rien que d'imaginer ma tête, ses reins s'animent.
Smartphone dans une main, sexe dans l'autre, B. est efficace, esprit vagabondant vers ce qui se fait de plus salace.
Et hop, une première !... Pas mal niveau quantité.
La deuxième à présent. Plus ardue.
Quant à la troisième, c'est l'ennui absolu. B. en bâille. Bon, ça vient, là en bas ?... Il n'a pas toute la journée, bordel !
Je rentre de virée shopping et le trouve vautré sur le canapé.
"Ta journée a dû être difficile." cynique.
"J'suis plus décalqué encore que sur un L.A. - Tokyo." nuque appuyée contre le dossier du canapé.
"Du coup, c'est moi qui vais devoir faire abstinence. Merci, B." ouvrant le frigo pour y récupérer une boisson.
"Il me reste ma bouche et mes doigts pour te rendre service, Girl."
"Trop de grâce." dédaigneuse.
"C'est toi qui me casses régulièrement les pieds pour que je les utilise davantage, Girl."
"Tu es pitoyable, B. Tu aurais pu attendre que je parte pour t'y précipiter."
J'observe la façon dont il fait tourner son index autour de son nombril descendant plus bas. "T'sais, si t'y mettais du tien, j'suis sûr que tu pourrais encore tirer quelque chose de moi..." se calant un peu mieux dans le canapé.
"Je ne compte pas m'échiner."
Il ouvre son jeans, faisant glisser l'élastique du boxer, s'extirpant, à demi-dressé.
"Sûre ?..." commençant à se caresser, sans me quitter du regard.
Mon corps... est le premier à me trahir !...
J'en serre les dents.
"Allez, Girl, t'en crèves et t'as pas eu ta dose aujourd'hui..." se dressant davantage.
OK. Je bazarde ce qui se trouve sur la table basse pour m'y installer et le prendre directement en bouche.
Une longue exclamation de ravissement le traverse, corps spasmant d'un seul tenant.
Plus, je le sillonne de la langue, laissant le sexe happer mes cheveux, dessinant des arabesques humides sur son bas-ventre.
"Giiiiiirl !... Put... putaiiiin !..." s'en dressant toujours plus, fourrant une main dans mes cheveux. "Ouaiiiis... ouais, putain... c'est boooon !..."
Pendant que je le lape, je l'entretiens de la main.
Il est à présent à point.
Je laisse glisser cette même langue le long de la hampe rigide, dessinée par la force des veines.
Puis je l'engloutis profondément, à la limite de m'en faire gerber.
Il crispe les doigts sur le tissu du canapé, hanches s'animant d'elles-mêmes.
"Giiiiiiirl ! Putain... c'est diiiiingue !..." surpris lui-même par la force des choses.
A cette allure, il finit par être tendu à l'extrême, de partout, testicules outrageusement remontées, signe qu'il est sur le point de capituler de tout son corps.
"Giiiiiiirl ! Putain... ça... ça... vi..."
Pas même la force de l'exprimer que le voici qui gicle généreusement au fond de ma gorge, sur un rauque rendu, animal.
C'est lait fraise directement au goulot ce matin, tandis que je lis tranquillement sur le canapé, poussant un petit rire en le voyant faire.
"Monomaniaque."
Il termine. "Hey, Girl !..." me présentant un beau doigt.
Je confectionne un tiramisu aux fraises pour B., appliquée.
Il a dû honorer un vol court courrier en l'absence d'un de ses collègue et il reviendra dans l'après-midi.
Je dois avouer que... nous n'arrêtons pas... pourtant mon ventre se trouve chamboulé chaque fois que sa silhouette - remarquablement bâtie, il faut dire ! - se dessine.
Généralement, B. se balade avec peu sur le dos, ce qui évidemment n'aide pas à calmer les ardeurs qui nous animent l'un et l'autre !...
Je suis quasi-certaine que je vais me jeter sur lui à son arrivée !...
