Salut, voici le premier chapitre de la seconde partie de Dangereuse amitié. Actuellement, je publie très régulièrement par peur d'être rapidement dépassé par les événements et les examens ;)

Bonne lecture


1993

Les choses avaient bien changé depuis 1945. Dippet était décédé et enfin Dumbledore lui avait succédé offrant à Poudlard le meilleur directeur imaginable. Hagrid avait retrouvé une place au sein de Poudlard grâce à cet homme charmant qui toujours avait cru en lui. Et Voldemort n'était plus qu'un misérable déchet qui ne fut qu'aperçu que derrière la tête d'un certain Professeur Quirrell étouffé par un turban. Tom Elvis Jedusor n'était plus que l'ombre de lui-même. Sa tyrannie s'était ridiculement terminé après avoir tenté d'assassiner Harry Potter. Vaincu par un gamin… Jedusor était si faible… Après la création de la plupart de ses Horcruxes, désirant absolument en créer 6, il avait même retenté d'accéder à un poste de Professeur de DCFM mais encore une fois ce fut un échec. La légende raconte que pas un professeur n'est parvenu à garder le poste pendant plus d'une année après cela… Tom l'aurait maudit.

Alors Tom, qu'as-tu réussi dans ta pitoyable vie finalement ?

Misérable, infâme, immonde garçon.

Allen rit sèchement tout en finissant calmement sa tasse de thé. Le temps s'était peu à peu détruit sous ses yeux, les erreurs s'étaient enchaînée et le sang avait coulé. Tout ça à cause de cet idiot pacte de sang.

Ce pacte n'est qu'une excuse, Allen. Tu le sais très bien.

Allen grimaça, réprimant un vague sanglot. Il avait déjà 68 ans. Et sa vie fut tout aussi un échec que celle de Tom. Il semblait flotter mélancoliquement, au-dessus de ses souvenirs. Tous ces actes étaient ses actes. Tous ces crimes étaient ses crimes. Et pourtant il s'y croyait détaché tout comme il avait pu être détaché des souvenirs de Néah pendant tant d'année jusqu'à…

(la fonte du chocolat chaud dans la caféine)

L'instant de vérité. Il rattacha brièvement sa longue chevelure blanche en queue de cheval, souriant, se remémorant lorsqu'il se moquait de la coupe de cheveux de Kanda. Kanda, ce garçon qu'il avait brisé, à qui la vie avait été déchiré par le deuil criminel.

Pourtant, Allen l'avait réparé, l'avait rendu tout aussi vivant qu'il avait pu l'être. Alma avait été oublié. Et Kanda avait fini par se marier avec Lenalee à l'âge de 25 ans. Chose surprenante, du fait qu'il n'y avait jamais eu d'affinité particulière entre ces deux individus si ce n'est qu'une once de respect surprenante de la part du jeune garçon.

Tout est bien qui finit bien

Stupide éthique. Mais pourfendre l'identité humaine brise la morale anthropos. Alors il n'y avait pas de raison de se vanter d'avoir pu permettre à Yû Kanda de vivre heureux. Komui voyait d'un très mauvais œil ce mariage, avait d'abord sombré dans une profonde dépression avant d'en sortir grâce à la douceur fraternelle de sa petite sœur qui jamais ne l'avait laissé tomber. Pourtant, Lenalee, elle aussi aurait dû recevoir un soutien. Tom était parti. Tom ne l'avait jamais recontacté. Puis Tom était devenu un monstre. Bien qu'il le fût toujours. Elle y avait cru, à son amour. Orpheline à l'âge de 6 ans, Lenalee souffrait de troubles affectives graves bien qu'elle ne voulut le reconnaître. Son frère suffisait, affirmait-elle. Mais Tom avait abusé de cette faiblesse et avait profité des plaisirs offerts par sa personne. Pauvre Lenalee. Cela ne l'avait jamais empêchée de se reconstruire. Elle avait eu un garçon. Sans savoir pourquoi, Kanda avait tenu à ce qu'il se nomme Alma tel son petit copain défunt dont il n'avait pourtant plus aucun souvenir. Ça, Allen l'avait appris il y a peu. Enfin, il y a tout de même une dizaine d'année. Et Alma a maintenant 38 ans, déjà.

Lui non plus, il avait pas été là. Absent de la vie de ses proches, pris dans une folle danse tourmentée avec Tom. Il s'était passé beaucoup, beaucoup de choses par la suite.

