Après avoir mis la dame âgée et son petit-fils en sécurité, Félix avait couru dans la direction inverse, cherchant un endroit sûr pour se transformer avant de trouver un cul de sac entre deux grands immeubles, qui devait servir à entreposer les bennes à ordures. Après avoir vérifié qu'il était bien seul, le jeune homme fit sortir Plagg du revers de sa veste. Le kwami lui adressa aussitôt un regard sévère, les pattes croisées. Ils se regardèrent un instant avant que Félix ne hausse les épaules.

-« Qu'est-ce qu'il y a ? » questionna-t-il en fronçant les sourcils.

-« T'as pas l'impression que c'est un peu de ta faute ce qui arrive là ? » argua le kwami en se rapprochant de son porteur.

-« Comment ?! Mais je n'y suis pour rien ! Ce n'est pas moi qu- »

-« Mais tu n'as rien fait pour l'en empêcher ! Franchement, je ne te comprends pas en ce moment. Ce n'est pas parce que tu es en colère que t- »

-« Oui ça va, je me passerai de tes leçons de morale. On ne sait pas encore de quoi il s'agit, mais on a un vilain à arrêter, alors allons-y. » coupa Félix, les dents serrées.

« Plagg, transforme-moi ! »

Paré de son costume, le héros escalada rapidement la façade de l'immeuble à sa droite, à la recherche de sa partenaire. Debout sur les ardoises du toit, il scrutait les alentours, le poing crispé sur son bâton.

C'était de sa faute ? N'importe quoi. Il n'y était pour rien. Rien ne disait que la victime du Papillon était bien cette prestidigitatrice. Et même s'il s'agissait bien d'elle, il n'avait fait qu'assister à la représentation, rien de plus. Certes, il n'était pas intervenu pour empêcher Jehan de faire ses blagues et oui, il avait ri et même applaudit les facéties de son camarade. Il était vrai qu'Andréa s'était légitimement énervée et que Bridgette lui avait adressé ce regard courroucé mais ce n'était pas…

Le héros blêmit soudain en comprenant où l'emmenait le fil de ses pensées. Se pourrait-il que… ?

Chat Noir secoua la tête en voyant la silhouette de sa partenaire surgir au loin dans une gracieuse pirouette. Ce n'était pas le moment de penser à cela.

Il s'élança dans sa direction, sautant sans problème par-dessus les rues en contrebas, esquivant les cheminées, ses pas résonnant sur les tuiles des toits. Lorsqu'il rejoignit Ladybug, cette dernière était penchée pour regarder les trottoirs de l'avenue qui s'étendait au pied de l'immeuble.

-« Bonjour chaton. Je vois que notre nouveau plan d'évacuation a bien fonctionné, qu'en penses-tu ? »

-« Oui, les rues ont été vidées en quelques minutes. Pour une première fois, ce n'est pas mal du tout. »

-« Nous allons avoir le champ libre, acquiesça la jeune héroïne. Tu as vu quelque chose en arrivant ? »

Un petit silence se fit soudain. Ladybug se tourna vers son coéquipier. Le garçon semblait plongé dans ses pensées, inquiet même. Elle pouvait distinctement voir le tremblement de ses mains et de ses lèvres. Ses sourcils étaient plus froncés que d'habitude et il regardait dans le vide, comme si elle n'était plus là. Elle se redressa pour faire un pas vers lui, sans une réaction de sa part.

-« Chat Noir ? » appela-t-elle en penchant légèrement la tête.

Le jeune homme sursauta soudain et tourna violemment la tête vers elle, aussi vivement que si elle l'avait giflé.

-« Est-ce que tout va bien ? demanda-t-elle. Tu as l'air préoccupé. »

-« N-Non, ce n'est rien excuse-moi. Je… réfléchissais à quelque chose. »

-« Reste concentré chaton, j'ai besoin de toi d'accord ? » souffla-t-elle avec un petit sourire.

-« Oui, allons-y. »

Lorsqu'il regarda sa partenaire lancer son yoyo de l'autre côté de la rue, Chat Noir se frappa mentalement.

« Allez ! Ressaisis-toi, tu dois faire mieux que ça ! Tout le monde compte sur toi ! »

À son tour, il s'élança au-dessus de la rue pour suivre sa partenaire qui s'éloignait déjà. Les jeunes gens progressèrent silencieusement sur les toits, à la recherche de la victime du Papillon. Ils finirent par rejoindre le jardin du Luxembourg, se perchant sur le bâtiment le plus proche possible. Autour d'eux, les alarmes retentissaient toujours et les forces de police avaient été déployées à une vitesse fulgurante. À la demande des deux héros de Paris, les gardiens de la paix étaient simplement chargés de la protection rapprochée des civils, ayant pour mission de sécuriser les quartiers visés et de protéger les parisiens égarés.

Malgré la situation dangereuse, Ladybug était quelque peu soulagée : elle était ravie de voir que tout le monde avait su rebondir et tirés les erreurs de la dernière akumatisation. Les évènements du Canonnier semblaient loin derrière eux et l'héroïne pouvait désormais plus sereinement envisager sa mission.