C'est en milieu d'après-midi que la clé tourne dans la serrure, me ramenant un Boyd en uniforme de pilote, veste pliée posée nonchalamment sur l'épaule, attaché-case sur roulettes traîné derrière lui. Sa casquette, il la laisse généralement dans le véhicule.
"Ooooh putain... ce vent de malade à l'atterrissage !..." abandonnant sa mallette dans l'entrée, y déposant sa veste.
Pas mal du tout, cette chemise à manches courtes et insignes, ce pantalon classique qui lui fait un postérieur d'enfer. J'observe le tout, depuis le canapé, sans en perdre une miette.
Il se dirige jusqu'au frigo et en tire un panaché qu'il déguste, en appui contre le tranchant du plan de travail, face moi, petit sourire flottant sur mes lèvres.
Son corps à lui réagit déjà, presque outrageusement pour dire.
A distance, nous nous observons à loisir.
"Ton dessert, là, dans le frigo me botte bien." m'annonce-t'il avec le sourire.
"Je t'en prie, il est fait pour ça. Et je prendrai bien une part aussi."
"OK." sortant deux assiettes à dessert, sortant le plat pour en découper deux parts généreuses. Petit rire. "Y'a pas que ma bite que tu sais flatter, Girl."
Fourchettes à dessert et me rejoindre sur le canapé.
"Tu m'emmènerais un jour dans le cockpit ?..."
"Ça peut se faire, ouais." pas réfractaire. "Ah, au fait..." tirant une lettre de sa poche de poitrine et me la tendant.
Il s'agit de la missive l'informant qu'il vient de passer Senior Flight Captain (entre 300 à 400 heures de vol). On l'invite donc à rajouter un chevron supplémentaire sur ses épaulettes.
"Ça se fête !... T'as du champagne ?..."
"Je tourne plutôt au panaché, Girl." amusé. "Excellent, ton tiramisu." appréciateur de l'attention. "J'avais pensé... on pourrait passer un weekend quelque part."
Je cligne. OK, c'est si peu habituel.
"Fais pas cette tête, Girl !..." amusé.
"J'sais pas... Ça fait très... couple."
"C'est un peu c'qu'on est devenu, nan ? Couple occasionnel ?" terminant sa part.
"C'est pas comme ça que ça fonctionne, B." reniflant.
"Tu pinailles, Girl."
"T'en baises beaucoup quand je suis pas là ?"
La question l'amuse franchement. "Quoi, tu veux que je tienne un compte juste ?"
"Pour avoir une idée."
"Honnêtement, y'en a dont je me souviens même plus du prénom..."
"C'est lamentable, B."
"Quoi, tu veux que je tienne ma bite en bandoulière ?"
"La dernière en date ?"
"J'sais pas... une nana rencontrée dans un bar, probablement. Ça fait quelques mois déjà."
"Elle était bonne ?"
"Elle suçait pas mal, ouais." m'observant de ce regard dont je connais à présent la signification. "J'te demande pas d'être fidèle, moi. Je m'en tape de ce que tu fous à Paris avec tes mecs là."
"Nous ne sommes définitivement pas en couple, B." posant mon assiette vide.
"Tout ça parce que je veux te sortir de ces quatre murs pour un weekend ? T'es chiante, Girl." sur un ton somme toute encore aimable mais qui pourrait rapidement virer.
"OK. C'était juste l'histoire du couple qui m'a... retournée."
"Y a des randos plutôt sympa dans le canyon." revenant à son idée initiale.
"Seuls ?"
"Bah, tu veux un guide ?"
"Pas forcément."
"Quand je disais que t'es chiante..." venant me trouver de la main sur le haut de ma cuisse, glissant sous ma jupe, regard revêtant ce ton particulièrement chaud, basculant lentement vers moi. "Aucune ne suce aussi bien que toi, si ça peut te rassurer."
Je roule des yeux. "C'est pas la question." me tendant un instant avec l'espoir d'échapper à cette tension phénoménale qu'il m'inspire.
