Chapitre 16 : Run faster, Girl
C'est la partie la plus huppée de L.A. : Beverly Hills.
Il y a déjà un attroupement de décapotables rugissantes et de SUV impressionnants auquel B. mêle le sien.
Nous entrons dans la villa. Le complexe est composé de plusieurs bâtiments, un cours de tennis et une piscine.
Nous sommes accueillis par Dick qui est de la partie, avec sa femme et leur première fille.
"Allez !... Venez vous éclater !..."
Alors que nous progressons, nous en venons à croiser une fille d'à peine dix-huit ans, joli brin, carré châtain sur d'immenses yeux clairs.
Immédiatement, elle accroche sur B.
Dick le note également. "Tu peux pas t'en empêcher, hein ?"
"J'ai rien fait." levant les mains pour signifier son innocence.
"Ouais, ouais." lui donnant un petit coup de coude.
Sur la vaste plage extérieure, nous déplions nos serviettes, sacs isotherm à proximité, gardant les boissons au frais.
B. porte un maillot de bain boxer noir à ceinture blanche.
J'ai opté pour un une pièce noir, largement décolleté, petit bijou discret sur le devant, échancré à souhait.
Ici, il est d'usage de montrer son corps, surtout s'il est bien fait. C'est la terrible loi de L.A.
"J'vais piquer une tête, Girl." lissant sa chevelure hirsute sur l'arrière, dans une attitude de beau mâle.
"J'irai après."
"Comme tu veux."
Il s'approche du bassin et est alpagué direct par Kelly, la petite brune.
"Hey !... T'habites dans le coin ?"
"Ouais." évasif.
"C'est... original, cette lentille." avisant l'œil carmin de B. "Tu fais quoi, dans la vie ? A part venir aux parties, je veux dire..."
"Pilote de ligne."
Elle glisse sa main dans la sienne, entreprenante, intéressée par le profil parfait de B. Sa rivale ? Rien à faire !...
"Allez, viens !..." l'emmenant jusqu'au bassin.
Il est évident que B. aime plaire. Mais n'allez pas croire qu'il n'a aucune limite en la matière !...
Une fois dans l'eau, les deux chahutent bien et elle rit si fort !... B. la passe sans difficulté par-dessus sa tête pour la faire plonger dans l'eau.
Je pose mon casque sur les oreilles, m'adonnant à un jeu fléché.
Dick vient me trouver. "Franchement..."
Je soulève un écouteur. "Quoi, Dick ?..."
Dick désigne ce qui s'ébat dans le bassin non loin.
"Oh, ça ?" riant.
"T'es vachement cool comme fille. Je ferai ça à Dorothea, elle m'arracherait les yeux. Et le reste en prime !..."
"Je connais Brian, tu sais."
Je sais qu'à un moment ou à un autre, Beyond va prendre le dessus et se conduire de manière cavalière. B. est un véritable mufle lorsqu'il s'y met !...
Leur petit jeu dure une bonne demi-heure.
Les voici sortis du bassin. Et elle l'invite sur sa serviette. B. considère un instant la situation.
Puis il lâche sa main et se dirige jusqu'à notre base, s'ébrouant la tête avant de venir s'allonger derrière moi, main venant derechef prendre possession de ma hanche et mon ventre.
Kelly demeure là, interdite, nous fixant sans y croire.
Hey ouais, ma petite !... C'est mon mâle !... Il a bien été sympa avec toi deux minutes mais maintenant il a envie qu'on le lâche et de reprendre ses habitudes !...
Furieuse, elle attrape sa serviette et l'installe de l'autre côté du bassin.
Une bonne chose de faite.
B. sirote à présent un lait fraise, séchant au soleil, qui n'est pas spécialement agressif aujourd'hui, feuilletant un magazine d'aviation.
Puis nous gardons la petite de Dick et Dorothea pendant qu'ils profitent de la piscine. Elle est adorable !... Et adore chevaucher B. à l'évidence, montrant son œil férocement cramoisi du doigt, sur un babillage incompréhensible mais qui exprime son étonnement.
"Ça, poupée, c'est une arme de premier choix." ricane B., lui faisant faire le cheval sur ses abdominaux.
J'attrape lentement le petit bras potelé. "Elle vivra longtemps ?..."
"Ooooooh oui." souriant. "La fin du monde, ce n'est pas encore pour elle."
"B., est-ce que tu peux voir ta propre date de décès ?..."
"Non, Girl."
"Nous devrions peut-être nous pencher sur la question... Pour que toi aussi tu aies la boucle de l'infini sur la tête."
Il me fixe, partant dans un rire qui fait se retourner beaucoup de voisins de serviette dont certains s'éloignent.
La petit le fixe, commençant à chouiner, se rendant compte ce qui se cache derrière la façade.
"Et si j'ai envie de vieillir et crever comme tout le monde, Girl ?"
Je cligne, ne m'y attendant visiblement pas !...
"Tu es... sérieux ?..."
"Et comment, Girl !... Tu penses que j'ai envie de me trimballer cette vie encore longtemps ?
"B..."
"J'ai pas demandé à avoir ce putain de don, moi !... On me l'a imposé. Alors OK je compose avec... mais putain, qu'est-ce que je rêve d'une vie lambda !..."
Il laisse passer un petit silence puis se marre une nouvelle fois, plus fort encore ; le fils de Shinigami dans toute son effroyable splendeur !...
"T'y as cru ? Girl ? T'es easy à berner !..."
"Enculé."
"Wo, wo !... Dis pas des trucs pareils devant la petite !..." bouchant les oreilles de l'enfant, rieur.
Plus loin, on lance de la trance. Paffendorf. Where are you ?
"Eh ben... y'en a qui sont déjà truffés à cette heure, qu'est-ce que ça va être en fin de soirée ?..."
"Truffés ?"
"Expression que je partage avec Dick au sujet des gens imbibés."
"Bon. Je vais piquer une tête et on s'éclipse discrètement ?"
"Ouais. Dick va suivre, toute manière."
J'arrive en bord de bassin, notant que Kelly s'est déjà trouvé un remplaçant. Bon, certes, elle a perdu au change... mais celui-ci, au vu du renflement de son short de bain, semble déjà nettement plus branché sexe pour elle !...
Je rejoins Dick et Dorothea, discutant dans un coin tranquille. "On ne va pas tarder."
"Nous non plus."
"Dis donc, toi ? C'est quoi, le problème de ton mec ?" m'interpelle soudain Kelly, m'accrochant par l'épaule.
Je me retourne lentement. Mes yeux viennent de revêtir toute ma fureur contenue ; le message est clair !... Qu'est-ce que ta main fout sur mon épaule, bordel ?!
Je la fixe. Elle se tasse à mesure.
"Son problème ?... Oh, tu veux parler de celui d'avoir une nana qui le satisfasse sur tous les plans ?... J'appelle pas ça un problème, tu vois ?..."
