Contexte et disclaimer: L'histoire se passe pendant la 7ème année de nos héro. Elle prend en compte ni l'univers d'Harry Potter, ni certains éléments du livre. Rogue est vivant. Les personnages et le monde d' Harry Potter appartiennent à JK Rolling.


Chapitre I : Petit embryon

Seule, dans ma chambre, je m'étais recroquevillée, de sorte à me faire aussi petite que possible. Je savais que ça n'allait pas tarder et je n'aimais pas cela du tout. Hélas, malgré tous mes efforts, les larmes me montèrent aux yeux. Dans à peine quelques heures, ma famille allait devoir se rendre au ministère de la magie, pour y être jugé, et cela me terrorisait. Depuis l'aube, je me demandais ce qui allait bien nous arriver, surtout après tout ce que nous avons été forcés de faire.

- Pansy, on doit y aller, je t'attends en bas avec ta mère, m'appela mon père.

Je serai les dents, le temps était passé trop vite. Je descendis les escaliers du manoir et rejoignis mes parents près de la cheminée. Avec de la poudre au creux de sa main, mon père me demanda de prendre place, avant de prononcer l'adresse du ministère. Une épaisse fumée verdâtre s'empara de la pièce, pendant que mon corps quitta le domaine des Parkinson.

Le hall du ministère de la magie était tellement haut, que je distinguais à peine le plafond. Prise soudaine d'un vertige inexpliqué, je baissai la tête, tandis que mes parents apparurent à mes côtés. Doucement alors, ma mère me sourit et me rassura sur notre futur, pendant que mon père nous guida à travers la masse. Nous longeâmes plusieurs couloires, avant d'enfin arriver à destination. Mon père quelque peu nerveux, poussa la porte et nous pria d'entrer. La salle d'audience dans laquelle nous devions être jugés - à mon plus grand regret - était déjà bien été remplie. Je balayai la pièce du regard, dans l'espoir de croiser quelque connaissance.

La famille des Parkinson n'avait pas été la seule à avoir été convoqué. Dans la salle, je reconnue plusieurs grandes familles de sorciers et parmi eux, Drago et sa mère, ainsi que les Zabini. Je souris. Les voir, me remontai un peu le moral. Et alors que je m'apaisai, procureur ouvrit les hostilités. Les objections fusaient dans la pièce, et le procureur s'égosillait à essayer d'augmenter les peines. Par une bien curieuse chance - ou devrais-je plutôt dire - grâce à de bon avocat, ma famille, celle de Blaise et de Drago, à l'exception de Lucius, finirent par être acquittés sous conditions. La condition en question, impliquait l'embauche de mes parents par le ministère. Je garde toutefois le soupçon, que celle-ci, ne soit en réalité qu'une façade pour permettre aux aurors, de garder un œil sur les anciens mangemorts qu'ils étaient. Plusieurs autres cas, passèrent ensuite entre les mains du procureur et du juges, et ce jusqu'à ce qu'enfin, ce dernier ne tapa de son marteau sur la table, mettant ainsi fin à mon calvaire.

OOOO

Ce matin-là, alors que la guerre était maintenant finie depuis quelques mois, j'observais le quai de la voie neuf-trois-quart. Et bien que Poudlard ait accordé aux élèves de dernière année, de la refaire ou non, la voie grouillait de sorciers en tout genre. Bien sûr, il m'a aussi été proposé de sauter l'année pour intégrer l'école de mon choix, mais j'avais refusé. L'idée de mettre ne serait-ce qu'un seul pied dans le monde du travail, m'était encore un peu effrayant. De plus, je désirais prolongée un petit peu plus ma vie d'étudiante. Mais alors que je continuais de dévisager les futurs hôtes de Poudlard, le train siffla.

Je râlai. Complètement absorbée par mon observation inutile, je ne m'étais pas rendu compte que le train était tout juste sur le point de partir. Paniquée à l'idée de le rater, je me mis à courir à toute vitesse. Je sautai ensuite à travers une porte encore ouverte et pu enfin, reprendre ma respiration. Piuf, maintenant, il ne me restait plus qu'à m'installer confortablement quelque part. Par ailleurs, maintenant que j'y pense, Mes parents m'avaient informé de la reprise de mes amis, Blaise et Drago. En longeant les couloirs du train, je finirai sûrement pas tombé sur eux. Et alors que je m'activais, au cinquième compartiment seulement, mes amis firent leur apparition.

