Chasing the Sun par Loten

Disclaimer: Je ne posséde rien.

les personnages appartiennent à J.K Rowling, cette histoire est écrite par Loten, je ne suis que votre humble traductrice pour cette histoire merveilleuse.

Avis de non-responsabilité obligatoire:si je possédais l'un d'entre eux, croyez-moi, les choses se seraient terminées différemment.Je ne fais que les emprunter pendant un certain temps;malheureusement, je dois les rendre éventuellement.

Avertissements: romance SS / HG (seulement une fois qu'Hermione sera majeure), note M, quelques passages sanglants et un langage parfois vulgaire, éventuelle lemon. Si tu n'aime pas, ne lis pas.

Notes de l'auteur:Cette histoire est conforme au canon jusqu'à la fin de la coupe de feu et commence l'été entre la coupe de feu et l'ordre du Phoenix. Je manquerai beaucoup de scènes du canon à moins que j'ai une raison de vouloir cette scène du point de vue de Severus ou d'Hermione; vous avez tous les livres, vous savez tous ce qu'il se passe. La longueur des chapitres variera; J'écris dans un style roman pour que les parties ne se décomposent pas toujours facilement en chapitres séparés.

Chasing the Sun

"La tempête vien vers moi

Mais je chasse le soleil ..."

- The Calling, 'Chasing The Sun'.

Cela avait été un très long été.

Severus était assis dans son salon, dans une semi-obscurité; les rideaux usés étaient tirés et la seule source de lumière provenait des braises sombres du feu, continuant à brûler par nécessité plutôt que pour procurer de la chaleur dans la pièce sombre et étouffante. Il regardait fixement les bûches rougeoyantes à moitiés consommées, ses yeux sombres vides, et buvait parfois sans enthousiasme dans la bouteille qu'il tenait vaguement dans une main. Levant son autre main, un peu raide, il pinça l'arête de son nez crochu avec de longs doigts et ferma les yeux un instant.

Des flammes bondirent dans la cheminée, et il s'assit en avant sur sa chaise, les yeux plissés alors qu'il sortait sa baguette doucement de sa manche; un instant plus tard, les flammes devinrent vertes, et il se détendit légèrement avec un soupir instable, agitant vaguement sa baguette vers le feu coloré. "Oui?"

'''Ah, Severus. Je suis content de t'avoir attrapé à la maison. Est-ce un bon moment? La voix joyeusement enjoué d'Albus Dumbledore résonnait étrangement, perturbant le silence mélancolique de la maison qui pourrait passer pour relaxante si vous ne prêtiez pas attention.

Où serais-je d'autre, espèce de vieille chèvre fatigante? Ce n'est pas comme si je pouvais partir en vacances, et je ne serai invoqué qu'après la tombée de la nuit. Non pas qu'il ait eu une idée précise de l'heure qu'il était en ce moment, certes. "Bien sûr, Directeur," répondit-il sans tonalité, prenant un autre verre en replaçant sa baguette, s'affaissant dans le fauteuil abîmé et fermant les yeux.

"Je voulais te parler avant de parler au reste de l'état-major. Je suis désolé, mais encore une fois, je dois refuser ta candidature au poste de Défense ..."

Il ne s'était attendu à rien d'autre; il ne postulait que par habitude, maintenant, ou peut-être par entêtement. Ce n'était certainement pas parce qu'il pensait qu'il obtiendrait le poste; Dumbledore n'avait jamais vraiment expliqué ses raisons, mais il n'avait pas eu besoin de le lui expliquer. "Et comment allez-vous surpasser vos précédents triomphes?" demanda-t-il ironiquement aux flammes, ne prenant même pas la peine d'ouvrir les yeux. "Vous avez eu deux sbires du Seigneur des Ténèbres, un petit criminel incompétent et un loup-garou, au sommet d'une longue série d'idiots inutiles et de malades mentaux certifiés. Et ensuite?

"Le choix de cette année n'était pas de mon fait."

Cette déclaration, combinée à la perte de la note joyeuse dans la voix de son employeur, fit froncer les sourcils de Severus et il leva un peu la tête pour regarder les flammes. "Je n'ai pas l'énergie pour les énigmes. Que voulez-vous dire?"

"Le ministre a insisté pour nommer un professeur de défense."

"Quoi? Le Ministère n'a pas le pouvoir d'interférer aussi fortement ..."

"Ils l'ont maintenant," répondit Dumbledore, un peu sinistrement. ''Il n'y avait pas d'autres candidats, naturellement, je ne pense pas que cela aurait fait une différence s'il y en avait eu… même le récit de Harry n'aura pas été suffisante; Merlin sait qu'ils ont eu assez de pratique pour ignorer le garçon. Mais tu as confirmé son histoire, Severus, même si je suis sûr que tu n'a jamais voulu le soutenir; tu as montré à Cornelius ta marque en ma présence et ainsi clairement indiqué que Poudlard croyait Harry. Le Ministre veut garder un œil sur nous. Sans mentionner que certains membres du conseil des gouverneurs ne seront pas mécontents si nous nous enlisons dans les méandres de la bureaucratie dans un avenir proche."

J'aurais dû savoir que ce serait ma faute. Aigrement, il prit une autre gorgée de la bouteille presque finie. "Très bien. Avec qui sommes-nous sellés? Un rond-de-cuire inutile?"

"Pas du tout. La sous-secrétaire principale du ministre elle-même, en fait; une femme auguste qui porte le nom délicieux de Dolores Ombrage."

Severus ferma les yeux, essayant de réfléchir. "Une femme rondelette avec un visage de crapaud?" Il ne l'avait rencontrée qu'une ou deux fois; il ne passait pas beaucoup de temps au Ministère s'il pouvait l'éviter.