Il avait tant voulu mourir… Finalement ce désir de disparaître l'a hanté toute sa vie. En tant que Red, il n'était qu'une horreur servant aux tâches les plus ingrates, en tant qu'Allen il ne fut que le jouet de Tom et en tant que Néah, sa vie ne fut que destruction. Alors, un homme comme lui, ne semant que la misère et le chagrin sur les sentiers de la vie, devrait disparaître pour le bien commun des autres. Il était un monstre. Et son terrible reflet avec lequel il ne faisait plus qu'un depuis bien longtemps aimait le ressasser.

Mourir, je veux mourir…

Que la lumière s'éteigne, que les sons disparaissent et que jamais je ne puisse voir ne serait-ce qu'un visage.

Je ne veux plus sentir, ressentir, aimer ou même penser

Mon corps n'est qu'un amas de chair guidé par des échanges chimiques défectueux

Je suis libre et je ne le suis pas.

"Les hommes se trompent quand ils se croient libres ; cette opinion consiste en cela seul qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés."

Et pourtant, je ne peux pleurer sur mon propre sort… Je ne suis pas une victime, je suis pas l'escalve du tyran.

Je suis le tyran

Et en tant qu'être tout aussi abject que le commun des mortels, je ne devrais me permettre de tuer l'un ou l'autre

Je mérite de mourir

Mais ils le méritent ausssi

Allen, ne t'arrêtes jamais, continue ton chemin

Je te le promets…

Mana…

Et Allen sourit à s'en déchirer la mâchoire.

Mais maintenant, il était là, paisible, de nouveau avec Link. Il avait été beaucoup de choses ces dernières années… Mais le voilà de nouveau Allen Walker. Il paraissait avoir à peine 25 ans, faute à sa génétique. Link et lui ressemblait à un triste couple immortel dans un roman de malédiction. Les Détraqueurs l'avaient poursuivi, torturé… Et Allen ne savait toujours pas produire de Patronus correcte. Tout comme la majorité des Mangemorts ce qui n'égayait pas le blandin.

Officiellement, le jeune Allen Walker a disparu il y a 47 ans, sans laisser de trace, laissant l'inspecteur Link seul, perdu.

Lenalee avait tant pleuré, Lavi s'était tu. Elle croyait Allen mort, assassiné par un vilain sorcier, n'imaginant pas une seule seconde Allen étant un mage noir. Mais il avait fait sa réapparition. De manière brève à chaque fois. Scène entrecoupée de sanglots et de cris. Allen et Tom. Des mensonges à eux deux. Un tissu de mensonge et de souffrance. Et lorsqu'Allen s'était présenté à sa porte en 1980, un bouquet de fleurs dans les bras, accompagné d'un doux sourire, elle ne sut le mettre à la porte. Elle était fatiguée de toutes ces douleurs. Elle avait passé la soixantaine après tout. Kanda se mit dans une colère noire, avait même tenté de le tuer d'un coup de baguette. Mais voilà, les choses se sont déroulées autrement. Et puis, Alma était arrivé. Il n'avait rien dit puis lui avait banalement serré la main.

Tant de souvenir… Autant de souvenir que de souffrance.

Brusquement, délivrant Allen de ses pensées, Timcanpy lui fonça droit de dessus, mordillant une lettre de toutes ses dents. Peinant à libérer le papier de sa mâchoire, Allen frappa froidement son golem le savant insensible à la douleur.

Cher Allen,

De sombres événements ont eu lieu ces deux dernières années dans les couloirs de Poudlard. L'année dernière, la chambre des secrets fut rouverte. Aucuns décès à déclarer, cette fois-ci à mon plus grand plaisir. Tom est toujours en vie, Allen. Faible mais vivant.

Ça je le sais très bien. Il ne peut mourir tant qu'ils existent.

Suite à cela, Harry Potter a découvert que Tom Elvis Jedusor est bien celui qui a ouvert la chambre des secrets il y a cinquante ans. Mais il n'était pas seul, Allen. Tom a toujours eu un fidèle ami à Poudlard sur qu'il pouvait comptait.

Allen, tu es toujours recherché par Azkaban. Mais nul ne sait à quoi tu ressembles vraiment. Je te crois capable de profiter correctement d'une seconde chance, Allen.

