DISCLAIMER : /!\ Spoiler saison 3 : STOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOP ! Je sais que vous avez lu le titre, je sais à quoi vous pensez, mais je vous arrête immédiatement xD L'élaboration de ma fanfic avait été faite bien avant la sortie de l'épisode Chat Blanc de la saison 3. Il n'a donc RIEN à voir avec lui. Ça m'avait d'ailleurs fait drôle de voir un épisode qui allait porter le même nom qu'un de mes chapitres sans qu'ils n'aient de rapport entre eux.
Je mets ça au clair de tout de suite pour que vous ne risquiez pas d'être déçu avec ce qui arrivera dans la suite de la trame de mon histoire. Chat Blanc canon n'a rien à voir avec mon Chat Blanc fanon. /!\ Fin du spoiler
Je ne tolère toujours pas les spoilers de la saison 4 dans mes commentaires ! Je ne suis QUE les sorties françaises, j'arrive à esquiver les gros spoilers alors s'il vous plait, soyez sympas !
Maintenant que cela est mis au clair, je peux vous dire que je suis très heureuse de vous retrouver et que je vous souhaite une bonne lecture !
CHAT BLANC
Devant le grand miroir de sa salle de bain, Félix réajuster nerveusement le nœud de sa cravate. Il savait que cela était parfaitement inutile, étant donné que celle qu'il allait voir d'ici quelques minutes ne le verrait pas dans cette tenue.
Mais il ne pouvait pas s'en empêcher, le garçon était très stressé.
Le début de cette première semaine de vacances de février s'était déroulé dans la monotonie la plus plate, Félix n'ayant cessé de faire des allers retours dans sa chambre, ne la quittant que pour les repas et pour la patrouille qu'il avait pris l'habitude de faire sur les heures de rendez-vous journaliers de son père afin d'être sûr que personne ne puisse remarquer son absence.
Les mains dans le dos, il avait arpenté de long en large cette pièce dont il connaissait les moindres recoins, se passant sans cesse les mêmes instants en tête : le baiser avec Ladybug et la confession de Bridgette.
Il avait été incapable d'en désamorcer ne serait-ce qu'un seul, et il s'en sentait coupable. Coupable de ne pas avoir empêcher ces catastrophes de se produire.
Et si la confession de Bridgette l'avait beaucoup remué, confronté de plein fouet aux contradictions de son cœur devant ne visage en pleurs de sa camarade, ébranlé jusqu'au plus profond de son âme, c'était pour le moment le baiser volé à Ladybug qui pesait le plus lourd sur sa conscience.
Car en effet, si l'instant en lui-même n'avait pas été désagréable, bien que cela lui coûtait beaucoup de l'admettre, et si devoir lui expliquer ce qui s'était passé aurait déjà été compliqué pour l'adolescent, en plus de tout cela, son pire cauchemar s'était produit.
Comme il l'avait craint au moment de son geste sans rien pouvoir y faire, la place où il avait embrassé Ladybug, bien que déserte pendant le combat contre le Dislocœur, était bordée de plusieurs immeubles habités par des parisiens qui n'avaient pas manqué de filmer la scène.
Les images du baiser entre les deux héros s'étaient alors rapidement retrouvées sur les réseaux sociaux, se répandant sur la toile comme une traînée de poudre, jusqu'à même passer à la télévision et dans les journaux, à croire que les journalistes n'avaient rien d'autre à montrer à leur public.
La peur au ventre et la rage au cœur, Félix avait donc vu son faux pas être diffusé devant la totalité des parisiens, et même la France entière, et s'il avait espéré un petit moment que Ladybug ne soit pas mise au courant avant qu'il ait eu le temps de l'avertir, il savait désormais que sa chère coéquipière ne pouvait plus ignorer ce qui était arrivé ce jour-là.
Pendant des heures et des heures, il avait retourné cette situation épineuse dans sa tête, l'étudiant sous tous ses angles pour tenter de trouver une solution mais il ne voyait qu'une seule et unique sortie à cette impasse : une douloureuse claque méritée et les cris de colère justifiés de sa coéquipière.
Lorsque qu'il avait reçu le message de sa partenaire durant sa dernière patrouille, cette dernière lui expliquant qu'elle souhaitait le voir le plus vite possible, le garçon avait cru défaillir.
Certes, ce message semblait dénué de toute colère ou ressentiment, mais Félix savait très bien que son écran formatait les sentiments et que le système de communication implanté dans leurs armes n'était pas un moyen fiable de connaître à coup sûr l'état d'esprit de Ladybug.
Félix poussa un long soupir en s'appuyant sur le bord du lavabo, les yeux baissés. Il ne savait plus quoi penser. Il avait à la fois envie de s'expliquer, de se faire pardonner, mais d'un autre côté, il craignait que tout était déjà perdu.
