Filant sur les toits, Ladybug courait pour tenter de retrouver Chat Noir qui n'avait pas répondu à ses appels. Elle n'avait pour le moment qu'une vague idée de vers où diriger ses pas, regardant tout autour d'elle pour essayer de trouver le lieu de l'attaque, guidée par le GPS de son yoyo.
Tout en recherchant son partenaire, l'héroïne croisa bon nombre de civils, surpris par la sirène qui s'était déclenchée dans les rues, leur sommant de rapidement se mettre à l'abris. Acclamée, les encouragements des parisiens rassurèrent un peu la jeune fille : mettre autant de temps à trouver Chat Noir qui ne répondait pas à ses appels la mettait mal à l'aise et plus les minutes défilaient, plus Ladybug se sentait mal. Ignorant la nature de l'attaque du jour, elle craignait d'arriver trop tard s'il était déjà en danger.
Il était rare pour les deux jeunes gens de mettre autant de temps à se retrouver quand le devoir les appelait : en général, quelques sauts de toit en toit suffisaient pour que leur route se croisent. En outre, le fait que la balise de Chat Noir n'avait de cesse de bouger sur l'écran de son arme ne lui augurait rien de bon. Peut-être était-il en train de battre en retraite, incapable de faire face à leur ennemi du jour sans son soutien ?
Enfin, au bout de plusieurs minutes de course-poursuite avec son partenaire, Ladybug fut capable de s'approcher de la position du jeune homme et rapidement, elle put entendre des bruits secs et métalliques parvenir jusqu'à elle, comme des tuyaux qui s'entrechoquaient de façon chaotique. Elle se précipita vers l'origine de ce son et s'arrêta, figée de stupéfaction, les yeux écarquillés, debout sur les tuiles de l'immeuble sur lequel elle était juchée.
De l'autre côté de la rue, juste en face d'elle, sur un large toit, Chat Noir était en train de se battre avec ce qui semblait vraisemblablement être l'akumatisé du jour. Mais ce qui retint l'attention de l'héroïne est que ce vilain était l'exacte copie de son coéquipier : même arme, même taille, même cheveux, même grelot, mêmes griffes, oreilles sur la tête et même ceinture qui lui enserrait les hanches, lui dessinant une queue de chat derrière lui. La seule flagrante différence entre les deux adversaires était que là où le costume du héros de paris était noir, celui de l'akumatisé était blanc. D'un blanc immaculé, comme celui d'une neige fraîchement tombée. Et après un examen plus minutieux de leur adversaire, elle remarqua que ses yeux étaient d'un magenta profond là ou ceux de son partenaire étaient bleus sur fond vert.
Perturbée par cette vision, Ladybug ne put bouger pendant quelques instants. Jamais elle n'aurait pu imaginer que Papillon puisse imiter leurs images de la sorte. Mille questions vinrent soudain à la jeune fille. Cet akumatisé avait-il les mêmes pouvoirs que le Chat Noir original ? Possédait-il le Cataclysme ? Pouvait-il l'utiliser sans craindre de se détransformer ou Papillon avait-il atteint la limite de ses pouvoirs avec cette pâle copie du héros original ?
Les bruits des bâtons qui s'entrechoquaient sortirent Ladybug de ses pensées : elle devait agir, et tout de suite. Son coéquipier était en danger et visiblement, son renfort ne lui serait pas de trop.
De son côté, Chat Noir, essoufflé, venait d'éviter un énième coup de son adversaire. S'il lui ressemblait étrangement, le héros devait reconnaître que la haine qui semblait habiter son adversaire lui conférait une puissance bien supérieure à la sienne.
Debout sur les toits, en route pour rentrer chez lui, Chat Noir avait été surpris par un bruit de course dans son dos et en un clin d'œil, cet akumatisé lui avait sauté dessus. Médusé, le héros n'avait pu esquiver que de justesse le coup de son assaillant qui était aussitôt repassé à l'attaque. Un bâton identique au sien à la main, il avait frappé sur le sien avec vigueur en hurlant, le visage déformé par la colère, jusqu'à ce que Chat Noir parvienne à le repousser.
Ce dernier s'était aussitôt mit à courir, ayant compris qu'il ne parviendrait pas à lui tenir tête très longtemps au train où allait les choses. Les deux hommes ne s'étaient confrontés face à face que quelques secondes et pourtant le héros de Paris pouvait encore sentir les vibrations des coups qu'il lui avait porté remonter le long de ses bras.
En une fraction de seconde, il avait compris qu'il ne serait pas de taille, du moins seul. Sa seule option avait donc été de fuir, battre en retraite en espérant que Ladybug arrive suffisamment vite pour venir l'aider à repousser cet ennemi qui lui en voulait personnellement et était bien décidé à lui prendre sa bague.
S'il n'était pas le plus effrayant des akumatisés qu'ils avaient dû affronter, sa partenaire et lui, Chat Noir pouvait admettre sans la moindre hésitation qu'il était de loin le plus perturbant de tous. Outre le fait qu'il le surpassait sur le plan de la force physique, Chat Blanc semblait également plus alerte et sa colère rendait ses mouvements chaotiques et imprévisibles.
