Nous avons finalement opté pour le bon vieux « courons aussi vite qu'on le peut » plutôt qu'une stratégie à deux balles qui va me valoir des hématomes si ce n'est une ou deux côtes cassées. Je ne risque rien à affirmer avoir besoin d'un passage aux urgences, voir en hôpital spécialisé vu les horreurs que je viens de voir qui sont à peine… croyables. La moitié de notre précieux temps est déjà écoulée, et nous revoilà comme qui dirait presque à la case départ. Bien entendu, personne n'a reçu les deux mille écus d'un tour de plateau.

Jour 2 – 21:16 – Feindre percer la brume…

Du rose, du blanc, du rose, du blanc. Je n'en peux plus d'observer tous les pétales des différentes fleurs toutes droit plantées dans la terre fraiche comme si elles recevaient régulièrement les rayons du soleil et de l'engrais biologique. Sérieux, il fait si sombre ! Ha, mais ça fait quoi, une journée, deux peut-être, depuis que tout a commencé ? Mais que « quoi » a commencé, au juste ? J'ai plus aucune notion du temps.

—Vous saignez.

—Ce n'est rien.

Pas besoin de regarder ma paume entaillée sur plusieurs millimètres de profondeur qui pisse le sang pour savoir que j'ai besoin de quelques points de suture, malheureusement, la personne la plus appropriée pour ceci est comme qui dirait aux abonnés absents.

Mon visage se crispe et la douleur m'arrache une grimace lorsque la gosse attrape mon poignet et écarte mes doigts sans me demander la moindre permission, et maintenant, c'est elle qui prend une expression affreuse.

—Quoi, c'est si moche que ça en a l'air ? demandé-je devant son air pincé.

—Je crains hélas que ça ne vous laisse une très large cicatrice.

—Je saurais m'en accommoder, je réponds simplement.

—Quoiqu'il en soit, il faut stopper le saignement, fait la gamine en regardant autour d'elle.

—Que de sollicitude, venant de vous cela me surprend.

J'arrache un morceau de mon t-shirt trop large que je ne remettrai certainement jamais après tout ça. Edelgard le saisit, encore une fois sans demander la permission – je sais me débrouiller – et fait deux fois le tour de ma main avec.

—Disons seulement que je ne souhaite guère que cette blessure et le sang qui s'en échappe n'attirent ces choses.

Comme c'est étonnant, voila que mademoiselle feint l'impassibilité, ou bien l'est-t-elle tout simplement. Pourquoi s'inquiéterait-elle, après tout ? Comme nous tous, elle veut sauver sa peau.

—Bien sûr, ce n'est qu'une théorie, mais également un risque que nous ne pouvons nous permettre de prendre, ajoute la blanche en tirant solidement sur les pans de tissu noir pour comprimer la plaie. Ca ira pour le moment, elle souffle après une seconde, et nous n'avons pas le temps de préparer une quelconque infusion pour éviter l'infection, cela devra attendre.

—Voyez-vous ça ? je souris malicieusement, nous n'avons vraiment pas le temps de préparer une tisane ou de prendre une tasse de thé ?

—Peut-être devrais-je serrer plus fort, Professeure, si vous êtes capable de telles plaisanteries c'est que vous ne souffrez pas assez.

Elle dit cela mais la petite marque habillant le coin de ses lèvres aussitôt apparue aussitôt disparue ne m'échappe point. Ni ça, ni son regard s'apesantant sur ses mains gantées loin d'être aussi immaculées qu'habituellement.

—Vous devriez les ôter, je fais alors.

—Ca ira, répond-elle en croisant les bras sur sa poitrine.

La voila qui se braque, je connais ce geste par cœur maintenant. Comme il est fou de se dire que même en ces lieux et en ces conditions, on découvre les autres. Non, en fait, c'est particulièrement logique que ce soit précisément en ces lieux et en ces conditions qu'on le fasse.

