Et si Harry avait réfléchi (version longue)

Résumé : Harry est à l'infirmerie à la fin de sa première année. Il réalise qu'il y a plein de choses qu'il ne sait pas sur sa famille et le monde magique. Peut-être qu'on lui a menti. Que faire ?

Disclaimer : Rien ne m'appartient.

Au vu des review que j'ai eu sur l'OS, je vais tenter d'en faire une version plus longue. Pour le moment, j'ai prévu quelque chose qui ferait autour de 6 chapitres en détaillant beaucoup plus cet OS et en mettant en avant les femmes qui agissent dans l'ombre. N'hésitez pas à me dire si cela vous plaît.

J'ai essayé d'approfondir.

Alors je n'ai pas béta, donc il est possible qu'il reste des fautes. N'hésitez pas à m'en faire part.

Merci pour vos retours ! Bisous à tous !


Un jeune garçon aux cheveux noirs et aux yeux verts se réveillait doucement. Malgré sa vision floue et une impression persistante d'être dans du coton, il sut à l'odeur et à la couleur des murs blancs où il se trouvait. À l'infirmerie. Encore... Comme si ça ne faisait pas quatre jours qu'il en était à peine sorti. Il sourit devant l'ironie de la situation : lui, qui aurait eu besoin d'y aller presque tout les jours en étant plus jeune, y finissait presque toutes les semaines alors que l'école était censée être un lieu sécurisée... Pourtant, cette fois, il s'en voulut vraiment. Il avait vraiment été bête d'aller faire du Quidditch alors que ses côtes et ses bras lui faisaient encore mal. Merci Quirrell, pensa-t-il.

Une fois n'était pas coutume, ll décida, que puisqu'il était seul, il allait faire le point sur cette première année à Poudlard et sur sa vie. Après tout, il retournait chez les Dursley quelques jours plus tard et savait qu'il aurait bien assez à penser à rester conscient et à faire les tâches demandées pour penser à autre chose.

Le jeune Harry Potter ne se considérait pas comme un idiot fini (un cornichon sans cervelle aurait dit son merveilleux et effrayant professeur de Potion) mais il savait très bien qu'il aurait pu mieux exploiter ses capacités intellectuelles. Le professeur MacGonagall le lui avait d'ailleurs répété plusieurs reprises au cours de l'année. Il aurait pu avoir de meilleurs notes et probablement évité des aventures dangereuses, notamment celles de ces dernières semaines.

Cela lui aurait, notamment, certainement éviter de finir une nouvelle fois à l'infirmerie de la prestigieuse école de sorcellerie de Poudlard en Ecosse. Il en était bien conscient. Il tentait de se persuader que son fichu caractère de Gryffondor était la raison d'une telle situation même s'il savait pertinemment qu'il s'était habitué à ne presque pas utiliser sa réflexion. Malfoy le lui balançait souvent au visage ce fichu caractère de fonceur...

Mais bon, après tout, il fallait toujours que Dudley soit meilleur que lui, sinon il risquait une correction. Son cousin était tellement nul à l'école, qu'Harry devait réfléchir à chaque mauvaise réponse pour être sûr d'avoir une note encore plus mauvaise que lui. Et puis... C'était dur de se mettre à penser entre les cours, les amis et le Quidditch ! Harry savait qu'il se trouvait des excuses. En réalité, se dit-il, il ne voulait peut-être pas pensé tout court. Cela faisait à peine trois jours qu'il avait quitté l'antre de Mme Pomfresh qu'il y retournait déjà, cela en disait bien long sur son état d'esprit, surtout qu'elle l'avait prévenu. Il ne devait pas faire d'activité qui pouvait tirer sur ses plaies. Pourtant, il n'avait pas hésité une minute quand son ami Ron lui avait proposé une partie avec Fred et Georges. Même Hermione, d'habitude si prompt à le protéger, n'avait pas réagit. Eux aussi devaient toujours être en train de digérer l'aventure avec Quirrel.