Le combat n'était engagé que depuis quelques minutes et pourtant, le garçon pouvait sentir ses côtes le faire souffrir, tant par l'essoufflement dont il était victime que par les coups qu'il avait reçus.
Les dents serrées en encaissant un nouveau coup avec son bâton pour empêcher son ennemi d'approcher, Chat Noir laissant échapper un grognement de frustration en entendant le métal de leurs armes s'entrechoquer. Il n'avait aucun moyen de le surpasser en force et encore moins de tenter quelque chose pour le moment : prit au piège, il ne pouvait qu'encaisser les coups.
Mais alors que son regard était jusque-là rivé sur l'akumatisé, une silhouette qu'il connaissait bien attira l'œil de Chat Noir. Ladybug était enfin là.
Un petit sourire se dessina sur ses lèvres quand il la vit gracieusement sauter au-dessus de la rue qui la séparait du toit sur lequel il se battait. Pendant un court instant, il crut voir le temps se suspendre, son regard happé par cette jeune fille sans qu'il ne puisse rien y faire.
Mais Chat Blanc, remarquant la déconcentration du héros, en profita pour lever sa jambe avant de lui administrer un grand coup de pied dans le ventre. Le souffle coupé, Chat Noir fut projeté à plusieurs mètres de là, enchaînant les roulades en arrière en tentant de protéger l'arrière de sa tête du mieux qu'il le put.
Il termina son vol plané lorsque son dos heurta un grand panneau publicitaire, accroché à la corniche du toit, lui faisant échapper son bâton qui valsa loin de lui.
Avec un grognement de douleur, le jeune homme passa sa main dans sa nuque, les dents serrées : à cet instant, il était heureux que son costume le protège suffisamment des coups de ses adversaires, sans quoi ses cervicales auraient sans doute été réduites en miettes.
En rouvrant un œil, il se rendit compte que Ladybug était en train de courir vers lui, l'air effaré. Mais ce qu'il vit surtout fut Chat Blanc qui courait également dans sa direction, mais qui était près, bien trop près pour être évité.
Ses gants griffus en avant et ses yeux qui lançaient des éclairs, il semblait fou, fou de colère. Et Chat Noir savait que s'il parvenait à l'atteindre au visage ou au cou comme cela semblait être son objectif, il ne s'en sortirait pas indemne.
En désespoir de cause, le jeune homme leva les yeux vers le panneau publicitaire. Il n'avait désormais plus le choix, et il le savait. Alors que Chat Blanc n'était plus qu'à quelques pas de lui, il leva la main droite vers la grande surface en taule, résigné.
« Cataclysme ! »
Il posa immédiatement sa main sur le dos du panneau qui disparut en poussière de rouille. Surpris, le vilain écarquilla les yeux quand le jeune homme attrapa son bras pour le forcer à continuer sa course vers le vide. Il le fit tourner derrière lui, se relevant d'un bond, avant de lâcher son ennemi alors que ses pieds avaient déjà quitté la surface du toit. Chat Blanc tomba avec un cri rageur tandis que Chat Noir reculait de quelques pas en respirant bruyamment.
Ladybug arriva enfin à sa hauteur puis posa sa main sur son épaule pour lui adresser un petit regard inquiet. Mais quand son coéquipier hocha doucement la tête avec un petit sourire pour la rassurer, elle se détendit pour lui rendre son rictus. Elle se tourna vers là où avait disparu Chat Blanc, les sourcils froncés, avant de regarder son partenaire avec un air malicieux.
-« Dis donc chaton, j'ai vu double ou tu t'es fait un copain de jeu ? »
-« Eh bien... Tu sais à quel point j'adore rencontrer mes fans... » répondit Chat Noir avec un sourire serré.
Elle lui adressa un nouveau sourire mais alors qu'elle allait répliquer, Chat Blanc réapparut en sautant sur le toit après avoir escaladé la façade de l'immeuble. Posant un genou au sol à l'atterrissage, il leva un regard meurtrier dans la direction des deux héros de Paris qui ne purent s'empêcher de reculer quelque peu.
-« Mais tu vois, reprit Chat Noir en faisant doucement passer Ladybug derrière lui, lui je ne suis pas sûr qu'il veuille vraiment être mon « copain » ! »
Pour toute réponse, Chat Blanc s'élança dans leur direction, bras en avant et corps presque parallèle au sol tant sa course était rapide. Les deux héros furent contraints de sauter chacun d'un côté du vilain avant de prendre la fuite côte-à-côte.
-« Revenez ici ! hurla Chat Blanc en les voyant s'éloigner. Venez vous battre, espèce de lâches ! »
Les deux héros filèrent le plus vite possible, slalomant entre les cheminées, tentant d'échapper à leur poursuivant qui leur hurlait dessus. Quand enfin il les perdit de vue, Ladybug et Chat Noir s'arrêtèrent derrière une large cheminée pour reprendre leur souffle. La respiration chaotique, ils échangèrent un regard avant que la jeune fille ne jette un œil par-dessus son épaule pour s'assurer que leur ennemi ne les ait pas encore repérés.