Elle recule, tombant dans les bras de son bellâtre.
Long sifflement de Dick. "En fait... t'es aussi dingue que lui." se marrant.
Je souris à Dick. Visiblement, il voit très clair, ce garçon !...
Nous rejoignons B. et Britany. Cette dernière s'amuse avec les bijoux que B. porte aux poignets et autour du cou.
Dick s'installe à côté de B. "Ta meuf a collé une frousse à celle qui se voulait trop entreprenante." amusé, s'essuyant les cheveux.
"Putain, j'ai loupé ça..." rendant Britany à Dorothea pour caresser mon dos nu humide. "T'as pas été trop vilaine, j'espère, Girl..."
"T'inquiètes. Je ne l'ai pas noyé." cherchant le baiser et trouvant une bouche attentionnée.
"Amoureux comme au premier jour, c'est ça ?..." s'amuse Dick.
"Et ça remonte." sans quitter les vairons de B.
"Qu'est-ce que j'ai bien fait de te débaucher, ma Girl." s'en félicitant encore aujourd'hui.
Nous déposons nos affaires dans l'entrée.
"Je note que tu t'en sors bien avec les enfants." dis-je.
"Bah, Brit' fait un peu partie de la famille, c'est pour ça." se retournant pour m'aviser. "Note que... si Dorothea a fait appel à un don de sperme... c'est peut-être ma gosse..."
"Je ne veux rien entendre de plus, merci." fermant mes oreilles.
Petit rire, m'attrapant contre lui, paumes ouvertes sur mes fesses, massant, me pressant contre son entrejambe pour s'éveiller immanquablement.
J'en geins déjà, glissant les mains sur ses bras.
"Je me demandais..."
"Quoi, Girl ?..." massant toujours, corps répondant à l'élan.
"Si... tu as eu beaucoup de filles après avoir quitté la Wammy's..."
Amusé, il lève la main. "Celle-là... m'a tenu compagnie pendant les deux années qui ont suivi mon départ de la Wammy's."
"Pourquoi être resté... à jeun ?..."
"J'étais occupé. Et pas franchement branché par ce qui passait à proximité."
"Ça t'arrivait de... penser à moi ?..."
"Souvent. Quand je me branlais. A ce qu'on avait fait à la Wammy's. Putain, on était sacrément chauds à l'époque..."
"On l'est toujours..." allant le déboutonner pour le faire joliment saillir.
"C'est pas pareil, Girl. Plus d'autorité à braver..."
Je me laisse couler à genoux devant lui, envisageant cette belle hampe prête à l'emploi, y glissant une langue impie, à l'en faire frémir, sifflant entre ses dents jusqu'au petit rire, doigts nichant dans mes cheveux.
Je glisse des lèvres le long de son bas-ventre, écartant lentement la belle insolente.
Je chasse les veines qui se découpent de la peau lisse. Puis je le masse contre son propre ventre, de la paume, faisant affluer les sensations.
"Putaiiiiiiiiin... Girl !..."
"Kiffe ?..."
"Et comment !..." m'adressant un bref regard avant de relever le menton.
"Celle que j'avais le plus à redouter demeure sans conteste Alexa."
"Ah.. Alexa..." sur un sourire tendre. "Mais tu l'as remporté, Girl." m'encourageant à le prendre en bouche maintenant que sa prune est à vif.
Je fais glisser des lèvres serrées sur le renflement, lente à souhait, langue allant s'attarder sur le frein sensible, à portée.
Il en geint puis en grogne avant de partir dans un rire excité. "Putain... ça..."
Je vais cueillir ce qu'il reste de lui, caressante à souhait.
"Giiiiirl..." exalté.
Je me demande si cette petite pute de Kelly en rêvait ?... Oui, sans doute...
J'abandonne ses testicules pour lui pincer les pointes érigées des seins, lui arrachant un nouveau grognement rauque.
Je le délaisse pour glisser la langue sur le bas-ventre qui se contracte de délice. "Giiiiiiirl !... Putain !... Kiiiiiiiffe !..."
Je le reprends en bouche, l'avalant jusqu'à la garde, le savourant comme une glace gourmande.
"Wooooooo !..." penchant en avant sous l'afflux, attrapant ma tête des deux mains pour quelques mouvements au fond de ma gorge.
Il est plus renflé que jamais, à la limite de suinter.
Je me redresse lentement à sa hauteur.
Petit sourire allumé avant de me plaquer contre la porte, descendant, des deux mains, ce que je porte, langue courant partout sur mon cou, avide comme un animal.
Il me porte à bout de hanches, paumes caressant sous mes fesses, doigts s'invitant, pêle-mêle, dans la moiteur délicieuse.
J'accroche un bras autour de son cou, le cherchant de l'autre main pour le faire coulisser, suffocants.
Fort heureusement, la porte blindée résiste plutôt bien à ce type d'assaut !...
Ses coups sont amples et vifs, ses halètements délicieux à mes oreilles.
"Girl... tu m'excites comme... personne... putain..." régalé, corps perdant tout contrôle, fin proche. "J'serai con... de perdre au change..."
La jouissance nous arrache du sol, puissante et organique.
"J'aurai aimé être là lorsque tu as quitté la Wammy's."
Petit rire. "Ce que t'aurais vu ne t'aurai pas forcément plu... une petite frappe qui exécutait à la batte... on a vu mieux comme plan de carrière. Et puis... j'avais besoin de déconnecter, Girl. De foutre mon cerveau au repos."
Échoués sur le canapé, nos jambes ne nous soutenant plus suite à la force de cet orgasme commun.
Je le parcours du doigt, machinalement. Bas-ventre. Je m'égare du côté de l'intérieur moite des cuisses puis je masse, en caresses douces, ses testicules. C'est là que je lui arrache un superbe frisson et il s'en lèche les lèvres, frénétique, faisant des bruits de langue délectables, comme s'il m'embrassait, menton haut. Sa verge se tend à nouveau, à ma grande surprise ; extrêmement sensible de l'endroit après l'orgasme.
"Tu... kiffes ?..."
"La réponse me paraît... évidente..." sur un sourire audible.
Je glisse les doigts jusqu'à la hampe puis je redescends. "Haaaaa... Giiiiirl..."
Il finit par retirer ma main tant la sensation lui est puissante.
"D'ordinaire, les mecs... ne veulent plus rien savoir à ce moment-là..."
"J'suis pas... n'importe quel mec, Girl. Et je kiffe, précisément."
"Je peux... retenter ?..."
Il ne répond pas et je me relance. J'en obtiens quelque chose de différé.
"Ouais, nan, c'est juste après avoir baisé, en fait."
Je remonte jusqu'à la bouche que je prends à l'envi.
Lorsqu'il partage, lent et profond à la fois, quel régal !...