Et si Ladybug ne lui pardonnait pas cet écart ? Qu'allait-il arriver ? Allaient-ils devoir se séparer ? Devrait-il rendre sa bague pour permettre à sa coéquipière de se trouver un nouveau partenaire digne de confiance ? En proie à une montée de stress aussi soudaine qu'inattendue, Félix regarda la bague qui brillait à son annulaire droit.
Pour la première fois, il avait peur d'en être séparée. Pendant longtemps, même après que Plagg lui ait répété mainte et mainte fois qu'il ne pourrait pas la retirer, le jeune homme avait tenté d'ôter de son doigt cet encombrant bijou et d'ainsi se décharger de l'écrasante responsabilité qu'elle emportait.
Mais aujourd'hui, il ne voulait plus lutter pour s'en séparer, au contraire. S'il y avait encore une infime chance que Ladybug lui pardonne son écart, alors il voulait la saisir. Il ne pouvait plus imaginer une seule seconde ne plus être Chat Noir et être séparé de Ladybug sans espoir de la revoir un jour.
Non, c'était hors de question.
L'adolescent prit une profonde inspiration mais quand il releva les yeux pour regarder son reflet, Félix eut un pincement au cœur. Il partait pour rattraper la jeune fille qui occupait ses pensées alors qu'il y avait encore moins d'une semaine, Bridgette lui confiait ses sentiments. Quel courage avait-elle dû rassembler pour lui avouer ce qu'elle cachait au fond de son cœur ? Le jeune homme ne pouvait même pas l'imaginer.
Et il était persuadé, quelque part, que le garçon n'aurait jamais la force qu'elle avait trouvé, ni pour lui avouer ce qu'il ressentait pour elle, ni pour Ladybug ou personne d'autre. Il se sentait lâche, minable, incapable de faire face à ce qu'il avait lui-même déclenché au fond de ses entrailles.
Félix passa lourdement sa main dans ses cheveux en soupirant avant de froncer les sourcils. Il ne devait pas s'éparpiller, un problème à la fois. Si Bridgette ne quittait plus vraiment ses pensées depuis ce qui était arrivé, l'urgence que revêtait la situation avec Ladybug le poussait à se tourner d'abord vers elle.
Le jeune homme regarda l'écran de la montre à son poignet avant de quitter la salle de bain : l'heure était arrivée. Pour la énième fois, il replaça le nœud de sa cravate, les mains tremblantes, en s'avançant vers le centre de sa chambre.
-« Plagg ! appela-t-il à voix basse. Où es-tu ? Il est l'heure. »
-« Hmpf… Les vacances sont pas faites pour se reposer normalement… ? » grommela le kwami en relevant la tête de l'oreiller sur lequel il était roulé en boule.
-« Allez paresseux, tu as dormi toute la journée, répondit Félix en verrouillant la porte de sa chambre. Il n'y a aucune attaque depuis plusieurs jours, tu as pu faire tout ce que tu voulais. Maintenant, tu viens. »
-« Grr… Ça va, pas la peine de me parler comme ça. » souffla Plagg en s'étirant avant de bailler.
Félix s'accroupit devant de sa grande chaîne hi-fi pour mettre en route le cd de solo de violon, choisissant une piste avant de se redresser, Plagg posé sur son épaule droite. Grâce au matériel que lui avait prêté Jehan, le jeune homme avait pu remanier les pistes audios qui lui servait d'alibi lorsqu'il quittait discrètement la maison.
Les pistes n'étaient plus aussi fluides qu'originellement : elles s'arrêtaient parfois brusquement, faisaient des pauses, le jeune homme y ayant même intégré des fausses notes avant de les faire revenir en arrière pour simuler un entraînement sur un passage difficile. Il avait ainsi plus de deux heures de solo de violon préenregistré qui flouait n'importe qui dans la résidence Agreste. De plus, le fait de fermer systématiquement sa porte lui apportait la sûreté supplémentaire que personne n'aurait idée de venir le déranger et aurait ainsi la mauvaise surprise de découvrir son stratagème.
Félix ouvrit en grand l'un des pans de la baie vitrée qui laissait passer la lumière du soleil dans sa chambre en prenant une profonde inspiration. Il regarda une dernière fois en arrière avant de se tourner vers Plagg.
-« Bon allez, finissons-en. Plus vite ça ira, plus vite je serai fixé. »
-« Je ne comprends pas pourquoi tu te mets dans tous ces états pour ça. » répliqua le kwami avec un haussement d'épaule.
-« Je te l'ai déjà dit, tu ne peux pas comprendre. C'est… « un truc d'humain » comme tu dis. » soupira le jeune homme en hochant négativement la tête.
-« Ouais bah c'est dans des moments comme ça que je suis content de ne pas être humain. »
Félix se contenta de sourire légèrement puis prit une profonde inspiration en serrant les poings, les yeux clos.