- Bonjour Blaise, tu vas bien ?

- Salut ma petite pensée, je vais bien, merci de t'en soucier, et toi ?

Je grimaçai

- Tu m'as appelé comment ? Je n'aime pas ça. Arrête, c'est énervant.

- Et une raison de plus pour continuer ! Ma pensée chérie. Renchérit-il.

- Non mais Blaise ! Sérieusement, ça me donne la chair de poule.

Mes poils se redressèrent un par un. Que c'était dégoutant ! Qui donc sur cette terre ne serait pas gêné par une telle appellation ? Et en plus cela le faisait rire, le bougre.

- Bon j'abandonne, tu ne changeras jamais de toute façon. Je ne sais vraiment pas comment tu fais pour draguer avec des phrases aussi snobes.

- Ca c'est mon petit secret. Tu viens t'asseoir ?

Je pris place près de lui, avant de noté l'absence de Drago. Et alors que j'allais justement demander où il avait bien pu passer, le loup montra sa tête.

- Enfin, vous êtes là ! S'exclama-t-il. Ça doit bien faire un moment que je vous cherche.

- Bah tiens, le voilà notre beau prince blondinet, lança Blaise en guise de réponse.

- Quoi ? Tu me veux quoi la marmotte ? Rétorqua l'autre, avant de reprendre à mon attention. Coucou ma pensée tu m'as manqué pendant tout ce temps tu sais ?

Par merlin ! Ces deux-là étaient tellement dégoulinant de chocolat que je me demandais parfoi s'ils ne se nourrissaient pas essentiellement de guimauve.

- Ah non ! Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi, un seul dragueur me suffit !

- Va falloir t'y faire Pansy, on n'y peut rien si t'es si mignonne, Déclara Blaise et Drago d'une même traite.

Au grand manitou du ciel, qu'est-ce qu'ils pouvaient être débiles ces deux-là. J'en aurai quelque fois, presque honte. Néanmoins je devais quand même avouer, que malgré leur simagrée, ils m'avaient énormément manqués. Je les aimais du plus profond de mon cœur, cependant, je ne pense pas que le leur dire un jour soit nécessaire. Ils étaient déjà au courant de toute façon. Et puis, je suis sûre que leurs égos démesurés éclateraient si je le leur avouée. Conclusion faite, pour leur survie, ma bouche restera close.

Savant que le trajet jusqu'au château allait prendre un petite moment, et n'ayant pas beaucoup dormi la veille, je m'excusai auprès des garçons, et fermai les yeux, et profiter du voyage pour me reposer.

OOOOO

Et alors que je dormais comme une bonne marmotte en plein hiver, on me secoua, pour ensuite m'informer qu'on était enfin arrivé. Je soupirai, quelques minutes de sommeil en plus ne m'aurait pas déranger. Je me levai à regret, et pris mes affaires. Et tandis que les premières années, suivirent Hagrid en direction des barques, les autres élèves montèrent dans les calèches qui nous transportèrent au château.

Une fois arrivé, les premières années comme le voulait la tradition furent accueillit devant les portes de la grande salle, pendant que tous les autres s'installèrent aux tables de leurs maison. Quand enfin les nouvelles têtes passèrent la porte, Mc Gonagall entama l'éternel discours des directeurs de Poudlard, pour finalement partir et laisser place au spectacle du Choixpeaux. Et alors, je me remis à penser au moment où j'avais eu ce maudit Choipeaux sur ma tête. Mon sort à Serpentard me convenait bien sûr, mais qu'aurait été ma vie, si j'avais été placé dans une autre maison ? Je secouai la tête, le passé ne pouvait en aucun cas être changé de toute façon. Il était inutile de rajouter tant de si à cette vie qui était la mienne.

Désireuse de chasser cette idée au plus vite de ma tête, je me mis à balayer les tables des serpentard du regard. Non loin de moi, je reconnus plusieurs personnes ayant été présentes aux interrogatoires de la cour. Soulagée qu'ils aient pu eux aussi s'en sortir sans trop de complication, je souris. Et alors que j'allais une fois de plus en train de me perdre dans mes pensées, une lettre atterrît sur mes mains. Curieuse, je n'attendis pas plus longtemps et ouvris la missive. A la lecture, je ne pus m'empêcher de tiquer. La lettre était en fait une convocation de Mc Gonagall me demandant de me rendre à son bureau, pas plus tard qu'à dix-neuf heures. Et alors que je refermais la lettre, Drago au-dessus de mon épaule.

