Bonsoir !
Je sais, je n'ai pas publié depuis très longtemps pour Chassé-Croisé, c'est inexcusable. Je me suis retrouvée dans une impasse au niveau du scénario que je voulais et d'évènement que je n'avais pas prévu, au final j'ai baissé les bras… En attendant, l'inspiration m'a brusquement saisi il y quelques mois et j'ai écrit un OS (oui encore un Sirius/OC)
Petites précisions :
- Les dialogues entre les personnages sont en anglais
- J'ai avancé l'année de la mort de Walburga Black en 1980 afin que Sirius puisse être propriétaire des biens Black
- Voldemort est mort lors de la première guerre, la seule du coup (De rien Harry, tu vas vivre une jolie vie grâce à moi)
- Peter n'a jamais été amis avec les marauders.
J'espère que ça vous plaira, bonne lecture !
Glaeola.
oOo
5h30, alarme. La jeune femme se retourna sous les couettes en gémissant, bien décidée à rester dans ce paradis douillet. Ouvrant les yeux d'un coup, elle vérifia rapidement l'heure, craignant de s'être endormie. Heureusement pour elle, seules deux petites minutes étaient passées, signe qu'elle n'aurait pas à courir ce matin-là. Sortant de son lit en pestant contre son radiateur en panne, elle s'étira comme un chat. La jeune femme enfila son bas de pyjama, des grosses chaussettes et un gilet, direction son placard.
Victoire gratifia son chien de quelques caresses avant de se choisir des vêtements. Un jean noir, un pull en laine bleu, un sous-pull et des sous-vêtements en main, elle se dirigea d'un bon pas vers la salle de bain. Rien de tel qu'une bonne douche brûlante pour se réveiller. Se glissant sous l'eau, elle prit soin d'être la plus rapide possible, ne voulant pas réveiller ses parents. Une fois sortie, elle s'enveloppa dans une large serviette et s'appliqua des soins pour le visage.
Satisfaite, la jeune femme enfila ses vêtements puis descendit préparer son déjeuner. Une tasse de thé avec un sucre et des tartines de confitures. Elle en profita pour faire les deux cafés au lait de ses parents en entendant des pas à l'étage. Attablée, elle sourit lorsque sa mère descendit les marches, une mèche rebiquant sur la tête, ses yeux verts, les mêmes que sa fille, bouffis de sommeil et emmitouflée dans la robe de chambre de son père.
- Coucou maman, bien dormi ? Demanda la jeune femme
Un grognement d'approbation lui répondit. Sa mère sortit les biscottes et du beurre ainsi qu'un couteau avant de la rejoindre, puis commença à tartiner, lentement, ses trois biscottes. Lorsque son père descendit à son tour, déjà habillé et beaucoup plus réveillé que sa femme, son chien leur fit grâce de sa présence et alla s'affaler sur son tapis dans la cuisine. Échangeant un regard rieur avec son père, la jeune femme commença à leur raconter les péripéties de sa nuit pendant que ce dernier préparait ses propres tartines de beurre.
- Et puis j'ai regardé l'heure, en fait il n'était pas 06h30 mais 00h30, je me suis sentie bête. Parce que bon, il faut le faire pour se préparer en urgence pensant qu'on est en retard alors qu'on est encore au milieu de la nuit, termina-t-elle de raconter. Au fait maman, si tu veux qu'on mange ensemble ce midi, je finis à 11h, envoi moi un message tout à l'heure ok ?
N'attendant pas la réponse, la jeune femme monta les escaliers et, vérifiant l'heure encore une fois, se dirigea vers la salle de bain pour se maquiller en vitesse. Un coup d'anticerne, du mascara, un peu de blush et le tour est joué. Ensuite, elle se lava les dents, brossa ses cheveux bruns, puis jeta sa tablette dans son sac et redescendit préparer sa pause de 10h.
6H28, la jeune femme était prête, elle n'attendait plus que l'heure la rattrape avant de partir en câlinant son chien.
Elle enfila ses baskets, mis son manteau, son écharpe et ses gants. Attrapant ses clefs de voiture, elle lança un « à ce soir, je vous aime » à ses parents avant de claquer la porte et de s'engouffrer dans sa petite Clio.
§§§
- Excusez-moi mademoiselle, est-ce à vous ? Entendit-Victoire
Soulevant son casque, elle se retourna pour voir un jeune homme secouer son gant, sûrement tombé lorsqu'elle l'avait enlevé, à quelques pas d'elle.
- Oh, merci ! Répondit-elle
Récupérant son gant, elle repositionna son casque et continua d'attendre, souriante. Le moment de repartir ne tarda pas : elle sentit un poids s'écraser sur son dos, heureusement, elle avait déposé son sac sur le sol. Sa meilleure amie, Axelle, avait décidé de la saluer de cette façon depuis leur premier jour d'amitié, au collège.
