Titre : Slow burn
Auteur : Yoda-Ben2
Fandom : BatB 2017
Genre : Cucul avec de vrais bouts de fesses dedans, angst
Rating : R
Pairing : Stanley/LeFou, mentions de LeFou/Gaston et de Gaston/LeFou, tous deux en sens unique
Notes : Je n'aborde pas l'intrigue principale du film, donc pas de Belle ou de Bête.
Dick regardait son frère d'un air inquiet. Stanley avait ses moments, comme tout un chacun, mais voilà plusieurs jours que son frère cadet n'avait pas l'air dans son assiette. Leur mère déplorait son silence, son air renfrogné, son travail qu'il exécutait avec cette frénésie caractéristique de son désarroi quand il ne savait pas comment régler un problème. Ses sœurs avaient fait les frais de réponses cinglantes à quelques plaisanteries douteuses mais inoffensives, et Tom, avec qui il prenait ses leçons d'escrime, avait réalisé la rage qu'il déployait dans ses assauts. Il avait détruit un mannequin d'entraînement en s'acharnant dessus… L'instructeur avait été impressionné, l'ami était très inquiet.
Ce soir-là, pensant lui changer les idées, Dick avait décidé d'emmener son frère boire un godet à la taverne, et il se rendit vite compte que faire boire Stanley quand il était dans cet état était une très mauvaise idée. Stanley en était à sa troisième pinte là où Dick et Tom avaient juste entamé leur première, et le jeune homme vidait ses verres comme des purges, avant d'en commander d'autres avec un ton de moins en moins assuré. Dick allait mettre le holà pour ce soir, quand Gaston fit son entrée, fracassante comme toujours, LeFou comme d'ordinaire à ses côtés.
- Ah ! Tom, Dick et Stanley ! Comment allez-vous, mes gaillards ? Lança Gaston en administrant une rude bourrade à Tom.
- Ça va, répondirent les deux aînés.
Stanley leva les yeux de sa pinte, décocha à Gaston un regard indéchiffrable, mais Dick se rendit bien compte du changement d'attitude de son frère quand il vit l'homme souriant au nœud papillon rouge qui se tenait à côté du héros de Villeneuve. Son attitude était toujours crispée, mais son expression s'était adoucie, presque attristée...
- Bonsoir Stanley, fit LeFou avec sa gentillesse habituelle.
Stanley sembla hésiter avant de lui répondre.
- Bonsoir…
LeFou s'approcha de lui et inspecta sa tenue.
- Oh, je ne connaissais pas cette veste ! Elle est nouvelle ?
- Oui, murmura le jeune tailleur en faisant des efforts désespérés pour que LeFou ne se rende pas compte qu'il était déjà ivre. Je… Je l'ai faite la semaine passée.
LeFou lui adressa un sourire qui sembla illuminer la pièce entière.
- Impressionnant ! Tu es vraiment habile !
Stanley ne put rien ajouter, Gaston l'avait attrapé par les épaules.
- Eh bien, Stanley, il paraît que tu veux jouer dans la cour des grands ?
Dick sentit une vague d'inquiétude le traverser. Quelque chose n'allait pas.
- Heu… Balbutia Stanley, pas sûr de ce dont voulait parler Gaston.
- Trois pintes en une heure, c'est que tu prends un rythme d'homme ! Lança le vétéran de sa voix tonnante. Voilà notre jeune coq qui veut se mesurer aux adultes !
- Heu, Gaston, dit Tom avec un ton poli, je ne pense pas que ce soit une bonne idée…
- Mais non, assura Gaston en adressant un regard à LeFou, qui, docile, alla commander une paire de bières pour lui et le jeune homme. Allez, Stanley ! Buvons ! À la santé de qui, d'ailleurs ?… Je sais ! À la santé de ta belle !
Stanley ne répondit pas Gaston ne remarqua pas son air qui s'était fait sinistre. Le jeune homme se vit contraint de trinquer avec Gaston cet honneur ne se refusait pas.
