Résumé : Sasuke Uchiwa, assassin amateur incapable d'empathie, voit sa routine adorée être malmenée lorsqu'il est surpris en plein acte par l'une de ses connaissances. Entre un inspecteur pot-de-colle trop soucieux de faire son travail, ses amis envahissants et une colocataire encombrante, la quête de l'innocence semble compromise. Que faire ? UA.

Les personnages ne m'appartiennent pas, évidemment !

Les pensées du personnages en POV sont en italiques.

Bonne lecture !

[Edit : J'ai modifié le premier chapitre. En espérant que vous passiez une agréable lecture, n'hésitez pas à me laissez vos impressions.]


Cela faisait déjà quelques heures que la nuit était tombée quand une silhouette traversa la rue d'un air pressé. Dans cette fraîche nuit d'automne, seul le bruit de ses pas résonnaient dans tout le quartier endormi. Il s'agissait d'un quartier résidentiel calme avec une bonne réputation, pas le genre d'endroit où l'on se faisait agresser à chaque coin de rue.

Exactement le genre d'endroit où il n'avait pas l'habitude de traîner, d'ailleurs… sauf quelques fois, pour s'amuser… Un sourire inquiétant apparu sur son visage. Traverser cet endroit était le plus rapide pour arriver à sa destination. Ils avaient été clairs avec lui : il devait y être dans deux heures, alors pas le temps de flâner malheureusement. Déjà une grande partie du trajet avait été fait et il ne lui restait que peu de temps.

Il marchait à grandes enjambées en veillant à toujours rester sous les lampadaires, encore allumés à cette heure pourtant avancée, afin d'avoir la meilleure visibilité. Jetant de temps à autres des regards en arrière, il semblait sur ses gardes. Depuis qu'il avait quitté le quartier nord il avait l'impression d'être suivis, mais cela ne devait être qu'une impression : personne ne serait jamais assez fou pour le traquer.

L'espace de deux secondes, il lui sembla voir quelque chose bouger dans l'ombre derrière lui. Il se retourna et inspecta de loin l'ombre suspecte pendant quelques secondes avant d'abandonner. Il ferait mieux d'accéléré le pas, s'il n'y était pas à temps…. Non, il ne valait mieux pas y penser.

On continue. Ne pas se retourner, ne pas regarder.

Il jeta de nouveau un coup d'œil malgré tout au dessus de son épaule et semblant voir une ombre se faufiler derrière lui. Son rythme cardiaque s'accéléra.

C'est la fatigue, ce n'est rien. Il n'y a rien, on continue. De toutes façons personne n'oserait s'attaquer à moi.

Il était vrai que l'homme était d'une grande carrure, plutôt musclé. Pas le genre d'homme à prendre peur facilement. Pourtant…. quelque chose n'allait pas, il n'aurait pas su dire quoi. Si seulement son instinct était plus bavard... Il traversa la route promptement, tourna une fois à gauche, deux fois à droite. Passa un pont, tourna à droite. Une fois. Deux fois et se retrouva de nouveau sur le pont.

Merde !

Il n'avait pas le temps de se perdre, bon sang ! Un bruit suivis de lumières instables au loin angoissa la silhouette qui se cacha dans l'obscurité. Ce n'était qu'une voiture qui faisait des zigzag sur la route. Sûrement des jeunes alcoolisés faisant la fête.

Quelle insouciance !

Il se releva, jetant un dernier regard en arrière puis se remit en chemin en pressant un peu plus le pas et quitta le quartier, en apparence, désert. Il serrait sa sacoche contre son torse. Il chercha le nom de la rue écrit sur un petit bout de papier qu'il tenait dans sa main fébrilement. Soudain des bruits de pas féroces se firent entendre et il se retourna malheureusement trop tard.

Il sentit une douleur puis plus rien.


1er Novembre.

Mercredi matin.

A Konoha.

7h15.


Il soupira, la tête coincée entre deux oreillers comme si cela empêcherait le son du réveil de l'atteindre.