Je ne voudrais pas te presser, mais ma pauvre, dix-neuf heures, c'est dans à peine cinq minutes.

Fourbe qu'elle était. Mais qui donc donnait rendez-vous le jour même ? C'était vraiment n'importe quoi. Ne désirant pas perdre une minute de plus, je pris clique et mes claques, saluai mes amis, puis me dirigea vers le bureau de la directrice. Arrivée à Bon port, je repris mon souffle.

- Tarte au citron, dis-je devant le tableau qui à ces mots pivota pour me laisser entrer.

- Ah bonsoir Miss Parkinson, veuillez prendre place je vous prie, me dit la directrice en désignant l'une des deux chaises se trouvant devant son bureau.

Je m'assis de ce pas en pestant contre mes jambes fatiguées, et je me tournais alors pour voir qui avait posé ses fesses sur l'autre. Potter ? Pourquoi il était là lui ? Et pourquoi moi Mais qu'avait donc derrière la tête cette fichu directrice de mes deux canards laqués ?

- Bonsoir, comme vous devez sans doute le savoir, deux préfets un chef sont nommés par ans pour garantir la sécurité, ainsi que le respect des règles du château. Je vous ai convoqué ici pour vous annoncer que vous seraient désormais en charge de ses postes. Tout d'abord, je suis navrée de ne pas vous avoir prévenu de mon choix avant la rentrée des classes et surtout de ne pas pouvoir vous informer des règles ni de vos obligations concernant votre poste. Cependant la guerre comme j'espère que vous le comprendrez à laisser place au deuil puis à la reconstruction et mes nouvelles fonctions de directrices me prend hélas énormément de temps. Tenez, voici les papiers qui vous donneront toutes les informations nécessaires. Maintenant suivez-moi, je vais vous conduire à vos appartements, annonça –t- elle d'une seule et même traite tout en nous tendant les dits papiers.

Mc Gonagall, d'un pas vif et rapide, nous mena prestement aux appartements que j'étais sensé partager avec l'autre. Les lieux en question, se composaient d'en tout et pour tout, de trois pièces. Un salon qui s'éparait dans le fond deux chambres, ainsi qu'une salle de bain ayant élu domicile dans le coin inférieur de la pièce commune côté Ouest. Je tiquai, pendant que Mc Gonagall, la présentation des lieux, faite, nous abandonna derechef. Alors comme ça, il n'y avait qu'une seule salle de bain pour deux hein ? Non mais qu'avait donc dans la tête, l'architecte de ce stupide labyrinthe et château !

Je soupirai et profita d'un moment de calme pour finalement observer plus en détail l'endroit où je me trouvais. Une cheminée habillait le milieu du mur Est de la salle et plusieurs petites fenêtres celui du mur du fond. Devant la cheminée se tenait un canapé de velours rouge aux bordures vertes et derrière encore une table et accompagnée de chaise en bois, ce bois était d'une couleur tellement sombre que je me demandai s'il ne venait pas d'un arbre de la forêt interdite. L'ensemble de la pièce quant à lui était éclairée par le plafond magique de Poudlard qui à l'occasion, représentait un ciel paisible et bleu.

De plus en plus impatiente de découvrir notre intimité, je m'avançai vers les portes se situant dans le fond du salon. Ahaha, pourquoi cela ne me surprend-t-il pas ? L'une des deux chambres portait les couleurs des Serpentards et l'autre celle des Gryffondors. Chacune des deux pièces avaient en elle, un lit, un placard, un bureau et sa chaise, un petit meuble de rangement ainsi qu'une table de nuit. Satisfaite des chambres, je partis inspecter l'unique salle de bain des lieux. Hélas, il y'avait quelqu'un qui regardait déjà son état. Ne résistant pas plus longtemps au sarcasme, je me tournai vers ce quelqu'un et lui lançai.

- Alors bon. De une pour la salle de bain, j'y vais le matin à six heure et le soir à sept heure, la salle commune est interdites aux visiteurs et les chambres de même.

- Ça me va Parkinson, me dit-il d'un air dégoûté, et sache que ça me répugne autant que toi de passer mon année en ta compagnie, tu es aussi moche et laide qu'un calamar.