- Hey Ax', ça va ? Demanda Victoire
- Yes ! J'ai passé un super week-end ! Et toi ? Tu es allée voir Martin ? Répondit sa meilleure amie
- Hum, oui. Mais, je ne suis pas restée longtemps, surtout quand je l'ai vu avec une grande blonde a la poitrine pigeonnante agenouillée devant lui. J'ai eu une légère envie de meurtre puis ensuite je me suis souvenue du pourquoi je devais le voir, et c'est passé tranquillement. Il m'a servie la meilleure excuse en plus. Débita la jeune femme
Surprise, sa meilleure amie ne fit que la suivre vers sa voiture. Victoire passait tous les matins chercher sa meilleure amie à un arrêt de bus, permettant à cette dernière de dormir plus longtemps le matin. Ne perdant pas une minute de plus sur le sujet, Victoire lança la conversation sur leur cours d'économie du matin. Après 10 minutes de babillage intensif, les deux jeunes femmes sortirent de la voiture, se préparant mentalement à 3h de cours sur les politiques budgétaires.
§§§
Rentrant chez elle, Victoire se détendit en sentant la chaleur de sa maison. Depuis quelques jours elle avait l'étrange impression d'être observée. Même chez elle, elle ressentait quelques fois ce léger malaise. Évidemment, elle se trouvait bien bête après avoir fait le tour de la pièce et n'avoir rien trouver. Elle se disait qu'à 20 ans elle n'avait plus l'âge pour ces peurs enfantines. Débarrassée de ses chaussures et son manteau, elle déposa son sac sur la chaise d'entrée et se dirigea vers la cuisine.
Sortant différent légumes, elle entreprit de se faire à manger, son estomac réclamant de l'attention. C'est alors qu'elle vit, dans le reflet du four, un jeune homme qui l'observait. Étrangement, elle ne voyait pas sa cuisine, mais une pièce différente, comme une salle de cours, vu d'une fenêtre. Cela ne l'empêcha pas de se retourner, vérifiant qu'un inconnu ne se trouvait pas derrière elle. Constatant que sa cuisine était vide d'une autre présence que la sienne, elle se retourna et regarda le four encore une fois. Le jeune homme n'avait pas bougé et la regardait toujours, une expression de surprise sur les traits. Haussant un sourcil, Victoire pencha la tête sur le côté, l'air de se demander ce qui se passait avec le four.
Le jeune homme, en réponse, haussa ses épaules. Son estomac la rappelant à l'ordre, Victoire se remit en marche, gardant un œil sur son four, histoire de vérifier qu'elle ne devenait pas folle. Décidant que non, elle ne l'était pas, elle recouvrit le four d'une serviette. Sifflotant en coupant ses légumes, elle ne pensa plus au jeune homme du four. Jetant le tout dans une poêle chaude, elle alluma la télé et zappa jusqu'à trouver un programme plaisant. Elle mangea tranquillement sa poêlée avant de se mettre à travailler.
§§§
Sirius Black ne pensait jamais être surpris de sa vie. Étant né dans un mode fait de magie, il était habitué aux choses étranges, les ayant totalement acceptées dans sa vie. Cela avait toujours été vrai, jusqu'au jour où, au lieu de voir son reflet dans la fenêtre, il était tombé sur celui d'une brune aux yeux vert, des légumes plein les bras, le regardant avec surprise et un soupçon de peur. Il la vit regarder derrière elle, s'il n'était pas dans la même pièce. D'ailleurs, la pièce en elle-même était étrange : il ne voyait pas un seul instrument bouger tout seul, alors qu'il reconnaissait bien une cuisine. La jeune femme haussa un sourcil avant de pencher la tête sur le côté, dans un signe évident de questionnement à son égard. Répondant par un haussement d'épaules, il l'observa déposer ce qu'elle tenait sur une table avant d'attraper un torchon et, comme il le devina lorsqu'il ne vit plus que le design de ce dernier, le mettre sur la surface d'où il pouvait la voir.
Se détournant, il réécouta le discours que le professeur-auror leur faisait. Cela faisait près d'une heure que lui et James, son meilleur ami, se tenaient là et ils s'ennuyaient à mourir. Il n'aurait pas été contre une distraction et c'est pour cela qu'il regardait encore par la fenêtre, tentant de décrypter ce que la jeune femme faisait, mais tous ce qu'il voyait était ce torchon.
Près d'une heure et demie d'ennui plus tard, les deux jeunes sortirent de l'école des aurors, baillant à s'en décrocher la mâchoire. Sirius se retourna, un sourire sur les lèvres, ravi d'enfin échapper à cet interminable discours.
- Enfin, s'exclama le jeune homme, j'ai vraiment cru qu'il n'allait jamais s'arrêter ! Tu penses qu'il va être comme ça jusqu'à la fin de l'année ?
