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Vénus vs Komochi (2/3)
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La porte de la chambre claqua et Wataru bazarda aussi sec les sacs qu'il portait pour se ruer sur Antonia. Lui arrachant presque des mains son Crossbody bag pour l'envoyer valser sur le lit, il saisit ses mains et prit le temps de la dévorer d'un regard qui trahissait sans mal le bouillonnement des désirs qu'il peinait à contenir dès que la proximité de sa jolie tentatrice affolait ses sens. Ses prunelles s'attardèrent un instant dans celles, tout aussi révélatrices, de Toni, comme s'il craignait qu'elle le repousse au dernier moment. Mais lorsque son regard coula sur le galbe de ses lèvres et qu'il les vit s'ourler d'un sourire tentateur, il combla en moins de rien le peu de distance qui les séparait encore et sa bouche fondit sur la sienne. À la fois doux et passionné dans ses gestes, Wataru intensifia son étreinte, savourant la douceur de ses lèvres et se rassasiant des caresses de sa langue dans un baiser interminable. Ses mains lâchèrent les siennes pour se poser sur ses hanche et la pousser contre le mur avant de remonter le long de son corps jusqu'à trouver son visage. Ses paumes s'attardèrent sur ses joues avant de glisser lentement le long de son cou puis de ses épaules et, habiles, se frayèrent un chemin sous son blouson dont il se débarrassa en un tournemain.
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Toni se sentit défaillir sous les caresses audacieuses de Wataru et sa petite culotte put bientôt témoigner du degré d'excitation qui foisonnait en elle. Comme elle frissonnait entre ses bras, Wataru agrippa sa taille et la serra fortement contre lui, avide d'un appétit charnel d'une force impérieuse. Antonia se cramponna à ses épaules et ses yeux pétillèrent de convoitise en sentant se presser contre son ventre la promesse d'une étreinte torride. Elle se cambra d'autant mieux contre ce corps viril, donnant à la courbure de ses reins une profondeur des plus aguichantes qui fit aussitôt monter d'un cran le désir du garçon.
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— « Toni... Tu es un brasier qui me consume littéralement... » susurra Wataru au creux de son oreille.
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Portés par leur libido exaltée, leurs baisers s'enhardirent, leurs bouches plus fougueuse que jamais, et leurs caresses devinrent plus sensuelles. Toni passa ses mains sous le pull col V so sexy de Wataru, se lançant à la conquête de son torse athlétique tandis qu'elle enroulait une de ses jambes autour de sa cuisse. Elle sentit une onde de concupiscence la traverser quand Wataru parcourut d'une main aventureuse le galbe de cette cuisse qui l'enserrait. Toni ne put retenir une pléthore de gémissements appréciateurs impulsés par ces caresses outrageusement aphrodisiaques et les doigts au toucher de velours de Wataru se faufilèrent langoureusement sous la robe, tirant à sa propriétaire un soupir d'impatience lorsqu'ils effleurèrent l'étoffe moite de sa petite culotte. À ce frôlement, la jeune femme se crispa, ses ongles s'accrochant au dos de son bel adonis lui-même satisfait de susciter chez-elle un tel effet, mais il ne s'attarda pas en cette contrée encore inexplorée, préférant faire durer ces plaisirs préliminaires en remontant lascivement le long de ses hanches, ce qui cette fois tira à Toni un grognement frustré à peine audible.
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— « Et du coup, tu en profite pour jouer avec le feu... Pyromane... » ironisa-t-elle d'une voix étouffée.