-« Alors ? demanda-t-elle à mi-mot. Tu as quelque chose à me dire ou tu ne sais pas du tout pourquoi ce type t'en veut ? » acheva-t-elle avec un ton amusé.
-« Eh bien… Il est possible que… Enfin… » commença Chat Noir en passant sa main à l'arrière de sa tête.
Mais quand il croisa le regard mi sévère mi amusé de sa partenaire, il perdit l'idée de s'inventer une excuse.
-« Ce type… Ce journaliste qui nous suivait partout… Il est revenu me voir et… Disons que je lui ai gentiment demandé de nous laisser tranquille. Encore. »
-« « Gentiment » ? » releva Ladybug en haussant un sourcil.
-« Façon humiliation devant des dizaines de passants. » avoua son partenaire en détournant le regard.
-« Chaton… »
-« Mais qu'est-ce que j'étais censé faire ?! Le laisser nous suivre comme il le faisait, se mettre en danger pour essayer d'obtenir une interview que nous lui avions déjà refusé une dizaine de fois ?! Il fallait que ça cesse. »
-« … Je comprends. Je pense que j'aurais fini par faire la même chose de toute façon. »
-« N'essaye pas de me rassurer, contra le jeune homme en haussant les épaules. C'est de ma faute si cet homme a été akumatisé. … Et de toute façon c'est aussi de ma faute s'il voulait cette interview… » soupira le héros en fermant les yeux tout en appuyant sa tête sur le mur derrière lui.
Ladybug l'observa d'un air triste avant de poser sa main sur son épaule avec un léger sourire d'encouragement.
-« Ça va aller, ne t'inquiète pas. Je sais que ce n'est pas ce que tu voulais. Tu as raison, on aurait dû être plus fermes avec lui. Alors venons à bout de cet akumatisé et après on pourra remettre les choses à plat, ok ? »
Son partenaire la regarda quelques instants, yeux écarquillés, avant d'acquiescer doucement. Mais il n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit car il vit, au-dessus d'eux, une silhouette claire apparaître qui sauta droit dans leur direction. Par pur instinct, Chat Noir tira Ladybug sur le côté afin de la mettre en sécurité en accusant le coup de Chat Blanc de son bâton.
Il réussit à le repousser avant d'effectuer un saut en arrière pour rejoindre sa coéquipière qui faisait siffler son yoyo à côté d'elle. Les adversaires échangèrent encore quelques coups, les héros parvenant parfois à déstabiliser leur ennemi sans qu'aucune de leur tentative ne leur permette d'atteindre réellement Chat Blanc.
Chat Noir avait vainement pensé que l'aide de Ladybug leur permettrait d'arriver à bout de ce vilain très rapidement, mais là encore, il s'était trompé.
Bien sûr, l'aide de sa chère partenaire était très précieuse et lui permettait de rendre les coups de façon plus confortable. Cependant Chat Blanc semblait être une ressource inépuisable d'énergie, contrairement à eux qui commençaient déjà à être essoufflés par leurs innombrables esquives et pirouettes.
Mais alors que les deux jeunes gens discutaient d'un plan d'attaque, un bruit strident provenant de la bague de Chat Noir fit sursauter les deux héros de Paris qui échangèrent un regard effaré.
-« Ma lady... J'ai utilisé mon Cataclysme, je ne vais pas tarder à me détransformer. » murmura Chat Noir d'une petite voix.
Ladybug le regarda quelques instants avant de repousser une énième fois Chat Blanc en l'empêchant d'approcher grâce à un lancer de yoyo bien placé.
Elle soupira avant de froncer les sourcils : ils n'avaient pas le choix, Chat Noir allait devoir quitter temporairement le champ de bataille pour recharger ses pouvoirs. Elle savait que s'il s'éternisait ici, il allait finir par perdre son costume et ainsi leur dévoiler son identité à elle, l'akumatisé et... Papillon.
Et cela était absolument hors de question.
-« Ça va aller Chat, va te mettre à l'abris pour nourrir ton kwami, je me charge de l'affreux. »
-« N-Non ! Je ne peux pas te laisser seule face à lui, si jamais t- »
-« Chat Noir ! On a plus le temps de discuter là ! Je vais avoir besoin de toi pour le stopper. Va recharger ton miraculous, moi je me charge de le retenir. Allez, va ! »
Chat Noir resta interdit devant le ton autoritaire de sa coéquipière. Pouvait-il vraiment se résigner à la laisser seule face à cet adversaire qu'il avait eu du mal à combattre ? Il en craignait les conséquences. Mais d'un autre côté, avait-il vraiment le choix ? Bientôt sa bague allait perdre son énergie et il allait se détransformer, c'était inévitable, et alors il ne lui servirait plus à rien.
Perdu dans ses pensées, il ne remarqua qu'au dernier moment Chat Blanc qui fonçait droit sur lui et dont Ladybug retint le bras au dernier instant, juste avant que ses griffes ne viennent écorcher son visage.
-« Va ! » cria Ladybug en fronçant les sourcils, tirant son yoyo pour ramener leur adversaire dans sa direction.