« Plagg, transforme-moi ! »
En rouvrant les paupières, il put voir son reflet sombre dans la vitre, avec ce grand masque qui cachait ses traits et ces cheveux beaucoup trop longs à son goût. En secouant la tête pour remettre ses idées en place, le héros grimpa sur le rebord de la fenêtre, baissa la tête pour regarder si un passant pourrait l'apercevoir en train de quitter son domicile.
Mais quand il vit que la rue était déserte, il s'élança sur le toit d'en face avec son bâton. Une fois sur les ardoises, il soupira de soulagement. S'il avait pris l'habitude de se déplacer avec son costume de héros dans les rues de la capitale et de parfois se faire interpeller par des passants, la sortie et la rentrée dans sa chambre étaient toujours des phases délicates, craignant en permanence qu'un curieux ait pu l'apercevoir rentrer chez lui. Il devait toujours rester sur ses gardes car certains parisiens pouvaient se montrer aussi dangereux pour lui que certains akumatisés.
Après quelques minutes à traîner des pieds pour calmer son stress qu'il sentait monter sans rien pouvoir y faire, Chat Noir se décida à se diriger vers le point de rendez-vous qu'il avait convenu avec Ladybug. Ce n'était pas loin et pourtant le jeune homme étirait le temps en y allant à reculons. Il faisait défiler dans son esprit toutes les phrases qu'il allait bien pouvoir lui dire, tout ce qu'il voulait absolument lui confier avant qu'elle ne lui tourne définitivement le dos, tout ce qu'il n'avait pas eu le temps de lui raconter avant le désastre auquel ils étaient confrontés aujourd'hui.
Chat Noir mit le double du temps pour se rendre au point de rendez-vous. Il y arriva par le sud de la position, debout sur un bâtiment plus haut que le toit sur lequel ils avaient prévu de se retrouver. La gorge nouée, le héros aperçut aussitôt la silhouette rouge de Ladybug. Elle lui faisait dos, les yeux perdus dans la vue de Paris qui s'étalait devant elle.
Chat Noir joignit ses mains en prière quelques instants en prenant une profonde inspiration avant de sauter sur le toit en question.
Son mouvement rapide fit aussitôt tourner les yeux de Ladybug qui le regarda intensément quelques instants. Ils restèrent face à face, sans rien dire, le silence simplement brisé par les bruits de la ville et le vent qui soufflait doucement. Elle avait les bras croisés et elle le regardait avec une expression neutre, indescriptible et indéchiffrable. Chat Noir ignorait si elle était heureuse de le voir après quelques jours de séparation ou si elle allait lui sauter à la gorge dans quelques secondes.
Mais alors que le silence s'éternisait, il vit Ladybug ouvrir la bouche pour dire quelque chose. Il ignorait ce qu'elle allait lui dire, mais il s'était juré une chose : il voulait commencer. Si Ladybug aurait légitimement le droit de le détester après leur discussion, le jeune homme voulait absolument qu'elle entende tout ce qu'il avait à lui dire.
-« Attends… ! coupa le garçon, les mains en avant. J-Je… Je dois absolument te dire que je suis vraiment vraiment désolé pour ce qui est arrivé. C'est de ma faute, si je n'avais pas fait l'idiot, tu n'aurais pas été touchée et je n'aurais pas été obligé de faire ce que j'ai fait. J-Je n'avais pas le choix, c'était le seul moyen que j'ai trouvé pour te libérer de l'emprise du Dislocœur, mais ce n'est pas une excuse. Je n'aurais jamais dû t'embrasser sans que tu m'en donnes le droit et je… Je regrette que ce soit arrivé comme ça, surtout si je t'ai blessé, surtout avec ces images qui tournent partout maintenant... Tu as le droit d'être furieuse et de m'en vouloir et j-je… Je comprendrais que… q-que tu ne veuilles plus faire équipe avec moi. » termina le jeune homme d'une voix tremblante.
Essoufflé par cette longue tirade, le jeune homme n'osait plus regarder sa coéquipière. Sa dernière phrase lui avait littéralement arraché la langue. Il n'aurait jamais pensé que dire ces mots aurait pu le heurter à ce point. Quelques temps en arrière, il aurait tout donner pour se débarrasser de sa bague et cet encombrant petit animal qui faisait sa loi dans sa maison.
Mais aujourd'hui, il ne voulait plus ça, au contraire, il voulait continuer, poursuivre sa mission auprès de Ladybug. Mais il savait aussi qu'il l'aimait trop pour la mettre mal à l'aise et que même si cela lui briserait le cœur, il rendrait sans hésiter son miraculous pour elle.
Les poings crispés et le corps tendu, Chat Noir respirait lourdement, la tête rentée entre ses épaules, s'attendant à recevoir un grand sermon après ce silence qui s'éternisait. Mais au lieu de cela, Ladybug émit un autre son, un son cristallin qu'il voulait entendre tous les jours sans jamais se lasser : son rire. Il releva les yeux, surpris. Ladybug était en train de rire. Pas aux éclats, loin d'un grand esclaffement dont il avait déjà été témoin, mais tout de même. Et ce n'était pas un rire méchant, mais réellement un rire joyeux.
