Bien le bonjour chers lecteurs ! Vous ne me connaissez probablement pas, et ceci est réciproque pour la simple et bonne raison qu'il s'agit là du premier chapitre de ma première Fanfiction sur, eh bien, le site de Fanfiction ahah

J'espère qu'elle vous plaira, je n'ai pour le moment pas de rythme précis de publication, au gré de mes inspirations, cependant j'ai déjà plusieurs chapitres en réserve.

Bonne lecture à vous, n'hésitez pas à laisser un petit mot cela me fera toujours plaisir !

Chapitre I – Solitude ébranlée

Base militaire de polis

Aujourd'hui aurait été un jour comme un autre si mes stupides supérieurs ne m'avaient pas appelés dans leur bureau. Tout ça pour quoi ? M'annoncer que j'allais avoir une nouvelle partenaire. Qu'est-ce qu'ils ne comprennent pas dans « je ne veux PAS de partenaire » ? Ils s'obstinent parce que « ce sont les règles », mais je me contre fou des règles, je veux juste être tranquille et ne pas avoir à m'occuper de quelqu'un.

Mais ici la discipline étant mot d'ordre, je n'avais d'autre choix que de me soumettre à leur décision. C'est passablement énervée que je quitte le bureau du Général.

Une partenaire, encore une. Ce n'est pas la première fois qu'ils essayent de me coller une personne dans les bras comme ça, ce devait être même probablement la 5ème fois. Mais aucun d'entre eux n'était resté, le plus vaillant avait tenu deux mois avant de finir par abandonner et demander à être muté. Je dois juste tenir quelques semaines, quelques mois tout au plus, et je me retrouverai à nouveau seule pour m'occuper de moi.

Dans cette section de l'armée, nous avons tous un partenaire, un peu comme les policiers en service, mais sur un terrain un peu plus risqué. Je ne veux pas avoir à devoir sociabiliser avec une personne, lui parler en permanence. Je ne parle que peu en dehors de mon équipe, composée de binômes que j'avais choisis et que j'appréciais avant même la tragédie.

-Un partenaire…manquait plus que ça.

Je soupire. J'ai également appris qu'il ou elle arrivait aujourd'hui, ce qui n'arrange pas les choses. J'ai besoin d'une préparation mentale histoire de ne pas m'énerver contre il ou elle à la première occasion. Je ne suis pas connue pour mon calme malheureusement, j'ai du mal à le garder depuis ce jour. Depuis que j'ai perdu mon catalyseur.

Une fois arrivée devant la porte de ma chambre, je suis prise d'une sensation étrange, comme une pointe d'appréhension. J'abaisse lentement la poignée, et ouvre la porte, avec une étrange délicatesse que je ne me connais pas. Le côté droit de la pièce, habituellement vide de tout contenu, accueille à présent un intrus. Un sac militaire trônant désormais sur un lit au carré parfaitement exécuté, avec de nouveaux draps. Ma sensation de tout à l'heure venait de là, mon partenaire était déjà arrivé. Et en avance.

Je soupire à nouveau. Au moins, qui que cette personne soit, elle n'est pas dans la pièce, pour mon grand soulagement. De plus, au vu de son petit nombre de bagage, elle ne semble pas être encombrante, ce qui est également un bon point. Mais elle reste de trop.

Après m'être changée rapidement avec ma tenue de sport, je suis partis faire un footing autour de la base. Bien qu'aujourd'hui soit mon jour de repos, je n'arrive pas à rester en place. Si il y a bien une chose que j'aime par-dessus tout, après la guitare, c'est le sport. Pas un jour ne passe sans que je ne pratique. Inconcevable !

Alors que mes pas foulent le pavé à un rythme régulier, je me met à imaginer l'apparence de mon futur partenaire, non pas que j'en ai quelque chose à faire réellement, mais une personne agréable à regarder vaut tout de même mieux pour les semaines à venir.