"Qu'est-ce que... tu embrasses bien... B..."
"Profite... c'est pas souvent..." amusé par ses propres manières.
"Justement..." y retournant, délectée.
Un père de famille japonais intercepte une hôtesse dans l'aéropage du personnel naviguant, s'excusant platement, demandant son chemin au milieu de la foule grouillante.
La jeune hôtesse le regarde s'exprimer en japonais avec des yeux ronds.
B. sourit puis intervient, échangeant dans un japonais fluide et sans accent, chaudement remercié par des courbettes.
"Wow... tu maîtrises le japonais ?..."
"Lire des mangas en VO, ça aide."
"Toujours aussi humble, Brian !..." se fend Dick. "Avoue plutôt que t'as potassé la langue durant des années !..."
"Bon, OK, j'avais quelques bases."
"Souplesse sur les palonniers..." admire Dick.
B. lève le pouce. "J'ai pas envie que ça gerbe en cabine !..."
"Trop aimable !... On va avoir un p'tit nouveau sorti de l'école la semaine prochaine : Edan Stark." lisant la fiche du jeune pilote.
"J'espère qu'il appréciera notre humour de bites !..."
"Vaut mieux pour lui vu les heures que la direction va lui coller avec nous."
"Putain, s'il me convient pas, j'suis capable de lui pisser sur les pompes !..."
"Sur les pompes ? T'es gentil !..." sachant B. capable de bien pire !...
"Messieurs Atkins et Boyd. Voici Monsieur Stark."
Dans le bureau du DRH.
"Messieurs Atkins et Boyd affichent, à eux deux, plusieurs centaines d'heures de vol à bord de nos Boeing. Ils feront de très bons instructeurs."
"Il a l'air sympa, le gamin. Pas prise de tête."
"Ça, t'en sais rien. T'emballe pas, Dick." sur la réserve.
"Ouais, t'as raison. Café ? Ou ta Girl t'attend à la maison ?"
"Nan, elle a décidé de rejoindre son autre mec sur Paris."
Dick s'arrête, éberlué.
"Ah... ouais, tu savais pas ?" se marre B. "Bah, elle est comme ça, Girl !..." trouvant ça limite naturel.
"Wow... si je m'attendais à ça..."
"Bah, moi, ça me permet de respirer un peu. Et surtout de me servir de ma queue comme bon me semble !..."
Edan observe B. vérifier les paramètres, prenant des notes, appliqué.
"Bon, alors un truc, Edan. Ici, on a un humour de bites, j'te préviens." l'alerte d'emblée B.
"... de bites ?..." interloqué.
"Ouais. C'est généralement sous la ceinture."
"Ah !... Pas de problèmes." souriant.
"Un bon point pour toi, Edan. Sans quoi, Brian te bazarderait direct hors du cockpit après t'avoir copieusement pissé sur les pompes !..." annonce Dick.
"Attache toi, E. Ça souffle par vent de travers."
"Atterrissage en crabe ? Cool !.." s'attachant, excité de voir la manœuvre hors d'un simulateur de vol.
"Tu verras, Edan, Brian est un as de ce genre de manœuvre."
"Me fous pas la pression, Dick !..." rit B., se concentrant pour cet atterrissage délicat.
"Belle manœuvre, Capitaine Boyd." le félicite Edan, se détachant en bout de piste.
"Un pli à prendre."
"J'admire votre aisance. Sincèrement."
"T'es le modèle maintenant. Assume." lui sert Dick.
Au cours de cette escale, Dick note le sourire particulier de B. lorsque ce dernier consulte ses messages.
"Girl ?"
"Ouais."
"Laisse-moi deviner... elle s'ennuie à Paris ?..."
"Il semble."
"T'as déjà rencontré... son autre mec ?"
"Hein ? Naaaan. Et j'y tiens pas. Le mec, il est dans le commerce des morts, d'après c'que j'ai compris."
Long sifflement de Dick. "Elle a des goûts particuliers, dis donc !..."
"T'aurais envie de ma queue que ça m'étonnerait pas..." en retour de sms.
"Va crever." lui parvient immédiatement en réponse.
B. pose son smarphone, écran contre le plateau du comptoir, pour siroter tranquillement sa pina colada. Puis il reprend le fil de la conversation.
"Quand t'es aimable comme ça c'est que t'es en chaleur, Girl."
"Je t'ai dit d'aller te faire foutre !"
Petit rire. "Il préfèrerait pas plutôt forniquer avec les morts, ton mec, par hasard ?"
"Ta gueule !"
"Allez, j'vais pas être comme ça : tu peux venir chercher ton coup de queue fin de semaine. J'la garderai bien au chaud pour toi, promis."
"T'es tellement prévisible, Girl." sur un sourire triomphant que j'ai envie de lui faire ravaler si la seule vue de son corps, que l'uniforme souligne à merveille, ne me vrillait pas les reins !...
Il se laisse tomber dans le canapé, mains dans les poches du pantalon sombre seyant. "J'l'ai gardée au chaud, comme convenu. Autant dire qu'elle n'attend qu'une chose..." se défaisant d'une main pour se caresser. Le contact lui est si bon qu'il bascule la tête sur le haut du dossier, sur un grognement appréciateur. "J'te jure... elle est à point."
"Espèce de..." me retournant, sexe palpitant en retour.
Il relève la tête, me fixant avec un sourire et des pupilles floues. "Allez, viens, Girl... j'ai envie de gicler comme un dingue."
Je monte à sa hauteur, soulevant ma jupe pour glisser mon tanga le long de mes cuisses et l'abandonner sur le canapé, écartant les jambes pour le chevaucher.
Il me sourit, caressant ma joue pendant qu'il poursuit à s'en faire suinter, renflement effleurant mon sexe.
Je joins ma main à ses mouvements.
"Putain... comme j'ai envie de baiser..." envisageant ma bouche avant de la prendre, vif. "Bouffe-moi, Girl."
Il en suffoque rien qu'à le dire !...
Je soulève le bassin pour l'engloutir, fine prête.
"Haaaaaaaaan... trop bon... Girl !..." adoptant immédiatement le contresens, animal, bras en croix, se soulevant à la seule force de ses cuisses et abdos contractées, doigts crispés sur le tissu.
Je cherche dans son cou, orgasme pointant déjà tant ses façons m'électrisent. "Haaaaaaah..."
"C'est ça... Giiiiirl !..."
Plus vite ! Plus fort !... Jouir... maintenant !... Doigts enfouis dans la masse de ses cheveux, regard le cherchant avant de sombrer !...
"Décidément... nous deux c'est bel et bien qu'une histoire de cul..." caressant l'intérieur de son avant-bras gauche, tatoué tribal.
"Et c'est pas plus mal, Girl." shooté aux endorphines. "J'adore ça, être ton plan cul régulier."