Pour autant, Harry Potter hésitait entre être désespéré face à son imbécilité ou à l'idée que quelqu'un quelque part devait l'avoir maudit à cause d'une mauvaise vie antérieure. Il penchait souvent pour la seconde option. Sinon il n'aurait pas eu une vie aussi peu heureuse. Il culpabilisa de penser une telle chose. Il était tout de même responsable d'une grande partie des mésaventures qu'il avait eu à Poudlard. Le duel avec Malfoy dans la salle des Trophées, voler sur le balais de l'école pour aller chercher le Rapeltout de Neville, aller dans la Réserve alors que c'était interdit, chercher ce qui était caché derrière la porte du troisième étage,... En faisant le bilan de son année, Harry voyait bien qu'il se mettait facilement dans les ennuis, qu'il lui était difficile de résister à un défi. Le dernier en date l'avait d'ailleurs mené droit dans ce lit...

Le jeune garçon de presque douze ans secoua doucement la tête puis tenta de s'asseoir dans le lit et ne put retenir une grimace. Misère ! Il allait la sentir passer cette chute de balais. Il avait de nouveau mal aux côtes. L'infirmière lui avait remis des bandages. Quelle idée avait-il eu aussi de vouloir voler avec les jumeaux Weasley alors qu'il se remettait à peine de son affrontement avec Quirrell. Il devait être fou. Il avait sûrement trop respiré les résidus de peinture au plomb de son placard sous l'escalier...

Enfin vu les traitements qu'il recevait de la part de sa famille, une part de lui-même ne serait pas tellement étonnée de ce verdict. L'enfance qu'il avait eu, il en avait bien conscience, n'aidait pas pour la stabilité mentale. Ajouter au fait que dans ce monde, il était considéré comme un héros, Harry se demandait parfois s'il n'allait pas finir dans un asile. Quoiqu'il y aurait peut-être un passage par l'hopîtal avant... Il avait bien vu les regards en coin de l'infirmière quand elle avait vu ses bras et son dos. Les longues cicatrices plus ou moins blanches en disaient long sur les traitements que lui réservaient les Dursley. Pourtant, Dumbledore tenait absolument à ce qu'il retourne l'été chez les Dursley. Pour sa sécurité, disait-il avec son sourire bienveillant. Il ne put s'empêcher de serrer les poings de colère. Cette famille était son enfer personnel. Certains jours, il allait jusqu'à se demander comment il avait fait pour survivre jusqu'à son entrée à l'école. L'oncle Vernon pouvait avoir la main si leste quand il était en colère… Peut-être que sa magie l'avait protégé. Il lui semblait qu'il guérissait tout de même assez vite pour des fractures. Il n'en savait rien.

En parlant de famille, se dit-il, il s'aperçut soudainement qu'il ne connaissait absolument rien de la sienne, hormis les noms de ses parents et quelques photos que Hagrid lui avait montré. Il n'en savait pas plus sur elle que sur le fonctionnement de sa magie. Revoir ses parents une nouvelle fois dans le Miroir du Risèd lui avait prendre conscience de ce manque d'information mais il n'avait pas pensé à creuser plus loin. Il lui semblait à présent hautement improbable qu'il n'ait plus du tout de famille en dehors de sa tante.

Malfoy ne cessait de vanter à quel point son arbre généalogique était lié à de nombreuses familles du monde sorcier, et pas seulement en Angleterre. Le sien devait l'être tout autant puisque d'après ce qu'il avait compris la famille Potter avait une renommée assez conséquente avant même sa naissance. Il avait même cru comprendre qu'elle était encore plus vieille que celle de ce blondinet arrogant. Elle devait donc être liée à d'autres familles. Il fallait absolument qu'il se renseigne ! A cette pensée, son coeur se mit à battre plus vite et plus fort. Peut-être qu'il avait une famille quelque part. Il se redressa vivement, grimaça sous la douleur mais ne cessa pas de continuer à réfléchir à cette possibilité.

Les mots de Dumbledore, prononcés à l'infirmerie, quatre jours plus tôt, à propos de sa sécurité, disparurent de sa mémoire. Le jeune garçon prit une décision importante : les Dursley n'étaient pas sa famille. Ils ne l'avaient jamais accepté. Ils l'avaient battu, affamé, insulté. Harry Potter allait trouver un moyen de partir de chez eux. Définitivement. Dumbledore voulait qu'il soit protégé du monde sorcier mais qui le protégeait des coups et des abus chez les moldus ?