''S'il te plait, n'insulte pas la femme avant même qu'elle ait commencé, Severus. Tu ne la connais pas encore. Dumbledore fit une pause, avant d'ajouter doucement, "Je dois te demander de faire preuve d'un peu de retenue, Severus, s'il te plaît. Je ne doute pas que ton tempérament sera tendu, mais le Ministère peut rendre les choses très ennuyeuses. J'exhorte tout le monde à coopérer avec Dolores. "

"Puis-je être présent quand vous direz cela à Minerva?" demanda-t-il sèchement, avant de soupirer. ''Pourquoi avez-vous accepté cela, Directeur? La toute dernière chose dont nous avons besoin, c'est que le Ministère fouine. Dites à Fudge de gérer sa paranoïa et de tenir le coup-''

''Severus, s'il te plaît. Nous ne pouvons pas nous permettre de contrarier le Ministère, du moins pas maintenant. Nous aurons besoin eux, même si je reconnais que j'ai parfois du mal à me rappeler pourquoi.''

"Très bien, d'accord. Tenez-la juste à l'écart de mon chemin. Je vais avoir plus qu'assez à faire sans avoir à feindre l'amabilité avec l'animal de compagnie de Fudge."

''Comment vas-tu, Severus?'' Demanda sérieusement Dumbledore, et Severus ouvrit les yeux pour donner au feu un air venimeux. Il détestait vraiment cette question. Ce ne serait pas si grave si c'était sincère, mais il connaissait toutes les raisons du directeur pour demander, et s'il y avait une réelle inquiétude pour sa santé sur cette liste, c'était très loin.

"Je survis, comme toujours. La prochaine réunion aura lieu mardi?"

"Oui."

''Je vous verrais alors, à moins que quelque chose d'important ne se produise avant cela.'' Il tira sa baguette une fois de plus et la jeta sur la cheminée, coupant Dumbledore avant qu'il ne puisse répondre. "Bâtard," soupira-t-il, finissant sa bière et se penchant sur le côté pour poser la bouteille vide sur le sol à côté de plusieurs autres. Donc, un rat du ministère. Ce que c'était drôle. Cela allait être déjà assez difficile pour lui de jongler avec tous ça tel quel, sans que le gouvernement incompétent n'essaye d'intervenir. Il avait le sentiment qu'il y avait plus à cela que ne le disait le directeur; rien de nouveau ici, cependant.

Il venait juste de s'installer une fois de plus lorsque la cheminée s'embrasa de nouveau avec des flammes vertes. "Mon Dieu, je suis populaire aujourd'hui," marmonna-t-il avec irritation, retrouvant sa baguette et claquant sans grâce, "Quoi?"

"Bonjour, Severus. C'est aussi agréable d'entendre ta voix."

Il grimaça. ''Poppy, je te l'ai dit, quand je serai de retour à Poudlard, tu pourras me materner indéfiniment parce que je ne pourrai pas t'arrêter. Jusque-là, je suis en vacances. Laisse-moi tranquille.'' Severus fronça les sourcils à son ton hostile et essaya de contenir son tempérament; en fait, il aimait beaucoup Poppy Pomfresh, et il n'avait pas tellement d'amis, pour se permettre de s'en aliéner.

Heureusement, la médicomage de Poudlard le connaissait depuis l'âge de onze ans et était plus qu'habituée à ignorer ses crises de colère. "Si seulement je pouvais, mais j'ai besoin de te parler du prochain trimestre. Un étudiant m'a contacté pour prendre un apprentissage informel de guérison, et comme tu est susceptible d'être dans l'infirmerie souvent, je voulais en discuter avec toi."

"Ce n'est pas possible," répondit-il rapidement. "Fin de la conversation."

«Severus ...»

"Poppy ..." imita-t-il. Soupirant, il se pencha en avant, posant ses coudes sur ses genoux en regardant le feu. "Tu sais que ce n'est pas possible aussi bien que moi. Je ne sais même pas pourquoi tu le demandes."

''Cet étudiant particulier est déjà au courant de certains détails et a de bonnes raisons de faire cette demande en ce moment'', répondit prudemment l'infirmière. Les yeux noirs de Severus se rétrécirent alors qu'il fixait les flammes vertes dansantes, son esprit s'éclaircissant et ses pensées se cristallisant soudainement avec une clarté douloureuse.

''Oh, tu ne peux pas être sérieuse. Granger?»

"Comment as-tu su?"

''Donnez-moi la force'', murmura-t-il, fixant le feu. ''Tu sais que je ne suis pas un idiot, Poppy. Qui d'autre serait-ce?''

"Oui, alors, c'est Miss Granger. Elle sait que nous sommes en guerre et elle veut aider. Ce n'est pas une mauvaise idée non plus; elle est certainement capable, et je pourrais utiliser un peu d'aide, et tu ne peux pas nier que ce serait utile voir vitale d'avoir quelqu'un proche de M. Potter qui sait comment traiter les blessures étant donné la fréquence à laquelle le garçon semble se blesser. Surtout maintenant. "

Il se renfrogna devant le feu et ne répondit pas, se pinçant l'arête du nez avec fatigue. Granger, donc; elle ne semblait jamais apprendre assez la miss-je-sais-tous. Pourtant, cela aurait pu être pire. Ça aurait pu être Potter. Maintenant, la pensée lui envoyait un frisson dans son dos douloureux. "Non."

Poppy parla de nouveau, son ton vif et professionnel. ''Si tu peux me donner une vraie bonne raison, Severus, alors je lui écrirai et lui dirai que ce n'est pas possible. Si cela mettrait en péril ta sécurité, ou perturberait les plans de l'Ordre, ou si cela la mettrait en danger. Mais si la seule raison de ton objection est que tu ne veux tout simplement pas qu'elle le fasse, alors tais-toi. "

Il se renfrogna à nouveau, sachant qu'il ne pouvait rien dire. Ce fut la seule raison, mais il la considérait comme un assez bonne. C'était lui qui allait devoir faire face à la réalité, après tout, en laissant la vers de livres lui tapé sur les nerfs et pleurnicher. Elle était assez insupportable dans son genre. Non, ce n'était pas vraiment juste ... il ne l'a détestait pas autant que certains de ses élèves, après tout, et même, il admettait qu'elle était intelligente, bien qu'à contrecœur. Pourtant, il doit y avoir un moyen de s'en sortir ...