Cela ne faisait pas deux mois que les cours avaient commencé qu'il en était déjà fatigué. Il se leva nonchalamment de son lit bien trop grand pour lui seul et éteignit le réveil qui faisait un bruit effroyable lui donnant de douloureuses migraines. Malheureusement, il fallait au moins ça pour réussir à le sortir de son lit. Il se traîna d'un pas lourd et fatigué jusque dans la cuisine de la maison silencieuse. Il alluma la machine à café dont le bruit le sorti de sa trans passagère comme un électrochoc.

Il était rentré tard hier soir, bien trop tard. Mais certains besoins se devaient d'être remplis. Lorsque la machine à café enfin se tut, il attrapa sa tasse chaude en pensant à la journée qui l'attendait.

Une mauvaise journée, pensa le jeune homme, ses yeux noirs perdus dans le vide.

Comme tant d'autres en fait. Pas qu'elles étaient d'affreuses journées de torture, elles étaient juste ennuyantes.

Quoique...

Ce n'était pas les cours que redoutait le lycéen, ce dernier étant plutôt doué à l'école, il savait déjà presque tout ce que ses professeurs allaient tenter de lui apprendre aujourd'hui et même demain.

Ce n'était pas non plus le fait qu'il était possiblement mal entouré (de son point de vue en tout cas), c'était les gens eux-mêmes dont Sasuke ne pouvait supporter l'existence. Il était un être asocial, détestant être en contact avec les autres hominidés de son espèce. Bien qu'il tentait de n'avoir que le minimum vital de contact avec ces derniers, il ne pouvait y échapper éternellement. C'est ainsi qu'il se retrouvait à devoir côtoyer... des gens... histoire... de paraître normal.

Paraître.

Toute sa vie au lycée était concentrée autour de ce mot idiot. Sasuke avait tout juste 15 ans et il venait d'entrer au lycée, il lui restait donc encore deux ans et demi à paraître normal au lycée, puis il devra paraître normal à son travail et ce petit manège devait durer jusqu'à la fin de sa vie.

Heureusement pour lui, il n'était pas Monsieur populaire et passait plutôt inaperçu dans les foules de gens, ne devant faire preuve de sociabilité que vers un nombre faible de personne. Ce masque qu'il portait pour « paraître » normal et qu'il se devait de porter tous les jours, était plutôt lourd et difficile à porter sans faillir.

Quelle idée d'essayer de d'être normal quand on est tout sauf normal.

Heureusement le soir, il pouvait être lui même -Les joies de vivre seul- dans le double fond de l'un des trop nombreux tiroirs de la cuisine, il sorti un carnet bleu, il le regarda en repensant à l'échec de la veille puis le rangea. Ce soir, ce sera bon.


7h35.


Un rapide coup d'œil au miroir de la salle de bain lui indiqua qu'il était relativement présentable pour sortir et être le plus discret possible. Un chemise blanche à manches longues un peu trop grande pour son corps trop fin, repassée à la perfection et fermée jusqu'au dernier bouton. Un pantalon noir slim, des converses hautes de la même couleur. Ses cheveux noirs jais en bataille, qui malgré les efforts du jeune homme, ne semblaient jamais vouloir se discipliner.

Sasuke prit une profonde inspiration : voilà une personne parfaitement ordinaire, parfaitement banale. Enfin, c'était ce qu'il espérait.

Sur une petite étagère à sa droite trônait fièrement son masque : une épaisse paire de lunette de vue, cachant parfaitement le haut de son visage, mais surtout ses yeux. Son air parfaitement stoïque pouvait se révéler fâcheux, c'est pourquoi il devait cacher ceci à la vue de tous. Visiblement, les gens n'appréciaient pas que quelqu'un soit vide de l'intérieur, il fallait à tout prix voir l'air normal quitte à se dénaturer.

Il posa lentement les lourdes lunettes sur son nez.

Cachés.

Ses yeux dans lesquels on ne pouvait lire aucune émotion depuis déjà trop longtemps étaient maintenant cachés, personne ne pouvait les voir. L'horloge rappela à Sasuke qu'il était temps de partir, il prit son sac et sorti de chez lui.


7h45.


Après quelques minutes de marche, au bout de la rue se dressait un immense bâtiment.

Le lycée de Konoha.