Une nouvelle détermination prit place en lui. Il la sentait presque couler dans ses veines comme une douce chaleur.

C'était décidé ! Il allait se renseigner sur l'histoire de sa famille mais aussi sur ce monde sorcier. Finalement, s'il ne connaissait quasiment rien de sa famille, il s'apercevait qu'il en connaissait encore moins sur ce nouveau monde qui l'entourait. Et peut-être même encore moins sur la magie qui coulait dans ses veines.

A ce moment précis, il eut l'impression qu'un voile sombre posé sur ses yeux venait de disparaître. Il s'en voulut beaucoup. Comment avait-il fait pour ne pas s'apercevoir de son ignorance auparavant alors qu'il y était confronté tout les jours depuis qu'il était arrivé à l'école ? Pourquoi avait-il dû se débrouiller tout seul pour essayer de comprendre les bases ? Pourquoi n'avait-il pas posé plus de questions que cela ? Pourquoi ? Pourquoi ? Hagrid lui avait dit qu'il avait connu ses parents, pourquoi ne l'avait-il pas pressé de questions ?

Peut-être parce que, pour une fois, il avait des amis et qu'il voulait profiter d'un lieu où il se sentait en sécurité. Mieux, où il se sentait chez lui pour la première fois de sa vie, où il n'était pas battu, où il pouvait rire. Il se souvint alors d'un documentaire que sa tante avait regardé sur les nouveaux venus dans les sectes et se dit qu'il avait réagit exactement pareil... Il s'était tellement senti en sécurité et pour une fois accepté, qu'il n'avait vu que le positif...

Pas le manque d'information, pas les risques,... Pourtant, son année en avait été remplie. Il avait failli mourir plusieurs fois : entre le troll, Quirrel, l'attaque sur son balais pendant le premier match de Quidditch... Tout cela aurait dû lui mettre la puce à l'oreille : Poudlard n'était pas sans danger et Harry semblait avoir des ennemis tenaces.

Au fur et à mesure de sa réflexion, Harry en vient à décider de garder ces "révélations" pour lui-même. Même si Ron et Hermione étaient ses amis, il voulait garder une part de lui-même secrète, du moins pour un temps. Après tout, il y avait beaucoup de choses qu'il ne leur avait pas dit, notamment ce qu'il en était réellement chez ses tuteurs.

Il décida d'un plan de bataille : "la chasse à la famille Potter".

En premier lieu, il devait se renseigner pour savoir qui contacter pour avoir des informations pour connaître la véritable raison de son placement chez sa tante. Toutefois, surtout pas à Dumbledore. Si le directeur le poussait à y retourner, alors qu'il avait dû voir les cicatrices sur ses bras, après l'aventure face à Quirrel, c'est qu'il fallait sûrement s'en méfier. Madame Pompfresh lui avait enfilé une chemise avec des manches courtes le jour où le directeur était venu. Harry grimaça à l'idée de se méfier du vénérable directeur mais finalement, il ne le connaissait pas et, surtout, il ne lui avait rien dit sur ses parents alors qu'il avait l'air de les connaître.

Pour se renseigner, il sut qu'il allait devoir ruser. Pour une fois, il allait se servir de son côté Serpentard. Il profita du passage de l'infirmière, qui lui amenait son repas, pour l'interroger sur la raison du dérouler de son enfance chez les moldus. Non pas de manière directe mais en prenant le prétexte de vouloir découvrir les institutions du monde sorcier : il lui demanda quelle institution avait décidé de le placer chez les Dursley.

Mme Pomfresh fronça les sourcils et parut très étonnée d'apprendre qu'il ne connaissait pas les bases de l'organisation du monde magique. Il y avait pourtant un cours d'intégration au monde sorcier prévu pour les élèves ayant vécu dans un environnement non-sorcier avec la présentation des divers organes institutionnels régissant le pays. De plus, le jeune Harry Potter avait été élevé dans le monde magique, même si personne ne connaissait l'identité de la famille qui avait été élue pour héberger le jeune héros.

La réponse que lui fit l'enfant la rendit plus que perplexe. En effet, le jeune sorcier lui confirma qu'il était ignorant des diverses institutions du monde magique et qu'il ne savait pas qu'il existait un tel cours à Poudlard. Sinon ajouta-t-il, il y serait allé sans hésiter.