- J'espère que non, sinon je ne donne pas cher de notre peau Patmol ! Dépêchons-nous, on doit retrouver Lunard au trois balais dans un quart d'heure.
- James, tu as déjà entendu parler de quelqu'un voyant quelqu'un d'autre dans une fenêtre ? Enfin, pas à travers la fenêtre, mais dans le reflet. A la place de se voir lui-même, tu vois ? Tenta d'expliquer Sirius
- Hum, tu veux dire en regardant par la fenêtre, tu ne vois pas le reflet de là où tu es mais plutôt le reflet d'une autre personne ?
- Non, enfin oui, mais comme si cette personne regardait aussi à travers une fenêtre et qu'elle me voyait aussi… Tu arrives à comprendre quelque chose ?
- Oui, je crois que j'ai compris, rigola son meilleur ami. Je ne crois pas avoir déjà entendu parler de quelque chose comme ça, mais je pense que Remus en saura plus que nous, c'est lui le savant du groupe après tout !
- Ouais, tu as raison... soupira Sirius
L'évènement travailla Sirius tout le reste de la journée. A chaque fenêtre qu'il voyait, il tentait d'apercevoir la jeune femme, en vain. Le soir venu cependant, alors qu'il se rasait, son reflet commença à se troubler. Prenant cela pour de la fatigue, il se massa les yeux. Mais, lorsqu'il les rouvrit, il put voir la même jeune femme, une brosse à dents dans la bouche, cette dernière ouverte de surprise. Avisant la mousse qui coulait sur son menton, il se surprit à rigoler, malgré l'étrangeté du phénomène. Il l'observa se rincer la bouche et le visage, un sourire aux lèvres. Levant un doigt, comme pour lui demander d'attendre, la jeune fille partit pendant quelques minutes et revint avec du papier ainsi qu'un étrange bâton transparent dans les mains. Lorsqu'il la vit ouvrir le capuchon et écrire quelque chose sur la feuille, il comprit et attrapa sa baguette.
La jeune femme, relevant les yeux, haussa un sourcil devant sa baguette, un air de profonde réflexion devant cette image. Levant sa feuille, Sirius put voir « Qui êtes-vous ? », mais ne comprenant pas cette langue haussa les épaules et fit apparaître le mot «Anglais » devant lui. Il vit alors l'inconnue ouvrir grand les yeux de stupeur et écrire frénétiquement « Comment as-tu fait ça? ».
Il comprit alors que son inconnue était une moldue. Une seule pensée se matérialisa dans son cerveau : Mais que se passe-t-il bordel ? Alors, pour éviter un récit trop long, il fit simplement apparaître le mot « plus tard »dans les airs. Acceptant d'un hochement de tête, elle réécrit sa question précédente :
- Qui es-tu ? Écrivit-elle
- Sirius Black, et toi ?
- Victoire Blet. Tu es réel ? Enfin, j'ai juste envie de m'assurer que je ne suis pas folle…
- Oui, je suis réel. C'est la première fois qu'il m'arrive un truc comme ça. Répondit le jeune homme, un air préoccupé sur le visage.
- Attends une minute, tu as dit, enfin écris, Sirius Black ? Comme dans les livres ?
- Les livres ? De quoi tu parles ?
- Les livres Harry Potter, tu ne connais pas ?
- Potter, mon meilleur ami s'appelle James Potter… Mais sinon non, je ne connais pas les livres
- Attends deux secondes,tu es un sorcier, ami avec Remus Lupin et Peter Pettigrow. Tu as quitté ta familleà l'âge de 16 ans.Ton meilleur ami, James Potter, sort avec Lily Evan, enfin Potter selon l'année, et elle est, ou sera, enceinte d'un certain Harry James Potter ? Avait-elle écrit frénétiquement sur sa feuille, à moitié recouverte
- Ehm, Je ne connais paspersonnellement Peter Pettigrow, on était pas spécialement ami à Poudlard, mais globalement oui…Comment tu sais tout ça ?
- Je l'ai lu… Dans les livres…
Interloqué par cette conversation, Sirius lui demanda d'aller chercher les livres. Victoire revint avec un objet rectangulaire. Blasé, Sirius allait lui indiquer que ce n'était pas un livre lorsque la chose, auparavant noir, s'illumina et montra un texte. La jeune femme toucha l'espace lumineux et Sirius vit le texte changer pour de l'anglais. Victoire rapprocha alors l'engin de son miroir et Patmol put lire ce qui était écrit.