Cet acharnement créatif a été tellement intense qu'il a fait passer le temps à une vitesse folle. Après mes deux heures de courses, je décide de tout de même prendre une douche avant de finalement me rendre à la salle de sport de la base pour m'entrainer un petit peu plus. Elle est parfaite pour moi, polyvalente à souhait, je peux donc pleinement me tenir en forme et ce tous les jours en variants les moyens de le faire.

Alors que mon regard scrute la pièce à la recherche d'une silhouette familière, mes yeux tombent sur une personne en train de s'entrainer sur le ring contre mon frère. C'est une jeune femme aux boucles blondes tombant légèrement sur ses épaules. Je ne peux pas bien la distinguer en plein exercice, mais une chose est sûr, je ne la connais pas.

La seconde suivante, mon frère est à terre, son adversaire le surplombant, poing armé. Il vient de subir une défaite cuisante, et pourtant il sourit. Il ne le fait que lorsque qu'il trouve un adversaire qu'il qualifie d'à sa hauteur, et visiblement, c'est le cas avec cette fille. Et ce n'est pas pour me déplaire. Le sourire de mon frère est rare depuis un certain temps déjà, tout du moins lorsqu'il n'est pas en dehors de ces lieux.

Je m'approche d'eux au moment où elle l'aide à se relever. Soudainement, il se retourne vers moi, comme à chaque fois que je suis prêt de lui, ou qu'il est prêt de moi, comme si un lien existe vraiment entre nous. Alors à la seconde où ses yeux croisent les miens, un sourire plus grand encore étire ses lèvres, ce qui provoque le miens. Il sort précipitamment du terrain d'entrainement et me rejoins pour me prendre dans ses bras.

Il est vrai que je viens à peine de rentrer du terrain, alors nous ne nous sommes pas vu depuis deux mois. Malgré sa présence dans mon équipe, il a eu une permission exceptionnelle pour s'occuper de l'arrivée de son premier enfant, c'est pourquoi il n'a pas participé aux dernières opérations. Je suis moi aussi très heureux de le revoir.

Je quittes son étreinte, non sans une pointe de manque, pour me plonger dans le chocolat de ses iris.

-Comment va mon neveu ?

-Il se porte à merveille ! un sourire étire ses lèvres, comme à chaque fois qu'il parle de lui, ou de sa compagne, Octavia D'ailleurs, tiens Lexa je te présente-

Il se stop net en se retournant, en découvrant qu'il n'y a plus personne.

-Bah alors, elle est passée où ? Elle était là il y a une seconde !

Il lève un sourcil interrogateur, et je devine que la personne dont il souhaite me parler est son adversaire. Mais visiblement elle vient de déserter, aussi discrètement qu'un ninja. Je me demande de plus en plus qui était cette fille.

-Bon, tant pis Il soupire, je voulais que tu te mesure à elle ! Elle m'a battu, tu te rends compte Lexa, elle m'a battue !

-Oui, oui j'ai bien vu je lui faire remarquer avec un sourire malicieux elle t'a même écrasé et à plate couture !

-Oh ça va, j'ai été déconcentré voilà tout. Mais en tout cas je suis sûr que tu te plairais face à elle ! J'ai appris qu'elle venait d'arriver à la base.

C'est alors que cette idée fait tilt dans mon esprit. Non, ça ne peut pas être elle, n'est-ce pas ? Une coïncidence, oui, juste une coïncidence.

-Est-ce que tu sais si une autre personne devait arriver aujourd'hui ?

-Pas que je sache, pourquoi ça ? Il s'interroge

-On vient de me coller une nouvelle partenaire.

-Oh… Je vois. Eh bien, je pense que tu viens de la louper de peu, je suis sûr à pas moins de 99% que j'ai perdu contre elle à l'instant. Mais tu sais... il commence, incertains, peut-être que ça se passera bien, peut-être qu'elle finira par rester et ne pas fuir comme tous les autres.