C'était déjà ma seconde chance, idiot.

Je t'attends, avant la rentrée des classes, à Poudlard.

Albus Dumbledore

PS : n'oublie pas de me rapporter de douces confiseries du magasin Lee, si tu veux être pardonné.

Allen soupira. Dumbledore n'avait pas changé. Il revoyait son doux regard inquisiteur. À cette seule pensée, Allen frissonna d'horreur. Il enfila ses habits de sorciers ainsi qu'un sombre chapeau haut de forme en souvenir « du bon vieux temps ».

Poudlard… Il n'y avait pas mis les pieds depuis plus de cinquante ans… Tout devait avoir changé. Qui sera le nouveau professeur de potion ? Après tout Cross Marian est décédé et enterré… Probablement que tous les professeurs qu'il a connus ne sont plus là… Excepté Dumbledore.

Maître… La dernière fois que je vous ai vu, vous m'aviez mis à la porte.

Enfin, je n'en suis plus si sûre…

Marian a été assassiné, semble-t-il et Allen soupçonnait Voldemort d'être coupable.

– Où vas-tu, Allen ?

– Poudlard m'appelle ! Es-tu partant pour un nouveau voyage, Link ?

– J'ai du travail, Allen. Si ton séjour se prolonge, j'essayerais de venir.

Le teint pâle, les yeux rougis, Link continuait de travailler au Ministère même après la disparition de Luberier. Fidèle à un fantôme, il avait traqué les Mangemorts et aidé l'ordre du phénix, organisation créée par Dumbledore dans le but de stopper Voldemort, durant la Terreur des années 70. Qu'importe que son ennemi soit un jeune qu'il ait pu connaître voire particulièrement apprécié… Il ne faillerait pas. Petit détail comique malgré les liens unissant Link à Allen, ce dernier ne pouvait se résoudre à l'appeler par son prénom Howard. Comme si finalement, Link restait une figure d'autorité.

Sans un mot de plus, Allen quitta la demeure et alla emprunter un Sombral afin d'accomplir son vol jusqu'à son ancienne école. Les souvenirs affluèrent alors qu'il marchait paisiblement sur le trottoir. La répartition, tournant décisive dans sa vie d'enfant. Le choipeau en avait décidé ainsi : Allen irait à Serpentard. Aucune originalité, vraiment. Un jeune garçon maudit, aux cheveux blanchis de tristesse et à la main de démon ne peut aller qu'à Serpentard.

La Malédiction de Mana, dernier souvenir offert par son père juste avant de mourir dans un dernier élan de haine. Triste ironie. Mana avait tué Néah et voilà qu'Allen tué Mana… Il aurait aimé évité cela. Mais Mana vivait en lui maintenant, hein, Mana ?

D'ailleurs, à 68 ans, Allen n'avait jamais découverts qui étaient ses parents biologiques qui eux l'ont plutôt maudit avec cet infâme héritage qu'est son bras gauche. Mis à part, Allen avait découvert au cours de ces dernières années, la vérité sur pas mal de mystères qui l'entouraient


Arrivé à Poudlard, il fut surpris de voir que rien n'avait changé. Retenant une larme de nostalgie, le vieil homme entra et… se perdit. Il n'avait aucune idée d'où se trouver le bureau du directeur. Il ne le savait pas adolescent, il ne le sera pas adulte. Heureusement pour lui, Tim le guida comme autrefois. Mais il ne connaissait pas le mot de passe. Et ce bêta de Dumbledore ne le lui avait donné dans sa lettre. À moins que…

– Cthulhu

Lenalee étant une grande admiratrice du moldu Lovecraft dont elle a découvert les œuvres par l'intermédiaire de son frère, avait nommé ses friandises phares de sa boutique en référence à ce Dieu. Sans plus attendre, les portes s'ouvrirent et Allen pu enfin entrer.

Dumbledore, maintenant âgé de plus de 100 ans, la barbe aussi longue que le Big Ben et les yeux vitreux, l'attendait dans une robe de sorcier usée d'une teinture mauve et jaune. Il lui sourit à son plus grand étonnement. Allen ne se souriait jamais à lui-même. Alors, pourquoi d'autres trouveraient l'envie de le faire ?

– Bonjour, Allen.

– Bonjour Professeur Dumbledore.

– Tu n'as pas changé… Je n'aurais pas cru si tu m'avais annoncé avoir plus de 25 ans.