-« Ne t'inquiètes pas, tout va bien, déclara-t-elle en s'avançant pour lui prendre les mains. Je sais pourquoi tu l'as fait, je ne t'en veux pas, tu n'as pas à t'inquiéter. »
-« Mais j-je… Je veux dire… Les photos, tout le monde a vu ce qui s'est passé… ! J-Je… Tu es sûr que tu n'es pas en colère ? Je préfère que tu me dispute tout de suite, plutôt que… »
-« Non, je ne vais pas te disputer. Je t'assure que je ne t'en veux pas. C'est d'ailleurs pour ça que je voulais te voir aujourd'hui, pour te dire ça. C'est pour ça que tu voulais me parler après la fin du combat, c'est ça ? Pour me raconter ce qui s'était passé ? »
-« Euh… Oui, c'est exact… J'aurais voulu te prévenir avant que… tu ne sois mise au courant autrement. Mais je n'ai pas pu… »
-« Et ça, c'est de ma faute. » acquiesça Ladybug.
-« N-Non ! C'est de la mienne ! contra Chat Noir en hochant négativement la tête. Si je n'avais pas fait l'idiot, tout cela ne serait jamais arrivé… »
Ladybug lui adressa un petit sourire avant de poser sa main sur sa joue. Le héros se tendit, le corps raide et le souffle coupé, plongeant son regard dans celui de sa partenaire. Ses yeux avaient retrouvé leur éclat de malice coutumier, et loin du ciel d'orage qu'il avait craint y lire, ses iris étaient de nouveau bleues comme le ciel.
-« Je t'ai dit que tout allait bien, je t'assure. Arrête de te tracasser pour ça. C'est arrivé, c'est tout, on va pas en mourir, rit Ladybug. Ce n'est rien. »
Chat Noir avala difficilement sa salive en regardant sa coéquipière. Elle semblait vraiment sincère, ce qui le rassurait grandement. Pour la première fois depuis qu'ils s'étaient retrouvés, il s'autorisa à sourire, faisant élargir au passage celui de sa partenaire qui lui répondit.
Il était tellement soulagé que sa partenaire ne lui en veuille pas. Il avait craint la voir partir sans lui laisser le temps de s'expliquer, se détourner de lui après une grande gifle.
Mais non, elle était là, elle ne comptait pas partir, et au meilleur de tout, elle ne lui tenait pas rigueur de cet incident. Chat Noir s'autorisa à pousser un soupir de soulagement, la main sur la poitrine, ce qui fit davantage sourire sa partenaire.
-« Tu ne peux pas savoir à quel point j'ai eu peur. Je ne savais pas comment tu avais pris la nouvelle, j'ai bien cru que... J'ai ruminé toute la semaine. »
-« Tu aurais dû me contacter plus tôt, idiot de chat, répliqua Ladybug en posant son index sur le front du jeune homme. Ça t'aurait évité une crise cardiaque. »
-« J'avais trop peur que tu ne veuilles plus me parler... Je ne savais plus quoi faire. » murmura le garçon en passant sa main dans sa nuque.
Ladybug lui adressa un sourire compatissant avant de hausser les épaules avec un air malicieux.
-« La prochaine fois, évite de faire l'imbécile pendant une mission. Ça nous évitera ce genre d'accrochage. » railla-t-elle, les mains sur les hanches.
-« C'est juré, répondit aussitôt Chat Noir, les yeux écarquillés. Ça n'arrivera plus, je te le promets. »
Ladybug laissa échapper un petit rire avant de dévisager son coéquipier, un sourire aux lèvres. Ce dernier ne put s'empêcher de retenir sa respiration en croisant le regard azur de la jeune fille. Il était tellement heureux de pouvoir l'admirer de nouveau, sans craindre de la voir le disputer à cause de ce qui était arrivé.
Mais après quelques secondes, le sourire de Ladybug s'était transformé en un rictus triste. L'éclat de ses yeux était plus terne, moins brillant et son regard était baissé vers le sol. En l'espace d'un battement de cil, elle semblait avoir perdu tout son entrain et sa joie.
-« Ladybug ? Est-ce que ça va ? » murmura-t-il en faisant un pas vers elle.
-« Ce n'est rien, tout va bien. » répliqua-t-elle en haussant doucement les épaules.
Après un court instant de flottement dans lequel Chat Noir se contenta de regarder sa partenaire sans rien dire ni esquisser un seul mouvement, la jeune fille s'avança vers lui pour passer ses bras autour de son torse avec un lourd soupir. Le héros, tétanisé, ne bougea pas, respirant à peine, choqué par cette proximité soudaine.
