Note de l'auteur : Veuillez me pardonner pour cet arrêt non prévu dans la publication de cette histoire. Mais voici quand même la suite, et je tâcherai de sortir le chapitre 5 le plus rapidement possible, mais pas avant deux semaine, je pars en vacances.
Titre : Le Harem de la Déesse
Disclaimer : Masami Kurumada
- Bonjour, Votre Majesté Impériale.
Vêtue d'une tenue marron et crème d'équitation, ses longs cheveux violets tressés, Saori regarda Aioros s'incliner devant elle, dans un salut des plus respectueux. Devoir impériaux obligeaient, elle avait attendu une semaine avant d'inviter son concubin à partager avec elle une activité où elle savait qu'ils excellaient tous les deux : l'équitation.
- Bonjour, Aioros, fit la jeune femme avec un sourire. J'ai entendu dire que tu aimais monter à cheval. Je ne me suis pas trompée, j'espère ?
Même si sa gentillesse n'était pas finte, elle espérait également amadouer un peu le jeune homme, qui était somme toute très en retrait, par rapport à certains de ses concubins...
- Non, Votre Majesté Impériale, répondit Aioros.
- Mais je t'en pris, appelle-moi Saori ! Je te l'ai déjà dit, en plus.
Elle fit ensuite un geste et le conduisit vers deux beaux pur sang, prêts à être montés.
- Voici Gestalt, fit l'Impératrice en désignant un alezan brûlé. Il appartenait à mon grand-père, mais depuis la mort de celui-ci, il n'est presque plus monté. Je suis sûre que ça lui fera plaisir de sortir un peu ! Et puis Aiolia m'a dit que tu étais très doué avec les animaux.
- Mon frère vous a dit ça ?
- Lors de notre thé, tu ne te souviens pas ? s'étonna la jeune femme. Tu étais pourtant là.
Aioros baissa la tête, honteux.
- Pardonnez-moi. J'étais un peu ailleurs.
La femme aux cheveux mauves baissa les yeux bleus et dit, d'une voix douce :
- Tu sais, si tu as des problèmes, tu peux m'en parler. Si jamais tu te sens mal au sein du harem, ou que tu dois régler une affaire extérieure et que tu doives le quitter pendant un moment. à moins que tu n'ait été forcé à l'intégrer ?!
Aioros releva la tête, les yeux écarquillés et les joues rouges.
- Non, non ! Ce n'est pas ça du tout ! Je vous remercie pour votre attention, Saori, mais tout va très bien. Il me faut juste un peu de temps pour m'adapter à l'ambiance du harem.
Saori ne dit rien, mais plissa les yeux. Elle sentait que, derrière ses paroles, Aioros n'était pas totalement sincère. Mais au lieu de lui en faire la remarque, elle se mit à flatter l'encolure de son propre cheval, et murmura :
- Il s'appelle Pégase. Je l'ai depuis que je suis toute petite, il est mon plus proche ami. C'est mon père qui me l'avait offert. J'y tiens beaucoup.
- Vous ne parlez pas beaucoup de votre père, remarqua timidement le concubin derrière elle.
- Il n'y a pas grand chose à dire, expliqua la souveraine. Il est mort peu de temps après la naissance de ma sœur, et était quelqu'un de bien. Je l'aimais beaucoup.
- Le peuple aussi l'aimait beaucoup, fit Aioros. Le prince Seiya est un modèle pour bon nombre de soldats dans l'Empire.
Soari soupira et esquissa un léger sourire.
- On monte ? proposa-t-elle.
Le jeune homme brun hocha de la tête et enjamba Gestalt, imité par l'Impératrice. Il galopèrent durant un moment, un silence confortable s'étant installé. Peut-être Saori avait-elle réussi à apprivoiser ce jeune homme. Même s'il restait, elle en était sûre, un long chemin à parcourir...
- Tu montes très bien, fit elle en criant. On dirait que tu as fait ça toute ta vie !
- C'est le cas ! répondit avec la même puissance vocale Aioros. Je suis né entouré de chevaux !
- Ta famille tenait un hara ?
- Oui !
L'Impératrice ralentit l'allure, jusqu'à stopper complètement Pégase sur le haut d'une colline surplombant la capitale. Une vue magnifique, illuminée par les rayons dorés du soleil.
- Je suis désolée pour ce qui est arrivé à tes parents, fit-elle. Cela n'a pas dû être facile pour vous.
Aioros parut surpris.
- Comment le savez-vous ?
- Tu ne penses quand même pas que j'ai pris n'importe qui dans mon harem ?
- Non, effectivement. Vous devez être au courant pour l'incendie qui m'a conduit à intégrer l'armée.
- Tu regrettes ton choix ?
Le jeune homme se tut un instant, semblant perdu dans ses pensées.
- Non. Plus que de m'occuper des chevaux, tirer à l'arc est une véritable passion. Et puis sans ça, jamais je n'aurais pu nous assurer ce confort de vie, à moi et à mon petit frère.
- Tu sembles très attaché à lui, fit Saori d'un ton très doux, respectueuse du deuil que semblait encore porter son concubin.
- Il est ma seule famille, avoua Airos à demi-voix. J'ai vu mes parents et ma petite sœur mourir, je ferais tout pour le protéger. Et si je peux également accomplir ma mission de protecteur de l'Empire, alors tous mes vœux seront comblés.
En disant ces mots, un doux sourire naquit sur ses lèvres, qu'il dédia à la jeune femme à ses côtés. Saori, sa tresse de cavalière battue par le vent, se sentit légèrement rougir, sans savoir si c'était dû à l'histoire tragique de cet archer, ou à la douceur de son sourire.
- Une lettre du Marquis Caprico, Madame.
D'un geste vif, Artémis attrapa la missive et la reposa bien vite en soupirant bruyamment. Bon, pas très distingué pour une femme censée représenter l'élégance et la royauté, mais tant pis. Cela commençait à devenir agaçant.
- Bonsoir ma tante, fit Saori en entrant dans la pièce. Vous m'attendiez ?
Artémis releva la tête pour voir sa nièce défaire ses longs cheveux violets, les joues rougies par sa course dans le parc et le regard pétillant. Ça n'avait pas l'air d'être une journée perdue.
- Oui, effectivement, répondit la Grande Prêtresse. Vois-tu, j'ai reçu certaines lettres de mécontentement à ton égard.
- Vraiment ? Vous ne devriez pas vous inquiéter, cela arrive tous les jours. Il y a toujours des insatisfaits, même si nous vivons dans une air de paix et de prospérité.
- Je ne parlais pas de ça, Saori.
La jeune femme s'arrêta un instant pour regarder la blonde, la lettre du Marquis toujours en main.
- Ah oui ? De quoi, alors ?
- Cela fait près de deux semaines que tes concubins ont intégré le harem, et certaines familles se plaignent que tu délaisses les leurs. En fait, c'est surtout le fait que tu n'ais passé qu'une nuit avec l'un d'entre eux qui les dérange.
Saori haussa un sourcils.
- Et que me suggères-tu ?
- Passe une nuit avec un concubin que tu as négligé.
VOTE : AVEC QUI SAORI PASSERA-T-ELLE LA NUIT ? (attention lemon)
Saga
Angelo
Dohko
Milo
Shura
Faites votre choix ! Et à bientôt pour le chapitre suivant !