- Elle est cool ta vie Potter! Bref adieu, lui dis-je en m'enfuyant dans la chambre.

Le salop, qui est-ce qui avait une tête de calamar ? Oui j'étais moche et alors ? Ça lui posait un problème ? Je sortis une feuille afin d'y déposer mes pensées, mes pensées à moi. Mon esprit écrivit. Je n'aimais pas Potter et ses insultes me passaient par-dessus la tête, mais pour ma propre santé mentale j'avais besoin d'écrire. Une fois fini, je chiffonnai la feuille et la jeta à la poubelle. Je me posai ensuite sur mon lit et les yeux rivés au plafond, je me mis à penser. À quoi ? Tout est rien à la fois. Songeuse, je me pris le bras pour ensuite à chaque seconde passé le serrer de plus en plus fort dans ma main. Soupirant finalement, je me laissai enfin tomber dans les bras de Morphée.

Cinq heure et demi, le réveille sonna. Punaise, il fallait que je me lève. Vêtements et serviette en main, je partis en direction de la salle de bain. Ouf, Potter n'était pas encore là. En même temps vu l'heure qu'il était, pas étonnant! Sérieusement je crois qu'il n'y avait que moi d'assez folle pour me lever à des heures pareilles. Et tout ça juste parce que je détestais arriver en retard... Ma douche et ma toilette étant faites, je mis mon uniforme et je me regardai dans le miroir.

Ce que je vis me dégoûtai, Potter avait raison, je n'étais pas très jolie. Mais J'avais Drago et Blaise ainsi que ma famille, alors être moche ne devait pas me déranger non ? Je soupirai et sortis. Mais alors que j'ouvrais la porte, je vis un Gryffondor quelque peu dans les vapes. Et ce n'est rien de le dire. Ne voulant pas me disputer avec lui si tôt dans la matinée je le saluai poliment.

- Salut Potter, bien dormis ? J'espère que je suis venue hanter tes rêves.

Le sarcasme avait toujours été mon point fort.

- Dans mes cauchemars peut être. Quoi que je sois sûr que tu aurais aimé que ça soit le cas Parkinson ? lança-t-il.

- Pff et puis quoi encore, tu n'es pas mon type. Et je te rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, tu m'as traité de mocheté, Potter oh grand sauveur de l'univers.

Il baissa la tête.

- Pardon, j'étais énervé. Bon, tu peux te pousser. J'aimerais me laver.

Il s'excusait ? Elle était bonne celle-là. Tellement que je me demandai s'il n'avait pas avalé un clown en guise d'avant petit déjeuner.

- Muais, ça m'étonne de te voir abdiquer si vite, mais je te préviens si tu comptes te venger tu le regretteras !

- Si tu veux Parkinson, me répondit-il avant de s'enfermer dans la salle de bain.

J'étais parti loin là non ? Se venger ? Mais de quoi ? Il fallait que ma tête arrête de tant travailler. Je ne savais même plus de quoi je parlai, tout ça parce qu'il m'avait énervé. Sa simple présence me saoulait. Sa simple existence m'enquiquinait. J'avais essayé de ne plus me prendre la tête, mais avec lui c'était peine perdu. Tout cela était stupide. Je secouai la tête, puis repartis en direction de ma chambre, récupérer mes affaires de cours.

Ce n'est qu'une fois mes émotions remises et mes affaires prêtes, je me rendis dans la salle de classe. Personne. Il fallait vraiment que je cesse d'arriver en avance, surtout pour un cours d'histoire de la magie bon sang! Heureusement, les autres élèves et le professeur ne tardèrent pas à me rejoindre.

OOOOO

- Salut Pansy, ça va ? Me questionnèrent Drago et Blaise.

- Salut à vous deux, leur répondit je vais bien et vous ?

- Super, dirent-ils en chœur.

- Au faite Pans' c'est vrai que t'es devenue préfet en chef avec l'autre benêt ? Me demanda Drago.

A l'entente de l'affreux prénom, je lui sorti ma plus belle grimace.

- Tu es si jolie comme ça, me dit alors Blaise.

Je pouffai, avant qu'il ne me prenne dans ses bras.

- S'il te fait du mal, dit le moi et j'accourrai te venger.

- N'importe quoi toi, lui avais-je répondu, toujours dans ses bras.

