Titre : Hésiter et renoncer
Chapitre : Parer à toute éventualité
Fandom: Fullmetal Alchemist
Disclaimer : l'oeuvre et les personnages appartiennent à Arakawa
Timeline : avant le début du manga. Se passe lorsque toute l'équipe est stationnée dans l'Est.
Avant d'y aller : oui, je sais, je suis en retard, sorry, mais ce week-end a été plus chargé que prévu (la faute au beau temps :p). Voici donc le chapitre 10 ! Mine de rien, ce petit recueil commence à s'épaissir, même si les chapitres sont courts. J'espère que ça vous plaira, d'autant plus que cette vignette a été amenée par Musing-and-Music ! Car oui, j'avais totalement oublié le tatouage sur le dos de Riza... Bonne lecture !
Parer à toute éventualité
Le tatouage constitue un obstacle et pas des moindres, étant donné qu'il recouvre la quasi-totalité de son dos, sans compter les brûlures infligées par Mustang.
Il ne faudrait pas que des personnes mal intentionnées en apprennent l'existence, mais surtout, Riza n'a aucune envie d'expliquer sa présence dans son dos. Comment l'expliquer ? Un père à moitié fou qui l'a enchaînée à une table ? Sa mère, décédée depuis des années ? Non, parler du tatouage conduirait à d'autres sujets, des sujets qu'elle souhaiterait éviter. Alors le mieux reste encore de ne montrer le tatouage à personne.
Avec le temps, Riza développe toute une stratégie, un arsenal d'excuses à utiliser pour ne pas avoir à dévoiler son dos. Elle prétexte tour à tour la fatigue, le manque de temps ou même une prétendue horreur des surprises pour éviter les douches à deux, les baignades impromptues, toute situation qui l'amènerait à se déshabiller sans y avoir été préparée.
Il y a bien sûr des situations qui requièrent un minimum de nudité. Mais Riza parvient également à manœuvrer habilement : préférer l'obscurité, le couvert des draps, évoquer une frilosité qui l'empêcherait de dormir nue sous la couverture. Oui, même en cette saison.
La jeune femme est rodée, parée à toutes les éventualités, même si force est de reconnaître que cette barrière qu'elle a érigée a souvent mis fin à ses relations. Pas qu'elle s'en soit réellement souciée jusqu'à présent.
Riza se pensait prête à toutes éventualités, jusqu'à ce qu'un soir, épuisée, elle s'endorme dans les bras de Franck sans avoir eu le temps de se couvrir.
Le lendemain, les rayons du soleil lui chatouillent le visage, au gré des mouvements des branches devant sa fenêtre et elle se retourne, à moitié endormie pour y échapper. Un léger rire de Franck lui parvient, mais la jeune femme ne se réveille réellement que lorsque du bout des doigts, son ami parcourt le motif sur sa peau. A ce moment-là, il est déjà trop tard. Une alarme retentit dans sa tête mais le mal est déjà fait.
"Qu'est-ce que c'est ?"
Malgré les mensonges tout prêts, l'habitude, il n'y qu'un vide immense dans sa tête, remplie de coton. Et les mots sortent sans qu'elle ne puisse les rattraper : "Un souvenir de mon père."
Riza se pensait être capable de se sortir de n'importe quelle situation, pouvoir parer à toute éventualité. Elle découvre ce jour-là qu'elle n'est pas capable de mentir à Franck, en tout cas pas aussi aisément qu'aux autres. Et sur le moment, elle ne sait quoi penser de cette faiblesse inattendue.
Alors ?
Je ne sais pas si c'est slightly incohérent avec l'époque du manga ou pas : l'histoire est censée commencer en 1914 (les émeutes de Lior, en tout cas) et pas mal d'éléments (technologie, architecture) font penser aux pays européen de la même période. Or à cette époque, pour les femmes... c'est pas de relations avant le mariage. En même temps, on voit pas mal de personnages féminins principaux avoir des tenues anachroniques (les débardeurs et mini-jupes x)), Winry et Mei voyager toutes seules sans que cela ne pose problème à qui que ce soit alors... mystère et boule de gomme concernant les mœurs d'Amestris en cette époque. Oui, je me suis vraiment posé des questions pour ce chapitre ^^; mais en même temps, ça faisait une très belle occasion de faire avancer le couple Riza / Franck. J'espère que ça vous a plu :)