Dick voyait une cuite monumentale se profiler à l'horizon pour son cadet et redoutait d'ores et déjà la colère de ses parents quand ils verraient leur petit rentrer dans un triste état à la maison. Gaston, fort heureusement, laissa le jeune homme tranquille après avoir bu sa pinte et alla se caler dans son fauteuil préféré, ordonnant à LeFou de le masser, ce que le petit homme exécuta aussitôt, malaxant avec soin les larges épaules.
Le drapier vit son frère fixer les deux vétérans un long moment, son visage se crisper en une moue douloureuse, puis poser sa pinte d'un geste mal assuré avant de se diriger vers la sortie.
- Stan ! Où tu vas ?
- Pisser.
Le jeune homme sortit en titubant. Dick et Tom se regardèrent et d'un commun accord, sortirent à leur tour.
Stanley émergea de l'ombre après quelques instants, le regard sombre. Dick le vit arriver depuis l'allée qui servait d'ordinaire d'urinoir aux clients de la taverne.
- Stan ?
Le jeune homme s'arrêta, surpris de voir son frère et son ami l'attendre.
- Qu'est… Qu'est-ce que vous faites là ?
- On s'inquiétait pour toi, frérot, répondit Dick. Tu n'as pas l'air d'aller.
- Tu sais que nous sommes là pour toi, assura Tom. Si tu as besoin de parler, ou n'importe quoi d'autre. Tu es notre ami.
- C'est quelque chose qu'on a fait ? Quelque chose qu'on a dit ? Hasarda Dick.
Le ton plein de sollicitude des deux hommes ajouté à la soûlographie de Stanley, fut le déclencheur. Le jeune homme regarda ses deux comparses, puis hoqueta une fois, deux fois… Et les premières larmes se mirent à couler. Dick approcha aussitôt et prit Stanley dans ses bras.
- Oh, Stanley…
Stanley était un dur à cuire. Son métier de tailleur lui apportait entière satisfaction, mais il était soucieux de montrer, avec les insécurités de la jeunesse, qu'il était aussi viril que n'importe qui. Toujours le premier pour se battre, petit, ou pour réaliser des défis idiots quand il était adolescent, il était d'ordinaire réservé sur ses propres sentiments. Qu'il soit malheureux au point de pleurer en pleine rue et devant ses plus proches amis laissait assez dire à quel point il allait mal. Dick sentit les mains de son frère se crisper dans son dos.
- Chhhhht, Poucinet, ça va aller… Je suis là, assura Dick, reprenant le surnom enfantin de son petit frère.
Stanley pleura longtemps sur l'épaule de son frère, puis lorsqu'il fut un peu calmé, accepta le mouchoir, puis la pinte d'eau claire que Tom lui présenta.
- Ça va mieux ?
Stanley hocha la tête.
- Tu veux nous parler de tout ça ? Demanda Tom.
Stanley marmonna quelque chose, que les deux autres hommes ne comprirent pas au début.
- Hein ?
- Il est si proche, et en même temps si loin…
- Qui ?
Stanley baissa la tête.
Dick réfléchit. De qui pouvait bien parler Stanley ?
- Stan, tu iras mieux une fois que ce sera sorti. Et tu peux tout me dire, je ne te jugerai pas.
- Pareil pour moi, renchérit Tom. Je te connais depuis toujours. Tu es un bon garçon, et je le sais. Rien de ce que tu pourrais me dire ne changera ce que je pense de toi.
- Je n'en suis pas si sûr, murmura Stanley d'un air triste et d'un ton traînant.
- Fais-nous un peu confiance, fit Dick que ce manège commençait à agacer.
- Je suis amoureux, lâcha le jeune homme, d'un air peu amène.
Dick s'éclaira.
- Ah ! Ben je me disais bien que…
- J'aime un homme, acheva Stanley en s'éloignant d'un pas mal assuré. Il comptait sans doute rentrer chez lui, et éviter la colère de ses amis.
Dick et Tom le regardèrent.
- Je m'en doute bien, fit Dick. Mais ça ne nous dit pas de qui.
- Un habitué de la taverne, tenta Tom, imperturbable, d'un ton assez bas pour n'être entendu que des deux hommes. Sinon il n'aurait pas eu une réaction pareille.