Cependant, la situation de son coéquipier la préoccupait toujours autant. Chat Noir était distrait et elle ignorait pourquoi. Il semblait anormalement nerveux, ce qui l'inquiétait. Était-ce à cause de la précédente akumatisation ? Des évènements qui avaient touché la capitale ces dernières semaines ? La jeune fille avait passé énormément de temps à ses côtés, arpentant de long en large les rues de la ville pour discuter de tout et de rien, juste pour le plaisir d'être ensemble.

Elle lui était reconnaissante de l'avoir aidé à surmonter les épreuves auxquelles elle avait été confrontée suite aux évènements du Canonnier : les pleurs, le stress, les conférences de presse, les allocutions publiques, les remords et la peur. Il avait été toujours là pour elle, écoutant silencieusement ses complaintes sans jamais montrer de frustration ni d'agacement. Il avait agi en véritable ami.

Mais elle ?

Lui avait-elle été d'un soutien suffisant ? Avait-il pu s'exprimer auprès d'elle comme elle avait pu le faire auprès de lui ? Elle commençait à en douter. Chat Noir était un garçon plutôt silencieux et discret, mais ça ne voulait pas dire qu'il n'avait pas besoin de parler et d'être écouté de temps en temps.

Avec une pointe de culpabilité lui serrant le cœur, Ladybug secoua la tête de droite à gauche avant de se reprendre. Ce n'était pas le moment de penser à cela.

Elle s'accroupit à ses côtés en lui adressant un petit sourire avant de scruter le parc des yeux. Une foule de personnes étaient rassemblée autour du kiosque qu'elle avait quitté quelques minutes plus tôt. Mais ces gens semblaient ailleurs, comme en transe. Aucun d'eux ne bougeaient, se contentant de rester figés, les yeux dans le vide. Il n'y avait pour l'instant aucune trace de leur adversaire nulle part et cela renforçait le stress de Ladybug.

-« Tu vois quelque chose ? » souffla-t-elle à son partenaire.

-« À part des zombies, non, pas pour l'instant. » répondit le jeune homme en fronçant davantage les sourcils.

Après un nouveau silence, les deux jeunes gens décidèrent de reprendre leur route, longeant le parc depuis les toits sans perdre de vue les victimes du vilain. Heureusement pour eux, les arbres n'avaient pas encore retrouvé leurs feuilles, leur permettant d'avoir une vue dégagée sur l'espace devant d'eux, mais les exposant eux aussi, ce qui les forçaient à progresser accroupis afin de ne pas se faire remarquer.

Continuant d'avancer, Ladybug et Chat Noir purent soudain apercevoir que la foule de personnes touchées par leur adversaire de cessait de grandir et bientôt, ce fut une centaine de personnes qui étaient arrêtées au milieu des allées du parc, immobiles, les yeux hagards.

-« Elle ne doit pas être loin… » murmura Chat Noir.

-« Oui mais on ne la voit nulle part… Si on se fait surprendre, j'ai peur qu'on subisse le même sort qu'eux… soupira Ladybug en désignant les parisiens envoûtés d'un geste de menton. Qu'est-ce que tu proposes ? »

-« Je ne sais pas… Je ne pense pas que nous puissions faire quoi que ce soit pour eux malheureusement… Ils ont l'air… hypnotisés. »

Chat Noir prit soudain conscience de ce qu'il venait de dire. C'était précisément cela. Ces gens étaient hypnotisés. Et il comprit du même coup que la personne akumatisée du jour était bien cette prestidigitatrice que lui et ses amis avaient rencontré plus tôt. Les remords et la honte lui agrippèrent soudain la gorge, l'empêchant de respirer l'espace d'un instant, asséchant sa bouche en une fraction de seconde.

Inconsciente du trouble supplémentaire qui secouait à présent son partenaire, Ladybug l'entraîna un peu plus loin avant de s'arrêter brusquement, se baissant vivement pour rester cachés. Ils venaient enfin de repérer leur adversaire.

Et sans surprise pour Chat Noir, il s'agissait d'une jeune femme fine aux longs cheveux, parés de jaune et de noir. Elle flottait au-dessus du sol, tenant fermement une longue canne entre ses mains. Avec un sourire malsain, elle guidait les personnes sous son contrôle, leur demandant de se placer autour d'elle, campant sur sa position, comme si elle entendait quelque chose.

-« Bon… souffla Ladybug, les mains crispées sur le bord du toit. Je pense que l'akuma se trouve dans sa canne. Si on est suffisamment rapides, on pourra peut-êtr- »

Mais la jeune fille s'arrêta au milieu de sa phrase lorsqu'elle remarqua le teint blafard de Chat Noir. Malgré son masque qui recouvrait une large partie de ses traits, elle pouvait distinctement voir que la peau de son coéquipier avait perdu de ses couleurs, soulignant les veines sur ses pommettes, lui donnant un air maladif. Elle craignait même de le voir s'effondrer, juste en posant sa main sur son épaule.

