Disclaimer : Le monde d'Harry Potter appartient à J.K. Rowling.
Note : Je crois que cette foutue traduction que je vous ai promis ne se finira jamais … Du coup, pour ne pas faillir à mon défi, j'ai écrit un autre texte !
Merci à la merveilleuse PiccolinaSandra pour sa correction, son aide et ses comparaisons inspirantes !
J'espère que ça vous plaira !
.II.
La semaine avait été longue. Pas mauvaise, juste … Ginny avait l'impression de ne pas avoir eu un instant pour s'asseoir. Le travail était intéressant mais certaines périodes étaient plus chargées que d'autres.
Alors, être assise là, entre ami.e.s, un verre à la main et le rire au bout des lèvres, c'était reposant.
Le bar était bondé en ce vendredi soir, ils avaient eu de la chance de trouver une table pouvant accueillir tout leur groupe. A sa droite se trouvait Hermione, à sa gauche, Luna. Son mari était assis en face d'elle et Ron en diagonale. Normalement, Neville et Hannah devaient les rejoindre dans la soirée. Les discussions allaient de bon train et Ginny était en train de terminer sa seconde pinte quand une envie pressante l'étreignit. Comme le disait avec élégance son frère Charlie « une pinte, on en boit une, on en pisse trois ». Aussi se leva-t-elle pour se diriger aux toilettes. Elle traversa la foule de gens assis, le bruit des discussions la noyant.
Elle dût patienter un peu avant que les toilettes ne soient libres. Elle regretta un instant de ne pas avoir pris son téléphone mais un fâcheux incident quelques mois plus tôt l'avait guérie de l'habitude d'emmener son téléphone trop près d'un endroit humide. Aussi patienta-t-elle, le nez en l'air, un peu grisée par les deux verres d'alcool qu'elle avait bu. Ils devaient manger, se dit-elle avant que la porte devant elle ne s'ouvre. Elle se glissa dans les cabinets et savoura cette libération tant attendue.
Quand elle sortit des toilettes après s'être lavée les mains, la foule sembla encore plus dense et l'endroit encore plus bruyant. Elle commença à passer entre les corps quand elle sentit une main sur ses fesses. Cela la fit sursauter mais elle pensa à un mouvement inopiné. Cependant, elle s'arrêta quand elle sentit un pincement, un geste qui ne pouvait être accidentel. D'un mouvement vif, elle attrapa le poignet et se retourna, pour se rendre compte qu'elle venait de piéger un homme d'une trentaine d'années, au sourire de blaireaux qui ne semblait absolument ni désolé de son geste ni mortifié de s'être fait attraper.
Elle se demanda rapidement comment réagir. Devait-elle s'éloigner comme si de rien n'était ? Habituellement, c'est ce qu'elle aurait fait. Mais voilà, l'alcool aidant, son cerveau prit une autre décision.
Elle gueula.
Dans le bar bondé, tout le monde entendit sa réplique.
- Monsieur, pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous venez de pincer les fesses d'une femme que vous ne connaissez absolument pas ?
Du coin de l'œil, elle pouvait voir Harry et Ron se lever et Hermione la regarder d'un air inquiet.
L'homme en face d'elle ne répondit pas et tenta de se dégager. Ginny ne le laissa pas faire.
- Hey, je vous ai posé une question !
- Lâchez-moi.
- Vous lâcher ? Je ne crois pas non, vous n'avez pas répondu à ma question. Pourquoi pensez-vous avoir le droit de me toucher les fesses sans mon autorisation ?
Autour d'elle, le silence commença à se faire, tout le monde fixant cette scène improbable. Dans le fond, il lui sembla entendre un « Go Girl » mais elle n'en fût pas sûre.
La gêne fit son apparition sur le visage de son agresseur.
- Alors ? Pourquoi ?
Ginny se faisait hargneuse. Elle était en colère et le sentiment commençait à déborder. Elle était venue dans ce bar pour se détendre d'une semaine éprouvante. A aucun moment, elle n'avait prévu de se faire toucher contre son gré par un homme qui se croyait tout permis.
- Lâchez-moi ! Vous vous pensez trop bonne, je ne fais pas dans le laideron. Dit-il en essayant encore une fois de reprendre son bras.
« Oh, il essaye d'être spirituel. »
Et soudainement, elle en eut assez. Elle profita de la force qu'il mit pour se dégager pour lui faire une clef de bras. En moins de temps qu'il fallait pour dire « Connard », il se retrouva le visage collé sur une table collante, le bras en l'air, le poignet dans la main de Ginny. Il tenta de se défaire de la prise mais elle resserra sa main, provoquant sans doute une douleur dans l'épaule du blaireau. En forçant un peu, elle pouvait sûrement lui déboîter l'épaule. Et Ginny caressait très sérieusement cette idée.
Harry et Ron arrivèrent en force, dans une volonté de chahuter un peu l'autre cornichon. Hermione s'approcha aussi. Elle, essaya de la raisonner.
- Ginny, lâche-le.
Seule Hermione semblait savoir qu'elle avait envie d'en découdre et que la colère la rendait guerrière.
Pourquoi ?
La question était presque candide.
Pourquoi ? Pourquoi ne doit-on pas faire de mal à autrui ?
Parce que.
Parce que c'était ce qu'on nous avait appris.
Parce que c'était ce qui était bien.
Parce que c'était ce qui était juste, moralement acceptable.
En ce soir de juin, ces réponses semblaient bien dérisoires.
- Parce qu'il ne mérite pas les ennuis que ça va t'apporter.
Hermione, la voix de la raison.
Elle avait vraiment, vraiment envie de lui déboîter l'épaule. Mais dans la brume de la colère, Ginny accorda ça à Hermione : ça ne valait sans doute pas les ennuis que ça lui apporterait.
Elle lâcha le poignet.
L'homme grogna, se relevant, mécontent, frottant son épaule, son égo sans doute en cendres.
- Putain, ces connasses de féministe.
Et ajouta, goguenard :
- Les femmes, toutes des putes.
Hermione le jura, jamais elle ne ressentit plus grand soulagement que lorsqu'elle entendit le poing de Ginny s'écraser sur la face de l'autre bouffon.
.II.
Sérieux ? Il n'y a que moi que le coup de poing rend extatique ?
J'espère que vous vous portez bien.
Prenez soin de vous,
Potterement vôtre,
Math'
