Note d'auteur:

Bien le bonjour… Avant toute chose, je voudrais signaler que dans cette histoire, vous retrouverez parfois des gestes déplacés, des scènes osées (je me tâte encore mais je laisse l'avertissement au cas où et vous serez, bien entendu, prévenus en tête de chapitre sensible) et de mots vulgaires alors si cela ne vous convient pas, merci de passer votre chemin. L'histoire abordera également des sujets sensibles. Vous voilà prévenus!

Mes OC (Phil', Greg' et Evan) m'appartiennent, merci de ne pas y toucher sans me demander mon avis! Les autres personnages appartiennent à J.K. Rowling!

Cette histoire sert davantage à me remettre dans le bain de l'écriture après avoir vécu une fameuse dépression dans l'écriture. Je n'arrivais plus à rien, j'effaçais systématiquement tout ce que j'écrivais, rédiger quelques lignes devenait insupportable et m'énervait.

À ce jour, j'entame ma septième semaine où j'écris tous les jours, chaque semaine un peu plus.

Je bosse sur des projets plus sérieux en / mais en attendant, j'ai préféré vous laisser avec une petite histoire de vie et d'apprentissage de la vie fortement inspirée d'une histoire car rien ne sera facile pour Evan.

Soyez indulgents s'il vous plait!

Je profite de cette note pour remercier les membres du discord "La folie des fanfics" qui m'ont encouragée pour ce projet! Merci à tous! Vous n'avez pas idée à quel point votre soutien m'a permis de me lancer dans ce défi et de retrouver le chemin de l'écriture après de si longs mois!

Avertissement scènes + langage? OK

Contenu? OK

OC?

Panne d'écriture? OK

Je pense que tout y est! Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture! Pour les délais, je ne préfère pas en donner, vous verrez bien quand ça tombera!

Merci à ceux et celles qui laisseront des reviews, ça motive et ça met du baume au coeur alors n'hésitez pas si vous voulez laisser un petit mot! Foncez!


–Tu exagères, Evan. J'en ai marre de te courir après à chaque fois que tu décides de te tirer ! C'est la quantième? La sixième?
Evan ! Je te parle !

Assis sur une chaise branlante, les bras appuyés sur la table, je soupire, tête baissée, ignorant Phil' qui me fait face. Un véritable interrogatoire bordel ! En plus, je suis crevé. Je sais pas ce qu'il s'est passé là-bas mais ça m'a vidé. Et l'autre qui n'arrête pas de parler … Il ne sait pas compter en plus, c'est la septième fois que je me barre d'une famille d'accueil, pas la sixième. Apprends à compter au lieu de blablater, Phil'!

Phil', c'est mon responsable, ici, au centre. Dans cet orphelinat où finissent tous les cas sociaux dans mon genre et où je suis depuis huit ans déjà, Phil' essaie de m'aider, de m'intégrer dans la société mais qu'est-ce qu'elle en a à faire la société de gamins comme moi, tatoués jusqu'aux os, hein? Personne n'en veut alors je reste. Je serai bientôt majeur et libre de me barrer d'ici et foutre ma vie en l'air comme je l'entends.

Je ne moufte pas, il continue. Il sait que je ne répondrai pas, quoi qu'il arrive. Après huit ans de silence, il commence à avoir l'habitude. Depuis que j'ai quitté l'orphelinat précédent, je ne parle plus. On ne savait pourtant pas me faire taire quand j'étais qu'un môme mais on m'a bien fait comprendre de la fermer, que ma mère ne reviendrait pas et qu'ils voulaient bien me le faire entrer dans le crâne avec les poings s'il le fallait. Les mots refusent de sortir de ma bouche depuis.

– Et en plus, tu t'en es pris aux flics ! Il te suffisait de le rendre le paquet de cigarettes, pourquoi tu les as attaqués, Evan?! Qu'est-ce qui t'as pris? Tu savais pas demander aux Lockwood de t'en acheter un?

Oh le salaud! Comme si je pouvais le demander ! Il est en colère, et alors? Il ne sait pas ce qui s'est passé chez les Lockwood. Tous des connards prétentieux. Phil' était à peine parti que le chef noyait mes clopes et m'enfermait dans ce qui me servait de chambre. J'ai bien fait de foutre le camp, tiens ! Et le flic, il avait qu'à pas me toucher ! C'est pas de ma faute s'il a volé à trois mètres. C'est encore ce truc …

– Les Lockwood ne veulent plus de toi, tu es content j'espère? Tu viens de gâcher encore une chance Evan ! Combien de familles va-t-il te falloir encore avant que tu ne renonces à ton comportement?

Tant mieux je serai tranquille, ça me fera des vacances ! Et si tu arrêtais de m'en chercher déjà? Je n'ai besoin de personne, moi. Je n'attends rien du monde et le monde n'a rien à attendre de moi. Phil' soupire. C'est bon, l'interrogatoire est terminé? Je me lève, lui adresse un regard qu'il tente de combattre vainement avant de me lancer un paquet de cigarettes neuf. Je te connais trop bien, Phil'.