- Où as-tu donc appris à écrire à la plume alors, rétorqua l'infirmière.

- J'ai appris tout seul Madame, répondit Harry, perplexe.

- Pourtant, l'apprentissage de la plume est enseigné aux enfants ayant été élévé chez les Moldus lors d'un cours spécifique qui a lieu en début d'année.

Sur le coup, Harry tilta : c'était sûrement dans ce cours que Hermione avait appris à écrire avec la plume. Pourquoi n'avait-il pas été choqué qu'elle sache le faire alors qu'elle était Née-Moldu alors que lui non ? Pourquoi, une nouvelle fois, ne s'était-il pas posé de questions ?

La réponse du jeune garçon rendit l'infirmière songeuse. Elle savait déjà que la situation du jeune Potter n'était pas claire : les cicatrices sur son corps en témoignaient et son ignorance des codes sociaux de la société sorcière aussi. Visiblement, il ne savait même pas qu'il était un Héritier d'une grande famille ; son comportement envers le fils Malfoy en était la preuve.

Elle en avait parlé à Albus, qui avait mis ces cicatrices sur le compte d'une enfance pendant laquelle Harry aurait joué les casses-coups. Le directeur avait ajouté qu'Harry ne voulait pas se prendre la tête avec les responsabilités de sa famille d'où son comportement léger. Le directeur lui avait conseillé de laisser Harry vivre pleinement son enfance, plutôt que de l'embêter avec "des trucs de Sang-Purs qui n'ont pas leur place dans cette école".

À ce souvenir, Pompom s'en voulut. Elle n'aurait pas dû écouter et suivre les recommandations d'Albus. Elle n'aurait même pas dû le croire ! Misère, elle-même, venait d'une famille de Lords. Elle en avait été bannie certes, mais les principes de l'éducation était restés. Elle en avait maintenant la certitude : quelque chose ne tournait pas rond dans cette école.

Quand Harry justifia sa curiosité en ajoutant qu'il voulait s'occuper durant l'été quand il serait de retour chez ses Moldus, il s'aperçut au fur et à mesure de la conversation que l'infirmière semblait de plus en plus gênée. Elle finit par lui demander :

- Qui vous a dit que vous retourniez chez vos Moldus pour l'été, Monsieur Potter ?

- Le directeur, Madame, répondit-il doucement.

Le visage de l'infirmière devint alors blanc comme neige. Elle venait de comprendre ! Le jeune Harry Potter, Héritier de la famille Potter avait grandi chez des Moldus ! Et à la demande du directeur ! Misère ! Toutes les lois du monde magique étaient bafouées ! Elle vacilla légèrement, ne pouvant cacher son choc puis s'assit sur le bord du lit où reposait son patient pour se laisser le temps de se reprendre. La colère menaçait de la submerger. Elle sera les poings très se dit qu'elle allait faire sa fête au directeur.

Non seulement, il avait bafoué les lois les plus élémentaires du monde sorcier en plaçant le jeune Héritier chez des moldus. Mais il y avait plus. Beaucoup plus. À la façon dont l'enfant prononçait le nom de sa famille, elle avait su qu'il n'y était pas aimé. Mais elle n'avait pas imaginé qu'il était chez des Moldus. Pourtant, elle voyait à son expression qu'il avait répondu honnêtement. Les yeux verts si similaire à ceux d'une de ses anciennes élèves en Médicomagie, Lili Evans, ne recelaient pas la moindre trace de mensonge. Avoir la preuve que le directeur se mêlait des affaires de la famille Potter la choqua profondément : il n'avait pas à s'intéresser à la vie privée des élèves de l'école. Il devait encore moins la diriger.

Toutes ses certitudes à propos du directeur de l'école s'effondraient. Il était loin de l'image du papy bienveillant qui disait veiller sur le Garçon-qui-a-survécu.