Je hausse les épaules, allant caresser l'intérieur de ses cuisses à l'en faire frémir ; hypersensible après l'amour.
"Mmm... Girl..." appréciant les attentions.
Je m'aventure au niveau des testicules, caressant là du bout des doigts.
"C'est... sensible à en gerber... putain !..." dodelinant de la tête.
C'est agréable également pour moi, de sentir ses réactions organiques. J'apprécie notamment la texture de ces deux belles actives.
Puis ça s'estompe et la sensation part de zéro.
C'est très bref après l'amour ; quelques minutes à peine.
"B. ?... Si L. et Watari étaient toujours vivants ?..."
Il a un froncement à l'évocation de ces noms.
"... de quelle façon tu te vengerais d'eux ?..."
"Pour commencer j'défoncerai tous leurs placements pour les plumer à mon tour. Ça prendrait vraisemblablement des années mais je m'acharnerai !..."
"Uh ?... Et ?..."
"Je débusquerai chaque planque de L. et de ce vieux renard de mes deux !... J'y descendrai pour des visites surprises, histoire de les arroser d'insultes bien senties."
"Huhuhu !... Quel programme !... J'avais pensé qu'une fois évincé de l'affaire Kira, tu aurais donné le nom complet de L. à ce criminel."
"J'y ai pensé aussi mais comme tu l'as vu, Kira s'est démerdé sans mon aide. Je suppose que pour ce faire, ce connard a dû manipuler un ou plusieurs dieux de la mort."
"Possible, oui."
Je me hisse sur lui, cherchant à nouveau le contact entre nos deux sexes, m'y frottant à l'envi.
"Tu... fiches quoi là, Girl ?..." amusé.
"Ça ne se voit pas ?..."
Il abaisse ses paumes sur mes fesses contractées par l'effort.
Je cherche sa bouche et il me l'offre de bonne grâce, s'érigeant à nouveau en peu de temps.
"Mmm... haaaaah... B..."
"Morfale !..." avisant ma bouche avant de la prendre, vif.
Il me laisse l'entier loisir de me masser contre sa raideur, jouant parfois d'un contresens qui l'invite de moitié avant de ressotir.
"Kiiiiiiffe, Girl !..." électrisé, paré pour la seconde manche, sensations devenant aiguës.
Je me redresse, le dirigeant par la base pour me caresser de son extrémité renflée et il observe le tout en se léchant les lèvres dans des grognements sourds.
"Aussi kiffant à... sentir qu'à... regarder !..." sur un petit rire charmé.
"Tu ne... haaaaah... regrette pas... que je sois là ?..."
"J'ai propo... haaaaaan... sé..."
"T'en crevais... d'envie aussi ?..."
"A ton... avis, Girl ?" amusé. "Oh putain !..." n'y tenant plus, me faisant basculer, d'un mouvement, sur le canapé, m'y rejoignant pour me dominer, se guidant en moi avant d'en ressortir pour s'y caresser et s'y presser, suintant.
"Ce que... j'vais te mettre !..."
"J'attends... que ça !..." cambrée contre lui, cherchant le point de contact.
Il caresse un moment mes cheveux des deux mains, observant chaque trait, à l'arrêt. "T'es... kiffante comme aucune... autre, Girl."
"Baise-moi, Beyond." montant haut les jambes de part et d'autre de ses hanches, accrochée à lui, exigeant qu'il bouge à plaisir maintenant !
Sur un grognement bestial, B. fond sur ma gorge, mordillant et lapant. Ses hanches basculent pour le faire coulisser en moi, sur un arrière-fond de sons organiques.
Nos soupirs se font lourds puis rauques, nous haletons telles deux bêtes en plein rut !...
Je serre en mon poings le tissu de sa chemise de pilote tandis que mon autre bras est noué autour de sa nuque.
L'angle ne lui convient pas et il se redresse sur les genoux, arrimant ses paumes et ses doigts, en prises pleines, sur mes hanches, bougeant aussi profondément que vivement, sexe au bord de l'implosion, bassin inondé d'une chaleur vive.
Nos cris de plaisir sont coupés tant ils deviennent aigus. Son menton se lève, ma tête dodeline et... oh mon Dieu... c'est trop bon !... Tout tangue et tourne, le sang bat si fort dans nos tempes... l'orgasme est si vif qu'il nous fait suffoquer. Il rend plus que généreusement au fond de moi, sur des saccades qui le font se voûter en avant, palpitant voluptueusement à chaque giclée.
Je contracte autour de lui, cachant mon visage entre les mains, corps soulevé de plaisir intense.
Puis ça se calme. Lentement. Et il pose une paume ouverte à côté de ma tête.
"Ooooh... putain de merde, Girl... ça... c'était..." sourire tombant entre deux spasmes encore vifs, laissant échapper l'ultime salve avant de s'affaisser, essoufflé et transpirant.
"T'as une copine, Edan ?..." questionne Dick alors que l'avion croise en haute altitude.
"Euh... je suis plutôt coup d'un soir." sur un petit rire coupable. "Et vous ?..."
Dick lui présente son alliance.
"Ah oui, pardon."
"Quant à Brian... il a..."
"Un plan cul régulier." coupant la chique à Dick.
"Voilà."
"Donc, là, tu vois, si tu cherches la souplesse, n'écrase jamais le palonnier. Manipule-le du bout du pied." devant le manuel de pilotage de la Compagnie, autour d'un verre, profitant d'une cigarette occasionnelle proposée par Edan.
"OK. Merci." reconnaissant.
"Dites, les garçons... venez plutôt vous amuser dans la piscine au lieu d'échanger sur... le pilotage !..." propose une hôtesse en bikini sexy.
B. ne la calcule pas d'un œil, tapotant la cigarette du bout d'un doigt pour en faire tomber les cendres avant de la reprendre entre les lèvres. Edan, lui, est tenté par la belle sirène !...
"Encore tes préceptes à la con, Brian ?"
"Encore et toujours." sur un sourire bien senti, lui refusant le moindre regard.
"Quelle connerie !... Et toi, pareil ?"
"Euh... quels préceptes ?..."
"Celui de ne pas coucher avec le crew." ronchonné.
"Va t'éclater, Edan." lui enjoint B.
Le jeune homme ne se fait guère prier. B. dégaine son smartphone une fois seul, poursuivant le fil de notre discussion.
"Encore une que ma règle de conduite fait chier..." amusé.
"Tiens... t'es encore là ?" de retour de son long courrier, déposant son paquetage dans l'entrée.
"Sympa." lisant sur le canapé.
Il ouvre le frigo et se prend à boire, ouvrant la canette face à moi, appuyé contre le meuble de cuisine, laissant son regard me parcourir.
"Putain... elle se lève illico." amusé, se désaltérant.
J'accorde un coup d'oeil au renflement qu'il évoque, retrouvant mes lignes de lecture. "Pas intéressée."