Stanley s'arrêta net. Se retourna.
- Vous… Vous saviez ?….
Dick haussa les épaules.
- Tu n'as jamais été amoureux d'une fille et tu disais, petit, que tu te marierais avec l'aîné de Fructueux Monplaisir. Je me rappelle, tu as été inconsolable quand ils sont partis pour Strasbourg.
- Et ça ne vous gêne pas ?…
- Pourquoi ça nous gênerait ? Demanda Tom, sincèrement interrogatif.
- Stan, toute la famille est au courant pour toi depuis toujours. Et le fait que tu préfères les hommes ne change absolument rien pour nous. On attendait juste que tu finisses par nous le dire. Bon ! Fit Dick en claquant dans ses mains, ça ne nous dit toujours pas qui est l'objet de ton affection.
Stanley resta interdit quelques instants, ne sachant que penser, entre stupéfaction, gratitude et gêne. Il retourna auprès de Dick et Tom.
- Alors ? Tu vas cracher le morceau ou nous laisser jouer aux devinettes ?
- Pitié, ne me dis pas que c'est du vieux Léon le Crasseux que tu es amoureux !
- Ah non !
- De qui, alors ?
- Stanley ?
Les trois hommes se retournèrent. LeFou était sur le seuil de la taverne, frissonnant dans l'air de la nuit. Stanley devint écarlate. Dick le remarqua bien, et avait la confirmation qu'il attendait.
- Je me faisais du souci pour toi, Stanley, poursuivit le vétéran avec sollicitude. Tu n'as vraiment pas l'air dans ton état normal.
- Heu, je…
- Oh, mais nous avons laissé nos pintes à l'intérieur, Dick, fit Tom en poussant l'autre du coude.
- Exact. On va rentrer… Stan, tu n'hésites surtout pas à revenir si besoin, hein ? On vous laisse.
Dick et Tom laissèrent rapidement les deux hommes seuls.
- Ils sont bizarres eux aussi. Mais revenons-en à toi. Tu vas bien ?
- Oui, oui, ça peut aller…
LeFou pencha la tête sur le côté. Stanley trouva l'expression irrésistible.
- Tu as l'air triste depuis plusieurs jours. Je sens bien que quelque chose ne va pas, Stanley… Tu sais que même si m'occuper de Gaston prend beaucoup de mon temps, tu peux me parler !
L'expression de Stanley s'était assombrie en entendant le nom de Gaston.
- Je… Je crois que j'ai trop bu pour ce soir…. J'ai besoin de… De marcher un peu. Tu veux venir avec moi ?
LeFou hocha la tête. Il rentra dans la taverne et en ressortit deux minutes plus tard, avec sa veste.
- J'ai dit que je rentrais tôt ce soir. Je suis tout à toi !
Stanley sentit un gros pincement au cœur devant la déclaration de LeFou et le sous-entendu inévitable. Il se sentit honteux de pervertir une démonstration d'amitié si désintéressée avec ses propres intentions coupables. De plus, se trouver aussi près de l'objet de ses pensées, couplé à son état d'ébriété ne faisaient rien pour l'aider à garder les idées claires. Ils se mirent en marche, allant nulle part en particulier. LeFou attendait patiemment que Stanley se lance.
- Tu… Tu es sûr que Gaston n'en aura pas après toi ?
- Certain. Pourquoi l'avis de Gaston est aussi important ?
Stanley hésita.
- Eh bien… Vous.. Vous faites toujours tout ensemble… Je suppose qu'il s'inquiéterait s'il ne savait pas où tu étais.
- Nous ne sommes pas reliés par une chaîne, dit doucement LeFou. Et je trouve toujours du temps pour m'occuper de mes autres amis.
Stanley sentit de nouvelles larmes lui monter aux yeux. Il renifla en espérant les contenir, mais elles furent les plus fortes. Il s'essuya rageusement les yeux. Ce n'était pas le moment…
LeFou s'arrêta. Se posta devant lui, et lui encadra le visage entre ses mains. Stanley s'immobilisa comme un daim devant une arme à feu.