''C'est une enfant.''

"Je lui ai dit ça quand elle m'a approché pour la première fois," dit sèchement Poppy." Elle a répondu, et je cite, 'Ok. S'il vous plaît dites à Vous-Savez-Qui que nous sommes trop jeunes en ce moment et qu'il pourrait certainement reporter son règne de terreur de quelques années jusqu'à ce que nous soyons majeurs."

Malgré lui, il renifla doucement. La fille avait un point là, aussi irritant que ce soit; les trois allaient être fortement impliqués, peu importe ce que les autres pensaient de l'idée.

Conneries; il n'avait pas d'argument solides contre ça et il le savait. Il n'y avait vraiment aucune raison logique et rationnelle de refuser la demande, mais il ne voulait vraiment pas qu'aucun des élèves sachent ce qui se passait réellement. Il voulait que ça reste privé, et il n'y avait aucun moyen qu'elle ne rapporte pas tous les détails aux petites vermines qu'elle appelait des amis. Dieu, ça finirait probablement partout dans l'école ...

"Qu'est-ce que tu lui as déjà dit?" demanda-t-il froidement.

''Ne prends pas ce ton avec moi, Severus Snape'' dit-elle sèchement. "Le Directeur l'a informé sur l'Ordre du Phénix lui-même, donc si tu as un problème avec ça, alors parle-en avec lui. Je ne lui ai pas encore parlé de toi; je voulais d'abord en discuter avec toi. Comme je l'ai dit, si tu as une objection raisonnable, cela n'arrivera pas, mais si non, alors je l'instruirait lorsque le trimestre commencera et lui expliquerai ce que signifie vraiment être un Guérisseur dans l'Ordre. "

Severus serra les dents; il détestait vraiment être acculé dans un coin. ''Il y aura certaines conditions", grogna-t-il, concédant sa défaite avec une forte réticence.

''Je vais seulement lui dire ce qu'elle a besoin de savoir. Comme tu l'as si astucieusement souligné, Severus, elle est toujours une enfant, et je veux la garder à l'écart du pire si je peux. Et si tu veux insister pour qu'elle jure de garder le secret, ne sois pas insultant; penses-tu vraiment qu'elle est du genre à bavarder? Ou que je la laisserais? "

C'était un autre bon point. Il souhaitait que ce ne soit pas le cas. Dans l'ensemble, cela n'allait pas être l'un de ses meilleurs jours. Regardant le feu avec une frustration impuissante, il secoua la tête. ''Nous allons essayer'', dit-il finalement avec mauvaise grâce. "Si ça ne marche pas, nous arrêtons tous."

"Merci, Severus." Après une pause, l'infirmière a demandé gentiment: "Ça va?" et il retint un soupir. C'était une question légèrement meilleure que celle du directeur - du moins il pensait qu'elle se souciait un peu de la réponse - mais pas de beaucoup.

"Je suis toujours là, n'est-ce pas?" répondit-il avec irritation. "Je suppose que je te verrai à l'école. S'il te plaît, essaie de te rappeler que tu n'es pas ma mère." Ses lèvres se tordirent en un sourire amer à cette pensée alors qu'il répondit sans enthousiasme à ses adieux et ferma la cheminée. Ainsi, il semblerait que le trimestre prochain, il finirait par servir d'outil pédagogique vivant pour Granger et sa quête sans fin pour tout savoir sur tout, alors même qu'il continuera de marcher sur une corde raide tendue entre deux maîtres, tout en évitant maintenant l'interférence maladroite du ministère.

Une vraie sinécure.

Alors même que le feu s'éteignait et que la pièce redevenait sombre et lugubre, l'agonie éclata dans son bras gauche, une sensation trop familière qui commença comme une brûlure et devint une douleur profonde presque lancinante. ''Oh, c'est vraiment merveilleux," cracha-t-il, se frottant le bras alors qu'il se levait et invoquait sa robe et son masque. "Une fin parfaite pour une journée parfaite."

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Hermione n'était pas sûre de ce à quoi elle s'attendait au siège de l'Ordre du Phénix, mais une maison géorgienne mitoyenne au cœur de Londres n'en faisait pas partie.

Le professeur McGonagall avait expliqué avant leur arrivée que c'était la maison de Sirius et qu'elle était restée vide et négligée pendant un certain temps alors qu'il était en prison et plus tard hors du pays, mais même ainsi, elle s'était attendue à quelque chose de ... plus grand.

À sa grande surprise, Ron attendait sur les marches à l'extérieur; il avait encore grandi, remarqua-t-elle distraitement en le serrant dans ses bras. "Tu n'avais pas à m'attendre ici."

Il lui sourit. "Mais si, bien sûrt. Maman nous fait tous nettoyer la maison. C'est sinistre là dedans. J'étais content de m'en aller."

"J'imagine, merci tout de même."

"Pas de problème. Alors voilà, tu as besoin de savoir quelques petites choses ... il y a un portrait de la mère de Sirius magiquement collé dans le couloir, c'est une méchante vielle -" Il jeta un coup d'œil coupable à sa directrice de maison, qui lui retourna son regard courroucé, et a continué, "- femme. Nous devons être très calmes dans le couloir parce que quand elle se réveille, elle crie des insultes à tout le monde. Je suppose que tout le reste peut attendre que nous soyons à l'étage avec les autres." Il a fait la grimace. "Il n'y a pas grand chose à dire, pour être honnête. Personne ne nous dit grand-chose."

"Parce que vous n'avez pas besoin de savoir, M. Weasley," lui dit McGonagall d'une voix ferme. ''Nous voici donc, Miss Granger; je vous laisse à vos amis.''

"Merci professeur."

Ron la conduisit dans le hall sombre avec une prudence exagérée et monta directement les escaliers; s'arrêtant dans le couloir pendant qu'Hermione ouvrait la boîte de transport de Pattenrond et le laissait aller explorer les lieux, Ron tendit l'oreille et grimaça. "Ils travaillent toujours au bout du couloir, je pense. N'y allons pas encore."