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Elle perçut contre ses lèvres la bouche de Wataru s'étirer en un sourire puis l'une de ses mains se fixer dans le creux de ses reins tandis que l'autre s'emparait de sa nuque. Basculant en arrière le corps frémissant de sa belle, il délaissa ses lèvres pour s'intéresser à son oreille dont il mordilla le lobe un instant avant de suivre la courbe de son cou et plonger dans son décolleté. Toni haleta. Ce souffle chaud sur sa peau était une brûlure exquise qui attisait les braises déjà incandescentes de son désir. Frustrée d'être à la merci de cet irrésistible bourreau qui lui faisait vivre mille tourments lascifs, elle se redressa avec la ferme intention de lui donner la réplique. Perchée sur les 10 centimètres de talon de ses escarpins Miu Miu, elle n'eut aucun mal à lui retirer son pull qu'elle trouvait franchement encombrant et qui s'envola quelque part où il ne gênerait plus. Du bout des lèvres, elle couvrit de baisers le torse musclé qui s'offrait enfin à ses sens exaltés, s'attardant un instant sur ces abdos à peine saillants qui marquaient toutefois une légère tablette de chocolat des plus sexy, avant de poursuivre plus au nord où elle effleura du bout de la langue un téton. Les soupirs haletants de Wataru l'incitèrent à poursuivre, le léchant, le suçotant, l'agaçant du bout des dents, tandis que ses mains agrippèrent ses fesses et le plaquèrent contre elle pour mieux sentir contre son intimité son excitation souveraine. Jugeant fort déplaisant de constater qu'un pantalon faisait encore obstacle aux réjouissances, Toni se saisit de la ceinture des deux mains pour s'en débarrasser fissa mais elle suspendit son geste en se sentant décoller du sol. Wataru la porta jusqu'au lit et, noyant ses prunelles étincelantes de convoitise dans les siennes endiamantées par le désir, il la contempla avec envie tout en faisant glisser lentement d'une main la fermeture à glissière de sa robe tandis que de l'autre, il libérait ses cheveux de la pince qui les maintenait captifs. Il abaissa les bretelles de sa robe qui tomba au sol dans un bruissement à peine audible. Il eut aussitôt le réflexe de reculer d'un pas pour la contempler d'un regard intense.
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— « Tu es... Mon fantasme incarné... » souffla-t-il en appréciant cette vision des plus excitantes.
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Antonia éprouva un certain soulagement. Elle n'était pas fan de ce corps si loin des normes qu'elle se faisait de la beauté aussi avait-elle craint que Wataru n'apprécie pas ce qu'il avait sous les yeux... Visiblement à des années lumières d'être de cet avis, Wataru, lui, désirait ce corps d'un appétit amoureux manifeste. Il approcha une main impatiente de reprendre ses caresses lorsqu'il interrompit son geste, son regard fixé sur une série de cicatrices qui marbraient la peau de sa promise.
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— « Mais... C'est quoi ces cicatrices ? Tu as eu un accident ? » demanda-t-il soudain l'air soucieux tandis que ses doigts suivaient le tracé des zébrures blanchâtres qui marquaient sa peau.
— « Stigmates de jeunesse, rien de fascinant ! » lança-t-elle d'un ton expéditif et visiblement embarrassée, tout en l'attirant à elle pour couper court au sujet et tenter une énième fois de le débarrasser de ce maudit pantalon.
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Mais avant qu'elle n'ait pu atteindre son objectif, Wataru, le visage lové dans son cou et perdu sous sa masse de cheveux, l'avait renversée sur le lit. La dominant de toute sa carrure, il parcourut son corps de mille baisers, éveillant sur sa peau une chair de poule des plus grisantes au passage de ses lèvres. Résister aux caresses tentatrice de son bourreau fut un véritable défi pour Antonia mais sa volonté de lui ôter cet indésirable pantalon était si forte qu'elle s'échina jusqu'à parvenir enfin à en déboucler la ceinture et dégrafer les boutons. Persévérante, elle se souleva, agrippa les hanches de Wataru et insinua ses mains sous son jean pour l'en délivrer. Elle était tout proche du but lorsque Wataru, la tête enfouie dans son décolleté, embrassa gloutonnement ses seins qu'il venait de libérer de leur affriolante prison de dentelles. Suffocant presque sous l'impact du séisme sensoriel que ce contact provoqua en elle, Antonia se laissa tomber en arrière, les paupières se fermant de plaisir, la respiration saccadée, son bassin se soulevant sous l'effet de cette suave délectation. Parcourue de frissons, elle se mit à soupirer lascivement lorsque Wataru happa l'un de ses tétons provocateurs, hérissés et durs comme des éclats de corail rose, qu'il entreprit de mordiller, lécher, sucer en alternant délicatesse et fougue, sans délaisser le second qu'il dorlota de mille façons d'une main virtuose, excité de sentir sous son poids le corps de Toni vaciller dans un tourbillon de volupté. Cette dernière roucoulait, la gorge gonflée d'un désir croissant, toute entière transie par une extase qu'elle n'aurait jamais soupçonnée jaillir de cette zone dont elle avait toujours douté du sex-appeal. Mais pourtant, ces seins si peu estimés à cause de leur taille dérisoire se dressaient-là aussi ronds et fermes que des pommes d'amour. Toni glissa ses mains dans les cheveux de Wataru pour l'inciter à prolonger cet intense enchantement, son corps ondulant de plaisir sous l'emprise de cette torture érogène qui s'orientait maintenant plus au sud. Tous deux se figèrent soudain, coupés dans leur élan amoureux par une mélodie qui sembla presque persifler à sonner à pareil moment...