« Sirius Black (3 novembre 1959 – 18 juin 1996), surnommé Patmolétait un sorcier de Sang-Pur, le fils aînéd'Orionet de Walburga Black et le frère de Regulus Black.Malgré qu'il soit l'héritier de la Noble et très Ancienne Maison des Black, Sirius n'approuvait pas l'idéologie de la supériorité des Sang-Purs et défia la tradition en étant répartie à Gryffondor au lieu de Serpentard. Lors de ses études àPoudlard, de 1971à 1978, il est devenu l'ami deJames Potter,Remus Lupin etPeter Pettigrow et ils formèrent tous les quatre le groupe desMaraudeurs. Les quatre amis rejoignirent l'Ordre du Phénix pour se battre contre Lord Voldemort et ses mangemort durant la première guerre des sorciers. Sirius est choisi par James et Lily Potter pour être le parrain de leur fils unique, Harry Potter. Lorsque les Potter furent trahis par Peter Pettigrow, Sirius jura de les venger de ce dernier. Cependant, Pettigrow accusa Sirius de la trahison, provoqua une énorme explosion qui tua douze Moldus et se coupa un doigt pour faire croire à sa mort. Il s'enfuit ensuite par les égouts, sous sa forme de rat. Sirius fut arrêté sans aucune résistance de sa part et enfermé à Azkaban, la prison des sorciers, pendant 12 ans. »
Dire que Sirius était choqué serait un euphémisme. Tous les détails ne concordaient pas, il ne connaissait que de loin Peter Pettigrow, un serpentard de son année, et Lord Voldemort était mort pendant la guerre des sorciers i ans. Cependant un politicien reprenait son idéologie un petit peu extrême, Tom Marvolo Riddle. Mais ce qui était écrit montrait presque la vérité. Jetant un regard apeuré à la jeune femme, il essaya par tous moyens de fermer cette étrange connexion entre leurs deux mondes, car il ne pouvait être que de deux mondes distincts, où il est un personnage de livre.
- Ehm, je vais aller me coucher, ça va aller ? Écrivit Victoire après quelques instants à l'observer agiter sa baguette dans tous les sens.
Sur un signe de main de Sirius, elle partit dans sa chambre. Criant un « Bonne nuit » à ses parents, elle referma la porte pour la nuit. Retirant son pantalon de pyjama, elle grimpa dans son lit et s'affala en travers de la couverture. La jeune femme avait cependant un spectateur ce soir-là, en effet Sirius pouvait observer la scène par le reflet causé par la lumière de sa chambre dans sa fenêtre. Tournant la tête pour attraper son chargeur de téléphone, Victoire vira au rouge pivoine en voyant le jeune homme. Éteignant rapidement la lumière, elle se prépara à dormir dans le noir. Elle chercha son téléphone à tâtons et le brancha en vérifiant son réveil puis le mis en mode avion. La jeune femme se coucha enfin, tentant de ne pas penser au fait qu'un inconnu l'avait vu à moitié nue.
§§§
5h30, alarme. Comme tous les matins depuis le début de l'année scolaire, Victoire commença sa journée par un grognement de protestation. Soulevant difficilement les paupières, elle se leva de son lit, affrontant la fraîcheur de sa chambre. La brune alluma la lumière et frôla la crise cardiaque lorsqu'elle croisa les perles grises de Sirius Black dans sa fenêtre. Une main sur le cœur, la jeune femme lui envoya un regard noir, sorti son téléphone et tapa à toute vitesse « S'il te plaît, occupes-toi de tes affaires. Je vais être complètement nue dans quelques instants alors tu es prié de regarder ailleurs, merci. »
Gilet, pantalon de pyjama, grosses chaussettes. La jeune fille effectua les mêmes tâches habituelles, toujours dans le même ordre. Lorsqu'elle sortit, à 6h30 précisément, elle attrapa ses clefs de voiture et envoya un message à sa meilleure amie « Passe te chercher dans une demi-heure. Bisous ». Victoire débraya, passa la première vitesse et démarra son véhicule. Allumant la radio, elle croisa, sans surprise, un regard gris dans son rétroviseur intérieur.
La jeune fille souffla, tentant de conduire malgré le manque de visibilité que ses rétroviseurs lui imposaient : l'image d'un jeune homme brun assit à une table qui déjeunait s'y reflétait. Elle mit donc plus de temps que d'ordinaire pour aller récupérer Axelle, ce que sa meilleure amie lui reprocha gentiment.
- Mais pourquoi tu conduis aussi bizarrement ? Je ne t'ai jamais vu regarder tes angles morts depuis que tu as eu ton permis ! S'exclama Axelle, après que Victoire se soit, une fois de plus tournée pour vérifier qu'elle n'allait pas percuter quelqu'un.
- Je ne sais pas, depuis ce matin je fais ça... Lui répondit gauchement la jeune fille.
- Ouais et bien arrête, j'ai l'impression que tu me regardes tout le temps c'est flippant, grimaça son amie.
Victoire savait que son comportement serait étrange toute la journée, en même temps partout où elle regardait il y avait une vitre qui ne renvoyait pas son image à elle mais celle de Sirius, de quoi perturber toute personne normalement constituée. Il fallait qu'elle parle avec le jeune homme, enfin communiquer. Toute la journée Axelle n'avait pas cessé de lui jeter des regards inquiets, voyant sa meilleure amie regarder dans toutes les vitres et glaces qu'elle pouvait trouver et se détourner en soupirant.