Il le nota immédiatement. "Qu'est-ce que... tu fiches ?..." riant presque, amusé par cette tentative désespérée, m'attrapant fermement par la nuque. "T'en as pas envie ?..."
"La discussion n'est pas... close."
"Je m'en fiche, moi, de la discussion. J'ai envie de baiser." cherchant mes lèvres pour y appliquer une attention particulièrement outrancière, finissant par se séparer de moi pour observer la lueur qui vient agiter ma pupille. "OK, je vais te faire une fleur, Girl : j'te permets d'être au-dessus."
Je m'en pince la lèvre. Proposition hautement tentante !... Well, Mister Birthday, good plan !...
Mes mains se portèrent sur le devant tandis qu'il venait de regagner le dossier, ouvrant le pantalon sombre pour l'extirper de ce boxer et le caresser, regard allant de la verge dressée à ses yeux vairons.
"Tu kiffes ?..." caressant mes cheveux, presque doux dans le geste.
"J'ai toujours aimé, B." me penchant pour quelques caresses buccales qui firent basculer sa tête et lever le menton sur un rauque de ravissement.
Je suis la nuée de pilotes et personnel de bord, fascinée par les chemins qu'ils empruntent, loin de la masse des passagers.
Dick ralentit pour se placer à mes côtés tandis que B. fait du gringue à une hôtesse.
"Il a dit oui tout de suite ?" questionne le copilote.
"Oui. Ça m'a d'ailleurs étonné." sur un petit rire.
Nous regagnons le Dreamliner et B. s'installe sur le siège, procédant aux vérifications d'usage, notant consciencieusement les manoeuvres dans le carnet de bord.
Dick me fait placer sur le jumpseat, s'assurant de mon confort.
"Dick, putain, arrête de me la border, sérieux !..." ricane B. "Tu lui fais prendre de mauvaises habitudes !..."
"Hey, c'est le rôle du copilote !..." rétorqué sur un rire taquin.
"Tout est OK. J'te laisse faire tes contrôles." attrapant le micro. "Tu peux laisser entrer les passagers..." cherchant le prénom de l'hôtesse sur la liste. "... Anna."
"C'est là qu'il va les saluer. La classe !..." m'annonce Dick.
Ouais. Il s'assure surtout que les dates de décès ne coïncident pas toutes à l'unique ; ce qui signifierait un crash immédiat !...
B. prend son air le plus affable, se récoltant compliments sur compliments ; un pilote qui prend le temps de saluer les passagers, c'est denrée rare !...
Puis il regagne sa place et s'attache, procédant à quelques vérifications complémentaires, donnant l'aval au tracteur qui les mène jusqu'à la piste, casque placé sur les oreilles.
B. se permet une petite blague à propos du levier de propulsion : "Hey, Dick !... J'ai l'impression de manipuler ma propre bite !..." hors micro, évidemment !...
"T'es con !..." fuse immédiatement sur un grand éclat de rire.
Cet humour...
Gaz à fond, lentement tirer le manche vers soi. B. est précis et souple dans ses manœuvres.
Dick lui affiche un pouce.
B. termine de se chausser, pied sur le bout du coffre au volume impressionnant de sa Tahoe.
"Prête, Girl ?"
"Oui."
Il vérifie une dernière fois notre équipement puis nous nous mettons en route.
Ma foi, c'est fort agréable d'aborder le Grand Canyon par soleil couchant.
Nous campons à proximité d'un cours d'eau. C'est appréciable, ressourçant.
B. est fort débrouillard en pleine nature, appréciant cette vie réduite à sa plus humble expression.
Cette parenthèse fut la bienvenue, malgré mes réticences !...