Mais quand il sentit Ladybug raffermir son étreinte, le garçon prit sur lui de passer ses bras autour de ses épaules. Il était toujours étonné de constater que cette proximité, qu'il répugnait avec presque tout le monde de manière générale ne le dérangeait jamais avec Ladybug. Il trouvait même cela agréable, réconfortant.
Mais ici, c'était différent. Si Ladybug cherchait parfois le contact lors de moments joyeux, à la fin de leurs missions ou pendant leurs patrouilles, lorsqu'ils plaisantaient et riaient ensemble, à cet instant, cette proximité était de nature toute autre. De façon évidente, la jeune fille cherchait du réconfort, comme une protection face à cette morosité qui semblait s'être emparée de son cœur.
-« Je suis contente de te voir. » murmura-t-elle en enserrant davantage ses hanches après un nouveau silence.
-« … Moi aussi. » répondit son partenaire à voix basse.
Ils restèrent ainsi quelques instants avant que Ladybug ne relève les yeux vers lui avec un léger sourire triste sur les lèvres. Chat Noir y répondit du mieux qu'il le put, ne sachant que faire devant cette expression qui était assez inhabituelle chez elle.
Lorsqu'elle s'écarta de lui pour passer ses mains sur ses joues, peut-être pour effacer de petites larmes qui avaient échappé à l'attention du jeune héros, ce dernier sentit son cœur se serrer une fois de plus.
-« Excuse-moi d'insister mais… Est-ce que tu es vraiment sûre que tout va bien ? questionna Chat Noir en posant sa main sur son épaule. Si tu as quelque chose à dire, tu peux, je t'écouterai… ! »
-« Ne t'inquiète pas. C'est personnel et ça n'a rien à voir avec toi, je t'assure. Ça va passer. » déclara Ladybug en le regardant avant de perdre son regard dans la vue qui s'étalait à leurs pieds.
Chat Noir la détailla quelques instants avant de suivre son regard. Paris scintillait sous la lumière descendante du soleil, se parant d'orange et d'or. Si le jeune homme n'avait dû retenir qu'un seul avantage à son rôle de héros, en plus de pouvoir voir Ladybug, c'était bien la vue.
Grâce à ses pouvoirs qui lui permettaient de se déplacer où bon lui semblait, Chat Noir pouvait assister, lorsque le temps était clément comme aujourd'hui, aux plus beaux couchers de soleil que la ville avait à offrir. Et jamais il n'aurait pu croire que le spectacle puisse être aussi beau, rien qu'en prenant un peu de hauteur.
Mais bien sûr, ce tableau aux couleurs chatoyantes n'était jamais aussi plaisant à regarder que lorsque sa brune partenaire était à ses côtés. Dans ce genre de moment, dans le silence le plus complet, il avait envie de prendre sa main, sentir ses phalanges glisser contre les siennes, les plongeant dans la plus parfaite des osmoses.
Mais comme d'habitude, il n'osait pas ce geste, préférant serrer le poing plutôt que d'avancer la main vers elle. Il s'estimait encore trop près de la limite pour s'autoriser ce genre d'écart.
Après un long moment à regarder le soleil décliner derrière l'horizon, Ladybug se tourna doucement vers son partenaire, un léger sourire sur le visage.
-« Il est un peu tard maintenant mais… J'aimerais bien qu'on aille se promener tous les deux. Nos patrouilles me manquent. Qu'est-ce que tu en dis ? »
-« C-C'est une très bonne idée ! Demain ? Tu es libre demain… ? »
-« Demain c'est parfait. » répondit Ladybug avec un petit rire face à l'enthousiasme de son partenaire.
Les deux héros échangèrent un sourire en se regardant dans les yeux, apaisés. Chat Noir se sentait désormais plus confiant : toutes ses craintes vis-à-vis de sa coéquipière s'étaient envolées.
Elle était prête à lui faire de nouveau confiance et il se jura, à cet instant précis, de ne plus jamais la mettre en danger comme il l'avait fait, la culpabilité lui rongeant toujours le ventre et le cœur.
Le lendemain, en début d'après-midi, les deux héros s'étaient donc retrouvés sur les toits de Paris pour leur patrouille habituelle.
En vérité, cette dernière était plus une excuse qu'autre chose. Depuis peu, les jeunes gens avaient perdu l'habitude de chercher l'excuse d'organiser une patrouille pour se voir, l'un et l'autre, dans ce cadre qui n'appartenait qu'à eux. Pendant des heures, ils arpentaient les toits de la capitale, en discutant de tout et de rien.
De temps en temps, lorsqu'un civil qui avait levé le nez au bon moment les repérait, ils leur arrivaient de descendre dans les rues pour venir à la rencontre des parisiens et des curieux, lesquels leurs posaient de multiples questions, les remerciaient et leur demandaient même parfois des photos. Et si Chat Noir s'était d'abord montré très réticent face à cette activité, face à l'engouement et aux suppliques de sa partenaire, il avait fini par accepter.