-« Chat Noir ? Est-ce que tu es sûr que ça va ? Tu es tout pâle ! »

-« C-Ce n'est rien… » répondit Chat Noir sans perdre son air effaré.

Ladybug continua de le regarder quelques instants avant de poser ses yeux sur la vilaine qui venait de leur tourner le dos.

-« Écoute, il faut agir maintenant. Mais si tu le sens pas, tu peux rester ici, je m'en charge. »

-« Non, c'est hors de question. Je vais me reprendre, allons-y. » insista le jeune homme en secouant la tête.

Le garçon prit une profonde inspiration avant d'attraper son bâton dans son dos avec un air déterminé dans les yeux.

Ladybug l'observa avant de hocher la tête, imitant son geste en décrochant son yoyo de sa hanche.

-« Je compte sur toi chaton. »

À peine avait-elle prononcé ces mots que les deux héros s'élançaient vers l'akumatisée. Le saut était grand, mais ce genre de distance n'était plus un problème, désormais habitué à parcourir de longues distances en une seule poussée.

Cependant, malgré le fait qu'ils aient été le plus discrets possibles, la vilaine se tourna vers eux, son éternel sourire sur le visage.

-« Nous avons de la visite les enfants ! ricana-t-elle en désignant les jeunes gens de sa canne. Amenez-les-moi et j'exaucerai vos vœux ! »

Aussitôt, les troupes de la vilaine se mirent en marche, toujours en transe, mais loin de cette expression hagarde qui avait été la leur pendant un long moment. À peine Ladybug avait-elle posé le pied par terre que des dizaines d'hommes et de femmes se jetèrent dans sa direction pour tenter de l'attraper. Avec un petit cri de frustration, elle se défit de l'emprise qu'ils avaient sur elle avant de se propulser une nouvelle fois tandis que Chat Noir faisait un tour sur lui-même avec son bâton, faisant reculer les envoûtés.

Ladybug lança immédiatement son yoyo vers la vilaine, qui se contenta de dévier le filin de sa canne avec un petit rire moqueur.

-« Vous pensiez vraiment pouvoir m'atteindre aussi facilement ? Vous êtes des imbéciles ! »

La jeune héroïne serra les dents en récupérant son arme avant de faire un saut en arrière pour se mettre à l'abris d'une nouvelle vague d'envoûtés. Mais alors qu'elle esquivait une femme qui tentait de l'attraper par le cou, le sol se mit soudain à tanguer sous ses pieds. Un son strident lui vrilla les oreilles, lui faisant poser un genou au sol, prise d'une violente nausée.

La voyant faire, Chat Noir, les yeux écarquillés, tentant de se rapprocher d'elle mais une trois envoûtés se jetèrent aussitôt sur lui pour tenter de l'immobiliser au sol. Ladybug, les dents serrées, releva péniblement les yeux vers l'akumatisée. Elle faisait doucement tapoter sa canne dans sa main gauche, un air satisfait sur le visage.

« Parfait ma chère Psyché, félicita le Papillon. Maintenant, dépêche-toi de lui prendre son miraculous ! »

-« Fais-moi confiance, je vais même t'offrir plus que cela. » répondit-elle avec un sourire plus large.

Elle tendit soudain la main en avant, en direction de l'héroïne toujours au sol. Et tout à coup, la jeune fille eut l'impression de faire face seule à son adversaire. Tout autour d'elle avait disparu, tout était flou, tout était sourd. Ne restait plus qu'elle, la main tendue vers elle. Ladybug se releva péniblement, les yeux écarquillés. Qu'était-il en train de se passer ? S'était-elle fait prendre ? Et d'où venait cet étrange sentiment de malaise tout à coup ?

Tu dois être fatiguée, n'est-ce pas ? souffla l'akumatisée en avançant vers elle, flottant au-dessus de sol. Je suis persuadée que tu en as assez de tout ça. »

La voix de son adversaire semblait sortir de partout et nulle part en même temps, occupant tout l'espace autour d'elle. Elle résonnait comme dans une église, incroyablement proche et toute aussi lointaine. La tête de l'héroïne lui tournait, ses oreilles bourdonnaient. Elle avait du mal à rester debout, mais elle était sûre d'une seule chose : elle ne devait pas se faire avoir.

Encore suffisamment lucide pour réfléchir, elle fixa l'akumatisée qui progressait vers elle, sans agressivité, mais cette main toujours tendue dans sa direction.

-« Tu es une victime du Papillon, je ne t'écouterai pas. »

Allons… Si tu acceptes de regarder au-delà des apparences, tu verras que je suis bien plus que cela. Je peux être ton amie et te rendre bien des services, crois-moi. »

-« Tu perds ton temps, je vais prendre ta canne et récupérer ton akuma ! »

La vilaine stoppa sa progression et fronça les sourcils. À ce moment-là, le son strident se fit plus grand et Ladybug dût cacher ses oreilles de ses mains avec une grimace de douleur.

