Mon aventure donc, voilà où on en était juste avant n'est-ce pas. C'est un peu la découverte quand je quitte le parc Robinson parce que je n'ai pas le moindre souvenir de ma dernière escapade je vous avoue. Et vu que vous suivez l'histoire à travers moi… Oh, trop bizarre cette phrase, brrrrrr. Enfin bref, vous m'êtes totalement inutiles en fait.
Donc ! Je passe le buisson nudiste avec qui je ne m'arrête pas pour faire un brin de causette hélas, pas le temps. J'ai une jolie fleur à sauver moi ! Et en parlant de fleur, pendant que je cherche le nez au vent la première boulangerie du coin, je m'interroge sur ce que m'a dit Cassandra. Pourquoi j'arrêtais pas de palabrer sur un type avec des fleurs moi ? J'espère que j'ai pas eu l'idée stupide d'en offrir à Ivy… Pourtant la cuite au bloody mary était passée quand je suis sortie chercher ces viennoiseries, j'en mettrai ma main à couper. Et vu que j'ai bien l'intention de continuer à pouvoir m'en servir – c'est tout de même vachement utile – je suis assez certaine de ce que j'affirme !
Je flaire soudain une bonne odeur de beurre et de sucre qui flotte dans l'air, signe que ce que je cherche n'est pas loin. Suivant la piste tel Bruce quand sont livrées ses croquettes préférées, j'arrive enfin devant une vitrine où s'étalent petits pains et pâtisseries en tout genre. Miam, j'ai une de ces dalles en plus. Mon estomac à dessert – petite dédicace, soyez pas jaloux si vous ne vous reconnaissez pas, j'ai une commission pour ça, enfin je crois – se met en pilote automatique, et j'oublie un peu la raison pour laquelle je suis là en premier lieu.
Dilemme, je ne sais pas quoi choisir. Les pains aux raisins me font de l'œil et j'ai pas envie de demander à Cass' de partager le sien avec moi. Toute façon cette gamine est tellement radine, elle me ferait même pas don d'une miette je suis sûre. La sale gosse. Et puis les autres pâtisseries vont être tristes si je ne les choisis pas… Oh, que faire ?
—Je voudrais une demi-douzaine de chaque ! je crie finalement en jouant des coudes pour atteindre la caisse.
—Hey ! Faites la queue comme tout le monde ! commence à s'énerver l'un de ceux à qui j'ai presque foutu ledit coude dans la tronche.
Je me retourne et le fusille du regard pour bien lui faire piger que je m'en tape comme de l'an quarante de son avis. Je suis, ou plutôt j'étais, une super vilaine ! L'égérie du Joker ! Le Harlequin le plus célèbre de Gotham bordel ! Encore aujourd'hui aussi d'ailleurs, même si cette popularité n'est plus valable pour les mêmes raisons. Mais bref ! Ces abrutis devraient s'estimer heureux que je ne braque pas cette foutue boulangerie au lieu de me faire chier à payer. Mais bon, avec mon nouveau statut de gentille, les seules victimes seront les viennoiseries… Je m'apprête à lui faire part de ma façon de penser justement lorsque l'une des boulangères m'interpelle.
—Oh mais c'est vous !
—Vous ? je fais en écho.
—Oui ! Vous étiez là hier.
—Ah, moi. J'étais là hier ? Bizarre, je m'en souviens pas, vous devez me confondre madame. Mes pâtisseries vont pas se mettre dans un sac toutes seules par contre vous savez ?
—Mais si ! Je suis sûre que c'était vous ! Vous avez commandé la même chose qu'aujourd'hui parce que vous n'avez pas réussis à vous décider sur quoi choisir.
Ah, bon. Soit cette femme à des pouvoirs psychiques et elle lit dans mes pensées depuis que je me suis mise à baver devant sa vitrine, soit j'étais bien là hier. Et soudain, mes connexions neuronales quelques peu défectueuses – produits chimiques, tout ça tout ça, j'vais pas vous refaire tout le topo hein – se raccordent enfin. Oubliant, pour un instant en tout cas, mes pâtisseries, je saute derrière le comptoir de caisse sous les regards surpris des gens.