"There are many types of monsters that scare me : Monsters who cause trouble without showing themselves, monsters who abduct children, monsters who devour dreams, monsters who suck blood... and then, monsters who tell nothing but lies. Lying monsters are a real nuisance : They are much more cunning than others. They pose as humans even though they have no understanding of the human heart ; they eat even though they've never experienced hunger ; they study even though they have no interest in academics ; they seek friendship even though they do not know how to love. If I were to encounter such monsters, I would likely be eaten by them... because in truth, I am that monster."
Ce fut là, la conclusion abrupte du journal de L. Voilà quelle avait été la prison de L.
La Wammy's. Et son armée de puces savantes !...
L. se sentait réduit en tant qu'humain ; le discours avait sans doute une portée universelle.
Une chose que j'ignorais, et B. aussi durant des années, c'est qu'il était frappé d'une "anomalie" sans répercussions sur sa santé : B. est situs inversus totalis, c'est-à-dire que la position de ses organes internes est inversée.
B. a découvert le phénomène totalement par hasard, au détour d'un examen médical.
Autant dire que si vous visiez le cœur de B., que ce soit à l'arme blanche ou de poing, il y a très peu de chances qu'il y reste !... Il vaudrait mieux viser le crâne, partant de ce principe.
Quillsh Wammy était réputé pour son flegme tout britannique. La seule fois où il fut pris en flagrant délit de colère fut la fois où B. avait agressé physiquement la psychologue.
D'après le récit, l'entretien avait plutôt bien commencé. B. avait donné l'impression de se confier. Puis, il s'était tu et levé, se déboutonnant devant le bureau, exhibant un sexe haut, attrapant la femme d'âge mûr pour lui balancer le haut du corps sur le bureau et venir comprimer son sexe contre sa joue.
Je me tenais près du chêne avec B. qui fumait lorsque Watari déboula droit sur nous, attrapant B. sauvagement par la tignasse, d'une main, le traînant sur quelques bons mètres alors que ce dernier se débattait en poussant des cris et des grognements rauques d'animal !...
Rien ne faisait lâcher prise à Watari et B. perdit quelques bonnes touffes de cheveux dans le process.
"FILS DE PUTE ! LACHE-MOI !" hurlait B., tentant de griffer la main du fondateur.
"C'en est assez, B." le dirigeant jusqu'à la grille de l'établissement, l'ouvrant pour jeter B. dehors, d'un geste et refermer derrière lui.
B. se redressa derechef, allant s'accrocher aux barreaux pour hurler sa haine en un flot ininterrompu d'insultes !
"Je te reprends à condition que tu présentes des excuses à Miss Wilkinson." bras croisés, inflexible.
"TU PEUX TE LES FOUTRE DANS LE CUL, WAT' !" lui présentant une série de doigts à travers la grille.
"Je ne tolérerai pas ce type de comportement dans mon établissement, B."
J'assistais, impuissante et tétanisée, à la scène.
B. finit par se détacher de la grille. Ce fut la dernière fois que je le vis avant notre rencontre inopinée à l'aéroport de L.A.
B. était démerde. Sacrément démerde, je veux dire !... Survivre fonctionnait à l'instinct. C'est à ce moment qu'il rallia le gang du terrible Hassan, sévissant dans les quartiers Est de Londres.
Un groupe de cinq lui était tombé dessus et il se battit avec une telle détermination que Mahir, le bras droit de Mahir, le tira de ce mauvais pas pour le présenter à son boss.
On ne badinait pas avec Hassan !... Le mec était capable de vous allonger à distance, d'un seul regard.
B. en fit sa figure paternelle. Il trouva également un frère en Mahir et une sœur en Zul.
Le petit groupe était soudé.
B. fit son nid là durant au moins cinq ans.
Cinq longues années durant lesquelles il s'inventa un passé. Cinq années durant lesquelles il se renia.
Puis il revit ses exigences à la hausse et démarra dans la finance ; son fabuleux cerveau mis ainsi à contribution. Tout était calcul de probabilités et B. était le maître invétéré dans l'exercice.
"Tu as... mis B. dehors ?..." annonait L., clignant des yeux.