Tu ne m'écoute pas, répliqua Psyché. Tu ne comprends pas ! Si tu me donnes ton miraculous, je pourrai te rendre service… »

-« Tais-toi… ! »

Je pourrai te rendre riche ! »

Ladybug se redressa avec difficulté, sans lâcher la vilaine des yeux.

Je pourrai te rendre puissante, une vraie déesse sur Terre ! La seule chose que tu as à faire, c'est me donner tes boucles d'oreilles. »

-« Pour que je devienne comme une des personnes qui tu as envoûté ? Jamais ! »

Je vais t'aider à accomplir ta mission, donne-moi ton miraculous ! »

-« Rien de ce que tu pourrais me donner ne m'intéresse ! » hurla Ladybug avant de lancer son yoyo vers Psyché.

Forcée de faire un mouvement sur le côté, l'emprise que la vilaine avait sur Ladybug disparue du même coup. Cette dernière prit une profonde inspiration, comme si elle avait été en apnée durant un long moment. Autour d'elle, tout était revenu : le bruit, les cris, le vent et les sons de la ville. Et avec eux, la menace des envoûtés qui l'encerclaient toujours. D'un mouvement brusque, elle fit un croche-pied à un homme qui se ruait sur elle avait de se jeter sur le dos d'un autre qui immobilisait Chat Noir au sol.

Le garçon profita de cette intervention pour se redresser vivement, faisant basculer sur le côté les envoûtés qui le maintenaient toujours.

D'un mouvement de menton, Ladybug fit comprendre à Chat Noir de se replier, ce qu'il fit aussitôt après avoir bousculé les derniers envoûtés autour de lui.

Les deux héros sautèrent en dehors de leur portée, se réfugiant sur un toit, sous les rires de l'akumatisée qui les regardait fuir d'un air satisfait.


Assise à côté de Jehan dans un des rayons du magasin dans lequel les jeunes gens s'étaient réfugiés, Andréa laissa retomber son bras qui tenait son téléphone avec un soupir.

-« Ils ne répondent pas… Je suis inquiète. »

-« Peut-être qu'ils n'ont pas de réseau là où ils sont ? » hasarda Jehan en haussant les épaules.

Andréa se contenta de pousser un nouveau soupir en passant ses bras autour de ses genoux. Depuis le début de l'attaque, ils n'avaient pas échangé un seul mot en dehors de la situation possiblement précaire de leur ami. Jehan avala difficilement sa salive. Il savait que sa compagne était en colère contre lui et plus le temps passait, plus il se disait qu'elle avait raison de l'être.

Il avait agi comme un imbécile, n'avait pensé qu'à lui et l'avait embarrassée, sans le vouloir, devant des dizaines et des dizaines de personnes. À son tour, il laissa échapper un soupir avant de se coller davantage à elle.

-« Andréa écoute, je… Je suis désolé pour tout à l'heure. T'as raison, j'ai été con. Je… Je te demande pardon. »

La jeune fille le dévisagea quelques instants, en faisant la moue. Mais devant la mine sincèrement désolée de son petit-ami, elle ne put s'empêcher de sourire légèrement.

-« Ça va, je ne t'en veux pas, répondit-elle en posant sa tête contre son épaule. Je savais dans quoi je m'embarquais avec toi, argua-t-elle avec un ton sévère trahi par un sourire plus large. C'est surtout la situation de Bridgette et Félix qui me préoccupe. »

Jehan répondit à sourire avant de passer ses bras autour de sa compagne, la serrant contre lui, son dos contre son torse.

-« Hey… Je suis sûr qu'ils vont bien. Le tout c'est d'attendre. Ça va aller tu verras. » murmura-t-il avant de poser un baiser sur le haut de la tête d'Andréa.

-« Merci… » répondit la jeune fille en entrecroisant ses doigts avec celui du garçon.


-« Que s'est-il passé ?! » demanda Chat Noir, inquiet.

-« J-J'en sais rien… Je crois qu'elle a essayé de m'envoûter, comme elle l'a fait pour tous ces gens. C'était… Elle voulait que je lui donne mon miraculous, elle disait qu'elle pourrait faire plein de choses pour moi. Quelle sorcière ! »

-« Voilà donc comment elle s'y est prise… murmura le héros en regardant la foule de civils contrôlés qui grandissait en contrebas de l'immeuble sur lequel ils étaient perchés. L'appât du gain est toujours le plus fort… »

-« On ne peut pas se laisser avoir ! La plus grande difficulté sera de passer au travers la foule et de ne pas se laisser avoir par ses paroles. Si tu parviens à toucher la canne avec ton Cataclysme, tout se terminera très vite. »

-« Et ton Lucky Charm ? »

-« Si on en a pas besoin dans le combat, je le demanderai après pour ensuite tout réparer. Ne t'inquiète pas pour ça. Tu penses en être capable ? »

-« … Oui. Je vais le faire, assura le garçon avec un petit hochement de tête. Tu penses pouvoir les retenir assez longtemps ? » demanda-t-il en désignant les envoûtés.