Comme si sa voix avait claqué dans son esprit, Chat Noir obtempéra sans se poser plus de questions. Sans un regard en arrière, il quitta le champ de bataille, filant sur les toits pour s'en éloigner le plus vite possible. Le voyant faire, Chat Blanc tenta de lui courir après pour l'empêcher de se soustraire à sa menace mais une pression sur sa cheville le retint.
Le vilain fit volte-face, dents serrées, pour voir que Ladybug avait enroulé le filin de son yoyo autour de sa cheville pour l'empêcher d'achever son geste.
-« Hey le méchant, tu veux jouer à chat ? » railla Ladybug avec un sourire insolent.
Chat Blanc laissa échapper un grognement rageur en se dégageant du filin de l'héroïne qui rattrapa son arme avec un petit rire satisfait.
-« Hehe, je savais que ça l'énerverait… » murmura-t-elle avec un sourire plus large avant de se mettre à courir dans la direction opposée à celle qu'avait pris son coéquipier.
Suivie de près par leur ennemi qui lui hurlait de s'arrêter pour lui faire face, la jeune fille savait qu'elle ne tiendrait pas très longtemps seule face à lui. Mais elle avait assuré Chat Noir que tout irait bien, et désormais, elle n'avait plus qu'à attendre son retour.
Elle ne faillirait pas.
Courant à en perdre haleine, Chat Noir arriva enfin en vue de la maison Agreste. Avec mille prudences, il s'assura que la rue qui le séparait encore de sa chambre était belle et bien déserte avant de sauter vers sa fenêtre pour s'y engouffrer.
Le pied à peine posé au sol, il demanda sa détransformation avant de se précipiter vers le petit placard où il cachait le fromage de Plagg, le kwami le suivant de près. Il l'ouvrit en fracas, les mains tremblantes avant de se tourner vers son petit compagnon, un morceau du précieux produit laitier entre les doigts.
-« Dépêche-toi Plagg, je t'en prie. Elle a besoin de moi ! »
-« Oui bah je vais faire aussi vite que je peux hein ! » ronchonna Plagg avant de croquer dans le morceau de camembert.
Félix se dépêcha ensuite de se diriger vers sa chaîne hi-fi qui continuait de diffuser ses morceaux de solo de violon, s'assurant que le disque ne s'arrêterait pas avant son retour. Il arrêta l'appareil pour faire reboucler le CD à un autre endroit quand un bruit sourd provenant de l'extérieur le fit sursauter.
Il se releva d'un bond, se précipitant vers sa fenêtre pour apercevoir qu'un nuage de fumée noire se répandait désormais dans le ciel. Le sang de Félix se glaça en assistant à cela.
Qu'était-il en train d'arriver à Ladybug durant son absence ? Allait-il revenir suffisamment vite pour la sauver ? Il regarda vers Plagg qui engloutissait ses morceaux de fromage à une vitesse assez impressionnante en haussant les épaules lorsque leurs regards se croisèrent.
Ne pouvant plus attendre, Félix courut vers son bureau pour attraper, dans l'un des tiroirs du meuble, une télécommande noire. Il alluma alors la grande télévision de sa chambre en pressant le bouton « marche/arrêt » puis zappa sur la chaîne d'information locale.
-« Nous vous rappelons qu'une attaque est en cours dans les rues de Paris, déclara la présentatrice d'un ton plutôt calme mais sérieux. Les rues de la capitale sont pour l'instant en proie des combats qui opposent Ladybug et un vilain qui ressemble étrangement à notre héros Chat Noir, qui a dû quitter précipitamment le champ de bataille il y a quelques minutes. »
-« Oui et nous venons d'assister à la démonstration de cet akumatisé puisqu'il vient de provoquer l'effondrement de la toiture d'un des hangars de bord de Seine, laquelle a entraîné une explosion dans ce même entrepôt, poursuivit son collègue. Il est pour l'instant impossible d'affirmer s'il y a des blessées ou non m- »
-« Plagg, pour l'amour du Ciel, dépêche-toi, je t'en prie ! » supplia Félix en éteignant la grande télé.
-« Hey je fais aussi vite que je peux je te signale ! » répliqua le kwami avec un air courroucé.
Des petits coups retentirent soudain contre sa porte, attirant le regard de Félix qui serra les poings en se dirigeant vers l'entrée de sa chambre.
« C'est bien le moment ! » grogna-t-il pour lui-même en déverrouillant la serrure avant de faire tourner la poignée. Le visage de Rosa apparut derrière le linteau de bois. Son regard visiblement inquiet laissa place à une expression de soulagement alors qu'elle se mit à souffler en posant sa main sur sa poitrine.
-« Pardonnez-moi monsieur, mais j'avais peur que vous soyez déjà parti voir vos amis. Avec ce qu'il se passe dehors, je craignais que vous soyez en danger ! »
-« Non, ne vous en faites pas, je suis là, rassura Félix avec un sourire. Je vais attendre que les rues redeviennent calmes pour m'absenter. »
-« C'est bien, c'est bien, acquiesça Rosa en hochant la tête. Je vous laisse tranquille, pardon de vous avoir dérangez. »
-« Merci de votre sollicitude, murmura le jeune homme en posant sa main sur le bras de sa gouvernante. Je retourne à mon violon. »
-« D'accord, je ne vous dérange plus. À plus tard monsieur. » souffla Rosa avant de s'écarter de la porte pour repartir dans le couloir.
