Coucou mes petits dramioneurs et dramioneuses ! Voici un nouveau petit chapitre après de longues semaines d'absence... Ne vous inquiétez pas, je ne compte pas abandonner Des MASC et Viscum de si tôt :)
J'ai même un chapitre d'avance par rapport à celui-ci (fait tout à fait exceptionnel)
Encore un grand merci à tous ceux qui prennent le temps de lire et commenter, vous êtes de plus en plus nombreux et ça me fait extrêmement plaisir !
Disclaimer : Tout l' univers appartient à J.K Rowling, je ne fais que l'emprunter le temps d'une fanfiction et pourquoi pas, d'autres à venir
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Chapitre 9 : Au milieu des danses s'assoient les diables
- Tu comptes me cryogéniser la nuque pour faire disparaître la douleur ? Non parce que là, tu es bien parti pour. Tes mains sont froides.
Comme brulé, Drago s'empresse d'enlever ses doigts de la peau meurtrie de sa coéquipière, soucieux de ne pas accentuer sa souffrance.
- À moins que les épingles de Pansy ne soit douées de lettrisme, ce dont je doute sincèrement, ce ne sont pas mes mains certes glacées que tu as le plus à craindre, mais bel est bien ce qui est la cause de ta plaie. Tu as un miroir ?
La tête légèrement penchée sur le côté comme pour mieux comprendre le sens de ses paroles, elle acquiesce, farfouillant déjà avec frénésie les moindres recoins de sa pochette argentée. L'objet de ses désirs trouvé, elle tend le petit boîtier rond métallique au blond qui ne tarde pas ouvrir le mécanisme. Mécanisme qui lui révèle son propre reflet. Impatient, il l'oriente de telle sorte à ce que la rouge et or puisse voir le nouvel ornement placé à la base de son cou.
Lorsque Hermione croise du regard son fragment de peau et surtout la balafre qui la traverse en une courbe sanguinolante, elle ne peut s'empêcher d'échapper un hoquet de terreur. Même si elle ne comprend pas l'italien, la seule présence de cette marque veut tout dire. Elle signe un arrêt de mort, ce soir encore. Sans plus tarder, elle presse deux fois son gallion dans le creux de sa paume. Il n'est peut-être pas trop tard pour en retrouver l'auteur...
Par chance, la demeure n'abrite pas qu'un intérieur grandiose mais aussi un parc de plusieurs hectares comportant un nombre incalculable de recoins, parfaits pour échapper aux regards des plus curieux. C'est dans l'un d'eux qu'Hermione et Drago se sont échappés en attendant l'arrivée du reste de l'équipe. Alors que le blond fait les cent pas, faisant crisser les gravillons blancs à son passage, la main de la jeune femme ne cesse de faire des aller retour entre la racine de ses cheveux teintés de rouge par le sort et sa bouche qui ne peut s'empêcher de ronger la couture de ses gants. Le banc en fer sur lequel elle est assise est froid mais elle s'en moque. Seul lui importe sa nouvelle marque et le compte rendu de ses partenaires.
Est-elle la seule à avoir eu le droit à cette inscription ou bien toutes ces collègues en ont été ornées ?
Qu'elle que soit la réponse, cela n'augure rien de bon... Si la deuxième hypothèse se révèle être exacte, ils sont plusieurs dans la machination ce qui va encore plus leur compliquer la tâche. Sinon... Leur stratagème n'aura été qu'un écran de fumée et celui qui se cache derrière le pseudonyme de Viscum est beaucoup plus malin qu'ils ne le pensent. Jusqu'à pouvoir reconnaître qui est la vraie Hermione malgré des apparences identiques...
Ses dents allaient attaquer un quatrième point de couture lorsque deux pop la sortent de sa réflexion. Les voilà enfin.
- Par la barbe de merlin, Hermione, tu vas bien ? Que s'est-il passé ? Pourquoi ton gant est macculé de sang ? Tu es blessée ? On est venus aussi vite que possible dès que nous avons reçu ton message mais nos hôtes étaient exessivement bavards... Je ne m'en serai jamais remise s'ils vous étaient arrivés quoi que ce soit !