-« Compte sur moi ! rit Ladybug avec un petit clin d'œil. Je passe devant. Quand la voie est ouverte, tu fonces. »

Après un dernier regard, Ladybug sauta au bas de l'immeuble avant de faire de grands signes de bras avec un petit sourire insolent.

-« Hey oh ! Je suis là ! Venez m'attraper ! » rit-elle avant de partir en courant, poursuivie par des dizaines et des dizaines d'envoûtés.

Si l'intervention de sa partenaire avait permis de dégager quelque peu la voie, Psyché avait resserré les rangs autour d'elle, ne lâchant pas Chat Noir de yeux, toujours dans l'attente qu'il vienne la rejoindre. Le garçon serra les dents avant d'imiter sa coéquipière et de se laisser tomber au bas de l'immeuble, courant vers l'akumatisée.

-« Laissez-le approcher, tonna-t-elle à ses troupes. Nous allons voir si le chaton est aussi coriace que la coccinelle. »

« Tu as laissé s'échapper Ladybug, pas d'erreur cette fois ! » ordonna Papillon.

-« Ne t'inquiète pas, lorsque j'aurai récupéré le miraculous de celui-ci, celui de Ladybug ne sera plus qu'une question de temps. » ricana Psyché en pointant Chat Noir du bout de sa canne.

Aussitôt, tout comme sa partenaire quelques minute auparavant, le garçon sentit le sol tanguer sous ses pieds. Il vacilla à droite puis à gauche, tentant de rester debout malgré ce son strident qui lui vrillait les oreilles.

Il avait la bouche pâteuse et tout autour de lui avait disparu. Plus de Paris, plus de bruit, plus d'envoûtés, plus de Ladybug qu'il avait vu combattre sur sa gauche. Ne restait plus que l'akumatisée, face à lui, à quelques mètres.

« Reste concentré ! Ladybug compte sur toi, tu ne peux pas le décevoir ! » pensa le jeune héros en continuant d'avancer.

Mais la progression était difficile. Le garçon avait l'impression de marcher sur une gigantesque toile de trampoline : tout son corps lui semblait incroyablement lourd et lui semblait ressentir une centaine de fois plus la gravité terrestre. Il en était presque essoufflé, fournissant des efforts incroyables pour continuer d'avancer.

Un petit sourire de satisfaction se dessina sur les lèvres de la vilaine quand il planta son regard dans le sien. Il écarquilla les yeux, incapable de dire quoi que ce soit.

Tu as parcouru un long chemin pour arriver jusqu'ici, murmura Psyché avec un air compatissant. Je sens à quel point tu souffres. »

La voix de Psyché résonnait tout autour de lui, sortant de partout et nulle part à la fois. Il avait l'impression de l'entendre vibrer dans son corps et en même temps, elle semblait incroyablement éloignée de lui.

Chat Noir vacilla de nouveau, perturbé par cette sensation presqu'indescriptible qui lui donnait la nausée.

-« T-Tais-toi… ! » répliqua le héros en serrant son bâton dans ses mains.

Mais la vilaine ne se laissa pas impressionnée. Elle se contenta de se poser sur le sol, au-dessus duquel elle flottait depuis le début de l'attaque, avançant doucement dans sa direction.

Allons… Nous savons tous les deux que c'est vrai. Être Chat Noir demande de porter une énorme charge sur tes épaules n'est-ce pas ? Je peux t'aider à t'en soulager. » insista la vilaine.

De son côté, Ladybug observait son partenaire du coin de l'œil, le regardant progresser doucement vers la vilaine. Elle savait qu'il n'était pas facile de résister au chant de sirène de Psyché, mais elle savait aussi son partenaire suffisamment résistant pour passer outre.

Mais soudain, elle le vit s'immobiliser, les yeux rivés sur la vilaine alors que les lèvres de cette dernière s'étiraient en un sourire carnassier. La jeune héroïne ne pouvait entendre ce que Psyché semblait dire à son coéquipier, sa bouche restant en permanence fermée, bien qu'elle avait pu voir Chat Noir protester.

-« Chat Noir ? » appela-t-elle avant de faire volte-face pour repousser une vague d'envoûtés qui revenait à la charge.

Malheureusement pour elle, sa voix ne parvint pas jusqu'aux oreilles du jeune homme qui continuait de regarder la vilaine progresser vers lui. Elle ne semblait pas agressive et si la partie encore lucide de son cerveau lui hurlait de faire pourquoi il avait sauté de cet immeuble ou au moins de se mettre à l'abris, le garçon avait perdu l'usage de ses jambes, figé sur place.

Crois-moi, je peux t'aider. Si tu te ranges de mon côté, je t'offrirai ce que tu souhaites. »

Le décor jusque-là flou autour du jeune devint soudainement blanc, d'une luminosité éclatante, le forçant à fermer un instant les yeux. Quand la lumière redevint plus ou moins correcte, le garçon se trouvait dans un champ, les herbes montant jusqu'à ces genoux. Au-dessus de lui s'étendait un ciel bleu sans nuage tandis que des montagnes se dressaient fièrement au loin.