Félix referma aussitôt la porte et attendit que le bruit des pas de la cuisinière se soit évanouit pour redonner un tour de clé dans la serrure pour verrouiller la porte. Il retourna vers sa chaîne hi-fi pour la remettre en route juste avant que Plagg ne vienne virevolter vers lui.
-« Je suis prêt. » déclara le kwami, les pattes croisées.
-« Parfait, alors allons-y. »
« Plagg, transforme-moi ! »
Le garçon ressortit de sa chambre par la fenêtre puis localisa sa partenaire grâce au GPS de son arme avant de se précipiter dans sa direction. Il devait se dépêcher, retourner au près d'elle pour la protéger. Il ne pouvait plus se permettre de traîner.
Faisant tournoyer son yoyo devant elle pour éviter les projectiles de pierre que Chat Blanc envoyait dans sa direction, Ladybug enchaînait esquives sur esquives. Elle allait à droite, à gauche, paraît, esquivait de nouveau sans jamais s'arrêter.
Mais si cette méthode était pour le moment efficace, comme son partenaire avant elle, la jeune fille pouvait sentir la fatigue commencer à lui tirailler les muscles. Le souffle court, elle n'évitait maintenant les coups plus que de justesse, son dos ou ses cheveux frôlant les projectiles de très près.
Chat Blanc, lassé de devoir courir derrière son adversaire, avait fini par passer à la vitesse supérieure : contrairement à Chat Noir qui ne pouvait utiliser son pouvoir qu'une seule fois, Chat Blanc semblait pouvoir utiliser la réplique du Cataclysme autant de fois qu'il le désirait. En outre, son pouvoir semblait bien plus puissant que celui de son coéquipier.
Là où ce dernier était obligé de toucher de ses doigts l'objet ou la surface qu'il voulait détruire, Chat Blanc semblait pouvoir guider l'onde de choc de son pouvoir sans être contraint par le toucher. Ainsi donc, le vilain avait pu envoyer ses ondes de destruction juste aux pieds de Ladybug qui avait évité le coup de justesse.
Avec un frisson dans le dos, elle avait regardé la toiture de l'entrepôt où elle se trouvait quelques secondes auparavant, trouées de partout par les attaques de Chat Blanc, s'effondrer en un nuage de poussière, trop fragilisée par les attaques du vilain pour supporter son propre poids.
Si Ladybug craignait déjà de savoir quelles conséquences pourraient avoir le Cataclysme de Chat Noir sur un être humain, elle ne voulait même pas imaginer ce qui pourrait arriver avec un pouvoir encore plus puissant.
Alors que les deux adversaires combattaient sur un autre toit, Chat Blanc avait détruit la cheminée de ce dernier, la faisant voler en une centaine de débris que l'akumatisé s'amusait désormais à lancer vers la jeune fille avec grand entrain. Esquivant ou repoussant les projectiles en faisant tourner son yoyo devant elle, Ladybug avait pour le moment réussit à rester hors de portée.
Mais le temps commençait à manquer et bientôt, Chat Blanc fut capable de l'atteindre avec l'un des morceaux de la cheminée qui lui heurta le bras gauche. Déstabilisée, l'héroïne chuta en arrière sans pouvoir se rétablir, permettant à son adversaire de lui sauter dessus. Heureusement pour elle, Ladybug parvint à faire une roulade sur le côté de justesse, l'empêchant d'aller au bout de son mouvement. Elle se remit à rapidement sur ses jambes, s'écartant en deux bonds tandis que le vilain laissait échapper un grognement rageur.
Dans la foulée, Chat Blanc envoya vers elle deux nouvelles boules d'énergie qui terminèrent sur les ardoises du toit et dans la cheminée dans son dos. Ces dernières causant des dégâts qui soulevèrent des nuages de poussières, Ladybug fut contrainte de se protéger le visage pour empêcher les débris d'atteindre ses yeux.
Mais à travers le chaos, elle aperçut Chat Blanc foncer droit dans sa direction, bras en avant. Regardant rapidement derrière elle, l'héroïne effectua un saut périlleux arrière pour monter sur la cheminée que le Cataclysme de Chat Blanc avait endommagée sans la détruire entièrement. Surpris de voir son adversaire s'écarter de sa route, le vilain ne put ralentir et termina sa course dans la surface de la cheminée, écorchant le côté droit de son visage, la faisant s'ébranler jusqu'à faire trembler Ladybug qui éclata de rire. Son bâton vola dans les airs et l'héroïne put le récupérer aisément.
-« Ouille ! Désolée de te décevoir, mais ce n'est pas comme ça que les égyptiens faisaient leurs peintures. » railla la jeune fille avec un sourire insolent tout en faisant tournoyer le bâton dans ses mains.
-« Rends-moi ça ! » hurla le vilain.