- Stanley. Qu'est-ce qui ne va pas ?
Stanley ne put s'empêcher de fermer les yeux en sentant les mains de LeFou sur son visage. Il savourait voracement ce mince contact, et leva les mains pour les poser sur celles de LeFou. Celui-ci ouvrit de grands yeux, retira ses mains. Il eut une moue gênée en voyant l'expression de douleur pure que fit Stanley en rompant le contact.
- Dé… Désolé Stanley… Mais il ne faut pas faire ça ici… En pleine rue. Quelqu'un pourrait nous voir !
Avant que Stanley puisse ajouter quoi que ce fût, LeFou lui tira la manche de sa veste.
- Chez moi. Viens.
Totalement désorienté, Stanley ne savait comment interpréter les actions de LeFou et le suivit docilement jusqu'à sa maison. Là, LeFou s'assura de bien verrouiller la porte et de tirer les rideaux avant de se tourner vers Stanley, qui s'était assis sur un banc.
- Tu as sans doute la tête qui tourne… Tu veux manger un morceau ?
Stanley hocha la tête. Il se retrouva rapidement devant un bol de soupe et un morceau de pain. LeFou s'installa face à lui, et le regarda manger en silence. Il parut satisfait de voir que Stanley avait repris des couleurs.
- Alors… Tu vas me dire ?
- Tu ne t'en doutes pas ? Fit Stanley avec rogue.
- Si, je m'en doute. Mais je veux que tu me le dises.
Stanley regarda LeFou. Il le considérait avec une expression sérieuse. Il était impossible de reculer. Et puisque LeFou s'en doutait, rien ne servait de cacher la vérité plus longtemps.
- Je suis amoureux. De toi.
L'expression de LeFou s'adoucit, mais ne dit rien. Stanley eut un regard pour la porte.
- Bon, eh bien, tu le sais, et je n'ai aucune chance, j'espère juste que tu ne me dénonceras pas ou que tu ne te moqueras pas trop de moi. Dick avait tort… Le dire ne m'a soulagé en rien. Désolé de t'avoir dérangé.
- Pourquoi tu veux partir ?
- Il n'y a plus rien à dire.
- Et moi alors ?
Stanley eut une grimace contrite. Il fallait aussi écouter le rejet de LeFou en plus du reste… C'était vraiment une mauvaise journée. Il se rassit. LeFou le regarda avec un brin d'impatience.
- Tu pensais vraiment que j'allais te dénoncer ou me moquer de toi ?
Stanley ne savait que répondre.
- Tu as une bien piètre opinion de moi, fit le vétéran d'un air déçu. N'ai-je pas dit que tu étais mon ami ?
- Si, bien sûr, mais…
- Il faut me faire confiance, Stanley. Alors… Depuis combien de temps ?
- Suffisamment. Depuis votre retour au village, je pense.
Cinq ans !
- Pourquoi ne m'avoir rien dit ?
- Je ne pensais pas avoir la moindre chance, répondit Stanley.
Je ne pense toujours pas en avoir, d'ailleurs, songea-t-il.
- Pour quelle raison ?
- Il y en a plusieurs. Je suis trop jeune. Je ne suis pas un héros. Je n'ai rien de remarquable. Et rien ne me dit que tu… Heu… Partages mes goûts.
- Il se trouve que si, justement.
Stanley n'osa pas répondre. LeFou se leva et alla à la fenêtre, s'assurer qu'elle était bien fermée.
- Gaston est au courant ? Risqua Stanley.
- Oui, plus ou moins. Sa réputation me protège. Je sais qu'il y a des ragots qui courent sur mon compte, mais que personne ne viendra me chercher des noises tant que je bénéficie de sa protection. J'en viens à songer que non seulement il est au courant de mes préférences, mais qu'il en joue pour me garder près de lui. Quand je lui refuse quelque chose, il lui arrive de… D'avoir des gestes. Oh, rien de très explicite, mais… Assez pour me faire réfléchir.
- Tu l'aimes, constata Stanley.