– Ce n'est pas votre cas, Professeur.

Ils rirent ensemble, les yeux ors d'Allen brillant d'une lueur positive et chaleureuse impropre à sa couleur d'origine.

– Tu as fait des ravages autant que de merveilles, Allen. C'est toi le clown blanc, n'est-ce pas ? Ce sorcier masqué et comique ayant pratiqué des sortilèges de guérisons hors normes sauvant plusieurs vies… Mais c'est aussi toi, ce mage noir dont les iris rappelle le Diable et qui a emporté tout autant de vie qu'il en a sauvées…

Allen baissa les yeux, honteux. Il mordit ses lèvres sans rien ajouter Ce tableau rappelait à Dumbledore le jeune Allen tout juste âgé de 11 ans. Timide, effrayé et perdu découvrant ses nouveaux pouvoirs et ceux des autres…

– Je suis Docteur Jeckyll et Mister Hyde, voilà tout… Les Moldus adorent les récits de personnages aux doubles faces. Même les héros Marvel connaissent toujours une période sombres.

– Mais nous ne sommes pas dans la fiction Moldue Allen et tu le sais très bien.

– Bien. Que voulez-vous ?

Le ton froid, impersonnel fit presque reculer Dumbledore qui ne montra rien de sa surprise.

— Allen… Tu es tout aussi coupable de la mort de Mimi et d'Alma que Tom.

– Je n'y suis cependant en rien coupable à sa réouverture…

– En effet… Cependant… Tu as brisé la vie de plusieurs personnes. Celles des victimes, des proches des victimes et de Rubeus Hagrid.

– Je ne peux pas changer le passé, Dumbledore.

– Oui, mais tu peux faire évoluer les choses, Allen. Actuellement, Voldemort cherche à retrouver ses forces… Harry Potter court un grave danger. Et tu es un sorcier doué…

– Mais pas de confiance.

– Je sais que je peux te faire confiance, Allen.

– Les choses sont plus compliquées qu'elles ont en l'air. Et puis, je crois que l'école a déjà assez vu passer de Noah…

Cette espèce que j'ai faite disparaître.

– Raciste contre sa propre famille ?

Allen rit gentiment avant de se remettre droit.

– Il faut que j'assure l'absence de descendance de tous membres de ma famille. Déjà, moi, je ne risque pas d'avoir ne serait-ce qu'un seul enfant.

Dumbledore sourit tristement, comprenant où il voulait en venir.

– Allen, que dirais-tu de devenir Professeur de Sortilège à Poudlard ?

Surpris, Allen en perdit son chapeau.

– Dommage que ce ne soit pas pour la Défense contre les forces du mal, j'aurais pu narguer Tom.

– Tu veilleras au bien-être des élèves et protégera Harry Potter de tous dangers… Tu es bien placé pour connaître les Mangemorts et Voldemort.

Le blandin jeta un coup d'œil au phénix de Dumbledore attendant avec espoir une riposte de l'animal, mais il ne fut rien. Ainsi Poudlard accepter un vaurien comme lui. Il sourit, cruellement amusé.

– Une nouvelle chance pour Néah. …, murmura-t-il de manière à ne pas être entendu par Dumbledore.

– Aussi… J'aurais un service à te demander… Notre ancien professeur de DFCM a reçu un vilain sort d'amnésie. J'aimerais savoir si tu pouvais arranger la chose.

– Vos désirs sont des ordres, Professeur.

En arrivant à l'infirmerie, Allen constata avec regret la disparition de la séduisante (d'après les dires de Lavi) de Mademoiselle Athuda. Du moins, elle ne travaillait plus ici et avait laissé place à Mme Pomfresh, une femme particulièrement effrayante.

L'homme attendait, souriant bêtement sur son lit, les cheveux parfaitement coiffés et le regard mysotis. Ce visage de demeuré n'était malheureusement pas inconnu à Allen. Son sourire s'effaça et une sombre aura semblait s'échapper des pores du futur Professeur.

– Cet homme… Lockwart…

– En effet.

– Ridicule et stupide être humain rampant à la recherche de la moindre goutte de succès… À vomir, je dirais. Et c'est ça que je dois aider ?

Visiblement énervé, Allen avait parlé à une vitesse impressionnante. Dumbledore ne pipa mot et continua de sourire.