—Vous allez pouvoir m'aider vous ! que je fais à la vieille boulangère dont les yeux menacent de sortir de leurs orbites.
—Oui ? fait-elle un peu craintive. Je vous rajoute des bonbons aussi avec votre demi-douzaine de tout ?
—Oh, ça plaira à Bruce et Bernie ça ! Pourquoi pas ! Mais changez pas de sujet, vous dites m'avoir vu hier donc. Qu'est-ce que je foutais là ?
—Vous…vous commandiez comme aujourd'hui.
—Ahein, oui, d'accord, on peut passer la deuxième ? C'est que je suis un peu pressée voyez-vous, ma copine est en train de clamser dans un chou – non, pas pâtissier celui-ci – pendant qu'on cause gâteau là. Et apparemment, vous êtes la clef de ma mémoire fêlée, alors on accélère !
—Je vous ai servis votre commande, vous avez cherché votre porte-monnaie dans vos poches. Sauf que vous n'aviez pas de poche, il était dans votre soutien-gorge, commence-t-elle à déblatérer en vitesse accélérée.
—Ah oui, je déteste emmener un sac à main, trop encombrant pour fuir quand j'ai les flics au cul… Ou Batou. Ou un type pas content que j'ai levé sa nana et éclaté ses boules de Noël. Enfin je m'égare, poursuivez.
—Ou..oui. Donc vous avez payé, mais au lieu de sortir vous avez insisté pour tout goûter parce que vous ne vouliez pas revenir pour vous faire rembourser si jamais nos produits ne convenaient pas.
—C'est tout moi ça, tellement prévoyante. Pourquoi j'ai pas prévu ce qui s'est passé ensuite alors ?
—Vous parlez du braquage ?
—Oh merde, je vous ai braqué ? Vos pains au chocolat devaient être dégueulasses et je voulais récupérer mon fric j'imagine, dis-je avec une moue dubitative.
—Heu, non, ce n'est pas vous qui nous avez braqué. Par contre vous avez mis une sacrée correction à celui qui l'a fait.
—Ohw, oups. Enfin cool que j'ai fait ça ! Non ?
—Si si, merci à vous d'ailleurs. On n'a pas eu le temps de vous remercier, vous étiez déjà partie avec vos pâtisseries.
—Ah… Et heu, vous sauriez pas où je suis allé ensuite des fois ?
—Vous avez juste marché dans l'avenue jusqu'à ce qu'on ne vous voie plus.
—Hum… Bon, plus qu'à retourner marcher dans l'avenue le cœur ouvert à l'inconnu alors ! Ciao !
Je claque une bise sur la joue de la pauvre vieille qui à l'air d'avoir du mal à me suivre – et en même temps ça se comprend, ptet vous êtes paumés aussi – et j'embarque mes pâtisseries sous le coude. Direction… bah tout droit donc.
Visiblement c'est une rue commerçante, je vois plein de boutiques qui me font de l'œil avec les soldes. OH ! Les soldes ! C'est le moment de faire chauffer la carte bleue ! Ah… mais non, qu'est-ce que je raconte, je dois sauver Ivy, pas le temps pour les soldes. Bon, plus qu'à prier pour pas finir de nouveau avec l'équivalent d'un bâtiment sur le coin du crâne et être de retour pour la dernière démarque ! J'espère que y'aura au moins un chapitre shopping…
J'avance, j'avance, mais toujours pas l'ombre d'une idée d'où je vais, ni d'où je dois aller d'ailleurs. Je me retourne pour voir si la boulangerie est toujours visible de là où je suis. Semblerait que non, je dois être presque arrivée ! Ma tête faisant des aller-retours de droite à gauche comme si je regardais un match de tennis, je cherche. Quoi donc ? Aucune idée non plus, mais ça me laisse plus de chances de trouver, non ? J'arrive finalement au bout de l'avenue, mon sac de viennoiseries est déjà à moitié vide et j'ai pas trouvé même si j'ignore ce que je cherche. Putain, et ma mémoire qui vaut pas un clou et qui veut pas se réveiller là…
—Oh non ! La folle ! j'entends qu'on m'interpelle.