Watari s'assit lourdement, tête basse. "Je... il a dépassé les bornes, L."
L. fronça. "Tu as jeté sur les routes un criminel en devenir... tant qu'il demeurait à la Wammy's, nous pouvions conserver un œil attentif sur lui. Tu as tout ruiné, Watari."
"Je sais, L... je sais... mais... ça a été plus fort que moi... je..."
"Voilà qui est fâcheux. Très fâcheux." se rongeant l'ongle du pouce, détresse sourde au fond du cœur.
"Je vais en profiter pour retourner sa chambre. Nous n'allons pas être déçus de ce que nous y découvrirons, j'en demeure persuadé !..." serrant le poing.
Effectivement !... Renverser la chambre de B. avait été une entreprise couronnée de succès !...
Watari tomba sur des choses hallucinantes !... Le must demeurait néanmoins ce petit carnet sur les pages desquelles B. avait dessiné une série d'estampes grossières où l'on pouvait vaguement reconnaître les silhouettes de Watari et L., le tout au milieu de termes obscènes et autres dessins outranciers !...
Watari eut un violent haut-le-cœur.
Il était de notoriété que B. souffrait de graves troubles psychiques... Watari avait bien lu les rapports des psychiatres... Mais il ne pensait pas que ces troubles allaient jusque là. A croire que B. parvenait à berner son monde ; présentant un certain visage devant les autorités psychiatriques et se déchaînant à la Wammy's. Rien d'étonnant, cependant : B. avait juré avoir sa revanche sur Watari et L. Aussi, était-il prêt à tous les excès pour y parvenir.
B. était du genre territorial.
La vaste paillasse de l'escalier : son domaine réservé.
Le grand chêne centenaire : son espace extérieur.
Pas plus tard qu'hier, on l'avait vu prendre possession du portique à balançoires en fin de journée, se roulant une cigarette là, fesses sur l'assise en caoutchouc.
L'endroit avait été déserté par les pensionnaires et B. s'était approprié les lieux sans effort ni combat, balançant distraitement, au moyen de l'impulsion d'une jambe, tout en tirant sur sa cigarette.
Qui disait nouveau territoire, disait étrennes !... Et sa Girl ferait l'affaire !...
Quelques heures auparavant, il était venu me trouver, attrapant ma nuque pour rapprocher sa bouche impie de mon oreille attentive : "Je t'attends sur les balançoire pour dix-sept heures, Girl. Fais-moi plaisir : retire ta putain de culotte à éléphants de cirque bleus qui gesticulent sur une balle avant de me rejoindre."
Formidable coup aux reins à la perspective tandis que le monstre s'éloignait...
B. connaissait de tête mon emploi du temps et mes créneaux de temps libre, de sorte que jamais je ne puisse avancer la moindre excuse.
Je m'avançais lentement vers le point de rendez-vous, tournant le dos aux vastes bâtiments dont l'ombre massive et majestueuses contemplait les âges. Je priais pour que le vent ne se lève pas et balaye ainsi ma jupe légère, mettant sexe et fesses à nu. Fort heureusement, aucun souffle !...
Arrivé à hauteur de B., juché sur une balançoire, je décidais de prendre possession de sa jumelle.
"T-t-t-t !... Girl !..." claqué de la langue. "Qui t'a permis ?"
Je révisais mon intention.
"Devant moi, Girl. Debout."
Je m'exécutais, déglutissant au frais qui circulait sous ma jupe en coton.
"Mate un peu ça, Girl." soulevant son t-shirt donnant sur des abdominaux remarquables ainsi que sur le manche d'un couteau. La fameux KM2000 avec lequel il avait entaillé la gorge de Larry. "Belle bête, hein ?"
"C'est... avec ça que tu as... tranché la gorge de R. ?"
"T'as de ces mots !... Tranché !... De suite, Girl !... Je l'ai simplement effleuré de la lame."
Il tient entre les mains la preuve ultime recherchée par Watari et L. J'en vacille.
