J'avais pas mis de note d'auteur sur la première version (qui a cracké au moment de publier :/), du coup je rectifie en même temps ^^ merci à Drottingulove de m'avoir signalé le souci ^^ j'espère la (le ) revoir sur cette histoire ^^ Bonne lecture.
Le silence planait dans la maison, chaque pièce remplie de cartons plus ou moins vides, de meubles plus ou moins montés, et de...
-Bordel... Marmonna la jeune femme en tournant sur elle-même, au milieu de ce qui serait son salon, et qui n'était pour l'instant qu'un amas de cartons. Cela faisait déjà plusieurs heures que les déménageurs avaient déserté les lieux, et le docteur Samantha Carter, astrophysicienne de son état, sentait le désespoir l'envahir à la vue du travail qu'il lui restait à accomplir pour enfin faire de cette maison, un foyer. Soupirant, l'astrophysicienne ramena ses cheveux blonds en arrière, et s'efforça de se reconcentrer sur sa tâche. Peine perdue, à peine trois quarts d'heure plus tard, elle renonçait et se laissait tomber sur le canapé avec une bière fraîche. Saisissant la télécommande sur le coussin, elle lança sa chaîne Hi-Fi, première chose qu'elle avait branchée en arrivant, et se laissa couler dans le canapé, posant ses pieds nus sur la table basse, fermant les yeux.
Des coups sur sa porte la firent sursauter, et elle se rendit compte qu'elle s'était assoupie, sa bière encore pleine posée sur la table basse. Elle s'étira et se releva tandis que les coups reprenaient, légers, hésitants.
-J'arrive, j'arrive ! Clama-t-elle en rejoignant la porte d'entrée. Elle ouvrit, et se figea quelques secondes face aux deux sourires qui l'accueillirent, accompagnés d'un panier garni de muffins. Bonjour. Sourit Sam en reprenant ses esprits.
-Bonjour, sourit l'homme en lui tendant la main. La petite quarantaine, grisonnant, de beaux yeux noisettes, et un sourire ravageur.
-Samantha Carter. Se présenta la scientifique en serrant la main tendue.
-Jack O'Neill. Sourit l'inconnu en lui rendant sa poignée de main. Et voici Charlie, mon fils.
-Bonjour, madame Carter.
-Tu peux m'appeler Sam, Charlie. Sourit-elle en lui serrant la main à son tour.
Woah... Songea Jack face à son sourire et ses yeux bleus. Elle est magnifique... Calme-toi Jack, elle vient à peine d'arriver, on se détend !
-Oh, je suis désolée, je manque à tous mes devoirs ! Entrez, ne faites pas attention, je n'ai pas encore tout déballé !
Le père et le fils suivirent leur nouvelle voisine jusqu'à la cuisine, où elle déposa le panier sur le comptoir avant de sortir deux tasses et un verre.
Bon sang Sam, contrôle tes hormones bordel ! Oui il a un magnifique sourire et des yeux à tomber par terre mais c'est pas une raison ! Tu es une adulte responsable ! Et en plus il est sûrement marié !
-Je n'ai que du café ou du jus d'orange à vous proposer, j'espère que ça ira ?
-Ce sera parfait, Carter ! Sourit de nouveau Jack.
-Carter !? S'étonna la jeune femme en réprimant un rire.
-Déformation professionnelle ! Pouffa Charlie. Papa est colonel dans l'Air Force.
-Oh, je comprends mieux. Vous pouvez m'appeler Samantha, colonel ! Fit-elle d'un ton léger en déposant les tasses pleines.
-Seulement si vous m'appelez Jack ! Sam éclata de rire au ton faussement autoritaire de son nouveau voisin, recevant deux beaux sourires pour toute réponse.
Deux heures, trois cafés et deux verres de jus d'orange plus tard, ils n'avaient presque plus aucun secret pour l'autre, des origines irlandaises de Jack à la situation compliquée que connaissait Sam avec son père, général dans l'Air Force, et son frère, en passant par la perte déchirante de sa mère lorsque Sam n'était qu'une adolescente, et le divorce de Jack et Sara, son ex-femme, qui pouvait compter parmi les rares divorces à s'être déroulé sans guerre. De son côté, Charlie, d'humeur joyeuse grâce à cette nouvelle rencontre, n'avait cessé de conter ses exploits au base-ball grâce à son père, ainsi que ses progrès en maths et sciences, lançant ainsi, au grand désespoir de Jack, une conversation passionnante avec Sam sur les étoiles. Avant que l'astrophysicienne, ayant pitié face au regard perdu de son nouveau voisin, ne revienne sur un sujet plus commun, ramenant ainsi une conversation plus fluide entre les deux adultes et l'enfant.
-Je vois qu'il vous reste beaucoup de cartons à défaire... Commenta alors Jack en pointant la pile dans le salon.
-Ne m'en parlez pas... Soupira Sam. Elle jeta machinalement un œil sur sa pendule et écarquilla les yeux. Mon dieu, je suis en retard ! Je suis désolée, je ne veux pas être impolie, mais je dois retrouver des amies et je vais être en retard si je ne pars pas tout de suite.
-Soyez honnête, Samantha, vous nous mettez à la porte ! Plaisanta Jack.
-Exactement, colonel ! Mais je vous épargne les coups de pied aux fesses devant votre fils ! Charlie explosa de rire avant de courir face à la mine faussement menaçante de son père, qui n'augurait rien de bon pour le jeune garçon. De son perron, Sam regarda son voisin chahuter avec son fils, et laissa un sourire attendri étirer ses lèvres. Ouais, elle sentait que sa vie démarrait maintenant, chez elle.