Hermione lui sourit. '' Laisse moi deviner, grosses araignées?

Il frissonna. "Énorme. Ce n'est pas drôle."

Elle lui tapota l'épaule et regarda autour d'elle alors qu'ils entraient dans la chambre qu'elle partagerait avec Ginny. "Alors c'est ça, le siège de l'Ordre du Phénix?"

"Ouais, ce n'est pas beaucoup, n'est-ce pas?" acquiesça-t-il ironiquement, se laissant tomber sur le lit de sa sœur. ''Rien de tout cela ne ressemble vraiment ce que nous pensions que ce serait. Nous en avons parlé tout l'été, mais… je ne sais pas. il y a des réunions. Fred et George ont travaillé sur quelque chose pour nous permettre d'écouter discrètement, tu verras plus tard, mais ça ne marche pas vraiment. Nous sommes tenus à l'écart.'' Il soupira. ''La seule personne qui m'a dit quoi que ce soit sauf 'bonjour' était Dumbledore, et il m'a juste dit de ne rien dire à Harry, mais il n'a pas voulut me dire pourquoi.''

"Il m'a écrit et a dit la même chose aussi. Pauvre Harry ... après tout ce qui lui est arrivé, il ne devrait pas rester seul."

Ils échangèrent des regards maladroits avant que Ron ne change de sujet. ''As-tu reçu une réponse de Madame Pomfresh pour l'apprentissage de la guérison?''

"Oui - elle a dit qu'elle devait d'abord obtenir l'accord de quelques autres personnes mais qu'elle pense que ça devrait aller. Je suppose que le professeur Dumbledore doit être d'accord, mais je ne sais pas qui d'autre. Je devrais savoir bientôt. "

"C'est bien, alors, je suppose."

''Alors Sirius est là?''

Ron haussa les épaules. ''Il l'est, mais ... eh bien, tu pourrais le voir plus tard. Il passe la plupart de son temps enfermé dans sa chambre. Il est un peu déprimé - il ne peut aller nulle part, avec le fait d'être un criminel recherché et tout, alors il est juste en train de se morfondre. Ou de se battre avec Snape. "

''Le professeur Snape est là?'n

''Non, merci Merlin.'' Il frissonna et lui sourit ironiquement. "Non, nous ne l'avons vu que deux fois. Il ne reste jamais longtemps. Il se présente à la réunion, puis sort d'ici aussi vite qu'il le peut. Les autres viennent pour les repas et autres choses parfois, mais pas lui, heureusement."

"Alors qui d'autre est ici?"

''À plein temps, juste Sirius, et maintenant nous jusqu'a la fin du trimestre. Lupin est souvent ici mais nous pensons qu'il va parler à d'autres loups-garous, tu sais, essayer de les convaincres de ne pas suivre Tu-Saus-Qui. Nous ne sommes pas sûrs ce que tout le monde fait, vraiment. Il y a un couple d'Aurors, Kingsley et Tonks - Tonks est cool, tu l'aimera - et Fol-oeil est quelque part, le vrai cette fois. Dumbledore et McGonagall passent parfois. Hagrid est venu une fois, mais maintenant il est aussi dans un endroit secret. Personne ne nous dit rien et je suis sur le point d'étrangler Bill pour être honnête, car il fait partie de l'ordre et le reste d'entre nous sommes simplement traités comme des petits enfants qui sont envoyés aux lit pour que les adultes puissent parler. "

Il avait l'air frustré, mais elle n'a pas eu la chance de répondre avant qu'une voix crit de l'extérieur, "Ron!"

"Quoi?" Cria-t-il en retour, assourdissant Hermione, qui le fusilla du regard.

''Est-ce qu'Hermione est arrivée?''

Elle roula des yeux - elle aimait les Weasley comme s'ils étaient sa propre famille, la plupart du temps, mais elle voulait parfois les tuer - elle alla vers la porte entrouverte et sortit la tête. "Tu pourrais essayer de me demander toi-même."

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Au cours des jours suivants, elle comprit la frustration de Ron. Ils étaient tous tenus à l'écart de tout ce qui était important, et les heures passaient dans une brume de pièces sombres remplies d'objets crasseux et dans certains cas assez dangereux.

Elle était très impressionnée par les oreilles extensibles, mais malheureusement, elles n'avaient réussi à les utiliser correctement qu'une seule fois; après cela, l'un des adultes avait compris ce qu'ils préparaient et mis de meilleurs charmes sur la porte de la cuisine. Elle ne vit Sirius qu'une ou deux fois et fut choquée par le changement en lui; il était devenu inhabituellement apathique.

Le portrait de Mme Black est rapidement devenu le fléau de son existence. Hermione aimait s'asseoir au bas des escaliers pour lire, où elle pouvait regarder les allées et venues, mais si le portrait la voyait, alors toute la maison était traitée par des cris déchirants à propos des Sang-de-Bourbe polluant la maison. Personne n'avait trouvé comment la faire taire, sauf en lui referment les rideaux au nez.

Vers la fin du mois de juillet, Madame Pomfresh arriva à Grimmauld Place et emmena promptement Hermione dans une pièce vide. "Très bien, Miss Granger, vous obtiendrez votre souhait. Si vous le souhaitez toujours, vous commencerez à travailler avec moi au début du trimestre et à vous entraîner pour devenir un guérisseur."

Sa première impulsion fut de hurler de joie, mais aussitôt l'euphorie s'évanouit; elle ne faisait pas ça pour le plaisir mais au cas où ses amis seraient blessés. Elle sourit un peu néanmoins. "Merci."

"Ne me remerciez pas. Vous ne savez pas dans quoi vous vous êtes lancé, pas encore, mais je ne nierai pas que je pourrais utiliser l'aide que vous représentez." L'infirmière la regarda un moment avant de sourire. "Assez de malheur et de tristesse pour l'instant; croyez-moi, vous aurez tout le temps d'être déprimé plus tard. Pour le moment, permettez-moi de vous présenter l'autre membre de notre petite équipe ..." Elle fouilla dans son sac et a sorti quelque chose de petit et carré, tirant sa baguette et redimensionnant ce qui s'est avéré être un cadre de portrait. ''Voici Dilys Derwent, ancienne Directrice et Maître Guérisseur. Dilys, voici Hermione Granger.''