- Je l'ignore, répondit LeFou. Il m'a sauvé la vie un nombre incalculable de fois. Il me répète qu'il ne peut rien faire sans moi. Je sais que c'est surtout pour me pousser, « par amitié », à faire la majorité de ses corvées à sa place, mais cette dette que j'ai l'impression d'avoir contractée à son endroit me fait systématiquement céder. Et… Il a du charisme, c'est certain. Et un physique peu ordinaire. Est-ce de l'amour ? Je ne le sais pas. Mais le seul fait que je me pose la question est déjà un début de réponse, non ?
- J'imagine.
- Et toi ? Qu'est-ce que tu ressens ?
Stanley rougit terriblement.
- Est-ce vraiment nécessaire ?
- Ça l'est pour moi. Tu as des sentiments pour moi, je suis le premier concerné.
- Hé bien… C'est assez dur à décrire. J'étais trop jeune pour m'engager à la guerre, mais quand vous êtes rentrés, Gaston et toi… Je… J'ai eu l'impression que tu n'étais pas réel. Un vrai héros de contes de fées. Le plus beau sourire que j'aie jamais vu, murmura Stanley, dont l'alcool déliait la langue. Gaston racontait la guerre comme s'il l'avait gagnée à lui tout seul, et toi, tu étais à côté, paisible et joyeux. Quand on a commencé à bavarder à la taverne, j'étais tellement nerveux, tu peux pas savoir… Gaston accaparait toute l'attention, mais je n'ai jamais eu d'yeux que pour toi. Quand tu entonnes des chansons à sa gloire et que tu nous pousses à participer, je ne le fais que pour te faire plaisir, à toi. Je guette chacun de tes passages devant la vitrine, pour te voir, même juste en coup de vent. Je ne sais jamais quoi te dire, alors je me contente de te regarder. Quand tu es malade, je m'inquiète, et d'autant plus que je n'ose pas venir te rendre visite seul. Quand tu es triste, je le suis aussi parce que je ne sais pas comment arranger les choses. Quand tu es heureux, je suis jaloux parce que j'aurais aimé en être la cause, et en même temps… Je suis reconnaissant de te voir heureux. Je suis un lâche, conclut-il. Je ne fais pas le poids face à Gaston. Et d'ailleurs, qui le ferait ?
- Ce n'est pas de Gaston qu'il s'agit, fit LeFou, la gorge serrée.
Stanley leva les yeux vers LeFou et fut stupéfait de le voir ému.
- Ça va ?…
- Tu… Stanley, tu ressens vraiment ça pour moi ? Tout ce que tu as dit ?
- Bien sûr.
Lefou était troublé. Il se mit à arpenter le plancher de sa maison. Stanley ne savait que faire pour apaiser la nervosité de son hôte.
- Je… Je n'aurais jamais cru…
- Ce n'est pas grave, assura Stanley, qui sentait une forte fatigue accabler ses membres. Écoute. Je propose qu'on rentre chacun chez soi et qu'on reparle de tout ça demain. Je… Je n'ai pas totalement dessoûlé et je préfère continuer cette conversation les idées claires. En tout cas, un grand merci pour la soupe, ça m'a fait du bien. Et tu cuisines admirablement.
LeFou le raccompagna à la porte. Stanley se permit un dernier geste avant d'ouvrir l'huis. Il attrapa la main de LeFou et l'embrassa très galamment.
- À demain peut-être.
- À demain, Stanley.
Le jeune homme repartit vers la taverne. Il repéra assez vite Dick et Tom qui surveillaient les environs à sa recherche.
- Stan ? Tout va bien ?
- Oui Dick.
- On t'a cherché partout !
- J'étais chez LeFou.
Tom et Dick se poussèrent du coude.
- Oh-hoooo !
- On a parlé, il m'a offert à manger. Rien d'extraordinaire.
Dick et Tom eurent une moue déçue.
- Je… Je crois que je vais rentrer. J'ai trop forcé sur les pintes… À demain.
Stanley repartit vers la boutique sous l'œil vigilant de son frère et de son ami. Une fois dans ses quartiers, il s'écroula sur le lit et s'endormit comme une masse, ronflant et bavant sur l'oreiller.
OoO