"Tu déconnes, Girl !..." riant. "Et comment que ça t'intéresse !... D'ailleurs, tu vas rappliquer ici et me sucer."
Je lui présente un doigt.
Il rit. "Faut que je vienne te chercher, Girl ? Ça va barder pour toi, je te préviens."
"Va te faire mettre par qui tu veux, Beyond."
"Justement."
"Je t'ai dit que je n'étais pas intéressée. Paluche-toi si ça te chante."
"Qu'est-ce que tu mens mal, Girl." terminant sa canette, la froissant dans son poing avant de la jeter dans le point de tri et me rejoindre sur le canapé, subtilisant le magazine.
"MERDE ! TU FAIS CHIER !" tentant de récupérer l'illustré qu'il tient haut.
Dans la bataille, je me retrouve à califourchon sur lui.
Nous nous regardons. Il a ce sourire spécial... ses yeux vairons sont chargés de désir.
Contre mon entrejambe, son sexe enfle davantage, outrageux.
"Allez, Girl." me désignant le renflement d'un bref regard. "T'en crèves, je le sais."
Mes doigts tremblent de rage. J'abaisse les deux mains pour le masser là, observant le plaisir qui vient loger dans chaque trait de son visage de démon.
"Putaiiiiin... si t'étais pas aussi bonne..." montant davantage. "... j'fournirai pas tous ces efforts pour te chercher..." glissant une paume ouverte dans mon dos, sous mon haut.
Je noue mes bras autour de sa nuque, allant cueillir ses lèvres, rapprochant mon bassin du sien jusqu'au point de contact, nous arrachant un soupir commun.
"Tu ferais quoi ?..."
"J'sortirai. J'en tirerai cinq à la file. Et voilà."
"Grande gueule." fourrée dans son cou.
"Même ça, ça ne me tente plus." sur un sourire audible.
J'avoue avoir kiffé lorsque B. a commencé à dédaigner A. pour me reluquer. Le péché a tout d'abord pénétré par l'œil vivant, puis l'œil de la mort ; d'abord la silhouette, plaisante, puis le signe de l'infini qui trônait au-dessus de ma tête, fascinant pour ce demi-dieu !...
Le ballet des regards, explicites, n'ont dès lors jamais cessé et ce au nez et à la barbe de A. !...
Son boyfriend lui échappait. Totalement !... Et c'était une gamine de quatorze piges qui lui faisait de l'ombre !...
A. avait beau faire, placer une ardeur redoublée dans les faveurs qu'elle accordait à B., j'étais entrée dans sa tête et chaque jour qui passait me donnait davantage de place dans les fantasmes malsains de B.
B. n'avait qu'à laisser venir, laisser grimper le vertige de son désir pour mon corps inviolé.
Je me rappelle qu'à mon arrivée, je n'ai entendu parler que de L. Nous en étions véritablement nourris !... L. était notre modèle !... Naïfs que nous étions...
L'effervescence qui a gagné la Wammy's tout entière lorsque, pour les fêtes, L. a daigné se montrer.
Je me souviens avoir sautillé derrière toutes les têtes pour l'apercevoir, assailli qu'il était par les pensionnaires !...
L. !...
Enfin mettre un visage sur la lettre aussi sacrée qu'emblématique !...
Soudain, un autre visage, similaire bien que d'expression fort différente, se détacha de l'original !... La copie de sauvegarde : B. Le second enfant de la Wammy's après A.
Je me souviens avoir cligné, regard immédiatement happé par cet exceptionnel connard !...
L'expression était beaucoup plus salace, nettement plus sûre d'elle. L'ambition le dévorait et cela se voyait !... Surpasser L. ne lui suffisait pas... il fallait l'écraser.
La bouche était d'un pli charnel indéniable. Les yeux suintaient le sexe, en plus d'être de ce vairon exceptionnel !...
B. me frappa la rétine en même temps que le cœur !... Au point d'en éclipser instantanément L. !...
Et à son bras, la plus détestable créature de la Wammy's : A.
"Qu'est-ce qu'elle a à te mater comme ça, celle-là ?" s'était étranglée A. tandis que B. esquissait son sourire le plus carnassier.
"Bah, laisse-la fantasmer !..." s'était-il moqué.
Mais il était déjà trop tard... nous étions déjà accrochés et bientôt nous passerons en mode séduction.
"J'aime pas sa façon de te regarder." sentant déjà le danger.
"Oh bordel, A., que veux-tu que je fasse d'une gamine qui n'a jamais vu la moindre bite dans sa vie ?"
Elle ronronna, rassurée.
Dès qu'il le pouvait, B. laissait glisser son regard vers moi, notamment lorsque A. était fourrée dans son cou, main passée sous sa crinière pour en caresser la nuque, me fixant comme si c'était la mienne qu'il caressait. La dernière offense consista à passer une langue sensuelle le long de ses lèvres, d'une commissure à l'autre, s'offrant une érection immédiate sur un bruit organique de bouche. Toute l'expression de son visage marquait ce qui se passait dans son pantalon.
Je le faisais kiffer et s'en suivit une période plus que faste durant laquelle il se rabattit sur A.
Je dopais son imaginaire et il se satisfaisait du corps de A.
J'étais capable de pister B. ; son odeur fraisée lorsqu'il venait de passer dans le couloir ou une salle de classe.
Dans le couloir, A. collée à lui, il m'adressa un regard explicite avant de descendre les deux paumes sur les fesses de sa girlfriend.
J'en frémis bien plus fortement que A. elle-même. L'amour via une autre.
B. se fit reprendre immédiatement par Trevis, roulant des yeux à l'avertissement. "Qu'est-ce que j'y peux si A. est aussi bandante, hein, honnêtement, Trevis ?" en retour instantané.
"Rectifie ton vocabulaire, B. Ainsi que ton comportement."
"J'te nique, moi, Trevis." sur un doigt bien senti.
"Parfait. Tu l'auras cherché : dans le bureau de Mr Wammy, tout de suite, B."
Sur un soupir, B. se détacha de A. à l'oreille de laquelle il glissa : "J'te baiserai à ma sortie."
Elle gloussa, regardant son boyfriend s'éloigner, mains fourrées dans les poches, suivant Trevis tout en se jurant de l'éviscérer à l'occasion.
Trevis fut effectivement une des premières victimes de B. et c'est avec le dernier des sadismes que B. joua avec sa dépouille, lui découpant les parties pour les lui fourrer dans la bouche !...
Ce premier crime lui offrit l'assurance suffisante pour mettre A. de côté et renifler ma piste.
"Lâche-moi, A." "Casse-toi, A." étaient des mots qu'elle n'avait jamais entendus jusqu'à présent et dans la bouche de B. l'outrage était particulièrement marqué. "Va niquer ailleurs, A." Et surtout laisse-moi baiser qui je veux !...