Grand, vieux et plutôt sombre, ne donnait absolument pas envie d'y entrer. Bien qu'il ait été parsemé de couleurs ici et là par des élèves (au fils des générations) désireux de lui redonner un peu de vie, ce lycée ressemblait malgré toute leur bonne volonté à une sinistre prison. Sasuke contempla le lycée en pensant à la liberté qu'il abandonnait de son propre chef pour aller vers une sorte de servitude intellectuelle.

Le lycée privé de Konoha, lycée d'élite, n'était pas vraiment un lycée permissif avec ses élèves. Des élèves, qu'il se devait élever au plus haut rang de la société. Une fois à l'intérieur, impossible de partir même si un professeur était absent.

Il passa l'imposante grille d'entrée en présentant sa carte, le surveillant le regarda passé en silence. Puis le brun entreprit de se rendre à son casier, le plus discrètement possible. Semblant vouloir éviter quelque chose, il jetait de nombreuses fois des regards dans son dos.

Il passa furtivement près des vélos puis se faufila en douceur jusque son casier puis il se cacha derrière un mur perpendiculaire essayant de voir si la voie était libre. Ses grosses lunettes lui tombaient lourdement sur le bout du nez comme s'il essayait de se cacher dernières elles. Pas très efficace. La voie lui semblait sécurisé, alors il-

« YO, Suzette ! » Lui lança une voix aussi mélodieuse qu'insupportable qu'il ne connaissait que trop bien.

Pas sécurisé donc.

Il resta muet quelques secondes, comme si la non-réponse de sa personne changerait quelque chose, avant de ressentir un coup au niveau du crâne mais il resta calme. Il se retourna docilement pour faire face à Sai qui arborait un grand sourire.

Sasuke, d'un point de vue parfaitement objectif et scientifique, se décrivait comme une « victime », un « bizut », le gars sur qui on tape quand on s'ennuie, celui à qui on jette des boulettes en papiers depuis le fond de la classe, celui sur qui on renverse la sauce de la blanquette de veau très peu ragoûtante de la cantine. Sa chemise de la veille s'en souvenait encore... Mais cela importait peu à Sasuke, il se considérait comme étant au dessus de tout ça et n'avait même pas songé une seule seconde à se venger, bien qu'il en avait très largement les moyens. Sai prenait cela pour de la lâcheté mais ce n'était que de l'indifférence.

Il plongea ses yeux noirs dans ceux tout aussi noirs de son homologue véhément. Sai était le ''Mister populaire'' du lycée, toujours entouré de son ''harem''. Sasuke aimait bien ce mot. Outre le coté sexuel du terme (dont il n'avait pas du tout en envie d'entendre parler), il trouvait que cela correspondait parfaitement bien à Sai, un bad boy entouré de son harem. Grand brun, musclé, sportif, les yeux noirs, les cheveux remplis de gel, des dizaines de filles (et de garçons) pendus à ses bras toute la journée, une vraie star. Cherchant des choses aussi vaines que futiles comme la virilité, l'argent ou encore l'honneur...

Les hurlements des adulateurs de Sai perturbèrent les pensées de Sasuke qui aurait aimé les voir loin de lui, très loin. Il n'avait jamais aimé le bruit, à ce moment précis plus que d'habitude. Il se demandait comment Sai faisait pour supporter cela toute la journée.

Dans les fanatiques de Sai, il y avait tout d'abord: Kiba, le moins fut-fut d'entre eux, ensuite Karui la brute, Hinata la silencieuse, Ayame l'excentrique, Ino la petite amie de Sai et Temari la sœur jumelle de cette dernière. Tous placés de façon ergonomique autour de lui pour faire échouer toutes tentatives d'évasion. Le brun à lunettes tenta de chercher du soutien à l'extérieur de ce petit cercle. Udon, au nez coulant et Shion, une grande blonde aux cheveux longs, passèrent devant lui, le virent dans une situation délicate mais firent semblant de ne pas le voir, trop occupés à ''discuter''.

L'être humain est un être égoïste. Sasuke ne blâmait pas ses "amis", il en aurait fait de même à leur place. Ce qui le gêna en revanche: c'est d'imaginer leurs visages hypocrites dans une heure, lui demandant ce qu'il a bien pu se passer tout en lui demandant de s'ils peuvent lui appliquer de la pommade sur ses futurs bleus.