– Dis-moi, Allen, j'ai cru entendre que tu avais retrouvé la totalité de tes souvenirs ?

– Hmmm… C'est le cas.

Allen grimaçait sans faire face directement à son ancien professeur de métamorphoses.

— N'as-tu pas essayé d'effacer tes souvenirs pour conserver ta santé mentale ?

– Je n'ai plus suffisamment de ressources psychiques pour nettoyer quoique ce soit dans mon cerveau, justement.

Il rit seul de ses dires et s'assit tranquillement aux côtés de l'amnésique. Dumbledore ne voyait pas en quoi cela pouvait être drôle. Surtout lorsque nous parlons d'un fait aussi sordide au présent…

– Bien, bien. J'ai dit que je le ferais alors qu'il en soit ainsi.

Allen leva sa baguette et sans prononcer un seul mot plongea dans l'esprit de Lockwart.

Vide. Entièrement vide.

Un bref rire sec résonnait dans cette carcasse d'esprit.

Voilà à quoi tu ressembles maintenant ?

Un déchet… Imposteur cruel et sans remords…

Laisse-moi t'arranger ça, l'ami.

Entends-tu ma voix ?

Oui…

Une musique résonne dans le crâne du sorcier

La mélodie s'installe dans chacun de ses tissus, elle ne fait plus qu'un avec l'être

L'écho des notes le fait frisonner

Alors écoute-moi bien. Tu es Gilderoy Lockwart, un homme comme les autres, sans une once de pouvoir magique. Un Moldu, entre autre. Tu travailles sur un roman de fiction où un jeune homme fort et vaillant défie des monstres tels des loups garous et des vampires, des êtres existants seulement dans les fantasmes des hommes… Tu espères trouver un éditeur afin de partager ton travail et faire rêver les adolescents à travers ton monde féerique et morbide à la fois. Tu sais te montrer modeste et respectueux de la vie humaine. Après tout, il y a toujours cette voix… Oui, cette petite voix cruelle dans ta tête qui surveille le moindre de tes actes. Tu n'es jamais seul, et tu ne le seras jamais. Elle sera toujours là, avec toi, jusqu'à ta mort.

Très bien, très bien…

Peu à peu, le monde sombre et vide qu'était l'esprit de cet homme se remplit de souvenirs et de désirs. Les pièces du puzzle se ressoudent, Gilderoy a enfin une identité.

Mais le rire sombre et cruel d'Allen continue de résonner en lui, encore et encore.

Allen se redressa tout souriant. Il avait accompli son travail. Gilderoy ouvrit lentement les yeux et aperçu touts ces extravagants qui le fixaient en attente d'une réaction.

– Mais qui diable êtes-vous et où suis-je, voyons ? Tout cela ressemble à une vague histoire de sorciers… Tiens donc cela me donne un nouvel axe d'écriture ! Mais c'est formidable, formidable !

Il serra les mains de chacun en les remerciant d'êtres des personnes si inspirantes.

– Vous semblez surréalistes… Tout droit venu d'un roman jeunesse…

Pomfresh endormit Gilderoy d'un coup de baguette et brûla Allen de son regard.

– Vous ne pouvez pas jouer ainsi avec les gens comme vos marionnettes, jeune homme !

– Excusez-moi, mes vieilles habitudes de nécromancien, Madame.

Dumbledore crut un instant qu'elle s'évanouirait mais resta droite et ferme devant le garçon.

– Je ne regrette pas ma décision. Gilderoy vivra paisiblement loin de notre monde. Il aura ainsi une nouvelle chance de briller dans un monde où personne ne le connaît… Fini ses impostures stupides, il gagnera de l'argent honnêtement, de son propre travail. Après tout, n'est-il pas doué pour raconter des récits ?

– C'est immoral !

– Mme Pomfresh, je comprends votre désarroi, mais j'ai demandé à ce garçon de s'en occuper et ne lui ait donné aucune limite. C'est à moi que revient cette faute. Allen se chargera de l'introduire dans le monde Moldu avant la rentrée des classes, n'est-ce pas ?

– Bien sûr, Professeur.

Et avant de disparaître de l'infirmerie, Allen lui offrit un sourire sournois qui fit trembler chacun des muscles de l'infirmière pourtant réputée imperturbable.


Allen en tant que Professeur... Qu'est-ce que cela va-t-il donner?

Merci à tous ceux qui me suivent encore et à bientôt :)