Bonjour!
Cela fait deux ans que je n'avais pas posté sur cette fic, mais depuis septembre, j'ai eu à nouveau l'inspiration et la volonté de la continuer (alors que je n'avais pas forcément plus de temps en L2 de fac, mais bon), donc je m'y suis finalement remise. Pour arriver à suivre la fic, je vous conseillerais de lire tous les anciens chapitres, même si vous les aviez déjà lu il y a deux ans, déjà eh bien parce que ça fait plus de deux ans, ensuite parce que j'ai corrigé les anciens chapitres, mais aussi ajouté pas mal de détails.
Je voudrais remercier ceux qui continuent à suivre cette fic et ceux qui ont continué à poster des reviews. Vous n'imaginez pas à quel point je vous suis reconnaissante!
Bref, bonne lecture !
Chapitre 1:
C'était le calme plat sur Grand Line. Aucune tempête à l'horizon. La seule chose qui rompit cette faible accalmie fut un sous-marin jaune, avec un jolly roger peint dessus, qui remonta à la surface pour permettre à ses occupants de profiter de ce répit rare sur la mer de tous les dangers. Les habitants, sûrement des pirates au vu de l'emblème de leur équipage, sortirent et commencèrent, pour certains à pêcher ou pour d'autres à s'amuser. Tous étaient habillés de la même façon c'est-à-dire une combinaison blanche assortie d'un couvre-chef pour la plupart. Seulement deux personnes se distinguaient un ours blanc portant une combinaison orange qui dormait le flanc contre le pont, et un homme qui était appuyé contre celui-ci. L'homme avait une peau halée, des yeux gris et des cheveux d'une couleur noir corbeau. Il avait deux boucles d'oreilles en or à chaque oreille et les lettres D, E, A, T, H tatouées sur ses doigts. Il portait un sweat jaune et noir avec dessus le même jolly roger présent sur la coque du sous-marin, un jean tacheté ainsi qu'un chapeau nordique blanc tacheté de noir et sur son épaule se tenait un nodachi.
Soudain, il y eut un moment de flottement lorsqu'un de leurs camarades aux cheveux bruns portant une casquette bleue et rouge dit alors :
« Capitaine, j'ai pêché une fille ! »
Ledit capitaine sortit de ses pensées, se leva de l'ours et se dirigea vers son subordonné, un sourire fourbe collé au visage.
« Shachi, si je me déplace pour rien, tu auras le droit de faire une visite dans mon laboratoire, dit-il avec un ton sadique.
-Hein ? Non, non, je vous promets, elle est vraiment là, dit Shachi, la voix tremblante d'appréhension. »
Le capitaine vit enfin la jeune fille. Elle était âgée d'environ dix-huit ans. Des cheveux bruns entouraient ses épaules mouillées et son corps pâle et pétrifié de froid était recroquevillé sur lui-même. Elle serrait dans ses bras un sac à lanière comme s'il s'agissait de la dernière chose qui la rattachait à la vie et dans sa main droite était coincé une paire de lunettes.
Le chirurgien de la mort la regarda, stupéfait, puis dirigea son regard tout autour de lui et du sous-marin, comme pour vérifier qu'ils étaient bien seuls au milieu de l'océan.
« Mais enfin, nous sommes en pleine mer, d'où peut-elle venir ? »
Mais pour répondre à cette question, revenons quelques heures en arrière, mais dans un monde différent cette fois-ci.
Je courais, ma respiration se faisait de plus en plus saccadée J'étais à bout de souffle. Mes jambes ne pourraient bientôt plus me porter et mon sac à lanière battait contre celles-ci, me rendant l'effort plus difficile. Heureusement, j'arrivai à destination. J'entrai dans mon lycée et me dirigeai vers un endroit qui, à cause de venues répétées, me devenait familier. Une voix nasillarde utilisant habituellement un ton hypocrite me parvint.