- Tu es sûre que tu vas bien ? Demanda-t-elle finalement.
- Oui oui, ne t'inquiète pas, sourit Victoire.
§§§
Le soir venu, Victoire se rua dans sa salle de bain et, comme elle s'y attendait, vit Sirius entouré de deux garçons, l'un avec des lunettes et l'autre avec un air très fatigué. Il ne fallait pas être très futé pour comprendre que le jeune homme était avec ses amis James et Remus.
« Il faut qu'on parle… Enfin qu'on communique » Écrivit rapidement Victoire sur son téléphone. Mais Sirius n'observait pas le reflet et la jeune femme se résolut à attendre qu'il se souvienne d'elle. Ce qu'elle ignorait, c'est que le jeune homme discutait de leur problème avec ses deux amis.
- Voilà, pour résumer, dans chaque miroir, vitre ou toute surface réfléchissante, je vois une moldue qui vit dans un autre monde, conclu-t-il.
Ses deux amis le regardèrent, l'un comme l'autre ne savaient pas comment réagir.
- Je sais que j'ai l'air dingue mais c'est la vérité, vous voulez voir mes souvenirs ? Demanda-t-il.
- Non, non, je te crois. Mais il faut le digérer tu comprends ? Répondit Remus.
- C'est pour ça que tu as l'air complètement ailleurs à chaque cours ? lui demanda James.
- Un peu. C'est juste que je la vois partout, tout le temps, alors c'est compliqué de l'ignorer… Est-ce que tu as une idée de ce qu'il se passe Remus ?
- Il faut que je fasse des recherches, mais il me semble qu'un de tes ancêtres a vécu quelque chose de similaire. Je vais devoir aller dans la bibliothèque des Blacks.
Du coin de l'œil, il aperçut un reflet lumineux. Victoire était en train d'écrire quelque chose penchée sur une table, une lumière vive émanait du reflet, très différente de la lumière des bougies. Alors qu'elle s'étirait, la jeune fille croisa son regard. Elle lui sourit avant de tendre un appareil carré sur lequel était écrit « We need to talk… Well communicate ». Sirius acquiesça et s'excusa auprès de ses amis. Il transplanna chez lui, un appartement du Chemin de Traverse et se rendit dans sa salle de bain, le miroir était l'endroit où il la voyait le mieux.
De son côté, Victoire aussi était devant son miroir. Son téléphone dans la main, elle commença à écrire ce qu'elle voulait dire à son compagnon d'infortune. « Alors, que se passe-t-il ? Est-ce qu'un de tes sorts à mal tourné ? » écrivit-elle. Sirius lui expliqua la conversation qu'il venait d'avoir avec Remus et James.
- Je ne peux pas être bloquée dans cette situation Sirius, mes amis vont commencer à s'inquiéter. Et je ne peux pas me pointer comme une fleur et leur dire que je vois dans toutes les vitres et miroirs un personnage fictif, je vais être internée dans la seconde. Il faut que Remus trouve une solution, et vite, expliqua Victoire.
- Pourquoi ils ne te croiraient pas ? demanda Sirius, perplexe.
Au regard que lui lança Victoire, le jeune homme se rappela qu'il discutait avec une moldue. Lui jetant un regard d'excuse, Sirius reprît
- Désolé, j'avais oublié. Puisque tu peux aussi faire apparaître des mots sur ton appareil… C'est quoi d'ailleurs ?
- Un téléphone, ça sert principalement à communiquer à distance mais tu peux faire d'autre truc comme écouter de la musique ou jouer à des jeux écrivit rapidement la jeune femme. Tiens-moi au courant d'accord ?
Le jeune homme acquiesça avant de voir Victoire se détourner. Elle avait du travail pour le lendemain à finir.
§§§
Remus venait d'arriver dans la bibliothèque des Black. L'immensité de la pièce lui fit revoir ses ambitions à la baisse. En effet, il pensait pouvoir finir en une semaine, délai qui lui semblait maintenant bien trop court. Le jeune homme avait du temps libre, contrairement à ses amis en formation d'auror. De par son statut de loup-garou, il était obligé d'informer son éventuel futur employeur lors de l'entretien d'embauche. Il était souvent congédié directement après, avec en prime une petite grimace de dégoût.
Il entendait à l'étage l'elfe de maison, Kreattur, râler contre sa présence en ces lieux et la mère de Sirius, ou plutôt son tableau, lui répondre toute sorte d'infamie sur les créatures magiques. Cela faisait bientôt un an que Sirius était devenu Lord Black à la suite de la mort de sa mère. En effet, lorsqu'il s'était enfui à ses 16 ans, ses parents avaient seulement brûlé son nom sur la tapisserie familiale, mais n'avait fait aucune démarche auprès de Gringotts ou du Ministère de la Magie, Sirius était donc resté leur héritier.