- C'est vrai ça, notre Pansy est forte on le sait, mais tu me le diras hein ?

- Oui, oui Blaise, si tu y tiens.

- Un vrai couple ces deux-là.

- T'es con Drago, avais-je rétorqué en rougissant, et d'ailleurs avais-je repris plus sérieusement. Il va falloir qu'on trouve un plan pour annuler nos fiançailles. Non pas que je ne veuille pas de toi.

Mais avant que je ne puisse en dire plus Drago me coupa.

- Ça va, ça va Pansy, me rassura-t-il en souriant, je sais nous ne nous aimons pas comme ça. je le sais.

- Merci Drago.

- Au fait Drago pour le match de quidditch de cette après-midi tu as prévu une stratégie ? Lança Blaise.

Et c'était reparti. Quand ces deux-là parlaient quidditch, je me déconnectai, pour partir, loin... très, très loin... La vie ne m'avait pas gâtée, ni par le physique, ni par ma vie tout simplement. Cependant, elle m'avait dotée, de personnes qui tenaient visiblement beaucoup à moi, et pour cela, je lui en étais reconnaissante. Bon, à part ma situation avec Potter, je ne pense pas pouvoir dire que j'étais triste. Par ailleurs, je me demande qu'est-ce pouvait bien faire en ce moment.

- Miss parkinson ? Lord Zabinni ? Mister Malfoy si mon cours ne vous intéresse pas vous pouvez sortir vous savez ?

Nous nous sommes regardés tous les trois et lui dirent en souriant :

- Pardon monsieur, nous sortons de ce pas.

- Bien, je vous enlève dix points chacun pour votre insolence.

Je me raidis. Depuis que Potter et sa clique étaient à Poudlard, nous n'avons pas gagné la coupe. Il était hors de question, qu'il ne la possède encore une fois cette année ! Résolue, je me rassis.

- Désolé les garçons je vous rejoins tout à l'heure pour le dîner.

Etonnés de mon refus, ils hochèrent la tête, me questionnèrent du regard, puis finirent par partir.

Je savais ce qu'ils pensaient, je n'étais pas dupe loin de là, mais je ne pouvais pas encore tout révéler. Pas encore, il faudra attendre ce soir ... je suivis le cours sans m'occuper de ces sales regards que posaient les autres sur moi jusqu'au prochain. La sonnerie mettant fin à ma séance d'histoire de la magie, je me rendis en cours de potion auquel ni Drago ni Blaise ne se présentèrent à cause de leur entraînement de quidditch. Du coup, je me retrouvais encore une fois seule. Le cours débuta lorsque Rogue, suivis de sa cape flottante et de son célèbre claquage de porte, entra dans la pièce. Toujours aussi majestueuses, ses apparitions, à celui-là.

- Bon et bien attaquons le cours. Nous étudierons le sérum de vérité pendant un moment et c'est pourquoi je vous donne un délai trois semaines à partir d'aujourd'hui pour me faire un compte rendu de l'histoire de cette potion, comment elle a été conçue, pourquoi, et comment elle a été utilisée. En gros vous serez notés sur un exposé oral et sur une fiole que vous me rendrez. Vous effectuerez ce travail par binôme et vous aiderez de ce que nous aurions vu en cours pour me rendrez ce travail dans les délais...

- Parkinson et Potter.

Potter pesta.

- La poisse, salut parkinson je suis avec toi pour le sérum.

Qu'est-ce qu'il croyait. Moi non plus je n'avais aucune, mais aucune n'envie de travailler avec lui. Et encore moi s'il comptait me regarder tout le long, avec cette lueur de dégout dans les yeux.

- Ah, et pour information, je n'ai pas l'intention de bosser tout seul dans cette composition à la noix. Alors que tu sois comme on le dit une cruche groupie de Malfoy ou non, je m'en contre fiche, tant que tu peux m'aider à avoir une bonne note, je me servirai de toi.

- Pardon ? Moi, cruche groupie de Malfoy ? Depuis quand ?

- Toujours.

Alors c'était comme ça que les autres nous voyaient ? Préjugés, préjugés et préjugés. Le préjugé sert à se faire une idée de la personne mais selon moi, il ne doit pas être définitif. J'estimais qu'il faille ensuite essayer de connaître un tant soit peu la personne, pour se faire un réel avis. Je n'aimais pas cette situation, et ne lui répondis pas. Rentrer dans son jeu et puis quoi encore ? Pourtant, malgré moi, une gifle partie de ma main.

