Note : Coucou, me revoilà avec une autre fanfiction, ça faisait longtemps. Je n'ai pas abandonné celles que je n'ai pas terminé, au contraire, j'essaie de les avancer un maximum.

Je vous présente une histoire basée sur le seigneur des anneaux. Il y aura des références au Silmarillion pour intégrer au mieux mon personnage. Cette saga fait partie de mes nombreux films préférés et dont je ne me lasserais jamais. L'idée m'est venue lors d'un re visionnage des 3 premiers à la suite du post-confinement au cinéma.

Je ne sais pas si elle vous plaira, alors n'hésitez pas à m'en faire un retour. Si vous y voyez des défauts ou des incohérences, dites-le aussi. Évidemment, j'ai pris également quelques libertés, mais l'histoire sera plus basée sur les films que sur les livres.

Plus tard, quand toute la communauté sera réunie, les dialogues elfiques entre Legolas, Aragorn et mon OC seront en gras. Les pensées et les souvenirs de mon personnage en italique.

Disclamer : L'univers de Silmarillion et du Seigneur des Anneaux ne m'appartient pas.

Chapitre 1

1

En plein cœur de la forêt de Mirkwood, une fête se préparait en l'honneur de leur prince, c'était son anniversaire. Tous les elfes sans exception s'activaient. Une personne dans le royaume appelé Viviane Beleg, une longue crinière rousse errait dans le château. Cette ambiance joyeuse la rebutait et dès qu'elle le pouvait, elle l'esquivait. Les seuls moments où elle justifiait sa présence que si le conseil la convoquait. Elle-même ne célébrait plus son anniversaire depuis belle heurette, elle trouvait ça insignifiant sachant qu'elle vivrait plus de 100 ans.

Elle se promenait dans les allées du château et croquait une pomme. Parfois, quand elle croisait un de ses confrères, trop presser la bouscula. La cérémonie débutait dans quelques heures et comme d'habitude c'était l'anarchie.

Une porte ouverte dans le couloir attira son attention. Elle marcha dans sa direction et qu'elle s'arrêta et y vit deux elfes. L'un d'eux était le prince Legolas, sa chevelure blonde allait jusqu'aux épaules. Le second l'aidait à se vêtir d'une tenue royal. Ils se trouvaient tous les deux dans les garde-robes du palais.

La rouquine s'adossa contre la porte et les scruta en croquant dans sa pomme. L'arrivée de ladite Viviane intimida celui qui l'assistait et se stoppa. Ne comprenant pas l'arrêt soudain de son binôme, l'elfe se faisant habiller regarda dans la même direction. Un sourire moqueur se dessina sur les lèvres de Viviane.

- Tous ces préparatifs pour un anniversaire, c'est ridicule !

La personne visée se tourna vers la demoiselle et plissa les sourcils. C'était son costumier qui s'exprima en premier.

- Lady Viviane, vous ne devriez pas parler sur ce ton à votre futur roi. Estimez-vous chanceuse, on vous aurait banni pour ce manque de respect.

- Et vous, vous êtes un simple serviteur, votre opinion n'intéresse personne, riposta Viviane.

- Mon domestique n'a pas tort. Si vous aviez un peu d'égard envers moi qui suis non votre prince et votre ami, vous seriez vous aussi en train de vous apprêter. Je me demande quelques fois, si notre amitié en vaut toujours la chandelle.

- Parce que vous me connaissez Legolas et que si j'étais plus sage, vous vous languiriez d'ennui.

- Je me serais bien passé de ces agissements, Viviane. Peut-être est-il préférable de discontinuer notre relation pour que vous saisissiez les dégâts que vous causez ? Où souhaitez-vous séjourner dans les cachots ?

- Vous seriez incapable dans les deux cas et les prisons ne font plus peur depuis longtemps.

- À votre guise si vous pensez de cette manière. Maintenant, laissez-nous. Nous avons à faire !

Congédiée par Legolas, elle soupira. Viviane continua sa balade à travers différents lieux. Tous l'ignoraient quand ils la croisaient, ces préparations leur montaient à la tête. Elle consomma entièrement sa pomme et jeta le noyau dans une corbeille. La semi-elfe passa par l'armurerie et déroba discrètement une épée sans que le forgeron la surprenne en flagrant délit et alla dans la salle d'entrainement.

2

Cette pièce était construite en pierres et sombre, elle ressemblait à une cave à vin, mais il n'y avait aucune bouteille entreposée. Seuls des flambeaux fixés au mur décoraient l'endroit. Quelqu'un était déjà venu avant elle parce que les 6 torches n'étaient pas éteintes.

Tout était calme ici comparé aux autres lieux. Viviane ferma les yeux pour s'imprégner de cette ambiance et visualisa des ennemis invisibles avant de se lancer dans un entrainement. Son épée bien qu'elle soit très lourde se maniait à deux mains. Une légère et plus courte pour pouvoir tournoyer sur elle-même plus librement aurait été parfaite. Elle n'avait pas non plus à s'en plaindre, quelque part, elle l'avait volé par paresse de refaire la route inverse pour récupérer la sienne.

Le seul bruit que Viviane entendait était celui de son épée qui fouettait l'air pendant ces mouvements. Ses pensées jusqu'à présent étaient vides jusqu'à ce qu'elles se dirigent vers les dernières paroles qu'avait proférées le prince.

