Titre: Les flamants roses
Paring: Jotakak
Rating: K (pour ce premier chapitre, on sait très bien qu'après ils y vont faire zizi panpan, oui oui j'appelle ça comme ça)
Disclamer: Les personnages et l'univers de Jojo bizarre adventure appartiennent au génie Hirohiko Araki, et non pas à mon humble personne
Storytime: Chers lecteurs bien le bonjour ! Après 4 ans d'absence de la plateforme et 6 ans depuis ma dernière publication, j'annonce officiellement mon retour dans le game des fanfics, avec un imaginaire plus mature et une plume mieux affutée. La raison de ce retour : une découverte bien trop tardive de ce chef-d'œuvre répondant au nom de Jojo Bizarre Adventure. Tombée follement amoureuse de cet homme cultivé, élégant et délicat, j'ai fait muter mon traumatisme de la fin de Stardust Crusaders en une frénésie littéraire. En 10 ou 12 chapitres je vous présente donc ma thérapie, une histoire alternative qui débute à la fin de la partie III de Jojo, mais qui épouse son univers et sa chronologie, et je l'espère ses personnages.
Bonne lecture !
- Bonjour monsieur Kujo, comment allez-vous aujourd'hui ?
- Monsieur Kujo !
A peine avait-il posé le pied dans le hall de l'hôpital qu'une horde d'infirmières l'accueillaient tel le Messi. Toutefois, cette situation laissait le grand brun de marbre. Jamais il n'adressait un regard, ni même la moindre la politesse à l'une d'entre elles. Pourtant certaines, à force de le voir si souvent, avaient développé l'ambition de conquérir cet homme si mystérieux et inaccessible. Oui Jotaro Kujo se trouvait au cœur de toutes les convoitises dans cet hôpital, mais la raison pour laquelle il revenait presque tous les jours n'était autre que son camarade de classe, lourdement blessé lors de leur périple en Egypte.
Ayant dû supporter les piaillements tout le long du trajet, Jotaro arriva enfin à la chambre de son ami, et y rentra seul mais les infirmières décidément ne lui lâchaient pas la grappe.
- Vous savez Monsieur Kujo, Monsieur Kakyoin est le patient que nous chouchoutons le plus.
- Continuez comme ça. Maintenant dégagez.
Il leur adressa un petit signe de la main pour qu'elles partent, ce qu'elles firent semblant de faire puisqu'elles étaient toutes restées cachées derrière la porte entrouverte.
- Fermez la porte.
A contrecœur elles s'exécutèrent mais ne quittèrent pas leur poste d'observation. Jotaro épuisé par les effets de sa popularité s'assit péniblement sur une chaise à côté du lit de son ami sous perfusion mais entendit encore les jeunes femmes se chamailler pour observer au hublot de la porte de la chambre.
- BARREZ-VOUS J'AI DIT !
Le calme se fit dans le couloir. Lessivé, il laissa alors tomber sa tête en avant, collant son front sur l'accoudoir du lit et soupira.
- Yare yare daze… Kakyoin c'est vraiment pour toi que je fais ça.
Cela faisait maintenant deux mois que son camarade se trouvait dans le coma. En réalité, Jotaro n'était pas obligé de venir tous les jours, mais au fond de lui, même si cela l'exaspérait au plus haut point, une force inexplicable le faisait revenir à chaque fois. La pitié, la culpabilité, l'amitié ? Il ne savait pas pourquoi il s'infligeait cette torture, mais à chaque fois il recommençait. A y regarder de plus près, il aurait pu trouver mille et une raisons de vouloir suivre l'état de santé de son ami. Que ce soit parce qu'il l'avait embarqué dans ce combat insensé, parce qu'il n'a pas pu l'empêcher d'être blessé, ou encore parce qu'il avait failli le laisser mourir en Egypte. Cependant Jotaro s'abstenait de toutes ces considérations, au lieu de ça il agissait spontanément. Et ce que sa spontanéité lui disait de faire, c'était d'aller voir Kakyoin, dès qu'il en avait l'opportunité.
- Ce serait bien si tu te réveillais, j'en ai ras-le-bol de supporter ces emmerdeuses.
Le brun laissa quelques secondes de silence pour voir si son ami allait lui répondre. Ce que bien sûr il ne fit pas, puisqu'il était inconscient. Mais Jotaro espérait quand même un peu, que le moment où il recevrait une réponse arriverait avant qu'il ne perde espoir. En effet, même si la situation corporelle du jeune homme s'était stabilisée, l'absence d'évolution de son état depuis lors agaçait le brun, qui soupirait.
- C'est pas parce que j'aime bien le calme que tu dois me laisser parler dans le vide comme un demeuré.
La défaite de Kakyoin sur le champ de bataille avait réussi cet exploit : faire haïr le silence à l'homme le moins bavard et expansif de la terre. Ce silence assourdissant, le petit fils de Joseph voulait à n'importe quel prix le briser, alors il réfléchit à ce qu'il pourrait lui dire pour le faire réagir et sortir de ce sommeil : « Je t'ai apporté un clafouti aux cerises » ?, « Ma mère a divorcé de mon père » ? « ZA WARUDO » ?