Il écarquilla les yeux devant ce spectacle : jamais encore il n'avait eu l'occasion de regarder de ces propres yeux ce genre de paysage, seulement par des images dans les livres ou des photos sur le net. Jamais il n'avait pu quitter Paris, encore moins se rendre à la montagne, à la mer, ou quoi ce soit d'autre. Et pourtant, ce n'était pas l'envie qui lui manquait.

Et surtout, bien que le contrôle de son corps ne lui avait pas encore été totalement rendu, un sentiment de bien-être l'envahit de haut en bas, une sensation de plénitude et de relaxation extrême, comme jamais encore il ne l'avait ressenti.

Donne-moi ton miraculous, et je te libèrerai de ton devoir. Ne t'inquiète pas, tout ira bien. » murmura soudain Psyché, juste à côté de lui.

Chat Noir la dévisagea un instant avant de froncer les sourcils en essayant de reculer légèrement malgré le fait que ses jambes lui pesaient toujours aussi lourd.

-« N-Non… Je ne peux pas… Je dois… »

Oublie ce que tu dois faire. Tu n'en as pas assez de toujours recevoir des ordres sans jamais être considéré pour ce que tu es vraiment ? De toujours attendre et de toujours finir déçu ? »

Chat Noir tressaillit en écarquillant les yeux. Comment pouvait-elle savoir tout cela ? Avait-elle découvert son identité secrète ? Non… C'était impossible. Elle ne pouvait pas… Il n'avait rien dit, rien fait… Comment aurait-elle pu… ?

Voyant le piège de Psyché se refermer de plus en plus sur son partenaire, Ladybug décida de prendre les devants. Cela faisait trop longtemps que son coéquipier n'avait pas bougé : il n'avait pas pu résister à l'appel de la vilaine.

Et étrangement, c'était à elle qu'elle en voulait, pas à Chat Noir. Depuis le début de la mission, elle l'avait trouvé étrange, fatigué, peut-être même déprimé. Elle aurait dû savoir qu'il n'était pas en état d'assurer cette mission. Ils auraient dû intervertir les rôles et ne pas prendre de risques inconsidérés comme elle venait d'en faire prendre à Chat Noir.

Elle se mit à courir dans sa direction, pensant tacler son partenaire pour lui faire reprendre ses esprits mais à peine avait-elle fait quelques pas vers lui que Psyché fit un signe de main à ses envoûtés. Aussitôt, tous ceux à proximité firent volte-face pour se jeter sur l'héroïne. Cette dernière, en laissant échapper un glapissement de surprise, fut violemment plaquée au sol. Le choc fut si brusque qu'elle en eut le souffle coupé.

Repoussant les mains qui s'approchaient de son visage pour tenter de lui arracher ses boucles d'oreilles, elle tourna les yeux vers son coéquipier qui avait lui aussi les yeux dans le vide désormais. Psyché semblait l'avoir entraîné loin, très loin d'ici. Et elle ignorait ce qu'elle avait bien pu lui promettre mais une chose était sûre : Chat Noir était le dernier à pouvoir faire quelque chose pour arranger les choses.

-« CHAT NOIR ! JE T'EN PRIE ! REVIENS À TOI ! NE L'ÉCOUTE PAS, ELLE VEUT TE PIÉGER ! TU ES FORT, TU PEUX LUI RÉSISTER, JE CROIS EN TOI ! »

Cette fois, la voix de Ladybug parvint jusqu'à Chat Noir en écho très lointain qui lui fit tourner la tête, s'attendant à la voir. Mais il n'y avait rien d'autre que cette prairie à l'herbe vert émeraude. Cependant cette fois, le garçon se mit à serrer les poings en reprenant peu à peu conscience de ce qui était en train d'arriver.

-« Ladybug… Ma lady m'appelle… »

Oublie-la, elle n'a pas voulu m'écouter. Mais toi et moi, nous sommes différents, nous pouvons faire la différence. »

À ces mots, la scène de la veille avec Camille lui revint en mémoire. Il ressentit soudain ce même malaise et surtout effroi que quand elle l'avait coincé contre ce mur et que son corps avait refusé de bouger. Il s'était senti si vulnérable… Minable… Incapable de ne serait-ce que la repousser, de hurler ou d'appeler à l'aide. Toute sensation de bien-être avait désormais disparue et le garçon se battait de nouveau avec ce son strident qui lui vrillait les tympans, retournant son estomac.

-« J-Je ne suis pas comme toi ! Laisse-moi ! Je vais accomplir ma mission, parce que tout le monde compte sur moi ! Et surtou- »

Ladybug c'est ça ? Ah ! Qu'est-ce qu'elle a fait pour toi jusqu'ici ? Regarde, elle t'a laissé seul face à moi. Tu crois qu'elle aurait fait une chose pareille si elle tenait à toi ?! »

Une vive colère se mit soudain à bouillir dans la poitrine du garçon qui se mit à serrer les dents en relevant les yeux vers l'akumatisée.