-Jamais. Je plonge mon regard dans le siens, Je n'aurai à jamais qu'une et une seule partenaire, et son nom figure à présent gravé sur le marbre.

C'est sur ces mots que je le dépasse pour rejoindre les vestiaires. Je bande rapidement mes mains, avant de commencer à frapper un sac. Les coups s'enchainent, plus rien n'existe autour de moi, mis à par le son de mes poings s'écrasant contre le tissus remplis de sable. J'ai besoin d'évacuer, de ne penser à rien, et c'est le meilleur moyen d'y parvenir.

POV Clarke

Aujourd'hui est le jour de ma mutation. Comme toujours, je suis arrivée à la base en avance. Je sais qu'on ne m'attends que pour la fin d'après-midi, mais je veux repérer les lieux, et profiter de la salle de sport, qui est parait-il, la mieux équipée de tous les Etats-Unis, ce que je ne demande qu'a voir.

Après avoir déposé le peu de chose qui composait mes bagages, se résumant en un sac cam, j'observe une seconde le côté gauche de la pièce, correspondant à celui de ma colocataire et futur partenaire. Le lit est au carré, tout comme le miens que je viens de finir à l'instant. Elle dispose de plusieurs livres sur sa table de nuit, ainsi que de cadres photos sur la commode. Rien de plus personnel, ce qui me fait penser à quelqu'un d'assez sobre.

Ne souhaitant pas m'éterniser plus que ça, je referme la porte avant de me rendre à la dite salle de sport. C'est avec émerveillement que je la découvre, grande, complète, parfaitement équipée. Mais c'est en voyant le ring qu'un frisson parcours mon corps. Si il y a bien un endroit où j'aime être, c'est sur ce petit espace entouré de ces cordes.

C'est en me voyant approcher qu'un garçon me propose de se mesurer à moi, se justifiant par le fait qu'il ne m'a jamais vu et qu'il aime bien tester la force des nouvelles recrues. Évidemment, loin de moi l'idée de refuser, j'en suis à vrai dire tout à fait heureuse.

Il parait confiant, peut-être un peu trop, c'est pourquoi cela me permet de prendre l'avantage, et de le mettre à terre au bout d'une dizaine de minutes.

Il paraît alors comme figé par l'étonnement une seconde, puis un sourire illumine son visage. Il semble heureux malgré sa défaite, je comprends par cela qu'il est comme moi, un amateur des combats au corps à corps, et qu'à la seconde où nous trouvons un adversaire de taille, nous sommes les plus heureux du monde.

Cela dit, je ne peux me résoudre à lui rendre son sourire. Après l'avoir aidé à se relever, il se tourne vers ce qui semble être une collègue. Une jeune femme qui ne doit avoir pas plus de quelques années au-delà des miennes, les cheveux châtain, long, tombant sur son épaule gauche, parsemés de quelques tresses. Ses yeux d'un vert aussi profond qu'une émeraudes me provoquent immédiatement un frisson inconnu.

Je ressens le besoin de fuir. Fuir devant ce regard qui parait pouvoir me traverser de part en part, et surtout fuir devant cet instant de sociabilisation que je voyais arriver. Je n'en ai pas envie, pas maintenant, plus jamais.

Je ne suis pas ici par gaité de cœur, j'ai accepté cette mutation seulement parce que Marcus me l'a demandé, car il disait avoir besoin de moi. J'étais prête à refuser, quand en voyant son insistance, j'avais compris qu'il n'allait rien lâcher. C'est alors avec un profond soupir que j'avais accepté de venir ici, à la condition de n'y rester que pendant 6 mois, pas une seconde de plus.

Je ne souhaite pas plus que ça me faire des connaissances, pas plus que des amis. Je vais simplement aider ici, pour toutes les opérations extérieures comme internes des six prochains mois, et ne plus jamais remettre les pied dans cette base de malheurs. Plus jamais… C'est pourtant ces mots que j'avais prononcés la dernière fois.

