Disclaimer : Le monde d'Harry Potter appartient à JK Rowling
Note : Bonsoiiiiiiir !
Vous avez vu, je suis même pas en retard !
Pour ceux qui auraient loupé le texte du mois d'octobre, je ne sais pas pour vous mais je ne recevais plus (jusqu'à ce qu'il y a quelques jours) les notifications de nouvelles histoires ou de reviews. Je pense avoir loupé quelques histoires à cause de ça.
J'espère que ça vous plaira ! Merci à la merveilleuse PiccolinaSandra pour sa correction et son aide !
Enjoy !
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Ca l'avait toujours beaucoup fait rire d'entendre ces mots dans les séries, les films. L'air sérieux, la musique dramatique, la tension dans la pièce qui augmente. Ca semblait tellement faux. Et puis, la scène avait été filmée tellement de fois. Honnêtement, qui disait ça dans la vraie vie ?
Mais voilà, cela faisait des mois que Ron se complaisait dans son immobilisme. Il avait abandonné les études d'Auror parce que c'était trop compliqué et que ça ne lui plaisait pas. Au début, il parlait de comment il allait lui aussi créer un magasin, comme les jumeaux ou travailler dans le Quidditch comme sa sœur. Il avait commencé à lire des livres sur le marketing. Et puis, le souffle s'était tari. Maintenant, il passait juste ses journées à jouer.
Hermione et lui s'étaient mis d'accord, elle serait le breadwinner (*) du foyer le temps qu'il trouve sa voie et Ron ferait toute la gestion de la maison (ce qui équivalait à faire le ménage et à manger pour 2 personnes).
Le temps passait, il avait arrêté – s'il avait vraiment commencé un jour sérieusement – ses recherches d'emploi. Le soir venu, Hermione parlait de son travail et lui n'avait pas grand-chose à raconter. Ça rendait les discussions un peu monotones. Elle pouvait voir le fossé commencer à se creuser. L'évolution de sa carrière à elle par rapport à son immobilisme à lui. Et puis, l'inexorable comparaison : avec elle, avec ses frères, avec Harry, avec ses ami.e.s diplômé.e.s la même année...
Elle s'était évertuée à penser que ce n'était pas son combat, pas son rôle d'être derrière lui à le pousser. Elle refusait de le parenter. De lui demander s'il avait avancé, de faire du chantage pour qu'il contacte des gens, de hurler. Elle ne comptait plus le nombre de fois où Molly lui avait demandé comment les recherches de Ron avançaient. Elle ne savait plus quoi répondre. Les deux femmes étaient bien conscientes que le comportement de Ron n'était pas bon mais il se fermait dès qu'elles tentaient d'en discuter. Pire, Hermione comprenait sa peur, son angoisse. Elle était elle-même terrifiée par son nouveau travail et les responsabilités mais même cela ne pouvait plus excuser le comportement de Ron.
Elle avait tenté de se convaincre que ce n'était pas sa vie à elle, donc qu'elle n'avait pas son mot à dire. Mais il était malheureux, il dormait mal, souriait moins. Et quoiqu'elle en pense, l'absence de travail de Ron les impactait tous les deux. Elle aurait voulu déménager dans un appartement un peu plus grand. Mais son contrat à elle était temporaire et lui ne touchait rien. Ca mettait aussi un stop à de possibles économies pour acheter une maison, plus tard. Bref, ça mettait leur vie en pause.
Hermione aimait Ron. Profondément. Peut-être avec la naïveté des premières relations. Mais qu'importe, elle se voyait mariée avec lui, elle pouvait voir sa vie avec lui. Elle pouvait les imaginer s'engueuler, s'aimer, se sourire comme ça encore des années. Mais pas comme ça. Pas en étant obligée de faire attention à ses mots pour ne pas sembler trop fière de son travail. Pas quand la seule chose qu'il pouvait raconter, c'étaient les âneries du chat.
Hermione se faisait peur. Elle avait peur qu'à force de se retenir (de parler, de le pousser, de hurler parfois), elle ne se désengage juste de leur histoire. Et qu'un jour, elle puisse s'en aller sans même se retourner.
Alors, malgré la moquerie que lui inspiraient ces mots, elle allait les prononcer.
C'était à tout ça qu'elle pensait, assise dans le canapé, les genoux serrés et les mains jointes. Redoutant cette conversation, redoutant les larmes qui commençaient déjà à perler au coin de ses yeux. Elle voulait qu'il soit déjà là pour que tout ça ne soit du passé et qu'il ne revienne jamais pour ne pas avoir à prononcer ces mots.
Elle entendit les clefs dans la serrure, le chat tentant de sortir dans le couloir, le frottement de la veste. Elle sentit plus qu'elle ne vit le changement de lumière alors qu'il se tenait dans l'encadrement de la porte. Elle regarda ses mains une dernière fois avant de relever la tête et de prononcer du ton le plus assuré possible :
« Ron ? Il faut qu'on parle. »
(*) Littéralement, celleux qui gagnent le pain. Je n'ai pas trouvé d'autre terme
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Voilà ! J'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à laisser une review ! :)
Potterement vôtre,
Math'
PS : c'est pas pour me vanter mais je viens de finir le texte du mois de décembre :P