Un deuxième coup se fut sentit, Sasuke était encore parti trop loin dans ses pensées, cela lui arriva régulièrement quand la situation extérieure n'était pas propice. Sai le fixa un moment sans rien dire.

« File-moi ton fric, Suzette ». lâcha-t-il finalement.

Du racket, plutôt perturbant quand on sait que le père de Sai était un joueur de foot international, Sasuke ne savait pas ce que cela voulait dire et s'en fichait pas mal. Mais à la façon dont Sai avait de s'en vanter, et au vu du prix de l'inscription dans cet établissement, le lycéen à lunettes était parvenu à en déduire que c'était un métier plutôt rentable.

« Désolé, je n'ai rien sur moi. Je ne prends plus d'argent depuis que tu as pris l'habitude de me le prendre. Tes parents t'ont coupé les vivres ? »

La voix monotone et froide de Sasuke avait à peine eu le temps de sortir de sa bouche que ce dernier se retrouvait le dos à terre. Malheureusement pour lui, le sol n'était pas plus confortable que le jour d'avant.

Sai s'énerva encore et le frappa à nouveau alors que le jeune homme était encore à terre, sous le tonnerre d'applaudissement de ses amis. Pourquoi s'énerver subitement ? Sasuke n'avait fait que poser une question. De toutes façons, il ne comprenait les gens. Tous trop différents, ils étaient juste trop durs à comprendre.

Sai grogna d'un air peu commode avant de lui asséner un autre coup de pied dans le ventre. Mais finalement, lassé du peu d'intérêt que lui portait Sasuke, il parti s'en prendre à une autre victime qui criera peut-être plus que lui.

Gagné.

Sasuke aura juste le temps de passer à l'infirmerie avant le début des cours. Ce petit rituel lui prenant beaucoup de temps chaque matin, il avait pris pour habitude de venir tôt le matin.

Les amis de Sai le suivirent tels de loyaux serviteurs, se bousculant pour être à ses cotés, le plus proche de lui. Prêts à mourir pour leur seigneur. Avant de partir les rejoindre, Ino se retourna dans la direction de l'adolescent à lunettes encore à terre et lui lança un regard étrange avant de repartir en direction de son petit ami d'un pas vif. Sasuke ne comprit pas la signification de ce regard.

En fait, tout lui semblait étrange. D'ailleurs, il ne comprenait pas les gens de façon générale, ils étaient si bizarres... Non, en fait c'était lui qui était bizarre mais il s'en moquait bien, vivement ce soir.

Après être passé voir l'infirmière, qui émit un soupir blasé en le voyant débarqué dans son infirmerie comme d'habitude, elle lui donna un tube de pommade à étalé et un médicament qu'il prit de suite, puis il partit en direction des salles de classes. Il monta les deux étages qui le séparaient de sa salle de cours, devant la porte il frappa. Ne recevant aucune réponse et au vu du bruit que faisaient ses camarades, il en conclus qu'il n'était pas encore en retard.

Il entra et repéra Shion et Udon qui lui firent de grands gestes dans sa direction pour lui signifier de venir auprès d'eux. Une fois arrivé à leur hauteur, il se heurta aux habituelles phrases hypocrites de culpabilité de ses ''amis'': « Olala mais qu'est ce qui t'es arrivé ? », « Comment tu t'es fait ça ? », « Est ce que tu as mal ? », « Est ce que tu es allé voir l'infirmière ? », « Viens, je t'accompagne ! »...

Sasuke les remercia de leurs attentions et s'assit. La seule chose qu'il voulait c'était qu'ils ne lui parlent plus. Sa tête était encore douloureuse, l'antalgique n'avait pas encore fait effet lorsque Shino se posa à coté de lui. Il le regarda de haut en bas, de bas en haut en ne disant rien puis sorti ses affaires de cours, prêt à suivre.

Qu'il est agréable de connaître des gens qui vous porte si peu d'attention. Shino était là, il aidait Sasuke à maintenir son taux de sociabilité indispensable tout en étant discret. Au moins ce dernier ne le dérangeait pas avec des choses futiles. Certes, il n'avait pas beaucoup d' « amis » mais cela était bien suffisant pour paraître normal et surtout c'était nécessaire pour lui. Il paraissait être un garçon, certes, un peu renfermé sur lui-même mais un garçon normal.