Soupirant, le loup-garou se mir au travail, cherchant le journal qu'il avait trié comme inoffensif quelques mois auparavant. Il mit une semaine avant de le retrouver, le journal avait finalement été jeté sur une pile par Sirius et James lorsqu'ils installaient la nouvelle table de lecture. Le lycanthrope espérait trouver des réponses dans ce livre, mais il fut grandement déçu. Le phénomène toucha Phineas Black le 1er lorsqu'il était âgé de 70 ans. Le vieil home était atteint de la variole du dragon, aussi appelé Dragoncelle, mortelle lorsqu'elle est contractée à un âge avancé, et décéda 5 ans après. Il écrivait comment il avait réussi à s'adapter à la situation, de même que le moldu qu'il voyait, ainsi que plusieurs théories qui pouvaient l'expliquer.
§§§
Cela faisait bientôt trois semaines que l'étrange connexion entre Sirius Black et Victoire Blet avait commencé et la jeune femme ne pouvait plus le supporter. La sensation d'être observée tout le temps la mettait sur les nerfs. Cependant ce qui l'énervait le plus était de ne pouvoir faire ce qu'elle voulait comme elle le voulait. Par exemple, elle devait faire attention lorsqu'elle se douchait afin de ne pas être visible par son homologue. Il en allait de même pour lui évidemment, mais, égoïstement, Victoire ne voulait pas compatir pour lui.
Les recherches de Remus étaient au point mort. Ne sachant donc où chercher, le jeune homme demanda une réunion des Maraudeurs. Deux jours plus tard, les trois jeunes hommes se trouvaient chez ce dernier avec un grand miroir en face d'eux pour que Victoire puisse en profiter aussi. La jeune fille était installée sur son bureau, mangeant une pomme devant son cours de mathématiques en attendant la réunion. Elle avait déplacé le miroir sur pied de la chambre de ses parents afin de mieux voir les trois amis et jetait des coups d'œil de temps en temps. Lorsqu'elle vit les trois jeunes hommes, elle posa ses affaires sur le côté et s'assit plus confortablement. Remus jeta un sors afin que tout ce qu'ils allaient dire apparaisse dans l'air, permettant à Victoire de suivre en même temps qu'eux.
- Alors, je n'ai pas trouvé beaucoup de choses, commença-t-il, ton ancêtre a fait des recherches mais il est mort avant de trouver la solution. Il avait envisagé plusieurs possibilités mais il n'y en a qu'une que je pense plausible.
Victoire fit un mouvement pour attirer l'attention de Sirius.
- Va moins vite Lunard, Victoire a du mal à lire. Elle demande si tu peux changer la couleur des mots. Rigola Sirius, avant de s'arrêter sous le regard glacial que lui envoya la jeune femme.
- Je ne pense pas… Désolé Victoire dit Remus. Je reprends moins vite alors. Donc, il a pensé à un passage dimensionnel, ou vortex. Je n'ai pas trouvé beaucoup de livre sur le sujet dans la bibliothèque de ta famille, j'espère trouver plus de chose dans la tienne James.
- Viens quand tu veux, lui sourit ce dernier.
De l'autre côté, Victoire s'impatientait. Elle avait un examen le lendemain et ils ne se pressaient pas pour aborder le sujet principal, à savoir les solutions pour ce passage ou vortex.
- Alors il s'agirait d'une passerelle reliant deux, ou plusieurs, personne dans des dimensions différentes. Ces dimensions sont toutes reliées par la magie mais elle ne se manifeste pas de la même façon dans ces dimensions. Par exemple, dans la nôtre il y a des sorciers et des espèces magiques alors que dans celle de Victoire il n'y en a pas.
Victoire tapa furieusement sur son téléphone. « Alors on peut faire quoi ? »
- Elle demande ce qu'il faut faire, transmit Sirius.
Remus parut mal à l'aise, ils comprirent aisément qu'il n'avait pas encore trouvé de solutions. Victoire leva les yeux au ciel d'exaspération, elle ne supportait plus la situation. Ses parents lui avaient demandé si elle n'avait pas de problème d'acceptation de soi. En effet, à chaque fois qu'elle regardait son reflet, pensait-il, la jeune femme soupirait, avant d'être encore plus renfrognée que d'habitude, enfin dernièrement.
« Il faut que ça change, sinon je vais exploser Sirius ! J'en peux plus de devoir faire attention tout le temps. Je ne sais même plus à quoi je ressemble ! »
§§§
Malgré toutes ses recherches, Remus ne trouva rien pour aider son ami. Il discuta longuement avec des experts sur les passages dimensionnels mais aucun n'avait pu l'aider, l'existence d'autre dimension n'ayant jamais pu être prouvée. A l'évidence, ils n'avait pas compris la preuve flagrante que cette situation fournissait. De toute façon, aucun des travaux en cours ne pouvait l'aider pour résoudre leur problème. En désespoir de cause, le jeune homme demanda une entrevue avec Albus Dumbledore, espérant trouver d'autres pistes.