Quand bien même Viviane était par moments exaspérante avec lui, dans le fond, elle savait qu'il ne pourrait s'abstenir de la côtoyer. Il était inconcevable qu'il la remplace du jour au lendemain, n'est-ce pas ? Cette question ne lui avait jamais traversé l'esprit. Ils se connaissaient depuis si longtemps que rien ne les désunissait.

Lorsque son père Beleg décéda, les elfes de Mirkwood la chaperonnèrent, Legolas fut un d'un soutien moral exemplaire, ce tragique accident la fit sombrer dans un deuil sans précédent. Sans lui, elle ne serait pas cette Viviane, peut-être même, qu'elle n'existerait plus dans ce monde.

Inconsciemment, son discours la travaillait.

Autrefois, pendant l'une de ses quêtes, il rencontra une dénommée Tauriel, tous les deux s'étaient rapprochés, elle était comme son égale et elle fut pour un temps sa promise. Mais leur histoire ne fonctionna pas, Tauriel s'éprit d'un nain et ne semblait pas changer d'avis. En revenant, même si sa rage envers cette espèce devint plus puissante et qu'il avait tout expliqué à Viviane, celle-ci ne le jugea point. Le fait que Viviane se contente d'être sa confidente et de ne pas se mêler de sa vie privée avait solidifié leurs liens.

Plus tard, des commérages couraient dans le royaume comme quoi le prince se marierait avec Viviane, mais ils étaient trop dissimilaires, mais Legolas ne les tût jamais et les laissèrent couler. Les elfes tournèrent la page.

À son arrivée à Mirkwood, Legolas l'accepta tandis que son père Thranduil n'était pas complètement pour sa venue, car Viviane était moitié-moitié. Beleg était un elfe comme Thranduil, mais il tomba amoureux d'une Humaine à la longue chevelure rousse lors de sa quête avec Turin. Thranduil écoutait beaucoup sa tribu et le jugement prenait une place importante dans ses convictions, la majorité était réfractaire à l'idée qu'ils croisent leur sang avec une autre race. La participation de Thranduil à la bataille des 5 armées fit débat auprès du conseil, le fait qu'il y aille pour aider des mortels.

Ils finirent par intégrer Viviane Beleg à leur communauté et le peuple de Mirkwood rendit un hommage à son père en implantant une statue à son effigie. Il n'était pas qu'un simple elfe Sindar venant de Doriath, c'était un puissant guerrier, il devint chef des gardes-frontière et seigneur du Dor-Cúarthol.

Elle n'avait pour repère que Legolas, elle cala ses attitudes sur lui étant donné que Thranduil s'absentait fréquemment à cause de ces réunions politiques.

En grandissant, Viviane savait sa différence avec les autres habitants du royaume et en jouait, même si elle trainait le plus clair de son temps Legolas, Elladan et Elrohir qui sont les fils d'Elrond, roi de Númenor, quand ils leur rendaient visite. Elle aimait beaucoup s'isoler cependant, le jeune prince désapprouvait ce comportement.

Viviane tenait une grosse part de masculinité dans ses gênes et ça dérangeait les elfes femmes. Elles étaient féminines, effectuaient des activités spécifiques comme apprendre à pratiquer le point de croix, les arts. Ces choses futiles ne la captivaient pas, quand Legolas et Thranduil passaient des moments en famille dans la cour et qu'elles les observaient du haut de sa fenêtre, elle les voyait s'entrainer avec différentes armes. Viviane trouvait plus juste d'apprendre à se battre contre leurs ennemis que de se cacher dans les souterrains du palais et de fuir.

À cause de cette masculinité, les elfes féminins la rejetaient la plupart du temps. Elle ne comprenait pas cet attrait que Viviane avait même si elle portait des robes magnifiques et qu'elle avait un goût prononcé pour la mode.

Dès qu'elle terminait, elle allait toujours dans cette pièce pour s'exercer à son tour. Une fois qu'elle s'était perfectionnée à l'arc, elle passa directement à l'épée. Par rapport à Legolas, elle n'en utilisait qu'une, pour elle, il n'y avait aucun intérêt d'en posséder deux, si ce n'est pour fanfaronner lors des combats. Au début, Thranduil s'opposait au fait de lui en forger une et de lui léguer un de ses arcs. Ce n'est qu'après avoir prouvé à plusieurs reprises sa capacité à les manier en s'entrainant avec Legolas, Elladan et Elrohir. Il pensait que cette passion pour les armes restait un passe-temps de courte durée, mais non... il céda.

Pendant qu'elle exécutait des mouvements, elle se parlait elle-même en haussant la voix.

Arrêter notre amitié ? Vient-il vraiment de me congédier cet idiot ? Si je l'insupporte, personne ne l'oblige à être avec moi. Et ce vouvoiement, qu'est-ce donc ? Quel maudit sort m'a-t-on jeté ?

Toutes ces questions lui pesaient, sans s'en apercevoir, ses enchainements se faisaient plus violents. Dans un cri de colère, elle prit pour cible le mur et la pointe de mon épée s'entrechoquait contre la pierre. Après 3 énormes coups, elle perdit le contrôle et elle la balança contre le sol énergiquement. Cette activité était censée la calmer, mais le contraire arriva. Sa respiration s'était accélérée, Viviane devait à tout prix sortir s'aérer l'esprit et trouver un endroit plus reposant. Elle n'en revenait pas pour Legolas, ce n'était pas la première fois qu'il découvrait ce comportement.

Elle ramassa l'arme et chercha un autre lieu plus adapté à la méditation.