« Mademoiselle Martin, j'attendais votre arrivée avec impatience malgré l'heure tardive. Mais, n'est-ce pas aujourd'hui que vous avez cours avec Mme Masson ? Vous savez pourtant qu'elle ne tolère que très peu les retards, depuis le temps, non ? »
Je fis un sourire crispé. Cette vieille peau n'en ratait jamais une pour me ridiculiser et se moquer de moi !
« Si, Mme Dodds. Je vais y aller d'ailleurs, au revoir.
-À demain alors et ne cours pas dans les couloirs, ce serait dommage de te faire coller encore une fois, dit la secrétaire avec un sourire moqueur.
-Mais oui c'est ça vieille chouette, murmurai-je. »
Dès que Mme Dodds ne fut plus dans mon champ de vision, je me mis à parcourir les couloirs en courant.
« Et merde, il a fallu que mon réveil ne sonne pas et que mon père soit parti avant, pile aujourd'hui, comme si la harpie ne m'avait pas déjà assez dans son collimateur ! Et les deux autres vont encore se moquer de moi ! »
Je parvins à ma classe, pris une respiration pour me préparer et frappai à la porte.
« Entrez. »
J'ouvris la porte et vis tous mes amis qui me regardaient avec pitié tandis que la professeure, une femme d'une trentaine d'années, mais dont le maquillage et l'allure sévère cachaient avec efficacité son jeune âge, me regardait, une lueur meurtrière flottant dans ses yeux. Et voilà, c'est reparti ! Je soupirai, sachant d'expérience ce qu'il allait se passer.
« Mademoiselle Martin, vous croyez vous tellement intelligente que vous pensez pouvoir rater l'un de mes cours ? Ne répondez pas et ne soupirez pas espèce d'insolente, je ne veux pas vous entendre jusqu'à la fin de ce cours, c'est-à-dire ce midi ! »
« Un vrai tyran cette prof', je te jure !
- Surtout que tu es parmi une de ses boucs émissaires préférés…
- Alors arriver en retard n'arrange pas ton cas !
- Non, mais sérieux, j'ai vraiment la poisse ! Déjà mon réveil sonne une heure plus tard, mon père est déjà parti donc il ne peut pas m'emmener contrairement à d'habitude, ensuite le bus me passe juste devant et il a fallu que tout cela arrive le jour où on commençait par la harpie de l'espagnol ! Le sort s'acharne sur moi ou quoi ? »
Les cours de la matinée étaient finis et, avec Allie, Caleb, Alexia, Rebekah et Jake, nous étions partis, comme bon nombre des lycéens de cet établissement, déjeuner sur le toit.
Allie Jorion était blonde aux yeux marrons et ses cheveux atteignant le milieu de son dos était la plupart du temps attachés. Elle préférait porter des vêtements à coloris militaire ou noir et blanc. Elle était fille unique, mais je la considérais comme ma sœur, ma meilleure amie. Elle était à mon grand damne plus grande que moi, même si ce n'était que de quelques centimètres. Allie voulait devenir la meilleure karatéka au monde de sa génération. Elle pratiquait ce sport depuis toute petite et avait d'ailleurs déjà participé aux Jeux Olympiques de la Jeunesse. Je ne pourrais pas être plus fière d'elle que je ne l'étais déjà, même si j'avouais que j'étais parfois envieuse qu'elle sache ce qu'elle voulait faire depuis toute petite alors que j'étais toujours dans le brouillard concernant mon avenir et ce que je voulais faire une fois le lycée fini alors que la date butoir se rapprochait à grand pas.
Caleb Dumas était mon meilleur ami depuis tellement d'années que je ne me verrai pas vivre sans lui. Il avait des cheveux noirs et des yeux gris. Son air espiègle était rendu plus proéminent par le fait qu'il était plus petit que moi et son sourire en coin, toujours prêt à dire une remarque sarcastique ou une blague pour nous amuser ou nous sortir d'un mauvais pas. Il était très agile et avait une propension à toujours s'attirer des ennuis et à nous attirer dans ses galères.