- Aie, mais qu'est ce qui te prend Parkinson !

- Potter et Parkinson retenue ce soir à dix heures dans les cachots vous nettoierez la salle sans moi, je serai occupé. Et ne quittez pas lieux avant que tout ne brille sous peine d'avoir pire encore à faire. Ah j'oubliais, puisque c'est de par la faute de votre insulte monsieur Potter que la miss ici présente sera en retenue, j'enlève cinq points à Gryffondor.

- Quoi monsieur, mais…

- Je vous ai entendue monsieur Potter, je ne suis pas sourd. La guerre est finie mais je suis toujours votre professeur et veuillez ne pas élever la voix contre moi ou je saurai prendre toutes les mesures qu'il faudra. Sachez que si je suis obligé de punir Miss Parkinson malgré le fait qu'elle ne soit pas fautive, c'est pour respecter le règlement de notre chère directrice concernant le favoritisme.

Quelque fois, il me prenait l'envie de – lorsque Rogue commençait ses monologues interminables – m'assommer. Heureusement pour ma pauvre tête, la sonnerie, après quelques minutes se fit entendre. Le cours de potion étant terminé, je m'enfuyais en direction de la grande salle, retrouver mes deux meilleurs amis.

- Hey Pansy ça a été les cours ?

- Cool Blaise.

- Tu es sérieuse Pansy ?

- Non.

- Bah pourquoi tu es restée ? Tu es même allée en cours de potion, dit Drago.

- Je n'avais pas envie de perdre des points et surtout de rattraper les cours vu que vous deux ne prenez pas de notes.

Blaise me regarda soudain surpris.

- Tu te sens bien? M'interrogea Blaise.

Je soupirai

- J'ai décidé de prendre mon avenir en main. Première étape organiser mon projet professionnel.

Estomaqués par ce que je venais de dire, ces deux benêts en restèrent coins. Oui j'étais vue comme une groupie de Malfoy ... Certes, ces deux hommes m'aimaient en tant qu'amie ... J'aimais les études, j'aimais les cours, pas tous, mais certains. Bien sûr, je faisais attention d'avoir à peu près la moyen partout, pour ne pas éveiller les soupçons. Les gens n'avaient de toute façon pas plus d'intérêt à me connaître, que j'en avais à m'intéresser à eux. Je préférais qu'elle ne soit qu'à moi seule. Cependant, à l'heure même, j'avais laissé échapper l'un de mes secrets.

- Hey je rigolais bande de serpentouflard ! C'est juste que ...

- Juste que quoi Pansy ? Me questionna Blaise de plus belle.

- Juste que ... que j'ai vu par la fenêtre un combat d'oiseaux et je ne voulais pas le rater !

- Pansy ? Tu es sérieuse?

- Oui tout à fait Drago.

- Pansy, tu nous dois des explications, mais on attendra quand tu voudras en parler. Hum comment dire, on à nos propres hypothèses concernant ton caractère, dit le brun.

- Je vais parler si tu veux Blaise.

- Drago, je te laisse faire.

- Vous me faites quoi là ?

- Pansy ?

- Oui ?

- Peux-tu m'écouter sans t'enfuir et te boucher les oreilles et surtout sans m'arrêter ?

- Je crois que je vais prendre le risque.

- Depuis que l'on se connaît tous les trois, Blaise et moi, on a pu avoir un certain avis sur toi. Tu sais quand tu parles, tu changes constamment de sujet. Par les autres tu es considérée comme une de mes groupies et tu es sensée être à proprement parler conne. Or, nous sommes tes amis et nous avons vu ton petit manège. Notre surprise sur ta déclaration de vouloir faire quelque chose de ta vie n'est pas dû à celle de voir que tu avais un cerveau ! Ça on le savait déjà.

- C'est juste qu'à force d'espérer des confidences de ta part sans que jamais rien ne viennent nous a menés à bout. On t'a laissé du temps pour ça, beaucoup de temps et sache qu'on t'en laissera encore si tu le souhaite.

Je baissai la tête et me mordit la lèvre inférieure.

- Drago, je t'ai écouté là non ?

- Oui, pourquoi ?

- Donc ça veut dire que je peux fuir, sur ce.