Décidément, pour lui je suis capable de briser jusqu'à mes plus profondes convictions.

C'est seulement après avoir couru une bonne heure pour me vider l'esprit que je regagne la chambre. Après quelques coups sur la porte, et aucune réponse, j'en déduis donc qu'elle n'est pas encore rentrée, ce qui m'arrange en soit, je préfère repousser, à tout jamais si cela était possible, l'instant de la rencontre avec ma partenaire.

Non mais pourquoi ne peut-on pas avoir une chambre simple.

Je secoue la tête pour m'éviter de trop réfléchir, avant de me jeter sous la douche pour effacer toute trace de mes efforts. L'eau quasiment froide coulant délicatement sur mon corps encore chaud me fait un bien fou.

Cela dit, ce à quoi je ne m'attendais pas, c'était trouver deux iris émeraudes à la sortis de la salle de bain.

POV Lexa

Au bout de ce qui m'a semblé être une heure, j'ai arrêté de martyriser mes mains et ai décidé de retrouver le confort de mon lit pour la fin de journée. Ce que je n'ai en revanche pas prévu, c'était de me retrouver nez à nez avec ma nouvelle partenaire, qui n'est autre effectivement que la fille qui a combattu contre mon frère. J'ai même oublié ça ! Finalement se vider la tête ce n'est pas une si bonne idée que ça !

Je me gifle intérieurement, avant de reposer mes yeux sur elle. Elle vient visiblement de prendre une douche, et ne porte qu'un jean et un soutien-gorge noir, avec quelques dentelles. Ma mâchoire manque de tomber à la constatation de sa presque semi nudité. Merde. Je sens mes joues chauffer et décide de détourner le regard en m'excusant.

-je suis désolé !

Cela dit, même lorsque nos regards se sont croisés, elle ne semblait pas spécialement gênée de la situation. Je ne devrais d'ailleurs pas l'être non plus, après tout je suis dans l'armée, et c'est pour ainsi dire monnaie courante de se changer quasi entièrement avec les filles de mon régiment, mais cette situation-là ne me semble pas habituelle.

-Ne t'excuse pas, je ne pensais pas que cela pouvait déranger. C'est dans ce cas moi qui devrais m'excuser, je n'ai pas l'habitude de partager ma chambre.

Sa voix n'est ni froide, ni chaleureuse, quelque chose entre les deux, comme si cela ne lui faisait absolument ni chaud ni froid. Je suis piquée d'une pointe de curiosité et d'intérêt. Elle ne semble pas comme les autres.

Déjà, elle n'essaye pas de faire la conversation, elle parait parfaitement détachée de tout ce qui l'entoure, et ne prête pas la moindre attention à moi. Après que je l'ai interrompu dans son séchage, elle a mis un T-shirt simple gris. J'ai également reconnu le tintement de ses plaques militaires qu'elle a remises autour de son cou. Puis elle s'est installée sur son bureau avec ce qui ressemble à un carnet.

Comment je sais tout ça ? Je ne me l'explique pas moi-même, je sais juste que pour une raison obscure, je me suis assise sur mon lit et ai passé les dix dernières minute à la regarder.

Elle est différente…Ces mots s'acharnent dans mon esprit, mais je n'en veux pas, je ne veux pas entendre ça. Elle finira par partir, elle doit finir par partir, je ne veux personne à mes côtés, quelque soit le sens de ce terme.

Au prix d'un effort presque surhumain, je détache mon regard de son dos et m'allonge sur mon matelas, le creux de mon coude cachant mes yeux.

Mais qu'est ce que je fais au juste ? Je ne sais pas ce qu'il me prend, depuis quand je m'intéresse à quelqu'un d'autre que ma famille ? Ou plutôt, depuis quand je ne l'ai pas fait? Et pourquoi maintenant alors que je ne pensais plus cela possible?

C'est avec ces nombreuses questions en tête, que je m'endors, dans cette position ce que je vais très sûrement regretter le lendemain.