Alexia Durand était une jeune fille rousse avec des taches de rousseur sur le visage et certaines parties de son corps qui autrefois la complexaient, mais elle avait fini par s'affirmer et prendre confiance en elle. Ses yeux bleus marines transmettaient en permanence sa joie de vivre. Elle se jouait de sa petite taille par des blagues. Et oui, elle avait raison, en ce qui la concernait, tout ce qui est petit est mignon !
Rebekah Leroy était une grande lycéenne qui faisait parfois plus âgée que son âge avec son air plus mature et pensif que la plupart des personnes de notre lycée. Elle arborait de beaux cheveux noirs qui cascadaient jusqu'au milieu du dos et ses yeux vert émeraude étaient les plus beaux que je n'avais jamais vu.
Jake Klein était un jeune homme de grande taille (et il ne se gênait pas pour nous taquiner à ce sujet), de peau mate aux cheveux bruns et aux yeux couleur noisette. Il était mature, mais sans pour autant ne jamais rater une occasion de s'amuser.
Nous formions un groupe hétéroclite, mais uni et ils étaient pour ainsi dire mes seuls amis. On se connaissait depuis tout petits et partageait depuis plusieurs années une passion : le manga One Piece.
« Vous avez vu le dernier épisode ? Il est trop bien et …
- Non, ne dis rien, je veux le voir ce soir !
- Moi, je m'en fiche, je veux savoir si Law va être sauvé par Luffy et Violet !
- Hum…non tu sais quoi, je vais te laisser le voir et tu verras bien ! »
Nous mangions sur le toit du bâtiment du lycée lorsque le temps le permettait, afin de profiter de l'air frais, ne voulant pas rester enfermés dans le réfectoire une fois que chacun d'entre nous eut récupérer son repas. Le lycée était situé en plein centre-ville alors nous ne pouvions pas sortir comme nous voulions pendant les pauses. Chaque occasion de respirer de l'air frais était alors la bienvenue. Nous étions installés près de la rambarde pour ne pas être dérangés. Je me levai et la longeai pour ne pas perturber d'autres lycéens afin d'aller ramener mon plateau au réfectoire avant de prendre mes affaires de cours qui étaient dans ma classe. À ce moment, Mark et sa bande entrèrent sur le toit, ce qui attira l'attention de tout le monde. Ils adoraient nous embêter, notre groupe et moi, et se dirigeaient d'ailleurs vers nous. Il ne semblait pour l'instant ne pas avoir fait attention à moi ce qui pourrait peut-être me permettre de partir tranquillement. Sauf que voilà, il fallait s'en douter puisqu'aujourd'hui n'était définitivement pas mon jour, l'un de ses gros malabars me bouscula en passant et je perdis l'équilibre. En tentant en vain de me rattraper à quelque chose, je vis Allie qui se précipita vers moi et m'attrapa la main, mais je l'entrainai dans ma chute. Nous tombions en hurlant de toutes nos forces et essayant de nous agripper l'une à l'autre, mais la vitesse de notre chute ne nous ne le permettait pas. Alors c'est comme ça que ça va se finir ? Écrasées contre le béton de la petite cour de notre lycée ?
La chute me semblait interminable et j'en vins à souhaiter que cela se finisse vite. Sauf qu'au lieu de percuter le béton avec violence, je pénétrai dans une matière liquide et je sentis celle-ci pénétrer dans ma bouche. Elle avait le goût du sel. De l'eau de mer ? Qu'est-ce que de l'eau faisait ici ? Je regardai autour de moi et ne vis que de l'eau à perte de vu. Il n'y avait aucune trace de mes amis, ni du lycée, juste des fonds marins, des coraux et des poissions qui me regardaient étonnés, je suppose, et me passaient devant. J'essayai de nager jusqu'à la surface, mais mes forces me quittaient et soudainement, je n'avais qu'une envie me laisser guider par le courant et ne plus me débattre. Je m'évanouis et sombrai dans les ténèbres.