—Franchement, Edelgard, vous vous souciez encore de ce que les autres pourraient penser en voyant vos cicatrices ?

—Co- comment êtres-vous…

—Au courant ? je la coupe. J'ai simplement le sens du détail.

Inutile de faire une dissertation sur les marques que j'ai aperçues la première fois qu'elle m'a tendu la main et qui dépassaient – à peine - sur son poignet, marquant sa peau d'ivoire.

—Si vous aviez tant le sens du détail, alors vous sauriez que je ne me soucie guère de ce que les autres peuvent penser.

Le silence qui suit, qui ne dure qu'une seconde, deux tout au plus, reste en suspend dans l'air. Le temps d'inspirer lentement, péniblement peut-être.

—C'est moi qui refuse de les voir, elle lâche sans m'accorder un regard. Maintenant, si vous le voulez bien, nous devons y aller.

Ha, ouais, c'est vrai qu'on peut pas rester entre les arbres et les fougères. Je commençais à prendre racine, adossée contre le mur à côté des portes qu'Edelgard a bloquées entre elles avec du lierre arraché à un mur de pierre. Lierre qu'elle défait en ce moment même. La solidité de cette plante en surprendrait plus d'un, moi la première d'ailleurs.

—Vous êtes prête ?

Son regard, très sûr, me vrille. Comment fait-elle pour ne pas trembler ? Pour se montrer à ce point courageuse, déterminée, avec tout ça ? Quid des rôles d'élèves et professeurs dans de telles conditions ? Ceux-ci s'estompent, s'effacent même, car j'ai beau être la prof, ici, c'est pourtant elle qui me rassure. Ca fait peine à penser, je dois me ressaisir ou bien je n'arriverai plus à me regarder dans un miroir. Si nous sortons d'ici, évidemment, ou bien si nous en croisons un.

Je secoue la tête de haut en bas et plisse les yeux lorsqu'Edelgard s'apprête à pousser sur les parois de bois grinçant. Prête ? A quoi, au juste ? Mourir ?

—Attendez ! je l'arrête en attrapant son bras.

Certainement pas à me sentir ridicule et inutile une fois de plus, en tout cas.

—Je passe devant, j'ajoute devant le scepticisme de son expression.

Elle ne dit cependant point mot alors que je me place et qu'elle fait un pas en arrière, peut-être ne veut-elle point heurter mon égo et ma fierté. Pourquoi je fais ça, franchement ? Si les autres sont prêts à prendre des risque à notre place, ou à se sacrifier, pourquoi devrait-on les en empêcher ? Lorsque la vie est en jeu, ne s'agit-il pas de « chacun pour sa peau » ? Si cela était si simple… Quand mes yeux se fondent dans son regard parme, se noient dans cette profondeur immesurable malgré cette absence d'émotions en premiers lieux alors… Alors comment l'abandonner ? Comment ne pas vouloir la protéger ? Les, protéger. Oui, j'ai peur, mon corps tout entier tremble, mais je refuse de les laisser derrière.

—Professeure ?

Mon cœur bat à tout rompre et ne se calme pas lorsque je pose mon avant bras sur le huis. Ma salive passe de ma bouche à ma gorge comme si elle était faite de grains de sable chaud agglomérés. Mes doigts dansent sur la tige de métal avant de l'enlacer plus franchement. Prête ? Je ne serais jamais prête à affronter tout ça, mais il faut bien se jeter dans le grand bain à un moment ou à un autre, et… Attendre que d'éventuels secours viennent nous chercher, ou pire, laisser Edelgard me sauver la vie… Ne me ressemble absolument pas.

—Franchement… je me souffle à moi-même, comme si on avait besoin de savoir qui possède le plus gros égo… j'ajoute d'une voix à peine audible que seule moi peux entendre avant de pousser sur la porte qui s'ouvre.