– Vas te coucher, Evan. Et pas de conneries ! Laisse-moi au moins dormir 8h avant de tenter de te foutre en l'air encore une fois!

Je lui adresse fièrement mon majeur en l'air avant de quitter la pièce. C'est vrai qu'il est crevé. Moi aussi d'ailleurs. Et pourtant, il n'est que 3h du matin quand je quitte son bureau. Ce n'est pas tard. Enfin, ça dépend pour qui! Je ne relève même pas la présence de mon dossier sur le bureau.

Ma nicotine est là, ma survie est assurée. Pas besoin de plus. Je sais que la prochaine famille que Phil' me réserve abandonnera, comme les autres.

Je traverse rapidement l'étroit couloir qui mène aux chambres, le plus silencieusement possible en allumant une clope. Les copains m'en voudront si je fais trop de bruit. Enfin, les copains me tabasseront quoi.
Les premières taffes de cigarette m'apaisent et me déconnectent de la réalité. J'entre dans ma chambre, me désape en remarquant que mes vêtements ont a moitié été arrachés dans mon altercation avec le flic. C'est qu'il m'a pratiquement déshabillé le salaud !

Avec mon boxer, je m'affale dans mon pieu, expirant une bouffée de nicotine. 4h du mat'. Déjà? J'ai vraiment comaté près d'une heure dans mon lit? Le temps passe vite quand on plane. Trop parfois. Un premier baillement m'échappe alors que je me détends enfin. J'arrivais pas à dormir chez les Lockwood. Ici, je suis comme chez moi. Là-bas, tout était trop… parfait pour moi: un style pompeux, des fringues et des manières de riches, bref, tout mon opposé.

Un second baillement s'empare de moi. Je suis bien ici. Personne pour venir m'emmerder. Avant même d'en prendre conscience, ma clope s'éteint. Je la jette de côté et m'endors comme un loir.

– Evan! Bordel! Evan!

Je grogne. Fiche moi la paix, bordel! J'ouvre un œil agacé sur le réveil qui m'indique à peine 8h du matin. Il se fout de ma gueule? C'est quoi ça? Une vengeance pour mon escapade de ce matin? Phil' s'acharne sur la porte. Je ne moufte pas, il finira bien par foutre le camp.
Il finit par ouvrir la porte et fonce sur moi en me jetant des fringues à la gueule, un air… pressé? stressé? enthousiaste? sur la gueule. Je n'aime pas ça. Adieu repos tant espéré ! Bonjour les emmerdes!

– Vas prendre une douche et enfile ça ! il me souffle d'un ton pressé.

J'examine les fringues. Un jean impeccable et une chemise blanche parfaitement repassée. Okay, quelque chose cloche et il se fout vraiment de ma gueule. Je lui adresse mon regard noir frais du matin mais il ne moufte pas. Que du contraire, il m'ignore et me remue vivement le bras.

– Grouille toi, Evan!

Il rassemble mes affaires et me tire du lit jusqu'à la salle des douches.

– Pas deux heures, Evan ! Je t'attends dans mon bureau et tu me feras le plaisir de te laver les dents!

Mon majeur lui adresse un salut magistral en guise de réponse avant d'entrer dans la douche, à peine réveillé. Qu'est-ce qui lui prend? Et c'était quoi ce sourire? Il était… content?
L'eau chaude achève de me réveiller et, l'espace d'un instant, je suis dans ma bulle, en train de retracer chacun des tatouages de mon torse du bout de mes doigts frêles jusqu'à ce que l'eau chaude cesse pour tiédir peu à peu.
L'eau chaude est limitée ici, pas comme chez les Lockwood. Dommage. Je déteste avoir froid. Mauvais souvenir.

Complètement nu, j'inspecte une nouvelle fois les vêtements que Phil' a laissés. Un sourire étire mes lèvres. S'il croit que je vais mettre ça, c'est qu'il ne me connait pas si bien que ça! Discrètement, je sors et regagne ma chambre sans me soucier de l'eau qui dégouline partout.
Ledit sourire s'efface quand je constate que la porte est verrouillée. Le fumier ! D'un pas rageur, je regagne les douches pour enfiler sa tenue de merde.

Évidemment, quand on s'appelle Evan et qu'on est un petit merdeux, on sait que ces fringues ne sont pas là pour t'habiller, juste pour faire bonne impression alors je m'habille avec un look le plus destroy possible: jean en bas des fasses, chemise froissée par mes soins et légèrement ouverte avec manches retroussées nonchalamment sur mes avant bras, dévoilant mes tatouages.

Une fois mon look soigné comme je l'aime, je passe une main agitée dans mes cheveux pour les désordonner plus encore, me brosse les dents et gagne le bureau. Devant la porte, j'inspire un bon coup et entre sans même frapper. On s'appelle Evan ou pas?

Phil' me dévisage avant de plaquer sa tête dans ses mains, découragé. L'homme qui lui fait face me dévisage lui aussi, arquant un sourcil noir, agrandissant son regard gris curieusement familier.

- Evan… Je te présente Monsieur Snape.