La femme dans le portrait regarda Hermione de haut en bas pensivement à travers ses yeux plissés; c'était une grosse sorcière avec des cheveux gris bouclés et un air sans fioritures qui était complètement changé quand elle sourit joyeusement. "Alors, Hermione, on se rencontre enfin. J'ai beaucoup entendu parler de toi. Es-tu à moitié aussi bonne qu'on le dit?"

Surprise, Hermione cligna des yeux avant de se retrouver à sourire en retour. "Cela dépend d'avec qui vous avez parlé, je suppose."

"Ha. Bonne réponse. Je suis heureux de te rencontrer; bienvenue à bord."

"Merci."

"Vous n'obtiendrez pas un instant de paix à partir de maintenant," avertit Madame Pomfresh, souriant alors qu'elle remettait le portrait dans son sac. "Dilys discute constamment de tout et de rien, elle est une commére incurable et incroyablement curieuse, et a un sens de l'humour méchant qui ferait parfois honte à un chartier. Mais elle a bon cœur, peut garder un secret, ne commet pas d'absurdités et en sais bien plus sur la guérison que je ne le saurai jamais. Elle a été une bonne amie pour moi et j'espère qu'il en sera de même pour vous. "

"J'espère aussi," acquiesça Hermione; elle avait instantanément pris goût au portrait.

"D'accord, c'était fini pour la partie la plus amusante. Maintenant, nous devons discuter, sérieusement." Le sourire de Madame Pomfresh s'estompa alors qu'elle s'asseyait et d'un signe de main l'invita à faire de même. "Cela va être difficile pour vous, Miss Granger. Je vous appellerai à des heures indus au milieu de la nuit, et vous allez devoir apprendre très rapidement pour pouvoir faire tout ce dont j'ai besoin. Ce ne sera pas comme un apprentissage de guérison normal devrait être. À partir de maintenant, vous êtes un guérisseur en temps de guerre; je n'aurai pas beaucoup de temps pour vous apprendre à gérer les nez qui coulent des enfants et les éraflures de Quidditch. Vous traiterez des blessures, des malédictions, des mauvais sorts et des contre maléfices. Vous verrez également beaucoup plus clairement que quiconque ne devrait, les effets à long terme que cette guerre aura sur certains membres de l'ordre, vous aurez beaucoup à encaisser. Nous aborderons aussi la psychologie rudimentaire, en particulier liée aux traumatismes.

''Plus important encore, Hermione, si vous choisissez de faire ça, vous passerez beaucoup de temps avec le professeur Snape.''

''Le professeur Snape? Pourquoi?demanda-t-elle d'un air vide. Elle était vaguement consciente que le maître des potions préparait la plupart sinon la totalité des potions médicales pour l'infirmerie, mais très peu de guérisseurs apprenaient leur propre brassage, donc elle ne voyait pas pourquoi elle aurait besoin de passer du temps avec lui.

Madame Pomfresh regarda autour d'elle avec une expression troublée. "Ce que je suis sur le point de vous dire est l'un des secrets les plus importants de l'Ordre du Phénix," dit-elle finalement, tournant un regard attentif sur Hermione. "Vous ne pouvez pas dire un mot à personne."

Confuse et incroyablement curieuse, et se demandant comment cela était lié à Snape, Hermione hocha lentement la tête. "Je ne le ferai pas, je le jure."

L'infirmière hocha la tête et soupira. ''Vous savez que le professeur Snape était autrefois un Mangemort?''

"Oui..."

''Eh bien, en ce qui concerne Vous-Savez-Qui et les autres Mangemorts, il l'est toujours.''

Elle cligna des yeux et fronça les sourcils, réfléchissant à cela, avant de fixer la médicomage. ''Un agent double? murmura-t-elle, choquée; elle ne s'était pas vraiment posé de questions ou réfléchi à la raison pour laquelle Snape était dans l'Ordre ou pourquoi il n'était plus un Mangemort jusqu'à présent.

Madame Pomfresh acquiesça, son expression plutôt sombre maintenant. "Oui. Le professeur Snape s'est tourné vers l'Ordre du Phénix il y a de nombreuses années et est devenu notre espion. Vous-Savez-Qui croit qu'il est un Mangemort loyal qui nous ment et espionne l'Ordre pour lui. Nous encourageons cette croyance, en transmettant des informations de temps en temps, pour le convaincre que le professeur Snape est loyal, alors qu'il recueille des informations pour notre côté sur ce que font les mangemorts. "

Snape était un genre bizarre de James Bond? C'était tellement insensé qu'elle ne pouvait pas encore y penser. Secouant la tête, Hermione regarda plutôt sans but dans la pièce. "...Comment en êtes vous sûr?" demanda-t-elle enfin d'une voix plutôt petite. Harry et Ron disaient depuis des années que Snape était un traître, et elle l'avait toujours défendu, mais elle devait admettre qu'il y avait eu des moments où elle s'était un peu demandé.

L'infirmière lui lança un regard sévère. ''Je vais faire semblant de ne pas avoir entendu cela, Miss Granger,'' dit-elle doucement. "Pour ce cas précis, je pense que ce serait mieux si vous acceptiez que vous ne connaissez pas la vraie histoire et que cela n'a rien à voir avec vous."

Honteuse, elle hocha la tête, acceptant la réprimande. "Désolé. J'ai juste ... Non. Je suis désolé."

Tenant le regard sévère pendant un moment de plus, Madame Pomfresh hocha lentement la tête et se détendit. "Très bien, alors. Je suis parfaitement consciente de l'image que le Professeur Snape présente aux gens. Lui aussi d'ailleur. Beaucoup de gens doutent de lui, mais je ne suis pas l'un d'eux."