Alors que je demeurais sur une balançoire, lisant un livre de poème de Verlaine, B. s'approcha en ligne droite comme le meilleur des fauves, s'arrêtant devant moi, attrapant la chaîne de la balançoire d'une main. "Qu'est-ce que tu lis ?"
Mon regard grimpa lentement le long de ses jambes, s'arrêtant sur l'entrejambe puis remontant le long des abdominaux jusqu'au cou puis au visage.
"Ver... laine... pour le cours de demain..." bredouillé, incapable de croire qu'il daigne m'adresser la parole.
"Ah... Verlaine... une clef de son art se trouve dans l'emploi privilégié du vers impair comme l'indique son « Art poétique ». L'impair est composé d'un nombre impair de syllabes, à la différence du vers français classique comme l'octosyllabe ou comme le décasyllabe et surtout à la différence de l'alexandrin." m'offrant quelques clés pour l'évaluation prévue.
Me parler poésie plutôt que de cul ?... Original !...
"Buckley reste plutôt classique dans ses questions sur le thème. T'as pas à t'en faire." reniflant.
Il bascula et prit place sur la balançoire voisine, tirant une cigarette roulée de la poche de son t-shirt, la portant à ses lèvres avant de se l'allumer, basculant d'un pied.
Je ne pouvais faire autrement que de le regarder. Lui. Le fantasme ultime, inavouable, si proche, au point que j'étais presque capable de le toucher.
"Tu n'es... plus avec A. ?..." me fiant aux bruits de couloir et au fait qu'ils n'étaient plus collés l'un à l'autre dans les couloirs.
"Hey, on n'était pas mariés !..." sur un petit rire, laissant la premier volute s'échapper de sa bouche. "J'ai une autre cible en vue." se faisant légèrement balancer des deux jambes.
"Q... Qui ?"
Il bascula la regard sur moi. "A ton avis ?"
Lily was a little girl
Afraid of the big, wide world
She grew up within her castle walls
Now and then she tried to run
And then on the night with the setting sun
She went in the woods away
So afraid, all alone
They warned her, don't go there
There's creatures who are hiding in the dark
Then something came creeping
It told her, don't you worry just
Follow everywhere I go
Top over the mountains or valley low
Give you everything you've been dreaming of
Just let me in, ooh
Everything you wantin' gonna be the magic story you've been told
And you'll be safe under my control
Just let me in, ooh
Just let me in, ooh
She knew she was hypnotized
And walking on cold thin ice
Then it broke, and she awoke again
Then she ran faster than
Start screaming, is there someone out there?
Please help me
Come get me
Behind her, she can hear it say
Follow everywhere I go
Top over the mountains or valley low
Give you everything you've been dreaming of
Just let me in, ooh
Everything you wantin' gonna be the magic story you've been told
And you'll be safe under my control
Just let me in, ooh
Just let me in, ooh
Ooh, ooh, ooh, ooh
Ooh, ooh, ooh, ooh
(Ooh, ooh, ooh, ooh)
Everything you wantin' gonna be the magic story you've been told
(Ooh, ooh, ooh, ooh)
And you'll be safe under my control
Just let me in, ooh
Follow everywhere I go
Top over the mountains or valley low
Give you everything you've been dreaming of
Just let me in, ooh
Then she ran faster than
Start screaming, is there someone out there?
Please help me
Just let me in, ooh
Je n'osais pas y croire... B. m'avait fait une "déclaration".
Ainsi je l'intéressais ?... Je me pensais incapable d'accaparer son attention !...
"Je pourrai t'aider pour ton devoir." avait-il proposé. Évidemment les dents du pièges étaient visibles des lieues à la ronde... mais je m'en fichais, bien trop flattée et heureuse d'être parvenue à mes fins !... Enfin, encore fallait-il que je fasse mes preuves car je me doutais bien qu'avec B. nous étions loin des gentils flirts inoffensifs !... Et que s'il avait quitté A. pour moi, ce n'était pas pour donner dans la poésie !...
"Retrouve-moi sous la paillasse ce soir." terminant sa cigarette avant de quitter la place.
Je fixais la balançoire délaissée, cœur bondissant sauvagement dans ma poitrine.
"B. ?"
"Shhh !..." doigts sur ses lèvres, m'invitant sous la couverture dont il était recouvert, lampe torche l'éclairant. "Viens par là."
J'hésitais à me glisser jusqu'à ses côtés.
"Quoi ? T'as peur que je te bouffe ?" sur un sourire terrible. "T'inquiètes, t'es pas encore au menu." m'invitant à la rejoindre en écartant la couverture d'un bras.
Je m'installais, troublée au possible. Si proches... que c'en était étourdissant.
Il avait ramené ses notes, m'expliquant à voix basse les clés du succès au contrôle.
J'étais si troublée que je ne retins que la moitié... nous étions bien trop serrés l'un contre l'autre pour que je puisse me concentrer sur autre chose que notre proximité !...
"Pourquoi tu... fais ça, B. ?..." avais-je fini par demander maladroitement.
"Pour m'assurer un retour de service."
"Le... quel ?..."
"Tu verras le moment venu." sur un petit sourire. "Bon, t'as bien tout noté ? J'veux que tu cartonnes demain. Que tu les pulvérises tous." me regardant, à la lueur de la lampe torche.
"Je ferai... de mon mieux..."
Nos visages étaient si proches que je pouvais en avaler chaque souffle.
"J'ai... envie que tu... m'embrasses..." crié de tout mon corps.
"Si tu insistes..." glissant une main dans ma nuque pour m'approcher de sa bouche.
Outrageusement fraisé. Outrancier. J'étais infoutue de suivre le putain de rythme de sa langue !...
"Ouais, OK, t'es pas franchement calée, en fait." rit au nez, appuyant un baiser sage sur mon front en ultime offense.
Je fronçais, orgueil touché. "Attends... encore..." accrochant une main à son t-shirt. "Je... je peux m'améliorer..."
Il fixa la main avant de revenir à mes yeux, y appréciant la lueur bravache qui les habitait.
"Pas envie."
Sur un mouvement de jambe, je passais par-dessus les siennes, bassins en contact.
La manœuvre le surprit, ne s'y attendant pas.
"OK. And now ?"
Je cherchais ses lèvres derechef, les trouvant sans la moindre difficulté, me calant sur le rythme imposé. Il fixa ses mains sur mes hanches étroites.
C'était assurément animal, ne répondant à aucune règle !... Anarchique.
Les sons organiques que cela tirait à nos bouches nous révulsa de plaisir.
Il finit par se détacher, lueur fauve dans le regard. "Un peu plus et... je te baise ici et maintenant."
Je me sentais enflée d'orgueil de ce que j'étais parvenue à faire pousser entre ses jambes.