Chat Blanc lui adressa un regard meurtrier avant d'attraper la cheville gauche de la jeune fille dans son poing. Avec un glapissement de surprise, Ladybug se retrouva soulevée du sol avant que Chat Blanc ne fasse un tour sur lui-même pour l'envoyer valser dans les airs après lui avoir arraché son arme des mains.
Un cri de terreur lui échappa en se voyant décoller du sol sans pouvoir se raccrocher à quoi que ce soit. Dans la panique, elle chercha vers où envoyer son yoyo pour tenter de rattraper ce faux pas mais plus les secondes passaient, plus le sol se rapprochait à grande vitesse. Mais alors qu'elle allait tenter de lancer son filin vers une cheminée pour ralentir sa chute, elle se sentit rattrapée, dans le dos et dans le creux de ses genoux par quelqu'un qui venait de couper sa trajectoire. Dans les bras de la personne qui venait de la secourir en se posant souplement sur un autre toit, Ladybug releva les yeux avec un sourire.
-« Et bien ma lady, on essaye d'apprendre à voler ? » demanda Chat Noir en répondant à son sourire.
-« Bah je suis une coccinelle non ? Je suis censée pouvoir m'envoler gracieusement dans les airs ! Je me suis même trouvé un super prof pour m'aider, regarde. » répondit Ladybug en pointant du doigt Chat Blanc qui revenait vers eux.
Les deux héros esquivèrent le nouveau coup de leur adversaire en faisant un saut sur le côté avant de se remettre à courir en sens inverse. Les coéquipiers prirent un tournant serré pour disparaître du champ de vision de l'akumatisé, s'accroupissant derrière une cheminée, elle derrière lui.
-« Une idée ? murmura Chat Noir en regardant Ladybug par-dessus son épaule. Si ça continue comme ça, nous allons bientôt être trop fatigués pour pouvoir nous battre correctement. »
-« Tu as raison, acquiesça-t-elle. Je suis persuadée que l'akuma est dans son bâton : il s'est énervé et me l'a tout de suite repris des mains quand je lui ai subtilisé tout à l'heure. »
-« Tu as une idée de comment procéder ? Si nous arrivons à l'occuper ou à le distraire, je pourrais mettre un coup de Cataclysme dessus. »
-« Alors à mon tour de jouer. » murmura Ladybug.
Elle se releva doucement, regardant autour d'elle pour s'assurer que le vilain ne les avait pas encore rattrapés avant de lancer son yoyo au-dessus d'elle.
« Lucky Charm ! »
Une nuée de coccinelles apparues de nulle part se mirent à tournoyer autour d'elle avant de former un tourbillon au-dessus de sa tête puis disparut en laissant retomber un grand objet rectangulaire, rouge à poids noir. Ladybug le fit tournoyer dans ses mains en fronçant les sourcils.
-« Un bouclier ? Heureusement il n'est pas trop lourd… Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de ça ? »
Alors que Chat Noir se penchait par-dessus son épaule pour observer à son tour l'objet, l'héroïne, dont le regard fut attiré par un mouvement droit devant eux, écarquilla les yeux avant de placer le bouclier devant leurs visages en criant.
-« Attention ! » s'exclama-t-elle en faisant s'accroupir son partenaire en posant sa main sur son épaule.
Une sphère blanche et éclatante fila droit dans leur direction, passant juste à côté d'eux pour venir s'écraser dans le mur derrière lequel ils étaient cachés. La structure en béton vola en éclat et Ladybug orienta le bouclier pour empêcher les débris du mur de les atteindre.
Quand ce qu'il restait du mur retomba au sol, les yeux de l'héroïne s'écarquillèrent et son visage s'illumina d'un grand sourire.
-« Je sais ! Je sais ce qu'il faut faire ! » déclara-t-elle en se tournant vers Chat Noir qui acquiesça face à son enthousiasme.
Il la regarda gentiment, sa poitrine se réchauffant en la voyant sourire avant de baisser les yeux. Ce n'était pas le moment de penser à ça. Et de toute façon… Le jeune homme secoua la tête avant de reporter son attention sur Ladybug qui s'était tournée vers lui. Non, il ne devait pas se laisser distraire.
-« Tu peux l'occuper quelques instants ? demanda Ladybug en plongeant son regard dans le sien. J'ai besoin d'un effet de surprise, d'accord ? »
-« Je m'en occupe ma lady. »
Les deux héros échangèrent un dernier regard avant de se séparer. Ladybug s'éclipsa sur le côté tandis que Chat Noir se remettait debout pour se dresser face à Chat Blanc qui arrivait en courant. Le vilain regarda l'héroïne s'éloigner avant de reporter son attention sur Chat Noir qui dégainait son bâton.
-« C'est toi et moi maintenant. » déclara-t-il d'un ton menaçant.
-« Oui, on a des comptes à régler. » répondit Chat Blanc en imitant son geste.
Tenant leurs armes comme des épées, les deux adversaires se regardèrent droit dans les yeux avant que Chat Blanc ne fasse deux pas vers Chat Noir et ne s'élance en un saut vers lui. Les armes s'entrechoquèrent en un bruit métallique sec, une fois puis une seconde avant que les bâtons ne viennent glisser l'un contre l'autre, les deux jeunes hommes tentant de prendre le pas l'un sur l'autre.
