« Flamme ou opale ? »
Lordess Ananda Teenorag
Titre : « Flamme ou opale ? »
Auteur : Lordess Ananda Teenorag
Série : Fire Emblem Three Houses
Genre : Alternate Universe, monde moderne – Humor, Romance.
Résumé : Il aimait les roux, extravertis et au grand cœur. Est-ce que c'était une maladie ?
Personnage central : Felix Hugo Fraldarius
Personnages principaux : Ferdinand Von Aegir, Sylvain Jose Gautier
Soutiens / crack pairing : Felix Hugo Fraldarius x Ferdinand Von Aegir A/S.
Autres : Sylvain Jose Gautier x Mercedes Von Martritz A/S (non mentionné).
Note : Une fic purement pour le fun, né d'un délire avec Plum'oh. N'avez-vous pas remarqué que, parmi les dialogues de soutien de Felix, il y en a beaucoup avec des roux, et, qu'il a l'air de bien les apprécier (Sylvain, Annette, Léonie) ? Donc, Ferdie est apparu dans la ligne de mire, et… voilà ce que ça a donné. Je vous encourage à aller lire les fics de Plum'oh, en particulier Brancher les émotions au bon endroit, qui serait une fic-sœur de celle-ci ). Le contexte, c'est Sylvain qui organise des rencards pour Felix, parce qu'il veut qu'il trouve l'âme sœur.
…
Date 1 : Cascade d'opale
…
…
Centreville, petit bar.
Soirée animée.
…
« Et à ce moment, je lui dis : 'Par les saintes culottes de Mac Gregor ! Vous rendez-vous compte de l'ignominie de vos propos ? Votre esprit ne connaît-il donc nulle morale ?' »
Plus le rendez-vous passait, plus Felix avait envie d'étrangler le roux avec sa chevelure (qui était magnifique, soit dit en passant. Mais tout de même !). Etait-il possible d'être encore plus bavard que l'autre imbécile ?
« 'Que nenni !' osa me répondre ce fieffé menteur. 'Morale et profit, point ne font bon ménage ! Seuls les écus remplissent ma panse et les diamants ornent mes doigts !' »
Apparemment, c'était possible. Et, au vu du débit de mots à la seconde de ce moulin à paroles, la soirée promettait d'être longue. Mais qu'est-ce qui lui avait pris d'écouter Sylvain ?
« Felix, mon pote. Mon ami. Le plus cher compagnon de ma vie, de mon enfance et… »
« Tais-toi. C'est non. »
« Mais tu ne sais même pas ce que je vais te demander ! »
« Ce que tu m'avais déjà demandé la dernière fois, que tu vas demander encore cette fois, et, que tu me demanderas toujours la prochaine fois. Et c'est non, je ne rencontrerai aucune autre personne pour un rencard arrangé ! »
De toute évidence, sa résistance au rouquin de son enfance – et au roux en général – devait être bien limitée, puisqu'il avait fini par accepter. D'où sa présence à ce bar, avec un personnage certes superbe (quelle chevelure incroyable ! Cascade d'opale…), mais invraisemblable, tant il semblait venu d'un autre temps.
« La noblesse de l'âme est chose bien rare, de nos jours. Si rare. L'autre jour, je croisai un gredin, dont le seul dessein semblait de détrousser les bonnes gens. Je dus intervenir promptement… »
Sérieusement ? Sérieusement ? Qui parlait encore comme ça, de nos jours ? Personne, à part les nobles de l'ancien temps. Ce que l'autre semblait être, si Felix avait bien compris.
« …et ce fut ainsi que je fis la connaissance d'une personne chère à mon cœur ! Une amie proche, complice en desseins, emplie de talent… »
Et ces discours. Et ces mimiques. Et ces gestes. Grandiloquents, enthousiastes, expressifs. Emplis, eurgh, d'émotion. Ah, oui. Parce qu'il faisait… du théâtre ? Du chant ? Ou je-ne-sais-quoi ?
« Et vous, Felix. Aimez-vous l'opéra ? »
Oups. Une question. Il allait devoir parler. Argh, finalement, c'était pas si mal, quand il n'avait qu'à hocher la tête en écoutant à moitié…
« Tu te rends compte que le temps passe, passe et passe… et que la seule compagnie que tu as, c'est celle de tes sabres ? »
« Et alors ? Si je suis content comme ça ? »
« Mais ce n'est pas le cas ! Je le sais, au fond de moi, que tu aspires à trouver l'âme sœur qui égayera tes journées ! Qui cuisinera tes steaks ! Qui astiquera tes armes ! »
« Personne n'astique mon épée à part moi, merci bien. Et, non, je te défends d'avoir cette expression, aucun double sens. Aucun. »
Parce que, non, Felix Hugo Fraldarius n'aimait pas les roux, extravertis et au grand cœur. Il n'avait aucun goût pour eux. Aucun.
« Fantastique, vous aimez l'opéra ? Comme je suis ravi ! Que pensez-vous de Manuela Casagranda, la grande diva ? Et de sa disciple Dorothea Arnault ? Ne trouvez-vous guère qu'elles sont les plus grandes chanteuses de notre époque ? »
« Elles ont indéniablement du talent. »
Il aurait annoncé à l'autre que c'était son anniversaire, qu'il n'aurait pas eu l'air plus ravi. (Attendez, c'était pas la première phrase de la soirée qu'il avait sortie ?)