Mais depuis l'incident du Dislocœur, les deux héros préféraient éviter les rues afin de ne pas se confronter à trop de questions gênantes et indiscrètes. S'ils avaient décidé d'oublier ce qu'il s'était passé, préférant en rire plutôt que de se disputer à ce sujet, ce n'était pas le cas des parisiens.
Les médias relayaient depuis plusieurs jours les images de leur baiser, argumentant sur la nature de ce dernier et en répandant fausses nouvelles et rumeurs en tout genre sur la relation qui unissait les deux héros. À chaque fois qu'ils se retrouvaient face au fait accompli, Chat Noir ne pouvait s'empêcher de s'excuser, répétant que tout était de sa faute, tandis que Ladybug se contentait d'en rire ou de lui sourire.
Mais lors de cette promenade, Chat Noir ne pouvait s'empêcher de remarquer l'air triste de sa partenaire. Elle discutait doucement avec lui, sautait avec aisance de toit en toit, acquiesçait à ses remarques ou lui répondait avec vivacité, mais tout manquait de son entrain habituel, comme si celui-ci avait été aspiré, plongeant la jeune fille dans une morosité qui ne la quittait plus.
Bien sûr, le garçon était inquiet de savoir ce qui pouvait tracasser sa partenaire à ce point, mais il savait aussi qu'il ne pouvait pas lui poser des questions trop personnelles, l'impérativité de garder de leurs identités secrètes les empêchant de parler librement de leur quotidien. Cependant, sans trop pousser les limites, le jeune homme était curieux de savoir s'il pouvait deviner ce qui avait mis sa coéquipière dans cet état. Il avait donc pris sur lui de mener la conversation pour tenter de mettre le doigt sur ce qui la tracassait.
-« Moi ce que j'aime c'est les films d'aventure, déclara Ladybug avec un sourire. Indiana Jones, tu vois le genre ? J'adore ça, ça donne envie de faire sa valise pour partir à l'autre bout du monde, découvrir des tombeaux cachés, remplis de piège ! »
-« Aha, oui je vois, répondit Chat Noir avec un sourire. C'est vrai que c'est assez excitant. J'aime bien ça aussi mais peut-être avec une touche de réalisme et de drame. »
-« Drame ?! Oh non, c'est tellement triste quand ça se finit mal… »
-« Ce n'est pas parce que c'est un drame que ça se termine forcément mal. Regarde, Forrest Gump par exemple. Certes c'est triste, mais ce n'est pas vraiment triste, plus… mélancolique je dirais. C'est comme une leçon de vie. »
-« … Je pense que tu as pris le pire exemple possible. » protesta l'héroïne avec un hochement négatif de tête après un silence.
-« À ce point ? » rit gentiment son partenaire.
-« Forrest Gump c'est tellement triste ! gémit Ladybug avec un gros soupir. De toute façon, tous les films avec Tom Hanks sont tristes. Je ne sais pas lequel est le pire entre Forrest Gump, La Ligne Verte, Seul au Monde ou que sais-je encore. »
-« J'ai beaucoup aimé Seul au Monde. Le peu de dialogue souligne la solitude de Chuck Noland. D'ailleurs la bande son est un petit bijou. Je trouve que ce film est une véritable réussite. »
-« J'ai pleuré quand Wilson et parti, et quand celle qui l'aime c'est mariée avec quelqu'un d'autre. C'est tellement dur, après tout ce qu'il a traversé, que personne ne soit là pour l'attendre… Ils étaient sur le point de se marier, et voilà… Il finit seul. » soupira-t-elle en baissant les yeux.
Attrapant sa main pour l'aider à descendre d'un toit plus haut que celui sur lequel ils se tenaient, Chat Noir regarda longuement sa coéquipière, enserrant ses doigts un peu plus fort entre ses phalanges. Cette dernière phrase avait semblé être plus dure pour elle, presque comme si elle avait parlé d'elle.
Avait-il enfin visé juste ?
Quand elle passa devant lui en lui adressant un sourire triste, le garçon sentit son cœur se serrer. Il s'en voulait maintenant presque d'avoir cherché. Il ne voulait pas lui faire de la peine, surtout pas. Et pourtant il faisait tout le contraire. Passant sa main à l'arrière de sa tête en lui emboîtant le pas, l'adolescent cherchait un moyen de se rattraper quand soudain, une voix résonna depuis la rue en contrebas.
Interloqués, les deux héros se penchèrent au bord du toit pour repérer un homme qui leur faisait de grands signes de bras, un sourire béat sur les lèvres, un appareil photo entre les mains. Un badge brillait à son cou, virevoltant au rythme des gestes de l'arriviste.