-« Je vais te faire regretter l'humiliation que tu m'as faite subir. » déclara Chat Blanc avant de s'écarter violemment de lui.
S'enchaînèrent plusieurs coups rapides durant lesquels l'offensive fut menée à tour de rôle. Lorsque l'un frappait, l'autre parait ou esquivait pour répondre immédiatement. Plusieurs fois, l'arme de Chat Blanc effleura le visage de Chat Noir tandis que le bâton de ce dernier frôlait le torse de son adversaire.
Le héros de Paris tenta une traverse mais l'akumatisé l'esquiva aisément avant de donner un nouveau coup qui effleura la joue du jeune homme.
Le bruit des armes qui s'entrechoquaient finit par envahir tout l'espace, assommant les autres sons de la ville pour finalement les faire taire, ne laissant place qu'à ce bruit de métal au rythme infernal. C'était comme si tout Paris retenait son souffle en attendant l'issue du combat. Essoufflés, aucun des deux opposants ne semblait pourtant vouloir faiblir.
Avec un cri pour se donner du courage, Chat Noir donna un grand coup dans le bâton de Chat Blanc, presqu'au niveau de là où il tenait l'arme, tentant de la lui faire lâcher mais le vilain tint bon. Les dents serrées et leurs fronts presque l'un contre l'autre, les deux adversaires se regardèrent dans les yeux avant de s'écarter l'un de l'autre après un nouveau bruit de frottement de métal.
Parant plusieurs coups, Chat Blanc tenta à son tour une traverse mais Chat Noir, ayant vu le coup venir, para vers le haut puis fit tourner l'arme de l'akumatisé autour de la sienne avant de l'envoyer dans les airs, faisant, malgré lui, lâcher prise à son adversaire l'espace de quelques secondes.
Chat Noir voulut alors se saisir de l'arme qui filait vers les cieux mais Chat Blanc, plus vif que lui, effectua un saut en prenant appui sur les épaules du héros de Paris qui, déséquilibré, tomba à la renverse sur les tuiles du toit.
Chat Blanc récupéra son arme et tenta aussitôt un piqué que Chat Noir esquiva en faisant une roulade sur le côté pour se relever. Le vilain libéra son bâton des ardoises dans lesquelles il venait de le planter en tentant de frapper le héros avant de lui faire face de nouveau. Le combat ralentit l'espace d'une seconde, laissant le temps aux adversaires de reprendre leurs souffles.
Chat Blanc fut le premier à repartir à l'attaque en tentant une nouvelle attaque par le haut que Chat Noir esquiva avant de tenter une réplique en coup droit, fendant son corps, son bâton en avant. Manque de chance, le vilain esquiva facilement en faisant un tour sur lui-même et pris appui sur le mur dans son dos pour effectuer un salto arrière afin de donner un coup de pied dans le torse de Chat Noir. Le héros valsa quelques mètres en arrière avec un cri de stupeur avant de se retrouver à plat dos sur le toit.
Mais alors que Chat Blanc courait droit vers lui, sa main droite chargé de son Cataclysme blanc en avant, un éclair rouge et noir fondit juste devant lui, s'interposant pour l'empêcher de se recevoir le coup du vilain.
Avec un sourire satisfait, protégée par le bouclier qu'elle avait dressé entre eux et Chat Blanc, Ladybug laissa le vilain poser sa main sur la grande surface noire et rouge qui disparut en poussière de métal.
Cachée sur un autre toit, plus haut que celui où s'affrontaient son coéquipier et leur ennemi, elle avait attendu le bon moment pour intervenir, gardant l'effet de surprise pour prendre leur adversaire à revers.
Chat Blanc, surpris par l'arrivée éclair de l'héroïne, n'eut pas le temps de réagir quand Chat Noir, remit du coup qu'il venait de prendre en plein thorax, attrapa le bout de son bâton de sa main droite.
« Cataclysme ! »
Avant que Chat Blanc n'ait pu faire quoi que ce soit, son bâton disparut en poussière d'où s'échappa un papillon aux ailes noires et violettes. Alors que le vilain perdait son costume, Ladybug fit tournoyer son yoyo avant de le faire filer vers le petit insecte qui se retrouva prisonnier de son arme. Il en ressortit immaculé et l'héroïne le laissa s'envoler vers le ciel avec un léger sourire.
Elle se tourna ensuite vers son coéquipier qui hocha doucement la tête puis baissa les yeux vers le journaliste qui regardait tout autour de lui en se tenant la tête.
-« Qu'est-ce qui s'est passé ? Ma tête… ! Je… Je me souviens de rien… »
Mais quand l'homme releva les yeux vers Chat Noir qui lui adressait un regard sévère, le journaliste fronça à son tour les sourcils.
-« Si… ! Je me souviens de vous ! Vous m'avez rembarré devant tout le monde e- »
-« Je vous avais demandé de vous arrêter avant qu'on en arrive là, mais vo- »
-« Hey ! Oh ! Stop ! s'exclama Ladybug en se plaçant entre eux. On va commencer par faire les choses dans l'ordre ! »
Sur ces mots, elle passa à côté de son coéquipier pour récupérer du tas de poussière le reste de l'armature du bouclier que son Lucky Charm lui avait donné. Avec un regard résolu, elle lança au-dessus d'elle avec assurance.