-« Ladybug me fait confiance, et maintenant, je vais faire ce pour quoi je suis là ! »

Aussitôt, le garçon fit un saut en avant pour tenter d'attraper la canne de la vilaine. Mais cette dernière fut plus vive et s'écarta en un souffle avant de tendre sa main vers lui. Le son strident se fit encore plus fort et que le jeune homme fut contraint de poser un genou au sol tant le bruit était insupportable. Il avait l'impression de bouillir de l'intérieur, de sentir ses entrailles se déchirer. Avec colère, il laissa échapper un cri de fureur en regardant vers Psyché, les mains sur les oreilles.

Le décor autour de lui était redevenu flou. Le paysage montagnard avait disparu et le jardin du Luxembourg était revenu, derrière un grand rideau gris qui rendait la visibilité pratiquement nulle. L'illusion avait disparue mais pas l'emprise que la vilaine avait sur lui.

Aahaha ! rit la vilaine. J'ai compris maintenant. C'est parce que le chaton est amoureux de sa coccinelle qu'il peut tenir un tel discours, sinon il aurait déjà ouvert les yeux ! »

Chat Noir ouvrit légèrement la bouche, surpris, le soufflé aussi coupé que si elle lui avait asséné un coup dans le ventre. Amoureux, lui ? Non… C'était impossible. Il ne savait même ce que pouvait bien être l'amour. Bien sûr, il avait reçu tout celui de sa mère, mais ce genre d'amour n'était pas celui qu'il pouvait porter à cette jeune fille intrépide et courageuse, aux cheveux aussi noirs que la nuit et aux yeux plus bleu que le ciel un jour d'été.

Chat Noir sentit soudain une douce chaleur l'envahir, bien plus puissante que celle qu'il avait ressenti lorsque Psyché l'avait envoûté.

Non… Il n'était pas amoureux. Comment… ? C'était impossible…

À moins que…

Plaquée au sol, Ladybug avait vu le regard son coéquipier changé. Elle l'avait vu protester et tenir tête à l'akumatisée alors qu'un petit sourire se dessinait sur ses lèvres.

-« C'est ça chaton, résiste. Tu peux le faire… ! » murmura-t-elle avec un léger hochement de tête.

Cependant, elle savait que l'emprise de Psyché était grande et qu'elle devait absolument faire quelque chose pour la distraire. Maintenue par les envoûtés contre lesquels elle luttait de plus en plus difficilement, voir Chat Noir reprend espoir l'anima d'une force nouvelle, persuadée de leur victoire proche.

-« Bon ! Ça suffit maintenant ! Je déteste les pots de colle ! Dégagez ! » hurla-t-elle.

Elle se mit à s'agiter dans tous les sens jusqu'à pouvoir dégager son bras gauche puis son bras droit avec un petit rire victorieux. En un souffle, elle se remit debout, attrapa son yoyo pour le faire tournoyer autour d'elle, repoussant la foule d'envoûtés.

Elle regarda Psyché progresser dangereusement vers son coéquipier. Cette fois-ci, la vilaine avait clairement l'attention de lui prendre sa bague, elle en était certaine. De plus, elle savait aussi que si elle s'approchait trop de leur adversaire, elle risquerait de tomber une nouvelle fois sous son emprise, ce qui serait catastrophique.

Il n'y avait donc plus qu'une seule solution.

Après un dernier tour de yoyo et quelques coups pour repousser les envoûtés, la jeune fille lança son arme au-dessus d'elle, déterminée.

« Lucky Charm ! »

Aussitôt, des centaines de petites coccinelles apparurent autour de l'héroïne, tournoyèrent dans les airs avant de disparaître aussi vite qu'elles étaient venues, laissant dernière elle un objet coudé, rouge et noir. Ladybug le réceptionna aisément, le faisant tourner entre ses mains.

-« Une corne de brume ? » murmura-t-elle avant qu'un petit sourire ne se dessine sur ses lèvres.

Sans se poser plus de question, la jeune fille pris l'objet dans le bon sens, dirigeant l'amplificateur de son vers la vilaine avant d'action le bouton sur le dessus. Un bruit sourd et soudain se fit alors entendre, faisant sursauter tout le monde, y compris Psyché qui tourna vivement les yeux vers elle.

Aussitôt, l'emprise qu'elle avait Chat Noir se relâcha quelque peu, permettant au garçon de reprendre ses esprits. Il tourna la tête vers Ladybug qui lui faisait de grand signe, lui signifiant de passer à l'action. Il inspira profondément avant de lever sa main droite au-dessus de sa tête.

« Cataclysme ! »

Sans perdre un instant, il abattit sa paume sur la canne de la vilaine qui hurla de fureur en le repoussant. Mais trop tard, la canne se décomposa en poussière, laissant s'échapper l'akuma noir et violet tandis que la magicienne, libérée de son costume de vilaine, retombait lourdement sur le sol, rattrapée par le héros qui amortit sa chute.