-« Oh non… soupira Chat Noir. Encore ce journaliste. »
-« Eh bien… ! Il a l'air plutôt enthousiaste. »
-« Chat Noir ! Ladybug ! S'il vous plait ! Une petite interview ! Tout Paris voudrait savoir ce qu'il se passe entre vous ! Allez, vous ne pouvez pas rester muets face aux suppliques de vos admirateurs ! »
Chat Noir sentit son sang ne faire qu'un tour, les poings serrés. L'agitation de cet homme avait fait se retourner bon nombre de passants qui s'étaient maintenant joints à lui, leur criant de descendre pour répondre aux questions du journaliste.
La respiration lourde par la colère qui grondait dans sa poitrine, le jeune homme avait effectivement envie de descendre voir cet homme, mais surtout pour lui expliquer sa façon de penser plutôt que pour lui accorder l'interview qu'il convoitait tant.
Ce genre de comportement importunait vraiment le garçon qui ne comprenait pas comment des personnes pouvaient autant s'intéresser à la vie privée d'autres. Il était véritablement persuadé qu'il fallait être bien triste dans sa vie personnelle pour devoir se plonger dans celle des autres pour se sentir épanoui.
Lui n'avait besoin de ne connaître la vie privée de personne pour vivre, même si cela pouvait parfois le frustrer, et il refusait de se répandre en commentaire sur la sienne. Qui étaient donc tous ces gens pour exiger quoi que ce soit de lui ou de Ladybug ?
Après tout, ils passaient déjà une grande partie de leur temps libre et se mettaient quotidiennement en danger pour sauver les parisiens et la ville tout entière, que pouvaient-ils encore demander de plus ?
La colère du garçon redoubla quand le journaliste réitéra sa demande plus vigoureusement, brandissant son téléphone portable en disant qu'ils pouvaient faire cela dans la rue afin qu'ils n'aient pas à le suivre jusqu'au siège de la rédaction de son journal.
-« Que faisons-nous, questionna-t-il sans quitter le journaliste des yeux. Je descends pour lui expliquer ma façon de penser ? »
-« Oh là, doucement chaton, rit Ladybug en se tournant vers lui. Viens, laissons couler. Les gens finiront par se calmer, ne t'inquiètes pas. Quand ils en auront marre de se heurter à nos silences, ils abandonneront. »
Sans laisser le temps à son partenaire de répondre, la jeune fille lança son yoyo vers une cheminée sur le toit d'en face avant de se propulser avec aisance pour échapper à cet encombrant journaliste.
Avec un regard de dégoût vers cet homme, Chat Noir s'empressa de l'imiter, la suivant au-dessus des rues, n'écoutant pas les suppliques du journaliste qui tentait de les suivre avant que sa voix s'évanouisse dans le brouhaha des rues. Après s'être assuré qu'il n'avait pas pu les suivre, Chat Noir serra les poings, suivant de loin Ladybug qui marchait tranquillement sur les ardoises grises.
-« Honnêtement, je n'arrive pas à y croire, pesta le garçon, les mains sur les hanches. Comment peuvent-ils penser avoir le droit de s'immiscer dans la vie privée des gens comme ça ?! Je déteste ce genre de manière, je me demande bien ce qui peut les ennuyer à ce point dans leur vie pour qu'ils aient envie de s'intéresser à celle des autres de la sorte ! »
-« Hey tigrou, calme-toi, rit Ladybug en se tournant vers son coéquipier. C'est leur travail de s'intéresser à la vie des autres, ils sont payés pour ça. Alors tu penses bien qu'une pseudo-romance entre les héros de Paris, ça les intéresse beaucoup ! » déclara-t-elle avant de reprendre tranquillement sa marche.
-« … Tigrou ? » releva le héros en haussant les sourcils en la regardant s'éloigner.
L'héroïne rit de nouveau avant de s'assoir sur le bord d'un toit, les pieds dans le vide, en prenant une longue inspiration. De cette position, il était absolument impossible de la repérer à moins de lever les yeux précisément dans sa direction tant le toit sur lequel elle était juchée était haut et en retrait.
Chat Noir s'assit à son tour à ses côtés, le regard baissé, les doigts entrecroisés, tendu. Même si la situation semblait, en apparence, amuser Ladybug, il ignorait si l'air morose qu'il avait relevé dans les yeux de sa partenaire n'avait vraiment aucun lien avec leur situation actuelle.
Elle lui avait répété plusieurs fois que tout allait bien mais il ne pouvait pas exclure le fait qu'elle lui avait peut-être menti pour soulager sa conscience. Et même s'il était également persuadé que cette histoire de baiser allait finir par se tasser avec le temps, il savait également que ça n'allait pas être pour tout de suite.
Peut-être Ladybug était mal à l'aise de se voir de la sorte sur ces photos ? Vulnérable, emprisonnée dans ses bras, embrassée de force sans résistance. Après tout, qui aurait apprécié de se voir de la sorte.
Le héros soupira, passant sa main dans sa nuque avant de se tourner vers sa partenaire, dont l'air triste lui serra une nouvelle fois le cœur.