Je me levai d'un coup sec et je partis le réfugier dans mes appartements de préfet en chef de la mort qui tue. Vive mon humour ! Et merde ... Ils ont vu juste. Et merde !

Je n'avais pas vraiment envie de parler de ça, ça et ça avec mes deux meilleurs amis. Ils en avaient bien assez avec leur propre vie, alors à quoi bon les embêter avec la mienne. Et puis est-ce, que je me mêlais de leurs affaires moi? Non. J'étais heureuse non ? Je n'avais aucun problème ? Tout allait pour le mieux. Mensonges. Tout n'était qu'une façade qu'une partie de mon histoire, juste une partie.

Mais tandis que mon esprit fulminait tout seul, je ne remarquai pas le temps passé. Quatorze heures, Je devais retourner en cours, mais voilà je n'en avais plus envie. J'étais encore trop gênée par ce qui venait de se passer.

Attendez. Encore cinq minutes de réflexion. Zut, j'avais complètement oublié que grâce au match de quidditch, Serpentard contre Serdaigles, les cours avaient été annulés.

- Parkinson ! Cria une voix.

Potter il ne manquait plus que lui.

- Quoi pourquoi tu m'appelles toi ?

- On à une expo à faire t'es au courant ?

- Et alors ?

- Plus vite on le fera plus vite je serais débarrassé de toi par la même occasion. Je t'attendrai à la bibliothèque et ne traîne pas.

Oula j'avais complètement oublié. Je pris derechef mes affaires et descendit jusqu'à la bibliothèque où Potter m'attendais la mine renfrognée.

- Salut.

- Tiens, c'est nouveau. Tu me dis salut maintenant ?

- Oui, certes ça ne m'enchante pas de bosser avec toi, mais j'ai réfléchi pendant que tu prenais ton temps et je me suis dit qu'au moins pour le travail, on pourrait faire une trêve.

Est-ce que j'étais en plein rêve ? Pourquoi, alors qu'il m'avait insulté, puis rabaisser, me proposait-il maintenant une trêve ? Est-ce que tout fonctionnait correctement dans sa tête, ou l'un de ces écrous s'était-il échappé de sa pauvre cervelle ? Je soupirai. Ne plus se prendre la tête, j'avais encore oublié.

- Oui pourquoi pas, à la condition que tu ne me traite plus de mocheté ou je ne sais quoi d'autre, même si je sais que ce mot me désigne assez bien...

- Désolé pour ça, à vrai dire ...

- Quoi ?

- Vous me sortez par les oreilles toi Malfoy et compagnie. Tu sais, toi comme moi avons l'habitude de nous détester, sans vraiment savoir pourquoi maintenant que j'y pense. La guerre est finie, et je dois t'avouer que c'est assez fatiguant de lancer des piques à longueur de journée.

Cette situation était vraiment étrange. Jamais je n'aurai pensé qu'il me propose un tel accord. Mais si cela nous permettait d'éviter les conflits, alors peut-être que je pourrai faire un effort. En guise de réponse, j'acquiesçai.

- Bon on commence par quoi ?

Ne pas piquer, ne pas piquer. Et zut.

- Oh oh le grand Potter me demanderait-il conseil ?

- Parkinson !

- Oups désolé, plus fort que moi, oh et puis désolé encore pour la gifle de ce matin en passant. Ça t'a fait mal ?

- Non à peine, tu veux essayer ?

Je le regardai puis sans expliquer le pourquoi du comment, je me mis à rire. Il me regarda d'un air surpris pendant un petit moment, puis esclaffa lui aussi. Je me sentais un peu mieux, Potter me faisait rire, après tout peut être qu'il n'est pas aussi égocentrique et vantard que ça. Hélas, ce moment était aussi cela que choisit Madame Pince pour gâcher cet instant de « presque complicité » entre nous avec son regard « éclaire, foudre et tonnerre ».

- Hum Potter ?

- Oui ?

- Je crois qu'on devrait commencer à travailler.

- On commence par quoi ?

- Je propose de commencer par le véritasérum le temps qu'il « fermente » on fera des recherches sur sa création et le contexte dans lequel il a été créé, ceux qui ont participé à sa conception, et les ingrédients. Puis on expliquera ce pourquoi et par qui il a été utilisé à travers les âges, ça te va ?

- Hé ben Parkinson, je ne savais pas que tu avais un tel sens de l'organisation.