—Oui ? Enfin vous pourriez être poli, on dit mentalement instable, merci. En plus y'a du progrès, j'ai tué personne depuis…le dernier film des Birds of Prey. Bon, pas garanti que j'en bute pas un ou deux dans le prochain Suicide Squad. J'aime pas qu'on me chie dans les boots, j'y peux rien.
—Partez où j'appelle les flics ! crie la femme – car oui c'est une femme – qui a des allures d'hystérique en me regardant.
Et à part ça, c'est moi la folle hein. Le monde marche sur la tête, moi je vous le dis. Quelque peu vexée, je commence donc à me défendre. Ai-je précisé que j'avais envisagé une carrière d'avocat ? Ceux qui plaident, pas qui se mangent. Peut-être que j'aurais encore tous mes neurones branchés si j'avais opté pour ça tiens… Enfin, pour peu que je sois tombée sur Poussin comme client à défendre vous me direz.
—Oh, calmos, j'ai rien fait là, j'essaie de calmer la cinglée. Enfin pas encore en tout cas. Et oui, j'ai payé ces gâteaux ! Non mais…
Et oui, moi j'ai le droit de la traiter de cinglée, je suis la première concernée. Je la vois ensuite qui saisi un téléphone et commence visiblement bel et bien à taper le numéro des flics quand je remarque un truc intéressant. C'est une fleuriste en tablier et devant sa boutique s'étale justement tout un tas de fleurs en tout genre. Coupées en bouquet, séchées, et même, comble du sacrilège, en plastique. Un vrai bain de sang. Enfin de chlorophylle ici.
Et ça fait tilt dans la tête, pas trop tôt : je me revois péter un câble sur cette femme et son étal dont elle vantait les mérites hier. Bon, j'avoue, la cause écolo je m'en soucie pas plus que ça d'habitude. Mais si je veux devenir la copine de ma belle empoisonneuse, je me suis dit que peut-être fallait commencer à l'être.
—Vous avez pas un pote, un mari ou que sais-je encore comme collègue avec qui vous bossez des fois ? je lui demande, nullement affolée alors que j'entend l'opérateur des flics décrocher et demander quelle est son urgence.
—Au secours, on m'agresse ! Cette femme a déjà vandalisé mon magasin de fleurs hier et elle est revenue aujourd'hui.
Elle commence à me courir le bourgeon celle-là avec ses conneries. Peut-être bien qu'hier j'ai abusé, j'men souviens à peine pour être honnête. M'enfin là j'ai RIEN fait. Déposant mes précieux gâteaux sur l'un des présentoirs fleuris, j'avance vers elle qui arbore une tête comme si elle allait se pisser dessus. J'attrape ensuite son téléphone et lui fait signe de se taire parce que sinon je vais lui en coller une, c'est sûr. Dieu – ou Satan peut-être, allez savoir qui écoute le plus mes prières entre les deux – merci, elle se la ferme.
—Allô ? fais-je dans le combiné. Oui non, c'est une fausse alerte. Mon amie à côté a quelques troubles psychologiques qui la font paniquer pour peu de choses.
La personne à l'autre bout de la ligne à l'air plus que surprise de m'entendre être aussi calme alors qu'on vient de m'accuser d'être une folle prête à agresser l'autre crétine. Crétine à présent recroquevillée à côté de moi et en train de chialer soit dit au passage. Mais je les connais ces gars de la police. Dans une ville comme Gotham avec un taux de criminalité aussi élevé et vu le nombre de vilains au kilomètre carré, ils ont pas envie de se bouger le cul pour un petit truc comme ça sans « gravité ». Des feignasses, même si présentement ça m'arrange bien.
—Ah ? Quoi donc comme troubles ? Attendez un peu, dis-je en observant quelques seconde l'hystéro-chialeuse, je partirais sur une enfance difficile avec une mère absente, peut-être violente et maquée même. Ce qui donc a conditionné sa vision des femmes sûres d'elles comme étant obligatoirement violentes alors que franchement, je ne ferais pas de mal à une mouche. Sauf si elle me fait chier bien sûr. La mouche, pas la fleuriste. Quoique ça dépend ça aussi. Enfin vous voyez le genre, beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Comme les mouches oui, vous voyez que j'ai raison. Aller, salut !