« Miraculous Ladybug ! »
Une nuée de coccinelles se forma au-dessus de sa tête puis se dispersa aux quatre coins de la capitale pour réparer les dégâts que leur combat avait causé. La toiture du hangar fut réparée et les cheminées reprirent leurs formes originelles. Ladybug regarda faires ses petites amies puis se tourna vers Chat Noir avec un nouveau sourire avant de s'approcher de lui pour lui tendre son poing.
Le garçon la regarda faire puis vint cogner ses phalanges dans les siennes avec un sourire doux, rassuré.
-« Bien joué. » se félicitèrent les deux coéquipiers en se regardant dans les yeux.
-« « Bien joué » ?! s'égosilla le journaliste. Vous plaisantez ?! C'est à cause de lui que j'ai été akumatisé ! »
Chat Noir serra les poings en faisant un pas vers lui mais Ladybug l'arrêta en l'attrapant par le bras avant de s'approcher du journaliste pour s'agenouiller devant lui.
-« Vous avez de quoi enregistrer ma voix ? »
-« E-Euh… Oui ! Oui, attendez une seconde ! » déclara l'homme en sortant précipitamment son enregistreur vocal de sa poche.
Ladybug se tourna vers Chat Noir qui hochait négativement la tête, les bras croisés, comme pour lui intimer silencieusement de ne pas faire ce qu'elle comptait faire mais Ladybug se contenta de lui adresser un clin d'œil malicieux. Elle savait très bien ce qu'elle allait faire, et avec un peu de chance, cela pourrait mettre fin à cette histoire.
Le journaliste sortit enfin son enregistreur de ses affaires et le tendit devant la bouche de Ladybug en appuyant sur un bouton qui s'éclaira en rouge.
-« Je vais la faire très courte : nous n'avons rien à vous dire. Si nous n'avons pas voulu vous accorder d'interview, c'est parce que nous n'avons rien à ajouter sur ce qu'il s'est passé. Chat Noir a rattrapé mon faux pas, il m'a sauvé en me soustrayant de l'emprise du Dislocœur. Il m'a aidé, secouru à un moment où j'étais en faiblesse. »
Elle se tourna légèrement vers lui pour le regarder dans les yeux avec un sourire en coin.
-« Je sais que cette affaire a enflammé les médias mais nous n'avons rien à cacher : Chat Noir et moi sommes coéquipiers. De très bons coéquipiers. Je peux compter sur lui et il peut compter sur moi. L'unique chose que nous pouvons vous dire, c'est renouveler notre serment : nous ferons tout notre possible pour garder la ville sauve des menaces de Papillon et nous ne nous arrêterons pas tant qu'il ne sera pas mis hors d'état de nuire. Ayez confiance et je vous en prie, laissez-nous faire notre devoir en paix. Alors ne nous tourmentez plus avec cette histoire : Chat Noir a fait ce qu'il avait à faire, et je l'en remercie. »
Achevant sa phrase, Ladybug se releva avant de faire un signe au journaliste qui se redressa à son tour. Ils échangèrent quelques mots avant que l'homme ne regarde Chat Noir avec un air mitigé puis ne tourne les talons vers la porte du toit qui allait lui permettre de redescendre dans la rue. Les deux héros attendirent que le bruit de ses pas s'évanouisse avant que la jeune fille ne s'approche de son partenaire pour lui prendre doucement les mains avec un sourire.
-« Voilà. Maintenant, n'en parlons plus, d'accord ? On enterre définitivement cette histoire. »
-« … D'accord. » acquiesça Chat Noir en serrant ses phalanges entre les siennes.
Soudain, les « bips » de leurs miraculous se mirent à sonner, indiquant que leurs détransformations étaient proches.
-« Il est temps de nous séparer ! À plus chaton, à bientôt ! »
-« Au revoir ma lady. » acquiesça le jeune homme en lâchant ses mains.
Les deux jeunes gens échangèrent un dernier regard avant de faire volte-face pour disparaître dans les reliefs des hauteurs de la capitale dans des directions opposées.
« Ladybug, Chat Noir, vous avez gagnés une fois de plus… tonna le Papillon dans son repère, poings serrés. Mais ne vous reposez pas trop sur vous lauriers. Mon plan est presque en place et quand mon piège se refermera sur vous, même les plus fidèles de vos admirateurs cesseront de croire en vous.
Vous serez seuls, à ma merci. »
Fin du combat ! C'était court mais intense comme dirait l'autre, j'espère que ça vous a plu ! J'ai vraiment essayé de décrire un peu plus les affrontements entre Chat Noir et Chat Blanc, j'espère que c'était à la hauteur de vos espérances. Cet arc ne fera que quatre chapitres, mais il me tenait vraiment à cœur, surtout sur le plan des conséquences de l'arc du Dislocœur.
On se retrouve la semaine prochaine pour la suite et fin de l'arc de Chat Blanc ! Restez connectés...