Ladybug se précipita vers eux puis adressa un petit sourire à Chat Noir avant de faire tournoyer son yoyo autour d'elle.

-« Tu as assez fait de mal comme ça petit akuma, je te libère du mal ! » tonna-t-elle en attrapant le petit insecte dans son arme.

Il en sorti immaculé et s'envola au loin sous le regard des deux héros. Ladybug récupéra ensuite la corne de brume avant de la montrer d'un air amusé à Chat Noir qui hocha la tête.

« Miraculous Ladybug ! »

Les centaines de coccinelles réapparurent autour de la jeune fille, avant de filer dans toutes les directions afin de réparer les menus dommages opérés durant l'attaque avant de disparaître complètement.


« NON ! hurla Papillon dans son repère. Ladybug, Chat Noir, vous avez peut-être réussi à vous défaire de mon emprise cette fois-ci mais je suis plein de ressources ! Je finirai par gagner ! »


La magicienne, assise sur le sol, se mit à regarder tout autour d'elle avant de lever les yeux vers les deux héros.

-« Qu'est-ce que… ? Qu'est-ce que je fais là ? J-J'ai été akumatisée, c'est ça… ? »

-« Ne vous inquiétez pas, vous allez pouvoir reprendre vos spectacles, c'est terminé. Vous n'avez plus à vous en faire. »

-« C'est le… Argh… protesta la jeune femme en se relevant. C'est ces deux… ! »

Chat Noir serra légèrement les poings en bloquant sa respiration. Était-elle toujours en colère ? Après tout elle avait toutes les raisons de l'être…

La représentatrice marqua un temps d'arrêt avant de soupirer.

-« Ma réaction était excessive, j'aurais dû passer outre leurs moqueries. »

-« Oui, les commentaires des autres ne doivent jamais vous empêcher de faire ce que vous aimez » acquiesça l'héroïne avec un sourire.

-« Je vais redoubler d'effort et bientôt, plus personne n'osera rire de moi, déclara la jeune femme. Merci Ladybug, Chat Noir. À plus ! »

Les deux héros la regardèrent s'éloigner avec un petit signe de main. Chat Noir plissa légèrement les yeux. Il savait que ce qu'il venait d'arriver était en partie de sa faute mais cet échange l'avait légèrement rassuré. Lui aussi allait devenir meilleur : il était hors de question de se laisser encore submerger par ses émotions comme il l'avait fait aujourd'hui. Il devait s'endurcir et trouver la force d'affronter tout ce qui le contrariait : ses peurs lorsqu'il prenait son rôle de héros, son père, Camille, …

Il sentit soudain la main de Ladybug se poser sur son épaule gauche. Elle inclina légèrement la tête, comme déchiffrer son expression un léger sourire sur les lèvres.

-« Je savais que tu y arriverais, murmura-t-elle en tendant son poing vers lui. Bien joué partenaire. »

Chat Noir acquiesça en cognant doucement ses phalanges de celle sa coéquipière, soulagé. Il aurait voulu poursuivre, dire quelque chose, mais les « bips » de leurs miraculous les rappelèrent à l'ordre.

-« Bon, il faut y aller, à plus tard chaton. » salua Ladybug en décrochant son yoyo de sa hanche.

Mais après avoir fait quelques pas, elle se tourna une nouvelle fois vers lui, accrochant son arme autour d'une cheminée sur l'immeuble d'en face.

-« Et tu sais… Si jamais tu as… envie de parler ou si tu as des ennuis, je suis là pour toi. On a pas le droit de se révéler nos identités mais tu es important pour moi Chat Noir, et je veux que tu te sentes bien, d'accord ? Alors si jamais… Tu sais où me joindre. » acheva-t-elle avant de se propulser plus loin.

Les yeux écarquillés et le cœur battant, le jeune héros regarda sa coéquipière disparaître derrière le toit de l'immeuble. Posant sa main droite sur sa poitrine, le garçon laissa échapper un petit rire nerveux, le rouge aux joues.

Non… C'était impossible…


Un combat plus rapide que les autres, j'espère que ça vous a quand même plu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !

On se retrouve la semaine prochaine pour la suite et la fin de cet arc, restez connectés !

P.S.: C'est avec une joie non dissimulée que je vous partage la réussite de mes examens, et l'obtention de ma licence. Je suis donc officiellement en vacances jusqu'en septembre, mais plus que ça, je tenais à vous remercier. C'est grâce à vos petits commentaires et vos retours que j'ai pu arrivé en arrivé là, vous m'avez donné la force de poursuivre dans mon travail, même si vous n'en avez pas forcément conscience. Vous me donnez envie de toujours faire mieux et de me surpasser.

Septembre marquera un nouveau départ pour moi et c'est en partie grâce à vous, alors merci, merci de me lire et de me soutenir comme vous le faites.