Qui s'ouvre sur…

Sur le néant, le vide. Sur cet épais brouillard opaque qui nous coupe de tout et nous poursuit peut importe où l'on se cache, où l'on se réfugie. Ce brouillard qui regorge de ces créatures prêtes à nous dévorer vivantes. Et ces créatures, où se cachent-elles ? Où se réfugient-elles ? Je n'en ai aucune idée et ma seule certitude est qu'elles peuvent surgir de nulle part et partout à la fois.

Lorsque nous avons traversé la promenade en courant aussi vite que possible, priant presque au sens propre du terme pour ne pas nous faire happer par la brume, les silhouette grondant titubant ne nous ont pas échappées. Une, deux, puis trois… Nous avons arrêté de compter. Elles étaient là, c'était la seule chose qui comptait. Être arrivées à la serre fut un exploit, un miracle en soit.

—Peut-être que… soufflé-je avant de retenir mon souffle.

Les doigts de ma main libre glissent dans la voute creusée par mon dos au moment où je prononce ces mots jusqu'à rejoindre la ceinture de mon jean.

—Cela risquerait de les attirer, prononce l'Aigle de Jais à qui rien n'échappe jamais.

Je lâche un soupire de mécontentement en me disant qu'elle a sûrement raison. Si on les voit, alors il est probable que la réciproque soit vraie. Cependant, ce n'est pas parce qu'on ne les voit pas que eux, ne peuvent nous voir… Finalement, je ne retiens qu'une chose de ce conflit interne : qui peut bien se trimballer avec des bougies magiques d'anniversaire ? Il me faudra le demander à Ingrid lorsque nous rentrerons. Si nous rentrons un jour.

Je lâche les tubes de cire coincés à ma taille et prends une profonde inspiration. Il faut aller vers l'est, dépasser l'étang et un peu plus loin devrait se trouver la place du marché, ce qui semble l'être en tout cas, où se trouvent les grilles. Grilles que nous devons fermer afin d'éviter à ces choses de se multiplier. Le tout pour nous permettre de chercher nos compagnons d'infortune dans un environnement plus safe. Comment fermer les grilles pourrait permettre de sécuriser cet ancien monastère ? Qui sait combien de ces choses sont déjà ici et seront ainsi coincées avec nous ? Notre plan me parait bien douteux désormais, qui a pu avoir cette idée ?

—Cessez de réfléchir autant, Professeure.

La mécanique cérébrale qui tourne dans mon crâne comme un engrenage bien rôdé cesse aussitôt sa voix portée à mes oreilles.

—J'imagine que vous allez dire qu'il est inutile de se triturer ainsi la cervelle, Edelgard.

—Non, je pense au contraire qu'il est important d'agir de façon réfléchie. Je crains néanmoins que nous n'ayons le temps de le faire.

Je me tourne légèrement pour observer mon Aigle et mon regard prend immédiatement la direction du sien. J'espère que la brume transporte le son plus rapidement que ces silhouettes se rapprochent, à l'image du tonnerre que l'on entend gronder avant de voir les éclairs illuminer le ciel. Le cas contraire, eh bien… Eh bien nous sommes dans une belle merde.

Comment ces choses ont-elles pu nous suivre ? Elles sont… si lentes… Mais pourtant elles sont bien là. Ou alors celles-ci sortent des dortoirs infestés ? Je tourne la tête, réflexe que je regrette déjà car j'ai beau ne pas distinguer l'entrée censée se situer plus loin avec toute cette brume, j'entends déjà des grondements et borborygmes en provenir. Putain, ça fait chier. Mes pensées se forment mais se disloquent dans ma tête, elles sont si vives qu'elles me font mal. Je n'arrive pas à réfléchir. Quoi faire ? Comment ? Bon sang !