La certitude silencieuse dans sa voix la rendit encore plus honteuse alors qu'elle hochait à nouveau la tête. "Quel est le rapport avec moi?"

"La vie d'un agent double est très dangereuse", a déclaré l'infirmière catégoriquement. ''Le professeur Snape est fréquemment blessé. La vie parmi les mangemorts est désagréable, douloureuse et violente, d'autant plus pour un homme à qui on ne fait jamais entièrement confiance et qui doit parfois désobéir à des ordres directs. Cette guerre ne fait que commencer, mais si elle suit le même schéma que lors de la guerre précédente, il passera alors beaucoup de temps ici dans l'infirmerie. La tâche la plus importante d'un guérisseur de l'Ordre du Phénix est de garder notre espion en vie et fonctionnel; c'est le rôle principal que je joue dans l'Ordre. Et franchement, je pourrais avoir besoin d'aide de temps en temps; à tout le moins, quelqu'un d'autre devrait voir la vérité sur ce que nous faisons. "

Elle soupira. "Je ne vais pas vous mentir, Hermione. Cela va être extrêmement désagréable. Non seulement le travail lui-même sera extrêmement sanglant et même choquant, mais le professeur Rogue ... eh bien, vous connaissez sa disposition générale," dit-elle avec une prudence diplomate. ''Il est très stressé en ce moment, c'est compréhensible, et il souffre souvent. Pour être franc, Hermione, il va s'en prendre à vous''.

"Parce qu'il sait que Poppy ne supportera pas qu'il s'en prenne à elle," intervint joyeusement Dilys depuis le sac de l'infirmière.

"C'est vrai," approuva la médicomage avec un sourire légèrement triste. "Alors, voilà, Hermione. Si vous êtes déterminé à faire ça, vous verrez la vilaine vérité de la guerre. C'est sanglant et brutal et insensé et violent, et ce sera très dur pour vous émotionnellement et mentalement. Vous ne pourrez pas en discuter avec vos amis. Vous verrez des choses vraiment terribles et vous m'aiderez à ramasser les morceaux, et vous ne serez pas remercié pour cela. Voulez-vous toujours aider? "

Au moins ça, elle n'avait pas à y penser par deux fois. Rencontrant franchement les yeux de la sorcière plus âgée, Hermione acquiesça.

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Au milieu de toutes les inquiétudes concernant Harry après son quasi-échec avec les Détraqueurs et la frustration constante quand personne dans l'Ordre ne leur disaient rien, Hermione a été prise au dépourvu début août quand elle a vu le maître des Potions quitter une autre réunion mystérieuse.

Son mince et long cadre noir se détachant au milieu de la foule de sorcières et de sorciers traversant le couloir menant à la porte d'entrée. Devant les délires de Mme Black, elle se leva de son siège dans l'escalier où elle lisait et appela avant de pouvoir s'arrêter, ''Professeur Snape?''

Alors que les autres partaient, son professeur se retourna et la fusilla du regard alors qu'elle s'approchait de lui. Contrairement aux autres, il portait ses vêtements d'enseignement habituels, une robe noire sur un manteau et un pantalon noirs; bêtement, Hermione se demanda s'il avait déjà surchauffé, de porter autant de couches de noir pendant l'été. ''Puis-je vous parler un instant, monsieur?''

'' Miss Granger,'' dit-il froidement, essayant de rendre sa voix encore moins amicale que d'habitude, ''Jusqu'au premier septembre, je ne suis pas obligé de vous voir ni de vous écouter, ni aucun autre élève. Partez''

Réprimant intérieurement son tempérament, elle déglutit et se rappela sévèrement qu'elle était une Gryffondor. Elle essaya également de se rappeler que le professeur Snape était de son côté; en levant les yeux pour regarder l'expression de son visage, cela semblait assez difficile à croire, puisque le regard dans ses yeux noirs disait avec éloquence qu'il la détestait elle et tout ce qu'elle représentait. ''Je - je voulais juste vous remercier, monsieur. Je sais que je ne pourrais pas apprendre avec Madame Pomfresh si vous n'aviez pas accepté.''

Elle hésita, se demandant si elle devait dire quelque chose à propos de ce qu'il faisait pour l'Ordre, mais il lui enleva le choix en lui demandant avec un ricanement, "C'était tout?"

Décidant de ne pas pousser sa chance, elle hocha la tête doucement, et sa lèvre se courba avant qu'il ne se détourne et ne sort.

Eh bien, cela aurait pu mieux se passer, décida-t-elle tristement alors que son rythme cardiaque frénétique ralentissait jusqu'à quelque chose qui approchait de la normale.

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Severus n'était pas sûr de rire ou de vomir. Il regardait quelque peu incrédule depuis l'abri fragile de son coin habituel de la salle des professeurs alors que Dumbledore procédait à présenter Dolores Ombrage aux professeurs rassemblés, qui portaient tous des expressions similaires. La femme ne pouvait pas être réelle, décida-t-il avec espoir; la race humaine ne s'était sûrement pas détériorée à ce point.

Même l'expression joyeuse du Directeur avait l'air plutôt tendue alors que la vision impossible déclarait d'une voix aiguë et haletante que c'était absolument délicieux de les rencontrer tous enfin et qu'elle était sûre qu'ils allaient s'entendre à merveille. Si elle sourit, je vais me poignarder décida-t-il, essayant désespérément de ne pas attirer l'attention de Minerva - si sa collègue avait été dans son autre forme, son expression aurait indiqué qu'une boule de poils ferait bientôt son apparition.

Quand Ombrage s'approcha de lui avec son sourire brillant, brillant et absolument faux, Severus était conscient que tout le monde le regardait attentivement. Le regard de Dumbledore l'avertit de se comporter; les autres le regardaient tous avec une anticipation à peine déguisée. Le sourire joyeux sur le visage ressemblant à un crapaud s'évanouit alors que le nouveau professeur observait la vue, et Severus permit à un très mince sourire de toucher ses lèvres pendant une fraction de seconde alors qu'il la regardait; il était bien conscient de ce à quoi il ressemblait, merci, et il avait gardé son meilleur air renfrogné juste pour ce moment.