Puis, une pensée plus sensée traversa alors l'esprit du grand gaillard. Peut-être tout simplement que Kakyoin ne l'entendait pas, ce qui expliquerait pourquoi il ne répondait pas. Alors il se redressa et lui attrapa la main, pour guetter si celui-ci la lui serrait en guise de réponse. Jotaro ne senti aucune pression particulière, cependant, le rythme du jeune homme s'était subitement accéléré lorsqu'il l'avait touché. Le brun resta perplexe et soupira à nouveau.
- Peut-être que ce n'est qu'une réaction physique…
Il s'approcha alors un peu du visage de son ami pour observer s'il affichait de quelconques contractions faciales au contact de sa main. Il détailla alors les traits fins de ce visage qu'il n'avait jamais eu l'occasion de voir si près et se surprit à penser que Kakyoin avait vraiment un charme singulier. Un visage long et anguleux, des grands yeux en amande, désormais recouvert de deux cicatrices, une large bouche fine. Au point que Jotaro se demanda pourquoi les femmes se retournaient d'abord sur lui plutôt que sur Kakyoin.
- Sérieusement, elles n'ont aucun goût.
Et cette énorme mèche rose qui lui donnait un style si unique… Avec sa main gauche toujours mêlée à celle de son ami, il utilisa la droite pour dégager les cheveux de son visage et mieux l'observer dans son entièreté. Etonné par sa douceur capillaire, il s'y attarda quelques secondes pour caresser cette matière veloutée qui avait dû nécessiter des années de traitement. A nouveau l'électrocardiogramme s'emballa.
A la fois enthousiasmé et irrité par l'effet que son action avait sur son camarade, le grand brun demanda d'un ton narquois :
- Je te pensais pas aussi sensible de la tête Kakyoin. Je dois te gratter le crâne pour que t'ouvres les yeux c'est ça que t'es en train de me dire ?
En l'absence de réponse de sa part, il mit à exécution son plan délirant, et commença à tripoter de toutes les manières possibles la chevelure du jeune artiste avec le plus grand sérieux. Il le gratouilla, le frictionna, lui tira, lui entortilla les boucles, le tout pendant une bonne minute sans résultat. Avec une détermination sans failles, le descendant de la lignée Joestar comprit qu'il allait devoir passer à l'étape supérieure, s'il voulait vraiment sauver son camarade.
- Star Platinum.
Avec grandes paluche, il se saisit du visage du beau au bois dormant, en prenant une grande inspiration.
- ORA ! ORA ! ORA ! ORA ! ORAORA ! ORAORAORAORA ! !
A l'aide de son stand à la rapidité légendaire qui poussait des cris d'acharnement, il grattait avec frénésie la tête de son ami, à lui en ruiner totalement sa coupe.
Bien que, le jeune homme sous lui ait esquissé des froncements de sourcils, et laissé sortir quelques gémissements de souffrance pendant cette torture, Jotaro, à court d'endurance dût finalement abandonner son combat… au bout d'une vingtaine de minutes. Il fit alors rentrer son stand en lâchant son emprise, et se laissa à nouveau tomber cette fois posant lascivement sa tête sur le ventre de son vis-à-vis.
- Yare yare daze. Tu me fais vraiment faire n'importe quoi.
Ainsi placé, il put observer de près les bandages recouvrant sa plaie et fut soudain pris d'un profond sentiment de malaise. L'héritier de Jonathan revécût durant quelques secondes leurs sanglants combats contre Dio et ses sbires. Il se souvint alors du moment où il l'avait vu, inconscient, le corps encastré dans ce château d'eau, et le torse enfoncé d'un trou béant fait par leur ennemi. Jotaro l'avait vraiment cru mort et même maintenant qu'il savait que Kakyoin était bien vivant, c'était encore comme s'il était mort. Cette pensée douloureuse fit monter de l'humidité à la lisière des yeux du lycéen viril, qui, avec une boule dans la gorge, murmura de sa voix rauque:
- S'il te plaît Kakyoin. Je veux te revoir…
- Jo…jo.
Aussitôt le susnommé détourna ses yeux de la plaie pour rejoindre ceux de son ami qui l'observaient déjà, avec un sourire fragile et les yeux brillants de larmes. Il avait prononcé son surnom avec une voix à peine audible.
- Kakyoin tu es réveillé ! Non ne parle pas ! Ne bouge pas ! Je vais appeler quelqu'un.
Plutôt que d'appeler avec le téléphone d'urgence, Jotaro se leva d'un bond et se hâta à la porte sachant qu'il resterait certainement des infirmières curieuses. Il avait vu juste, les cinq groupies amassées derrière la porte tombèrent à la renverse lorsque le lycéen viril l'ouvrit à grand fracas.
- Vite allez chercher le médecin ! Kakyoin s'est réveillé !