Je raccroche, repose le combiné et me retourne pour observer la femme à mes pieds. Immédiatement, elle se remet à s'agiter et chialer de plus belle quand je l'attrape au col et la soulève.
—Oh, c'est bon le cinoche là, je suis une bien meilleure actrice en plus. Donc, ce collègue ? Non ? Ça vous dit rien ? Parce que bon, j'ai pris du béton sur la gueule en plus d'un empoisonnement à chais pas quoi et je me souviens pas pourquoi je délirais sur un homme fleuriste. Vous êtes sûre que vous êtes bien une femme, dis-je ensuite en l'observant d'un œil critique.
—Mais qu'est-ce que vous me voulez ? s'apitoie-t-elle de plus belle.
—Chérie, connecte tes oreilles, je viens de te le dire.
—Je ne connais pas d'homme fleuriste ! hurle-t-elle. Vous avez vandalisé mon magasin et après vous êtes partie vers le centre ville.
—Le centre ville, je fais pensivement. Mais qu'est-ce que je suis allé trainer mon corps de rêve là-bas au lieu de rentrer moi…
—Vous parliez d'une croisade anti-fleuriste et vous m'avez demandé le prochain magasin le plus proche…
—Ah, voilà qui fait sens oui. Et donc ? Le plus proche ?
—Il n'y en a pas, mais il y a une herboristerie vers le centre ville.
Je commence sérieusement à en avoir plein le cul de ce petit jeu de piste là, pas vous ? Je relâche la femme qui tombe comme une poupée de chiffon, visiblement vidée par sa crise de nerfs totalement inutile. Bon, direction le centre ville et cette herboristerie. D'ailleurs, quand je finis enfin par mettre la main dessus, je me dis que c'est étrange cette vieille boutique mal foutue dans un tel quartier. Enfin le centre ville de Gotham c'est quand même un poil huppé, non ? Enfin bref, je pousse la porte qui déclenche une sonnette et entre dans le magasin. Un peu lugubre d'ailleurs, on se croirait dans une boutique de sorcier vaudou ou un truc du genre.
—Wouhou ! Ya quelqu'un qui tient cette échoppe flippante ou pas ?
Pas de réponse, alors j'avance un peu plus en me dirigeant vers le comptoir en bois tout en détaillant les étagères où s'alignent plein d'herbes et autres grains chelou séchés. Ah ouais, j'ai dû foutre un bon bordel ici aussi hier vu le nombre de plantes assassinées et exposées pour être vendues. J'emmènerais pas Ivy faire un tour par ici, quel barbarisme planétaire. Heu, plantaire. Enfin sur les plantes quoi.
Arrivée devant le comptoir, je sonne et poireaute comme une idiote car personne ne daigne toujours se pointer. Le service client est merdique franchement. Et comme je m'ennuie, je finis par ouvrir tous les bocaux qui s'étalent sur la surface en bois pour jouer aux billes avec les graines de… Bah des graines de je ne sais quoi. C'est pas moi la botaniste de l'histoire hein. Soudain, alors que je viens juste de faire rouler un bon paquet desdites graines par terre, je sens une odeur particulièrement délicieuse qui s'élève. Un peu sucrée, ça me rappelle un mélange entre le chocolat et… La rose un peu.
Bon, vu que personne se ramène et que j'en ai marre d'attendre, j'enjambe la caisse et part dans l'arrière-boutique à la recherche de la source de cette odeur entêtante. Et là ! Devinez un peu sur quoi je tombe. Alors ? Des idées ? Non c'est pas une collection de DVD pornos version trip écolo sous LSD. Qui a émis cette idée ridicule ? Enfin, peut-être que ça pourrait être intéressant cela dit. Mais non, c'est pas ça.