- Ne me sous estimes pas Potter, tu ne me connais pas. Lui dis-je sur un ton de défis

- Oh, voyez-vous ça, et la miss ici présente pourrait-elle se « dévoiler » à moi ?

Je ris.

- Dans tes rêves Potter.

Il pouffa.

- Bon, repris-je, travaillons !

Sur ces mots, il m'obéit. Je ne sais pas pourquoi, mais miraculeusement nous avons réussi à ne pas nous entretuer. Potter, me lança toutefois quelques vannes par ci par là, auxquelles je répondis par des petits ricanements discrets. Je ne savais pas si mon esprit me jouait des tours, mais je crois qu'il me souriait, à chaque fois qu'il réussissait à me faire rire. Ah ! Quel sournois ! S'il savait. Heureusement, ou malheureusement, je ne sais même plus, vint l'heure de nous quitter. Qu'étais-je en train? Il vivait dans les mêmes appartements que moi. Ô misère. C'était donc pour cela qu'il marchait si près derrière moi, depuis cinq bonnes minutes.

- Parkinson !

- Quoi ?!

- Je crois qu'on a oublié quelqu'un, ou plutôt quelque chose.

- Quoi ?!

- La retenue.

Je pris un air bête, avant de pester contre lui.

- Tu m'as fait bosser jusqu'à en être morte et maintenant on doit se taper la colle!

Aujourd'hui était vraiment, vraiment, vraiment une bonne journée pourrie jusqu'à la moelle. Et pour encore plus m'achevais, alors que nous arrivions tout juste aux cachots, Potter se mit à chanter une bien étrange chanson, plus qu'agaçante.

- Hééé Hooooo ! Hé hoooo ! Hé hooo ! Hé ho hé ho, on nettoie les cachots ! lala lala lala lala lala lala lala lala ...

- Potter, arrête de chanter ce truc débile et aide moi à attraper les machins, pour nettoyer dans le placard. Je crois que j'ai de trop petits bras.

- Tu crois ? Minipouss !

- Mais arrête ça bordèle, je ne sais même pas de quoi tu parles en plus !

- Rohh c'est bon j'arrive, ne t'en flammes pas. Serpent.

- Potter ! Criais-je, tandis qu'il s'empressait de me tendre et un balai, et une pelle.

- Ah merci

- De rien, de rien.

Sur ces mots, nous nous activâmes au ménage. Je traquais la moindre poussière, tandis qu'il s'affaissait à récurer toute sorte d'objets étranges, quand une pulsion m'empara.

- Potter tu m'énerves.

- Mais, je n'ai encore rien fait !

- Oui je sais, mais tu m'énerves quand même.

- N'importe quoi. Tu es sûr de ne pas avoir avalé un truc bizarre ?

- Bah je m'ennuie faut bien que je me fasse les griffes sur quelqu'un !

- T'aurais pu attendre d'être avec Malfoy et Blaise quand même.

- Non maintenant que j'ai besoin, alors Potter tu pus.

- Je ne sais pas si t'es au courant mais t'as passé l'âge non ?

- Potter mon corps et peut être celui d'une femme et je suis sans aucun doute plus mâture que toi mais je reste à mes heures perdues envers et contre tout une enfant.

- J'aurais tout entendu. Tu me désespères.

- Bah quoi ?

- Tu m'as reniflé pour affirmer que je pu au moins ?

- Euh. Attend.

Je m'approchais alors de lui pour le sentir. Oui j'avoue je suis un chien, snif. Humm il sent bon, je ne sais pas c'est quoi comme odeur, mais c'est agréable. Potter sent bon ? Zut. Je m'écartais donc de lui à regret pour enfin lui confirmer haut et fort que…

- Tu ne pus pas Potter. Mais on vient de fini notre ménage, alors je pense que tu ne vois pas d'inconvénient à ce que j'aille rejoindre la douche puis le lit. Sur ce, au revoir, lui avais-je lancé précipitamment, avant de commencer à m'enfuir vers nos appartements.

- Bonne nuit Parkinson ! me cria-t-il de loin.

Il m'avait dit quoi? De plus en plus bizarre celui-là, mais bon. Sur ces mots je partis me laver puis me rendis dans la chambre, et sans avoir eu besoin d'écrire ni quoi que ce soit d'autre pour me vider la tête je m'endormis.