"J'ai un contrôle demain..." cherchant à m'en décharger, sentant que le jeu allait bien trop loin à mon goût et que je serais bien incapable de répondre de mes actes.
Il sourit, replaçant une mèche derrière mon oreille. "Allez, sauve-toi."
J'ai été bien évidemment incapable de dormir cette nuit-là... tout au plus parvenais-je à grappiller quelques heures de sommeil !...
Boostée malgré tout, je cartonnais au contrôle, récoltant la meilleure appréciation du groupe !...
"Alors, Girl, tu les as tous plantés ?..."
"G... Girl ?"
"Ouais." haussant les épaules. "Quoi ? Tu préfères Bint ? Moi, les deux me vont, hein."
Je secouais la tête. "Tu... as repensé à... ce que nous avons fait sous la paillasse ?"
"Pas qu'un peu, Girl. J'ai bien failli me palucher toute la nuit !..."
"Arrête de me faire marcher !..." rosissante.
"Quoi ? C'est vrai !... J'suis resté sur ma faim, moi. Il a bien fallu que je me calme."
"Tu aurais pu... rejoindre A..."
"C'est de l'histoire ancienne, ça, Girl. Mais tu m'en dois une maintenant." sur un clin d'oeil. "Oh, et tu diras à M. qu'il se calme un peu, OK ? Ou je lui défonce la tête !..."
Hmm... déjà ultra-possessif. Ça me plaît !...
What's the trick? I wish I knew
I'm so done with thinking through all the things I could've been
And I know you want me, too
All it takes is that one look at you and I run right back to you
You cross that line and it's time to say F you
What's the point in saying that when you know how I'll react?
You think you can just take it back, but shit just don't work like that
You're the drug that I'm addicted to, and I want you so bad
Guess I'm stuck with you, and that's that
'Cause when it all falls down, then whatever
When it don't work out for the better
If it just ain't right, and it's time to say goodbye
When it all falls down, when it all falls down
I'll be fine
I'll be fine
You're the drug that I'm addicted to
And I want you so bad, but I'll be fine
Why we fight? I don't know
We say what hurts the most
Oh, I tried staying cold, but you take it personal
All these firing shots and making ground
It's way too hard to cope, but I still can't let you go
'Cause when it all falls down, then whatever
When it don't work out for the better
If it just ain't right, and it's time to say goodbye
When it all falls down, when it all falls down
I'll be fine
I'll be fine
You're the drug that I'm addicted to and I want you so bad
But I'll be fine
"Hey, Hope !... Tu tournes pas rond ou quoi ?"
"De quoi parles-tu, Mello ?"
Il me plaque d'une épaule contre le mur, me fixant, enragé. "Te fous pas de ma gueule !..."
Son regard me crucifie. "A quoi tu joues avec B. ?!"
"Ah ah ah ! J'ai horreur qu'on parle comme ça à Girl, salope de Slave !..."
Attrapé par les cheveux, lame passée sous la gorge. B. avait surgi sans qu'on le voit arriver !...
"Alors tu vas présenter des excuses, illico !..." à l'oreille du blond.
"Va crever, B. !" tentant de se tortiller pour échapper à la prise de B.
Mais les serres de B., une fois refermées, laissaient peu de chances à la proie de s'échapper...
"PUTAIN ! LACHE-MOI, ENFOIRE !" de plus en plus violent.
Rire de B., bien plus grand et charpenté, affirmant sa prise, regard allant de Mello à moi.
"Crache des excuses et je te laisse filer."
"ASSEZ, B. !" intervint Roger qui passait par là, tentant lui aussi de faire lâcher prise à B.
"De quoi je me mêle, Roger ?!" donnant un coup de coude à Roger, lui faisant heurter le mur arrière. "J'apprends la politesse à la pute Slave !..."
"TA GUEULE, B. ! PUTAIN, J'VAIS TE NIQUER !"
Petit rire de gorge de B. "T'aimerais, hein ?"
"B., dans le bureau de Mr Wammy ! Tout de suite !" lui ordonna Roger.
Soupir de B., relâchant lentement Mello qui se retourna pour lui décrocher une droite formidable que B. esquiva en se baissant dans les genoux. Le poing qui vint fracasser l'estomac de Mello manqua de lui faire vomir son déjeuner.
"T'es une fillette, M." le toisant avec mépris.
"B. ! CESSE IMMEDIATEMENT !" cria Roger.
"C'est bon, c'est bon."
"Et donne-moi immédiatement cette lame !" tendant la main.
B. grimaça. Sa lame ? Et puis quoi encore ?!
"B. !" fronçant.
"Va la chercher !..." la balançant par la fenêtre.
"B. ! TU ES FOU !" poussant B. sur le côté pour se précipiter à la fenêtre pour s'assurer que le geste n'avait pas fait de blessé.
Roger souffla de soulagement. La lame était tombée sur le auvent.
"Dans le bureau de Mr Wammy ! TOUT DE SUITE !" ouvrant le chemin de l'index.
"Boh, ça va, je connais le chemin, hein !..." marchant dans la direction indiquée.
B. bâillait outrageusement devant le sermonnage qui durait un peu trop longtemps à son goût.
"Tu es une abomination, B. ! Méfie-toi du chemin que tu prends !..." agitant l'index.
"Tout ce temps perdu... durant lequel j'aurai pu me branler une bonne dizaine de fois." exagérant comme à l'ordinaire.
"B. !" grogna Watari.
"Quoi ? C'est vrai, nan ?"
"Tu n'as pas écouté un mot des règles élémentaires de conduite que je viens de t'énumérer, n'est-ce pas ?"
"J'avoue... plus, j'ai envie de pisser. Alors être concentré sur autre chose que ma vessie, c'est compliqué."
Décidément... Il n'y avait strictement rien à tirer de cette ordure.
"Tu peux disposer." s'asseyant dans son fauteuil, las.
"Ah, tout de même !..." se levant pour s'étirer, à son aise. "Bon, c'est pas que ça, j'vais enfin pouvoir me la vider."
"J'kiffe ton p'tit cul, Girl." s'employant à caresser mes lobes, tout à ses gestes, allongés, placé dans mon dos. "Le moment venu j'm'en occuperai comme il se doit..."
Les décharges que ses putains de caresses me provoquaient... fils de...
Il me fit asseoir sur ses cuisses, glissant des paumes attentionnées à l'intérieur de mes cuisses, me faisant palpiter si fort à son approche, l'enfant de salaud !... J'en suffoquais littéralement, tandis qu'il s'en léchait les lèvres, poussant dans mon dos. "Girl, Girl, Girl... tu n'arranges rien, je note..." poussant dans le bas de mon dos, respiration faisant un bond.
"B..." dodelinant de la tête.
"J'vais la sortir fissa si ça continue."
"Fais comme... tu veux..."