C'est donc profondément agacé que le lycanthrope rencontra le directeur de Poudlard quelques jours plus tard. Remus aurait préféré que Sirius sois là afin d'exposer plus clairement la situation mais ce dernier avait une évaluation importante et ne pouvait se permettre de décaler. Le professeur McGonagall l'attendait devant les grille et le conduisit au bureau directorial. Dumbledore lui proposa du thé que le jeune homme déclina poliment. Après avoir échangé quelques banalités avec son ancien directeur, Remus lui expliqua les évènements, essayant d'être le plus clair possible.
Albus avait reçu avec surprise le hibou de son ancien élève. En effet, il le savait occupé à chercher un emploi, difficile de par sa maladie. Aussi, lorsqu'il avait lu la missive, sa curiosité avait été piquée et le vieux sorcier avait vite répondu. Maintenant il comprenait mieux cette lettre alarmiste, le jeune Black se retrouvait dans une situation pour le moins inconfortable.
- Avez-vous envisagé la possibilité d'un rituel qui aurait mal fonctionné et activé un passage entre nos deux mondes ? coupa le directeur.
- Un rituel ? Je ne pense pas que Sirius s'adonne à cette activité, ou il nous en aurait parlé répondit le lycanthrope.
- Ou alors c'est cette jeune fille. Ces dimensions étant reliées par la magie, il se peut qu'elle en ait eu l'usage et qu'elle ait fait une erreur.
La théorie se tenait. Il fallait qu'il parle avec Sirius, enfin avec Victoire par l'intermédiaire de Sirius.
§§§
- Tu es sûre ? Demanda Sirius. Ça avait peut-être l'air banal...
Victoire lui jeta un regard courroucé avant de lui écrire rageusement qu'elle savait encore si elle faisait des rituels ou non. Elle lui écrivit aussi que la faute pouvait venir de son côté, ce sont eux les sorciers après tout. Victoire désespérait de trouver un jour une solution et cela se ressentait dans son attitude. Bien que toujours irritée, elle devenait défaitiste et déprimée.
- Peut-être que quelqu'un de ta connaissance a fait quelque chose, essaya le jeune homme.
Mais la jeune fille secoua vigoureusement la tête, elle ne voulait pas y croire. Lassé, Sirius soupira.
- Écoute, renseignes-toi d'accord ? On doit envisager toutes les possibilités. Je n'ai pas envie de rester bloquer comme ça pour le reste de ma vie parce qu'on n'a pas tout essayé, reprit le jeune homme.
Victoire devenait de moins en moins patiente, il le voyait bien. Lui aussi redoutait que la situation ne soit irréversible. Cependant, une lueur d'espoir était apparu avec la pensée d'un rituel. En effet, le professeur Dumbledore était actuellement en train d'en inventer un pour régler leur problème. Il avait demandé à Sirius de lui fournir tous ses souvenirs des apparitions de la jeune moldue, afin d'avoir toutes les données.
Victoire avait finalement expliqué la situation dans les grandes lignes, a Axelle. Cette dernière n'avait su que penser, soit sa meilleure amie était folle, soit il se passait des choses étranges. Elle avait finalement choisi la deuxième solution, il ne serait pas dit qu'elle avait abandonné sa Victoire. A chaque réunion d'informations avec les maraudeurs, les deux jeunes filles étaient présentes et en profitaient pour réviser ensemble. Ce jour-là, Axelle était avec Victoire, elles préparaient un projet scolaire. Aussi, lorsqu'elle la vit se renfrogner, Axelle comprit que Sirius avait dit quelque chose de déplaisant.
- Qu'est-ce qu'il se passe avec l'autre monde ?
- Il se passe que je suis accusée de faire des rituels qui foirent, répondit Victoire, acerbe.
- C'est pas possible, tu as fait un rituel sans moi ? Ta meilleure amie ! Quelle trahison
- C'est pas drôle, cette situation me rend folle. Oui, Victoire se lamentait. Mais elle en avait le droit, avec toute cette histoire.
Un petit moment passa, puis Axelle secouât sa meilleure amie, elles avaient un projet à finir ! Cependant, cette histoire de rituel ne quitta pas sa tête pendant un bon moment.
Ce n'est que trois jours plus tard qu'Axelle s'en souvint : Raphäel, un jeune homme de leur promotion, parlait d'un rite permettant de se connecter à une personne. En lui demandant des détails, Axelle avait conclu que ce n'était rien de plus qu'un rituel de pacotille qui ne fonctionnerait jamais, d'autant plus qu'il avait l'intention de l'utiliser pour se connecter avec Victoire, son béguin du moment, vite oublié cependant. Ce qu'elle ne comprenait pas, c'est comment Victoire avait pu se retrouver liée avec quelqu'un d'un autre monde. Évidemment quelque chose avait mal tourné, mais demander les résultats à Raphäel n'allait que la présenter comme folle, non elle devait la jouer discrètement.