-« Je sais que je n'ai pas arrêté de le faire, mais ça ne sera jamais assez. Je suis vraiment, vraiment désolé pour ce qui est arrivé. Ces photos, ces vidéos, tout est de ma faute, et maintenant que la presse s'en mêle, je suis sûr que c'est encore plus dur pour toi. Tu ne peux pas savoir à quel point je m'en veux… Si j'avais pu faire autrement j- »
-« Chat Noir, coupa Ladybug avec un sourire compatissant. J'apprécie que tu te fasses du souci pour moi, mais je t'assure que ça va. Je ne veux pas qu'une histoire comme ça mette à mal notre collaboration : si j'avais quelque chose à te dire, je te le dirais. On est cools, tu n'as plus besoin de t'excuser. »
-« M-Mais… Tu as l'air tellement préoccupée… Je ne sais pas quoi penser… »
-« Non, ça n'a rien à voir avec ça. Et… Je ne peux pas t'en parler à cause de… Tu sais… » murmura la jeune fille en désignant son masque.
-« Oh… Oui je comprends… … Tu sais parfois, je me dis que ce serait plus simple si nous n'avions pas à nous cacher. »
-« … Oui, mais on ne peut pas. » souffla Ladybug d'une voix triste mais sans appel.
Les deux amis gardèrent le silence pendant un petit moment mais quand Ladybug remarqua une nouvelle fois l'air inquiet de son partenaire, elle lui adressa un sourire indulgent en soupirant légèrement, un rictus amusé sur les lèvres.
-« Disons que j'ai… une peine de cœur. Voilà, appelons ça comme ça. » hocha-t-elle en haussant les épaules.
-« Oh… Oh, je suis vraiment désolé, répondit Chat Noir, désarçonné. Je ne savais pas que tu… Enfin… Et ce… Ça n'a rien à voir avec le… ? »
-« Rien du tout. C'est pour ça que je te dis que ce n'est pas grave, parce que je suis sûre que ça s'arrangera, d'une manière ou d'une autre. Ça finira par passer, tôt ou tard. » déclara Ladybug en se rapprochant de lui.
D'un geste étonnamment naturel, elle posa doucement sa tête sur son épaule en fermant les yeux après avoir poussé un énième soupir.
-« Les sentiments, c'est quelque chose de vraiment compliqué… murmura-t-elle. Et je suis contente que tu sois là, parce que quand je suis avec toi, je me sens moins… seule. »
-« A-Ah oui ? »
-« Oui, bien sûr. Tu es mon ami, et passer du temps avec toi, ça me remonte toujours le moral. Même après que tu m'aies embrassé sans me demander la permission. » déclara Ladybug d'un ton sarcastique.
-« Aha… ! Tant mieux alors… » répondit Chat Noir avec un rire forcé.
« Ami » ? Dans la bouche de Ladybug, ce mot ne sonnait pas pareil que dans celle de ses camarades de classe. Ici, il lui faisait mal au cœur, comme si ce terme ne lui convenait pas quand c'était ele qui le prononçait.
Une nouvelle fois, il sentit sa poitrine se comprimer. Si elle avait une peine de cœur, alors cela voulait dire que Ladybug avait déjà quelqu'un dans sa vie et qu'il n'y avait plus de place pour lui. Son cœur était déjà plein et si elle avait bon espoir que les choses s'arrangent entre elle et la mystérieuse personne dont elle parlait, alors elle ne chercherait jamais à le voir autrement qu'un « ami ».
Il baissa les yeux quand le visage en pleur de Bridgette lui revint en mémoire, le jour où elle avait quitté l'aquarium après s'être confié à lui. Que devait-il faire désormais ? Il savait maintenant qu'il ne pourrait plus tenter sa chance avec Ladybug et en ce qui concernait sa camarade de classe… Tous les espoirs semblaient s'être également envolés.
Le cœur et les yeux humides, il serra les poings pour ne pas céder au désespoir qui venait de l'envahir. Il devait absolument trouver un moyen d'arranger les choses avec Bridgette, comme il l'avait fait avec Ladybug. Si le sort avait décidé de le tourmenter sentimentalement parlant, il refusait de les laisser le quitter sans broncher.
Elles comptaient trop pour lui, même s'il était condamné à faire taire ce qu'il cachait au fond de son cœur.
-« … Moi aussi je suis heureux de passer du temps avec toi. » murmura Chat Noir d'une petite voix en regardant vers le lointain.
Oh bah dis donc, ai-je osé sortir la uno reverse card "C'est juste un.e ami.e" ? Bah oui, j'ai osé xD Et je m'en excuse même pas :P
J'espère que la chapitre vous a plu ! Je suis vraiment contente de reprendre les publications, surtout après cette longue pose et le lourd chapitre qu'avait été Dislocœur. Dites-moi ce que vous en avez pensé en commentaire !
On se retrouve la semaine prochaine pour la suite, restez connectés...