''Et voici Severus Rogue, notre maître des potions,'' dit Dumbledore un peu inutilement, essayant de paraître joyeux et faisant semblant de ne pas être légèrement anxieux de ce qui allait se passer.

Sa poignée de main était à peu près aussi grasse qu'il l'avait prévu; résistant à peine à l'envie d'essuyer sa main sur sa robe en l'éloignant d'elle, il réprima son air renfrogné assez longtemps pour lui donner un air de désintérêt neutre, légèrement inamical, regardant les scintillements dans ses yeux alors qu'elle le regardait de haut en bas - avec quelques difficultés; il mesurait bien plus d'une tête par rapport à elle.

Désapprobation, bien-sûr, se concentrant brièvement sur ses cheveux sales et son nez surdimensionné, mais - oui, c'était là, le regard d'une fraction de seconde sur son bras gauche. Fudge lui avait dit, alors ... Et elle avait peur. Premier point pour moi, je pense. Peut-être que ce ne serait pas si mal après tout, surtout avec les regards sur les visages de certains de ses collègues.

Dumbledore l'a escortée courtoisement hors de la salle du personnel, hochant la tête et souriant et faisant semblant d'écouter alors qu'elle parlait de vouloir revoir les sujets individuellement. Une fois la porte fermée, Minerva expira lourdement par le nez et ne dit à personne en particulier: "Le pays tout entier a-t-il perdu la raison?"

"Vous l'avez aimé, alors?" Demanda sèchement Filius, il eu pour toute réponse un grognement et un regard noir.

"Elle semblait familière," dit pensivement Severus. "Quand j'étais jeune, ma mère a brièvement tenté de me faire assister à un groupe de jeu moldu local ..."

''Et combien de temps cela a-t-il duré? Demanda Rolanda Hooch.

"Environ une semaine et demie," répondit-il doucement, souriant un peu à ce souvenir. Même en tant que très petit enfant, il n'avait eu aucune compétence sociale et ne jouait pas bien avec les autres. "Bref, la femme en charge lui ressemblait beaucoup. Même voix hideusement haletante, même façon de parler incroyablement condescendante, même cardigan rose horrible. Elle a probablement des mouchoirs bourrés dans les deux manches," ajouta-t-il avec un léger frisson de dégoût. "Elle se rend compte que nous n'avons pas quatre ou cinq ans, n'est-ce pas?J'ai hâte de voir comment elle traitera les étudiants. Les petits salauds la mangeront vivante.''

"Tu n'as pas encore entendu le meilleur de ça," dit sombrement Minerva. "Le Ministère a réussi à obtenir toutes sortes de concessions ridicules. Le pouvoir qu'il a donné à cette femme est dégoûtant, franchement ..."

Alors qu'elle commençait à esquisser un cauchemar fantastique d'inspections, d'entrevues et de censure, Severus sentit un léger frisson d'appréhension se propager dans son dos alors qu'il comprenait l'avertissement du directeur.

Le Ministère faisait tout son possible pour fermer Poudlard, ou du moins pour supprimer la plupart des professeurs. Ils pouvaient rendre les choses tellement plus difficiles ... Il avait un très mauvais pressentiment à ce sujet.

Une fois la réunion terminée, il avait l'intention de se faufiler dans ses jolis cachots tranquilles et d'essayer de se détendre et d'obtenir un peu de paix, car la paix allait probablement bientôt manquer, mais il n'était même pas arrivé aux portes avant que Poppy ne le coince et ne le traîne jusqu'à l'infirmerie pour un bilan de santé.

Résigné à son harcèlement après tant d'années, il ne prit pas la peine de perdre son souffle à se disputer, et se soumit étonnamment docilement; une demi-heure plus tard, il se tenait au milieu de son bureau avec juste ses sous-vêtements, essayant de ne pas trembler alors que sa baguette le vérifiait.

''Je ne sais pas pourquoi tu t'embête'' lui dit-il, frissonnant légèrement - c'était peut-être le mois août, mais c'était toujours un château en pierre en Écosse, et il ne faisait pas assez chaud pour être debout dans son boxer. "Je peux te dire ce que tu trouvera." Il prit une expression ennuyée et commença à marquer des points sur ses doigts. ''J'ai perdu du poids, mes impulsions nerveuses sont anormales, mon rythme cardiaque est légèrement arythmique, mon métabolisme et mon activité thyroïdienne ont tous deux augmenté, il y a des signes de tension et d'inflammation dans mes articulations, mon système digestif ne fonctionne pas comme il le devrait ... "

"Mais malheureusement, tes réflexes de sarcasme sont très bien," dit Poppy avec irritation, poussant sa baguette sous ses côtes avec avertissement. "Nous allons faire ça tous les mois. Si tu continue à te disputer avec moi, je le ferai chaques semaines. Tien bon et ne cligne pas des yeux." Elle fit briller la pointe illuminée de sa baguette directement dans ses yeux, agrippant son menton pour maintenir sa tête en place, puis examina vivement ses oreilles, son nez et sa gorge. "Très bien, nous avons fini pour le moment. Habille-toi et arrête de me regarder."

Roulant des yeux, Severus fit ce qu'on lui avait dit, observant son visage alors qu'elle triait les résultats pendant qu'il remontait sa chemise et remettait son manteau. "c'est bon?"

"Oui, oui, tu avais raison, mais il n'y a pas de quoi être fier." Elle secoua la tête et lui lança un regard désespéré. ''C'est beaucoup de dégâts pour juste quelques mois, Severus.''

''C'etait toujours mauvais pendant l'été'', a-t-il souligné, s'asseyant pour remonter ses bottes. "Maintenant que je suis de nouveau au travail, je ne serai plus invoqué aussi souvent."

"Même ainsi, c'est trop pour une si courte période." Elle soupira. ''Tu dois mieux prendre soin de toi, Severus. Tu en sais autant sinon plus, concernant les effets sur ta santé que moi et tu n'es pas stupide.'' Elle fit claquer sa langue, baissant les yeux sur ses notes. "En particulier, tu dois arrêter de boire. Tu as perdu plus de trente-cinq pour cent de tes fonctions hépatiques depuis le trimestre dernier. Tu as dû passé la majeure partie de l'été dans le coma en état d'ébriété pour y parvenir."