Le lendemain, Axelle commença à se renseigner. Il fallait d'abord découvrir quand il avait réalisé son rite, pour voit si les date concordent avec le début du problème. Ce rituel, avait-il dit, prenait trois jours pour « fonctionner », et donc plus longtemps qu'un week-end. Demandant à ses amis, Axelle découvrit qu'il s'absentait régulièrement, mais jamais proche des week-ends, ça ne lui était arrivé que deux fois ce dernier mois. L'une des dates était un mois et demi plus tôt, soit deux semaines entre le possible rituel et le début des « symptômes » de sa meilleure amie. Dès qu'elle le put, Axelle envoya un message à Victoire, lui promettant de lui ramener le déroulé du-dit rituel afin qu'elle le transmette à son partenaire.
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Grâce aux éléments trouvés par Axelle, concernant le rituel responsable de la situation, le professeur Dumbledore put préparer une ébauche de rituel près de trois semaines après. Victoire était présente à la réunion, bien qu'elle n'y comprît rien. Apparemment, la racine de chèvrefeuille combiné à une certaine rune dont elle n'avait pas le sens avait déstabilisé le rituel de Raphäel et dévié le flux magique vers cette autre dimension. S'il avait tort, ce n'était pas à Victoire de le démontrer. Elle assistait aux débats entre Remus et le professeur Dumbledore, aussi perdue que James et Sirius, quoique ces-derniers peut-être moins qu'elle-même. Ce qu'elle retenait, c'est qu'une solution était désormais à portée de main, et qu'elle n'avait plus qu'à attendre quelques jours de plus avant d'être libérée.
- Bon, je suis très heureuse que vous ayez trouvé une solution professeur, maintenant excusez-moi je vais aller me coucher. Bonne nuit à tous.
Alors que Sirius traduisait, Victoire se leva et, toute joyeuse, partit se coucher pour la nuit.
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Deux semaines plus tard, Victoire se tenait en tailleur sur le sol, dans un cercle de runes qu'elle avait tracée aidée de Sirius. De l'autre côté du miroir, Sirius se tenait dans la même position, entouré du même cercle. Le rituel allait être effectué par le professeur Dumbledore de son coté, et par Axelle de l'autre. Chacun avait à leurs pieds une coupe de vin, une racine de chèvrefeuille cueillie à la pleine lune et de la terre trouvée sous un chêne centenaire, que les deux jeunes femmes avaient difficilement obtenu. Le rituel devait s'effectuer lors de la phase descendante de la lune, c'est pourquoi elles se trouvaient chez Axelle, qui avait le luxe de vivre seule, un grand miroir de chez Victoire devant elles.
Victoire fixait son homologue, assez incertaine sur la façon dont elle devait agir. Sirius tentait de la rassurer avec des sourires, mais Victoire pouvait voir qu'il était tout aussi nerveux qu'elle. Alors qu'elle allait parler, elle aperçut des mots incompréhensibles se former au-dessus du professeur, alors elle fit signe à Axelle de commercer. Puis elle n'entendit plus que sa meilleure amie psalmodier en latin et brandir ses objets rituels vers elle. Quelques minutes passaient et Axelle la força à boire le vin mélangé à la terre de chêne, mélange très peu savoureux que Victoire se retint de recracher. A voir la tête de Sirius, cela devait avoir le même goût pour lui.
Finalement, après 20 longues minutes, un silence pesant se fit. Après le vin, Victoire avait fermé les yeux, priant pour que tout fonctionne, et se retenait de regarder. Elle le fit, après quelques minutes, et se mit à bondir de joie : la glace lui renvoyait son reflet. Après avoir mangé et fêté sa délivrance, les deux jeunes femmes se souhaitèrent une bonne nuit, leur repos amplement mérité après cette épreuve.
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Après deux semaines, Sirius et Victoire avaient repris leur vie normale. Cependant, la présence de l'autre leur manquait et ils se retrouvaient souvent devant un miroir, déçu lorsque personne n'apparaissait pour les saluer. Un matin, Victoire, déprimée par ce manque, effleura le miroir en pensant à son compagnon, et plongea dedans, comme aspirée. A l'atterrissage, une pièce qu'elle connaissait bien pour l'avoir vue souvent pendant ces deux mois : la salle de bain de Sirius.
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J'espère que ça vous a plu ! Personnellement, j'ai adoré l'écrire. N'hésitez pas à laissez une review, ça fait toujours plaisir d'avoir un avis sur son écriture !
Bisous, Glaeola.
