-prologue mis à jour le 31/10/2021-
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"Into the fire" est une histoire née de mon dernier visionnage en date de la série.
On y suivra le personnage d'Emma Andrews, une infirmière et espionne qui va suivre les hommes de la Easy jusqu'à la fin de la guerre.
Je vous souhaite une bonne lecture !
« Into the fire »
Prologue
Cette nuit-là je dormis peu. Mon amour n'était plus, et j'étais seule désormais.
Les rayons du soleil commençaient à apparaitre à l'horizon. Lentement. Mais moi je n'avais pas fermé l'œil de la nuit. J'avais regardé les heures défilées sans pouvoir rien n'y faire.
Je me levais lentement, le corps encore un peu endolori des heures que j'avais passée sans faire le moindre mouvement.
Je me dirigeais vers mon petit bureau de bois. J'avais des choses à écrire. Pour moi et pour mes enfants aussi. Je le leur devais. Pour qu'ils sachent comment leur mère meurtrie s'était relevée dans les bras de leur père.
Je m'étais engagée en 1941. Le monde semblait alors glisser lentement vers les abymes. Et l'avenir paraissait ne plus vouloir exister.
Je mentirais si je ne disais pas que ce fut une période de ma vie des plus étranges.
Encore aujourd'hui il m'est difficile de mettre des mots sur ces années. Même si je ne regrettais pas de l'avoir fait. Pas une seule seconde.
J'avais commencé ma mission d'espionnage chez l'ennemi après un entrainement militaire intensif dans lequel j'avais versé toute ma colère et mes peurs. Peur de l'avenir. Seule. Peur de subir. Seule. Et cette colère brûlante d'être privée de façon définitive du seul homme que je n'avais jamais aimé. En dehors de mon père et de mon frère.
En 1941 j'avais perdu mon mari, et dans la douleur je m'engageais à combattre l'ombre qui avançait toujours davantage au-dessus de nos pauvres têtes. Combattre plutôt que de voir la guerre qui s'annonçait, me rattraper. Ne pas subir. Agir.
Je laissais de côté mon rêve de devenir médecin pour devenir une combattante. Sans vergogne. Peu m'importait. Désormais j'étais une guerrière. Et les ordres étaient les ordres.
Avant que ma vraie nature ne finisse par me rattraper. Car quoi que l'on fasse, on ne peut lutter contre soi-même.
« En 1941 j'étais heureuse. Et puis ma vie à basculer. Je m'étais engagée après la mort de mon mari pour devenir une guerrière. Une combattante. »