Deux options se présentent à nous : la première et sans doute la plus stupide, retourner dans la serre et espérer qu'il y ait assez de lierre pour attacher les portes mais qui sait si elles résisteraient à la force d'une dizaine voire plus de ces choses. Le cas échéant, il ne nous resterait plus qu'à nous pendre avec des cordes végétales de fortune. Encore faudrait-il trouver quelque chose pour se suspendre et dans l'immédiat je n'arrive pas à me rappeler de si cela est ou non possible. La seconde option est simplement de se jeter dans la brume en direction de l'étang en espérant que la majorité de ces monstres soit derrière nous et pas devant. Inutile de s'étendre avec de quelconques calculs de probabilités, nos chances de survies sont déjà proches du néant. Entre le risque de se faire bouffer ou la certitude de se pendre, le choix est vite fait.

Je cesse toute réflexion finalement possible et attrape le bras de la blanche sans attendre une réaction de sa part avant de prendre la direction de l'entrée du monastère. Il est inutile de nous précipiter – ces choses sont plus lentes que nous – mais nous ne pouvons pas traîner non plus. Grosso modo, on doit se magner les fesses mais pas trop, comme c'est commode. Quoiqu'il en soit, force est de constater que je commence à m'accommoder à tout cela, et par cela, j'entends les horreurs que nous voyons, la chaire en putréfaction ou presque, les visages butyreux, et l'excès d'hémoglobine noirâtre qui accompagne le tout. La preuve en est, je n'ai pas eu envie de vomir lorsque dans notre course modérée, nous avons enjambé le corps de la femme de la serre dont le front est orné d'un trou béant presque parfaitement situé entre les deux globes oculaires, ou ce qu'il en reste du moins. Visiblement, avec un trou dans la tête, il ne se relèvent pas… Par tous les Saints, comment rester lucide et ne pas perdre la raison ? Et je ne suis pas au bout de mes peines…

—Professeure, attendez ! s'arrête soudain Edelgard.

C'est quoi, le soucis ? La première de promotion et ce, dans toutes les matières y compris en éducation physique et sportive, serait-elle essoufflée ? Je ne vois pourtant aucune rougeur sur ses joues, disons quelques points plus rosés teintant sa peau diaphane du au froid environnant.

—Vous entendez ?

Entendre quoi ? Cette gamine est assez réfléchie et prudente pour ne pas être interpellée par le moindre grognement, grognement que nous connaissons par cœur. Il doit s'agir d'autre chose. Je tends l'oreille, fais fi des grondements et autres cris de désespoirs venant de nos persécuteurs qui sont loin derrière nous – ils ne le resteront pas si on ne se remet pas en route – comme du reste de ce petit récital d'agonie. La môme n'a pas tort, j'entends bien quelque chose moi aussi.

Je fais un pas en avant suivit bientôt d'un second, la jeune femme m'imite prudemment et c'est ainsi que ce son avec lequel nous sommes peu familiers nous guide vers le ponton de bois surplombant l'étang sinistre. Aucune surprise de ce côté, les poissons sont encore morts, eux, ne se remettront pas à remuer les nageoires. J'ai l'impression de m'enfoncer dans un brouillard plus épais, dans la glace presque soulevée par le vent lourd. Alors pourquoi aller voir ? Nous savons toutes les deux qu'il ne s'agit pas de l'un de nos camarades appelant au secours. Non, ce sont de petits « flop » irréguliers, plus ou moins bruyants, accompagnés du bruit du bois qui gonfle, qui se soulève, qui grince. Nos pas nous emmènent vers la source de ce calvaire audible, dangereux mais pourtant pas moins fascinant. Curiosité lugubre…

Et comme on aurait du s'en douter…

Il ne s'agit pas de l'un de nos camarades non, bien au contraire, et j'ai du mal à déglutir devant le tas de chaire gorgée d'eau et boursouflé de partout qui tente de se hisser à l'extrémité du ponton large de deux mètres, tout au plus. La chose ignoble se traîne et rampe difficilement sur le bois trempé, le poids de ses jambes l'entraînant à rythme régulier de nouveau dans la flotte. Flop, flop… un bruit qui perce dans ma tête pour s'y loger de façon intemporelle. J'imagine déjà ces petits flop accompagnés de l'image des goutes d'eau ruisselant sur le visage turgide avant de s'écraser sur les planches sombres caresser mes nuits. C'est innommable.