L'ancienne gryffondor n'a pas le temps de se remettre debout que la jeune femme fond déjà sur elle. Hermione prend quelques secondes avant d'assimiler le flot de parole qui sort de la bouche de Corélia. Enfin c'est ce qu'elle devine, puisque la personne en question est toujours sous ses traits. Seulement, la blonde était la seule à arborer une toilette lilas lors de leur séparation. Face à la surprise évidente de la rouge et or, la jeune femme semble comprendre son désarroi et ne tarde pas à se lancer le contresort pour retrouver son apparence originelle.
- Où sont passés les autres ? Vous avez des nouvelles ? Demande Drago au binôme nouvellement arrivé.
- Ils sont partis dès que possible explorer les environs afin de trouver la possible trace de face de reptile numéro bis...
-... et il nous a semblé plus judicieux de directement vous rejoindre afin de voir la nouvelle marque dont Hermione est pourvue, termine Corelia tout en examinant la dite marque. Et vu l'apparence qu'elle adopte nous avons eu raison. Il s'agit d'un sortilège de magie noire, sans surprise. Qui, s'il n'est pas stoppé assez rapidement continue de ronger la chaire comme une aiguille qui s'enfoncerai un peu plus profondément à mesure que les minutes passent. Heureusement, dans une semaine il n'y paraîtra plus...
Hermione échange un regard chargé de reconnaissance à sa médicomage d'un soir, soulagée de ne pas avoir à supporter ce fardeau ancré dans sa peau jusqu'à la fin de sa vie. Elle n'aurai pas supporté d'avoir une autre cicatrice représentant son échec, le sang de bourbe s'étalant encore sur son avant bras le lui rappelant déjà suffisamment.
Au moment où elle se lève, bien décidée à retrouver la vermine qui l'a marqué de la sorte, une douleur fulgurante se propage dans tout son corps. Elle plaque ses doigts sur sa nuque pour tenter d'apaiser son mal être, en vain. Son sang bout dans ses veines, comme chauffé à blanc. Elle brûle de l'intérieur. Se consume sur place. Elle a envie de s'arracher la peau, de s'ouvrir le crâne en deux pour faire sortir cette torture de ses cellules. Ses jambes titubent quelques secondes avant qu'elle ne s'effondre. La seule chose qu'elle perçoit avant de sombrer sont deux prunelles gris bleuté qui l'observent avec inquiétude.
Tout n'est que lourdeur et opacité. Hermione se sent flotter dans cette atmosphère des plus pesante sans avoir la capacité de bouger la moindre parcelle de peau. Même ses paupières refusent de s'ouvrir, soudées entre elles par une force invisible. Figées. Soudain, un murmure s'élève. Qui s'apparente à celui d'un homme. La gravité et l'espace dimmensionnel étant inexistant, elle ne peut repérer d'où il vient. À droite, à gauche, proche, lointain... Tant de possibilités et d'éléments de réponse auxquels elle n'arrive pas à répondre. Le murmure progresse, prend de l'ampleur, pour se transformer en une voix calme, trop calme, et inquiétante. Malgré ses yeux cachés derrière leur membranes propectrices, un visage s'incruste sur ses rétines. Elle se concentre pour deviner ses traits mais seul un sourire carnassier est visible derrière un loup noir et or ciselé, à l'allure aussi tranchante qu'un poignard. Elle tente de se débattre pour effacer cette apparition cauchemardesque lorsqu'elle rencontre pour la première fois le regard de l'indésirable. Un indésirable porteur d'iris claires. Un cri tente de franchir ses lèvres entrouvertes. Mais il n'y arrivera jamais.
Drago observe le corps inconscient de sa nouvelle partenaire, rongé par l'inquiétude. Son costume est directement en contact avec le sol et quelques cailloux ont figé leur empreinte dans la chaire de son mollet, mais il ne bouge pas. Seul le poids d'Hermione dans ses bras lui importe. Corelia et Terence s'affairent tous deux autour de la jeune femme, mettant en commun toutes leurs connaissances pour la faire revenir à elle... En vain. Alors que la panique a de plus en plus raison d'eux, Hermione laisse comme par miracle, échapper une grande inspiration pour reprendre vie. Drago, l'ecarte délicatement de son torse pour lui offrir plus d'air, bien que l'envie de la serrer contre lui se fait toute aussi urgente.
La brune se redresse légèrement sur ses coudes, encore étourdie par ce qu'elle vient de vivre, avant de déclarer d'une voix étonnamment lucide,
"Il est trop tard. Je sais où se trouve les corps."