« Nous sommes d'accord ! Leur valeur est sans limite, n'en déplaise à leurs détracteurs ! Je dirai cela à Dorothea, cela lui fera plaisir ! »
« Vous connaissez personnellement Dorothea Arnault ? »
« Oui, c'est une collègue de la master class de chant dispensée par Manuela Casagranda. Une excellente amie à moi. »
« Collègue ? Vous êtes donc… »
Un artiste ? Oh… pas si mal. Felix devait s'avouer qu'il avait un faible pour ce genre de personne. Annette, un des précédents dates organisés par l'autre abruti et devenue une proche amie, mettait en ligne des chansons qui faisaient fureur. Sylvain était lui-même un artiste de profession, tout à la fois acteur, chanteur et danseur. Célèbre, par-dessus le marché.
« En réalité, je débute en tant que chanteur d'opéra. Je travaille dans le milieu culturel. Je présente une émission de talents, avec un immonde personnage du nom de Hubert Von Vestra. »
Felix fronça les sourcils.
« Von Vestra ? N'est-ce pas celui qui… »
« Oui, c'est l'homme qui terrifie les invités pour voir s'ils ont assez de potentiel. Tous ceux qui parviennent à tenir une interview complète ont le droit de rencontrer la grande PDG Edelgard Von Hresvelg et de voir leur carrière décoller. »
Le rouquin avait l'air atterré. Felix pouvait compatir. C'était bien pour ça qu'il travaillait en solo, d'ailleurs.
« Et vous, Felix ? Que faites-vous dans la vie ? »
Ah. La question-piège. Celle qui avait écarté de sa vie d'immondes abrutis. Les 'cochés liste noire' (comme disait Sylvain), qui avaient osé se moquer de son métier.
« J'enseigne les armes. »
« Vous… enseignez les armes ? »
Ferdinand (oui, son date s'appelait Ferdinand, vraiment un nom comme on n'en faisait plus… et encore, Felix n'avait pas réussi à retenir le reste de son nom de famille. Von… Aegis ? Von… Aegiz ?) avait l'air perplexe.
« Oui. »
« Quel genre de… »
Rictus. Il adorait ce moment. Celui où il révélait sa vraie nature.
« Sabre. Epée. Fleuret. Couteau. Arc. Mains nues. »
« … »
« Un problème ? »
« C'est… »
Encore un autre qui allait fuir, terrifié par son pedigree. Comme le dernier date proposé par Sylvain (un sombre crétin du nom de Gaius, qui avait trouvé sa profession mignonne, et, qui, surtout, avait commis l'affront de lui proposer des bonbons). Dommage, Felix commençait à bien l'aimer, le Ferdinand.
« …c'est fantastique ! »
« Par… pardon ? »
C'était à son tour de tomber des nues.
« Je ne suis donc pas le seul à aimer les armes ! Alléluia ! Enfin quelqu'un qui ne tournera guère en dérision ma passion des armes anciennes ! »
« Vous… aimez les armes ?! »
Ferdinand Von Truc avait les yeux brillants.
« Si je les aime ? Je les adore. J'ai une collection complète de lances, d'épées, de haches, de l'époque médiévale d'Adestria ! Si seulement je pouvais avoir accès à des armes anciennes de Faerghus… »
« Cela peut s'arranger. Je suis spécialisé dans ce style. »
Un roux ? Expressif et extraverti ? Artiste ? Passionné par les armes ? Tolérant ? Argh, Sylvain avait visé juste, pour une fois. Et, s'il fallait en croire son geste d'avant leur rendez-vous (Felix l'avait vu apporter des couvertures à une association caritative et écouter des mendiants avec compassion), le Ferdinand avait un grand cœur. Mince, alors. Si c'était le cas… c'était vraiment son genre de personne.
« Fantastique ! Il faut absolument que vous me montriez cela, Felix ! »
Et, pire encore, il semblait chérir ses amis et prendre soin d'eux au possible. La façon dont il parlait de Dorothea, sa consœur en chant, d'une nommée Constance (apparemment aussi allumée que lui), d'un certain Lorenz (qui lui ressemblait beaucoup niveau manières), et, même de son collègue Hubert (avec ce mélange d'exaspération et d'affection), ne mentait pas.
« C'est… d'accord. Seriez-vous disponible… la semaine prochaine ? J'accueille dans mon dojo des grands maîtres… »
« Avec grand plaisir ! »
Jamais encore il n'avait proposé, de lui-même, une deuxième rencontre. Aucun des dates organisés par l'autre abruti de rouquin ne s'était poursuivi ainsi. Argh. Felix était foutu.
« Les lances ne sont pas mon domaine de prédilection. En revanche, les sabres… »
Sylvain, Ingrid et Dimitri allaient se foutre de lui jusqu'à la fin des temps. Ferdinand, sérieusement ? Il avait un faible pour un homme qui portait un nom pareil ?!
Note : Je suis sincèrement désolée pour les fans de Ferdinand (ou les personnes portant ce prénom). J'aime ce personnage, mais je n'ai pas pu m'empêcher de le taquiner un peu avec le POV de Felix, il est quand même peu ordinaire ;). Aussi pour les fans de Gaius, que j'aime bien aussi, mais il me fallait quelqu'un pour être un précédent rencard de Felix, avec qui ça n'aurait pas accroché (et l'amour de Gaius pour le sucre était un prétexte parfait, quand on sait que Felix l'a en horreur ;).
Note 2 : Normalement, c'est juste un One-Shot, mais peut-être que j'écrirai d'autres dates avec Felix pour le fun (Sylvain, Annette...)
Sinon, pour l'anecdote : Felix a bien invité Ferdie pour la démonstration de sabre, qui l'a adorée, et, en retour, Ferdie l'a invité pour un concert d'opéra où il chantait. Sylvain s'est bien moqué de lui jusqu'à la fin des temps. Mais Ingrid et Dimitri lui ont fait remarquer qu'il était mal placé pour parler vu qu'il était casé avec Mercedes.