Si nous étions dans un film d'horreur, avec ou sans budget, nul doute qu'au moment même ou nous nous retournerions, alors, nous nous retrouverions face à ces choses. Piégées. Mais… fort heureusement, aucune silhouette ne nous attend et je n'ai guère envie de rester là alors attrape de nouveau le poignet d'Edelgard pour aller retrouver les pierres de la terre ferme, si je puis dire. C'est finalement avec une facilité étonnante que nous sommes arrivées en haut des escaliers surplombants la place du marché, après un enchaînement d'intersection et de changement de direction. Droite, gauche, droite, nous avons juste longés les murs. J'imagine que s'il existe un équilibre des choses, soit nous avons assez morflés, soit nous allons le faire. Si nous sommes arrivées ici sans « encombres », eh bien, c'est qu'encombres nous attendent…

J'aperçois au loin plusieurs silhouettes qui, fort heureusement, semblent s'estomper au travers du brouillard. Elles prennent lentement la direction que nous même avons prise en arrivant ici : celle des écuries. Trop lentes pour que ce soit des camarades à nous bien que ce doute persiste dans ma tête. Et si c'était eux ? Loin de moi l'envie de refaire un tour gratuit…

—Ne vous éloignez pas… je souffle à demi mot à ma partenaire de mission qui fait plusieurs pas jusqu'à la première des marches, prenant une avance de quelques mètres sur moi.

De là où je me trouve, je n'ai aucun mal à distinguer les immenses grilles grandes ouvertes, invitation à entrer, ni les quelques individus titubant entre les vieilles échoppes ou ce qu'il en reste comme des humanoïdes décérébrés et perdus. Ils ne sont pas nombreux, il suffirait de courir – j'ai encore assez d'énergie pour cela – pour rejoindre les portes métalliques, pour les fermer ou bien… Pour tirer un trait sur ceci. Il me suffirait de seulement faire un pas en avant, suivi d'un autre, de pousser sur mes jambes, et… Et de m'enfuir. Rejoindre la route, éviter ces créatures jusqu'à mon véhicule, ou bien jusqu'à un autre… Tout serait tellement… simple.

La distance entre Edelgard et moi se creuse lorsqu'elle pose un pied sur une marche, puis sur une autre, avant de s'arrêter. L'instant semble se jouer au ralenti lorsque son visage se tourne vers moi, lorsque son regard rencontre le mien. Ce moment doit durer une seconde, deux tout au plus, mais à moi semble représenter une éternité. Les grondements résonnent au travers du brouillard qui semble étrangement s'épaissir sans que l'aigle ne réagisse, contrairement aux choses qui gesticulent plus bas. Si j'y ai moi-même pensé, alors elle aussi… Il ne doit y avoir que quelques dizaines de mètres nous séparant de ces grilles…

La température semble chuter de plusieurs degrés soudain, la brume nous enveloppe, se dresse entre nous et la sortie comme elle le fait entre Edelgard et moi. Un rideau opaque se forme faisant disparaitre les contours de la silhouette de mon élève. Les ténèbres blanchâtres s'épaississent et mon regard s'agrandit devant celui d'Edelgard qui s'éteint. Non… Elle ne peut pas faire ça, c'est impossible, n'est-ce pas ? Mon corps tout entier tremble, c'est la peur qui me dévore et l'angoisse qui m'emprisonne. Le temps reprend comme brusquement son cours, un morceau décroché, quelques secondes encore qui s'envolent se dispersent et se brisent comme le fait ma raison. J'ignore si mon cœur accélère ou bien, au contraire s'arrête. Tout ce que je sais, c'est que je me retrouve seule, enfin… Pas tout à fait. Les grognements résonnent et guident…

pour s'enfoncer profondément en Enfers.