Au bout d'un certain temps de calme retrouvé, il repéra Sai le regardant de loin l'air... euh, il ne savait pas trop. Sasuke n'était pas bon pour deviner les sentiments des gens, lui n'en ressentant pas... On aurait pu croire que c'était un ado bi-polaire, ou bien un qui voudrait se donner de l'importance en faisant comme si rien ne l'atteignait. « Regardez-moi, je suis spécial! » Cela aurait été beaucoup plus facile à son goût que la vérité. Les gloussements des fanatiques de Sai résonnèrent jusqu'à ce que le professeur en entrant dans la salle les coupe et le cours pu enfin commencer.

La journée passa à une lenteur inimaginable, Sasuke ne pensait pas cela possible... Bien qu'il aurait adoré se faire tourmenter par le Maître, aka Sai, ce soir, il n'avait pas le temps. Ce fut ainsi que Kiba, le meilleur ami de Sai informa son royal souverain que sa victime préférée s'était enfuie par le portail de derrière et qu'elle était à présent trop loin pour qu'on puisse la rattraper. Le brun populaire râla mais ne le poursuivi pas. Bonne nouvelle.

Le lycéen à lunettes n'avait pas réussi à saisir le concept de ''meilleur ami'' parce qu'il fallait classer ses amis maintenant ? Par ordre d'importance dans sa vie probablement. Dans ce cas, Le jeune homme devrait-il alors placer l'infirmière au dessus ou en dessous d'Udon et Shion ? Elle était bien plus utile qu'eux...

Non, il ne préférait ne pas y réfléchir, il s'en fichait pas mal. Effectivement il avait quelque chose de bien plus intéressant à faire pour ce soir. Une fois arrivé devant chez lui, il souffla.

Sasuke avait, d'après la définition du dictionnaire, une passion. Elle était peu commune. Enfin, Sasuke espérait qu'elle soit peu commune.

Il ne manquerait plus que ça.

Il enfonça la serrure dans la porte, tourna et entra. Il fut accueilli par son bruit préféré, celui du silence. Pénétrant dans le couloir de la maison bien trop grande pour lui seul, il récupéra son carnet dans la cuisine puis se dirigea vers un placard dans un des très nombreux couloirs que possédait cette maison bien trop grande pour que lui y vive seul.

Ce placard, moins accessible que tous les autres, Sasuke l'ouvrit en grand puis poussa le mur qui lui faisait face et ce dernier se déplaça sous la main du jeune brun. Le mur, s'ouvrant, laissa place à un escalier, suivis d'un autre couloir qui était lui même suivis de plusieurs pièces plus ou moins grandes.

Un véritable complexe souterrain, bien pratique quand on a comme Sasuke des choses à cacher. Lui appelait ça seulement la « cave » mais c'était bien plus que cela, il devait s'agir probablement d'un ancien bunker construit par l'ancien propriétaire pendant une guerre quelconque, Sasuke n'en savait trop rien mais c'était ce qu'il avait imaginé.

Il alluma la lumière de la "cave" et descendit les escaliers de pierre et arriva le couloir principal. En passant la première porte à gauche, on trouvait une petite pièce de la taille d'un débarras dans laquelle on pouvait voir un grand meuble en bois massif qui prenait presque toute la place. Derrière la deuxième porte à gauche se trouvait une salle de bain qu'il utilisait uniquement en cas de besoin urgent : douche, baignoire, lavabo. Tout ce qui était nécessaire s'y trouvait. Pile en face de la salle de bain se trouvait une autre pièce de taille moyenne où l'on distinguait un lit. En continuant tout droit, on arrivait dans une grande pièce qui elle-même continuait sur une cuisine.

Il entra dans la première pièce à gauche et se plaça face au meuble et l'ouvrit. A l'intérieur de ce meuble se trouvait tout ce dont il avait besoin pour son passe-temps favoris. Notamment sa trousse médicale, dans le fond à gauche. Il déplaça les cintres, d'un air neutre, cherchant ce dont il avait besoin pour ce soir et mit le tout dans un sac à dos noir puis parti.


J'espère que ce premier chapitre vous a plu ! N'hésitez pas à me laisser une petite review pour donner votre avis ;)