Albus Dumbledore avait menti à l'ensemble du monde magique. Non seulement, Harry Potter n'y avait pas grandi, ce qui allait à l'encontre de toutes les traditions, mais en plus il avait l'air d'avoir été battu toute son enfance. Avec tout ces éléments, Pompom voyait d'une autre façon les raisons pour lesquelles l'enfant atterrissait si souvent à l'infirmerie. Ce n'était pas de la bravade ou de l'orgueil comme le martelait si souvent Severus Rogue. Simplement, l'enfant n'avait confiance en personne. Il pensait devoir y aller lui même.

Pour se calmer, elle prit de longues inspirations et releva la tête vers Harry Potter. Ses yeux bleus semblaient presque exiger des réponses. Elle prit cependant un moment pour pouvoir trouver les bons mots et ne pas faire peur à son patient.

- Je me dois de vous poser une question, Monsieur Potter. Avez-vous prévenu le directeur de ce qu'il se passe dans cette maison ? Lui avez-vous dit que vous ne vouliez pas y retourner ?

Le jeune garçon détourna les yeux et rosit légèrement. C'était assez intrusif comme questions. Il inspira légèrement

- Oui, Madame. Mais il m'a dit que je devais y retourner pour ma sécurité.

A ses mots, Pompom Pomfresh se redressa d'un bond. C'en était vraiment trop ! Elle se sentit nauséeuse face à autant de mépris de la part du directeur de l'école. Harry Potter n'était qu'un enfant ! Pas un objet que l'on renvoyait quand on avait envie !

Au vu de la réaction de sa gardienne, Harry comprit qu'il avait eu raison de penser à se méfier du vénérable directeur. Pourtant, il n'imaginait pas à quel point cet homme, autant que le sinistre Voldemort, avait contribué à détruire sa vie. La dragonne de l'infirmerie se mit à marcher de long en large, ses mains tremblaient. Harry pensa à ce moment là qu'elle portait bien son surnom : il ne lui manquait plus que la fumée sortant des narines.

Pendant ce temps, les pensées de Pompom tournoyaient dans tout les sens. Mais si Albus pensait qu'en le renvoyant là-bas, l'enfant serait en sécurité, le directeur devenait complètement sénile ! Ses convictions s'effondraient. L'école n'était plus sanctuaire pour les enfants. L'épisode avec Quirrel en était la preuve. L'avait-elle seulement été un jour ? Un doute horrible étreignit l'infirmière : et si Harry Potter n'était pas le premier ? Pompom serra les poings puis se tourna vers son patient.

- Pour votre sécurité ? Vous n'êtes pas en sécurité là-bas ! Vos amis sont-ils au courant ?, cria-t-elle, ne pouvant pas se contrôler plus longtemps.

Harry se tendit. Il répondit tout de même. Il avait compris que la colère de l'infirmière n'était pas dirigée contre lui.

- Je ne pense pas Madame. Même en voyant mes bras, ils ne m'ont pas posé de questions, répondit-il tout bas.

- D'accord, jeta-t-elle.

Un silence lourd prit place entre les deux protagonistes avant que l'infirmière ne s'éloigne brusquement, prétextant des choses à faire. Elle devait sortir, sinon elle allait se mettre à hurler devant l'enfant. Elle allait en profiter pour envoyer quelques lettres à certains de ses amies pour voir si elle ne pouvait pas faire quelque chose pour aider l'enfant, et accessoirement s'occuper du cas du directeur de Poudlard. Elle devait protéger les enfants ! Elle avait prêté serment sur sa magie et il était hors de question qu'elle ne le respecte pas.

Au fond de son lit, Harry, amer, se dit qu'au moins, il avait eu les renseignements qu'il voulait même si la conversation ne lui avait pas fait de bien. Au vu de la réaction de l'infirmière, sa situation n'était pas quelque chose de courant. Décidément, il ne faisait jamais rien comme personne. Au moins, il pouvait qu'il n'aurait pas dû aller vivre chez les Dursley même s'il ne comprenait pas pourquoi.

Soudain, il frissonna, ne pouvant s'empêcher de se rappeler des coups donnés par son oncle.

Malgré son amertume, il finit par se mettre à sourire. Peut-être y avait-il de l'espoir.

Il ne le sut pas sur l'instant mais cette conversation allait changer sa vie. Il avait touché profondément le coeur de l'infirmière, qui allait se battre pour lui.


1er chapitre de la version longue.

Qu'en avez-vous pensé ?

Gros bisous à tous !