Le suspens étant insoutenable – traduction : vous êtes nuls en devinette – c'est donc une sorte de labo façon hippie Woodstock qui se dévoile sous mes yeux. Des tubes en verre de partout et contenant des mixtures non-identifiables, des schémas de chimie. Oui j'ai encore quelques notions, arrêtez de me prendre pour une conne. J'ai quand même fait des études de haut vol ! Et bref, tout un tas de barda scientifique au rabais, c'est pas Wayne Industries non plus, qui court dans toute la pièce. Où est-ce que je suis tombée moi ? Traffic de drogue possiblement. Hum…
En tout cas, l'odeur que j'ai sentie se fait de plus en plus forte. Du coup, je commence à renifler tous les flacons que je vois pour trouver duquel ça provient. Peut-être pas l'idée du siècle d'ailleurs de sniffer ces produits inconnus.
—Eh bien, eh bien… Tu reviens aujourd'hui et tu agis aussi stupidement qu'hier à ce que je vois.
Encore un tube à essai à la main, je me retourne vers la personne qui vient de parler et qui se dissimule dans l'ombre. Plissant les yeux, j'essaie de distinguer à qui j'ai à faire.
—Heu, ça vous dirait pas de vous avancer un peu que je vous vois ? Parce que bon, moi je me souviens pas d'être venue hier.
—Que tu aies survécu est déjà un exploit en soi, Harley Quinn, fait-il – oui je suppose que c'est un homme vu son timbre de voix – en se dévoilant enfin à moi.
Peut-être que j'aurais dû m'abstenir de lui demander de se montrer en fin de compte. Je vous jure, vous verriez sa tête… Bah c'est le seul truc un peu humain en fait. Le reste…
—Oh mon pauvre petit, t'as vraiment une sale gueule. Non mais vas-y, retourne dans l'ombre, en fait ça me dérange pas, je lui dis d'un air dégouté. Sérieux, ta mère elle était arboriphile ou quoi ?
Ah, j'y suis peut-être allée un peu trop fort car les lianes ou espèces de tiges qui constituent son corps s'agitent méchamment. Ouais, un peu comme ma jolie fleur et sa Hot-liane apprivoisée là. Sauf que bon, soyons honnêtes, Ivy est super sexy. Sexy en diable même. Lui à côté… C'est juste un hybride raté entre un humain et un arbre. Répugnant je vous dis. Même Gueule d'Argile est plus beau.
—J'imagine que c'est elle qui t'a sauvé de mon savant mélange toxique… fait-il en ignorant mes remarques. Parfait, parfait, c'est encore mieux que je ne l'espérais. Elle doit être affaiblie maintenant et je n'ai plus qu'à aller la…cueillir.
—Hey face d'écorce ! je l'interromps dans son traditionnel monologue de méchant tellement débile qu'il allait me dévoiler tout son plan. Touche pas à Ivy, c'est moi qui vais botter ton cul déraciné. Et puis t'es qui d'abord pour oser t'en prendre à elle ? Un fan ? Un admirateur secret ? C'est pour ça le look écolo abusé là ?
—Je suis l'Homme Floronique, pauvre idiote d'harlequin inutile ! s'énerve-t-il soudain, dardant ses lianes vers moi. Mon poison t'a-t-il donc rongé le peu de cervelle qu'il te reste ?
—Oh putain ! L'homme qui vend des fleurs ! C'était toi ! Comme quoi je suis pas cinglée en fait ! Enfin, pas là disons.
—Tu étais déjà fatigante hier… dit-il alors que je sens un truc me piquer la nuque.
—Aïe ! Mais qu'est-ce que tu m'as injecté là avec tes tentacules dégueu !? On t'a jamais dit que si la fille dit pas oui tu pénètre pas ? Même pour les délires toxicos ! Les hommes…tous les mê…
Ooookay… J'imagine que là, vous avez pigé que je suis en train de tomber dans les vapes. Oui, encore, je sais. Et là, pas de Ivy pour sauver mes miches, ni de baiser de princesse pour plonger avec délice dans l'inconscience. Et mes viennoiseries que j'ai laissé à l'entrée… Journée de merde.