"Cela semble juste," acquiesça-t-il indifférent, en haussant les épaules dans sa robe. "Ne me lance pas ce regard. Je ne boirai pas à l'excès pendant que je travaille."

"Tu ne devrais pas boire du tout. Il y a de meilleures façons de faire face. Je t'ai déjà dit tout cela." Poppy secoua la tête. ''Je voudrais te faire promettre que tu réduira, mais je sais que tu ne le fera pas. Faite juste attention. Et tu devrais aussi surveiller ton régime alimentaire plus attentivement - tu as raison, tu as perdu du poids, et tu n'avait pas grand-chose à perdre. "

Il renifla. ''J'ai eu une insuffisance pondérale toute ma vie. Cela ne changera pas. Le fait que je perde toujours du poids quand je suis stressé ne changera pas non plus. De plus, je n'ai pas vraiment envie de manger en ce moment.''

''Tu n'es pas un idiot, alors ne prétends pas en être un. Tu sais que tu dois mieux prendre soin de toi, sinon tu ne pourras pas tenir.''

"Tu n'es pas idiote non plus," rétorqua-t-il, "et tu sais que je vais continuer à fonctionner."

''La vie est plus que juste survivre, Severus,'' lui dit-elle tristement.

Pas pour moi. Il haussa seulement les épaules en réponse. "Rien d'autre?"

Secouant la tête un peu tristement, elle se retourna vers ses notes. ''Tu as raison au sujet de l'inflammation des articulations et des impulsions nerveuses. Ce n'est pas aussi grave que je m'y attendais, cependant; il semble que ton corps se souvienne encore comment faire face. Il y a eu de nombreuses améliorations dans les potions de guérison au cours de la dernière décennie ; nous devrions être en mesure de le traiter un peu plus efficacement cette fois. Si tu t'assure d'être assez fort. "

"J'ai compris le message," grogna-t-il, exaspéré.

"Toi et moi savons tous les deux que cela ne veut pas dire que tu écoute réellement, mais je ne continuerai pas à insister sur ce point." Elle mordit de nouveau sur sa langue en scannant le parchemin. "Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si mauvais si tôt." Levant les yeux, elle rencontra gravement ses yeux. "Est-ce que ça va être meilleur ou pire que la dernière fois?"

Il haussa de nouveau les épaules. ''Je ne sais pas, Poppy. Ce sera mieux à certains égards, parce que je me tiens bien plus haut maintenant que je ne le faisais alors, mais pire dans d'autres, parce qu'il est beaucoup moins sain d'esprit et semble plus enclin à évacuer ses émotions sur nous. Je ne sais pas de quelle manière l'équilibre va changer. Il est trop tôt pour le dire. ''

"Risque une supposition."

Severus y réfléchit. "Mieux à court terme", dit-il finalement. "Mais nous avons - selon une estimation prudente - plusieurs années de guerre devant nous. Je pense qu'à long terme ce sera pire ... pour nous tous."

''Ce n'est pas ce que j'espérais entendre, mais c'est à peu près ce à quoi je m'attendais. Très bien, Severus, nous avons fini pour le moment. S'il te plaît, essaye de prendre un peu plus soin de toi. Espérons que je ne te verrai pas ici avant le mois prochain , mais je soupçonne que c'est un espoir vain. "

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Et les voilà de nouveau. Septembre le premier.

Le début d'une autre année.

Severus se tenait immobile sur les remparts, regardant à travers l'obscurité grandissante de la soirée d'automne, les voitures déchargeant une autre charge d'étudiants. Les Thestrals se tenaient impassibles alors que les enfants inconscients se rassemblaient autour d'eux et entre eux, bavardant et riant en saluant leurs amis, se poussant et se bousculant de manière ludique. Caché à leur vue - l'un d'eux avait-il pris la peine de lever les yeux vers les ombres de plus en plus profondes- ses mains serrées en poings alors qu'il les regardait.

Ses yeux sombres étaient triste alors qu'il observait les enfants se taquiner alors qu'ils se dirigeaient vers l'école pour commencer une autre année, écoutant leurs rires sans expression réelle sur son visage.

Ils n'avaient aucune idée.

À peine quelques semaines auparavant, ces enfants s'étaient assis dans la Grande Salle et avaient écouté le Directeur leurs dire que leur monde était terminé, qu'un sorcier qu'ils n'avaient connu que dans des histoires - à peine un épouvantail - était de retour; pourtant clairement la nouvelle n'avait pas eu beaucoup d'effet. Un ou deux d'entre eux semblaient plus calmes, plus discrets - presque contre sa volonté, ses yeux cherchaient le Trio d'Or trois fois maudit, Potter et ses petits acolytes; aucun d'entre eux ne souriait - et certains, malheureusement pour la plupart de sa propre maison, se taisaient à la manière de ceux qui cachaient des connaissances secrètes; mais dans l'ensemble, les enfants plus jeunes n'étaient pas du tout affectés.

Il porta automatiquement une main à sa manche, frottant sans relâche son avant-bras gauche, ses longs doigts traçant la marque cachée sous le tissu noir.

S'ils savaient seulement. Serrant sa main dans un poing alors qu'il la tirait loin de son bras, il se détourna et commença à descendre dans la grande salle, pour prendre sa place à la table des professeurs et regarder le tri avant de retourner dans le silence des cachots, de s'asseoir et de regarder le feu et d'attendre avec effroi la brûlure de plus en plus familière qui le rappellerait une fois de plus en enfer.

L'été avait été très long et il ne faisait que commencer.

En quittant sa cachette, il entendit à nouveau le rire éclatant et joyeux des jeunes qui arrivaient. Ils étaient si innocents, si béatement ignorants de leur monde qui s'effondre tout autour d'eux.

À ce moment-là, il les détestait.