"Ces connards auront beau retourner ma chambre et mes coins de prédilection, à moins de faire une fouille au corps, ils ne trouveront pas cette merveille." le remettant à sa place. "T'as fait ce que je t'ai demandé, Girl ?"
Je hochais la tête.
"C'est ma Girl, ça." attrapant mon menton en tenaille, secouant légèrement ma tête, ravi que je me sois pliée à son caprice. "Approche, Girl, j'vais pas te mordre... enfin... pas encore." sur un sourire particulièrement pervers.
Il savait pertinemment que chaque geste qu'il me porterait passerait inaperçu du fait de notre positionnement par rapport à l'immense bâtisse.
Il commença à sillonner, le long de ma cuisse, remontant la paume jusqu'au sexe, cherchant là.
Je dodelinais déjà de la tête, sensations affluant. Il savait... si bien y faire !... Putain !...
Massant de la paume, s'offrant une excitation par procuration.
Ça en enflait de délice sous la toile du jeans, jusqu'à devenir outrageusement visible !...
"Putain, Girl... si j'pouvais la sortir, j'te raconte pas ce que tu te prendrais !..."
J'avançais la main mais il esquiva le geste. "Sur les chaînes ou sur mes épaules, Girl."
Je choisis les épaules.
"J'dois animer le cours de rattrapage dans quinze minutes - ordre de Wat'." consultant sa grosse montre de poignet. "T'as dix minutes, Girl. J'en aurai besoin de cinq pour me... calmer." agissant toujours, me rendant moite pour lui.
Puis il passa sous la jupe pour me caresser à même la peau, ravi de ce qu'il y trouvait. "Wow, Girl... ça t'excite, le grand air !..."
Je commençais à geindre de plus en plus fort tandis que B. surveillait les environs.
"Et merde... Trevis en approche." osant encore quelques caresses dures avant de redescendre le devant de ma jupe, m'abandonnant à une frustration énorme !...
"B. ! Que faites-vous, tous les deux ?" s'approchant.
Trevis...
"On remettra ça, Girl." m'annonce B.
Le surveillant était à présent tout proche.
Je me retournais, feu dans les yeux. Puis je me mis en marche, bousculant l'homme d'une épaule.
"Ho... Hope ?" surpris par le geste.
A dire vrai, j'avais la rage de le décapiter.
Petit rire satisfait de B. dans mon dos. "J'kiffe quand tu déconnes comme ça, Girl."
J'attendais que B. ait terminé d'animer le cours, patiemment, devant la porte, me précipitant dans la salle après la sortie des quelques élèves.
Il m'y accueillit, amusé. "Ben alors, Girl, t'es venue réclamer ton dû ?"
"Tu as dit que..."
"Je sais. On peut faire ça quand tout le monde sera à table."
M'esquiver discrètement, retirer mon dessous aux motifs trop enfantins et filer retrouver celui qui est responsable de mon dévoiement le plus total.
Je pose les mains sur ses épaules solides, prête à endurer.
Il reprend consciencieusement, ranimant les sensations jamais vraiment éteintes, finissant par me faire totalement délirer de plaisir. "Je... j'ai envie... de te... sucer... B..." tête dodelinant joliment.
"Plus tard, Girl." sur un sourire audible, toujours à la tâche, appréciant fortement, érection tendant la toile de son jeans. "Putain, Girl... t'es bandante... tu sais ça ?..." animé par l'envie de se déboutonner pour se laisser saillir.
Son rythme respiratoire est aussi décousu que le mien.
Mes doigts tremblent sur ses épaules.
"Kiffante... Giiiirl..."
Il m'arrache l'orgasme attendu. J'en tremble sur mes appuis, camouflant le son de ma voix nichée contre son cou.
N'y tenant plus, il s'offre quelques caresses de la paume sur son entrejambe surtendue, s'arrachant une jouissance tant il a été excité par le spectacle, souillant son jeans.
"Haaaaaan... petite... pute..."