Sourire de carnassier dans mon dos. "J'kiffe comme tu quémandes..." y allant plus franchement des paumes. "T'es en train de m'appeler très fort là, Girl. A m'en faire bander, Girl..." outrageux, à mon oreille, ripant des dents sur le cartilage. "Cet effet que tu me fais, p'tit pute..."
J'écartais les jambes pour me tenir, des mains, sur les cuisses de Beyond.
Ses mains étaient en train de me défaire.
"Lève le cul, Girl..."
Je soulevais les hanches sans discuter et il descendit ma jupe des deux mains, emportant la culotte en coton, en profitant pour s'offrir de l'espace.
"Ooooooh... putain... comme elle est... haute, Girl..." s'offrant quelques caresses intimes.
D'instinct, je me tins en appui, mains ouvertes sur les genoux de B., croupe relevée vers lui tandis qu'il se dirigeait de la main pour se caresser et se comprimer entre mes lobes.
"Ooooooooh... putain... c'est... vache !..." riant des sensations vertigineuses qui montaient en lui. "Tu me fais triper, Giiiirl !..."
Lorsqu'il glissait plus en avant, l'humidité le rendait quasi-fou, laissant éclater un rauque à chaque manoeuvre délicieuse.
"T'imagines même pas... ce que tu vas te prendre, Girl !..."
Je ne faisais que geindre en retour, électrisée et moite.
Sa main cherchait dans mon dos, trouvant ma nuque pour la malmener.
Le jeu du gland lui était si sensible que le bonheur le faisait presque rendre.
"Comme çaaaaaah..." s'invitant de moitié dans un virage.
Nos cris coupés se mêlèrent.
Il donnait activement des hanches sous moi, s'approchant dangereusement de l'orgasme.
"Y'a pas... t'es mon meilleur coup... Girl !... Ooooooh... haaaaaaaah... booooon à en gicler !..."
B. glisse la clé dans la serrure, notant que la porte est déjà déverrouillée. Petit sourire terrible.
"Hi, Girl. T'es venue pour ton coup de queue ?"
Je m'active devant les fourneaux, nous préparant quelques mets exotiques.
"Pas seulement."
"Allez, arrête, va !... J'connais maintenant ton intérêt pour ma bite."
"Nous avons évolué, B. Avant, tu me faisais poireauter devant ta porte."
"Je vais d'ailleurs te reprendre les clés... ça me manque de te voir sur mon paillasson." se posant à mes côtés, récupérant quelque chose de frais à boire.
"Tu mens mal, B." sur un petit sourire.
Son regard me parcourt, envie venant lui ceindre les reins, sexe y répondant avec délice.
"Ah ouais... j'ai failli oublier que je ne contrôle plus rien quand t'es dans les parages." s'empoignant à travers le pantalon pour se remettre en place. "C'est à la fois très chiant et kiffant, tu vois ?"
"Je vois." lui tendant mes lèvres, cherchant le baiser.
Il me l'accorde presque de bonne grâce.
"D'ailleurs, si je m'écoutais et que tu ne serais pas aussi affairée, je te balancerai par-dessus la table pour te tringler une première fois."
"Mais quel programme !..." rieuse.
"Je kiffe être dans cet état..." à mon oreille, mordillant le cartilage, carnassier. "Allez, Girl... un p'tit accompte..." remontant la main jusqu'à ma nuque.
"Prends."
Il se glisse derechef derrière moi, retroussant ma jupe, glissant les mains par devant, allant me chercher, habile.
J'en libère la cuillère en bois pour me soutenir des deux bras.
Ce faisant, il pousse derrière, se rendant de plus en plus raide, hanches se mouvant, lui arrachant des soupirs lourds qu'il étouffe dans mon cou.
"Oh putain... kiffe, Girl..."
C'est rauque. Ca roule dans sa gorge.
Il a tôt fait de m'éveiller, cherchant l'humidité qu'il provoque, la répartissant.
"Putain... Girl... kiffante..."
Nous en geignons à l'unisson pendant que les plats mijotent bien gentiment.
De ses jambes, il écarte les miennes, se défaisant pour s'extirper, retroussant totalement ma jupe et abaissant le tanga pour venir se comprimer, maintenu par la base, s'y écrasant avec délice, frappant légèrement même, rigide au possible.
"Giiiiiirl... tu me fais tellement... kiffer !..." dodelinant de la tête.
"Haaaaaaah... B. !..." folle de lui et des sensations qu'il fait monter.
Il glisse tout le long, me procurant un plaisir intense. Mes poings se crispent sur le plan de travail, j'oscille des hanches, le cherchant ouvertement.
Parfaitement conscient de notre état, il accélère soudain la cadence, s'invitant de moitié avant de ressortir et venir tout caresser de moi, vif.
Nos voix montent. Nos orgasmes également.
A la fin, il ne s'arrête plus, visant la libération. Il finit par gicler généreusement, tressaillant outrageusement, voix déployée.
Je le suis de très près, de la voix et du corps, secouée, peinant à tenir debout.
Il s'affaisse un moment contre moi. "Haaah... Girl... c'était..." sur un ton de voix éperdu.
"T'es allé aux putes récemment ?"
Il me fixe, la question l'amusant fortement. "Giiirl !..."
"Quoi ? Ce ne serait pas une première."
"J't'ai déjà dit que ce genre de plan ne m'intéressait plus. J'préfère me branler, tranquille chez moi."
"OK. T'as levé combien de filles depuis la dernière fois ?"
"Trop de boulot pour un résultat aléatoire. Pas envie, pas motivé. J't'ai dit : les dernières fois où je me suis servi de ma queue, c'était pour me l'astiquer, à mon aise, chez moi."
"Tu as pensé à qui ?"
Petit rire. "Ha !... A ton avis, Girl ?"
"J'sais pas... à la dernière pouff' croisée en ville ?"
"T'as décidé de te la jouer conne, c'est ça, hein, Girl ?"
"Bah, je connais tes goûts."
"Ah ouais ? On dirait pas pourtant vu les conneries que tu sors à la pelle depuis qu'on est à table. J'ai limite envie de te demander de me la sucer pour que tu te la boucles, tu vois ?" posant son plat vide sur la table basse, passant une jambe par-dessus les miennes, me tournant vers lui. "Tu me fais kiffer. Point. J'ai plus besoin de putes puisque t'es la mienne. J'ai plus besoin de plan cul vu comment tu me fais décoller. Pose ton bol, que je te baise à la régulière, Girl." me le prenant des mains. "C'est moi que t'as choisi à la Wammy's, j'te rappelle. C'est moi qui suis passé le premier. Hé !... C'est pas L. ou un autre connard, c'est moi. Putain, rien que ça, ça me fait bander. Alors qu'est-ce que t'as pas pigé dans le pitch, Girl, hein, dis-moi ? J'suis secoué de toi, putain. Et je les encule tous, ceux qui te passent dessus."
FIN.