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— « Tu n'as pas coupé ton portable ? » s'étonna Wataru en levant vers elle un regard passablement contrarié.
— « Dé... Désolée... » s'excusa-t-elle d'une voix feutrée en étirant un bras vers son sac pour en extirper l'élément perturbateur qui cessa de sonner. « Cela dit, » reprit-elle en le lorgnant entre ses cils de ses prunelles provocatrices, « tu ne m'en as pas tellement laissé le temps non plus... » Elle consulta l'écran du téléphone qui claironna de nouveau et soupira : « C'est Kyômi... »
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Son regard planté dans celui de Toni, Wataru rampa tel un boa le long de son corps avec une lenteur lascive, ses lèvres d'une infinie douceur serpentant et traçant un sillon brûlant sur sa peau veloutée pour finir sur sa bouche et l'embrasser d'un baiser ardent et passionné. La mélodie cessa de nouveau mais reprit presque aussitôt, amenant une expression de profonde déception sur leur visage.
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— « Tu devrais répondre, c'est peut-être important. » suggéra Wataru en lovant sa bouche dans le creux de son cou tandis que ses mains repartaient vers des contrées plus chaudes.
— « Q... Quoi ? » hoqueta-t-elle sous l'effet de ses caresses. « Tu es sérieux, là ?
— Oui-oui, vas-y, ne te préoccupes pas de moi ! » Il plongea son regard plein de défi dans celui dubitatif de Toni et la nargua, un sourire en coin : « Reste à savoir si tu parviendras à rester imperturbable pendant que je m'appliquerai soigneusement à te faire perdre le contrôle... »
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Il terminait à peine sa phrase que sa langue s'amusait déjà à lutiner son nombril.
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— « Serait-ce un défi que tu me lances ?! » répliqua-t-elle presque pugnace tandis que son smartphone claironnait pour la troisième fois après une brève interruption.
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Wataru se contenta d'arborer un sourire enjôleur, ses pupilles luisant d'une étincelle provocante.
Son orgueil piqué au vif, Antonia inspira profondément pour se donner une contenance et prit la communication, déterminée à lui montrer qu'elle pouvait parfaitement rester maître de son corps quelles que soient ses fourbes manœuvres pour lui faire perdre pied.
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— « Coucou Kyômi-chan ! » lança-t-elle en réprimant in extremis un gémissement lorsque la bouche de Wataru glissa sur son ventre, son souffle chaud s'arrêtant sur sa petite culotte – bon... la tâche serait peut-être plus ardue que prévue... – « Il est tard, tout va bien ?
— Coucou Toni-san ! Oh oui, ça va, c'est juste que j'arrive pas à dormir... Alors j'ai eu envie de t'appeler pour parler un peu avec toi... Je te dérange pas ? »
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« Bah si un peu quand même… »
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— « Me... Déranger ? Nooon... Non, pas du tout... J'étais juste en train de... » Interpellé par la tournure que prenait la conversation, Wataru délaissa un instant ses distractions libertines pour lever les yeux, curieux d'entendre la suite. Goguenard, il articula un ‟De ?" muet, l'expression de son visage dénotant clairement qu'il se délectait de la situation. « D'enfiler des perles ! » lâcha-t-elle d'un ton expéditif en fronçant les sourcils à l'adresse de Wataru.
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Ce dernier sourit malicieusement et reprit sans mot dire ses douces attentions. Le souffle court, c'était un vrai supplice pour la docile victime que de garder son self contrôle pendant que son bourreau s'appliquait à la rendre dingue avec ses baisers qui enflammaient maintenant l'intérieur de sa cuisse gauche.
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— « Mais dis-moi, qu'est-ce qui te tracasse, ma souricette ? » s'empressa-t-elle d'ajouter avant une quelconque réplique de la fillette concernant le sujet délicat de ses activités en cours.
— « Ben... Aujourd'hui, à l'école, on a parlé de notre Festival d'été. Ce sera le dernier dimanche de Juillet, juste avant les vacances. Un pique-nique géant est prévu pour le midi et on va chanter devant tous les parents aussi ! Après, on pourra jouer à la kermesse et le soir, il y aura un grand feu d'artifice ! Ça va être topisime ! Mais...
— Mais ?... » Soudain suspicieuse, Antonia se redressa pour jeter un œil sur Wataru car, fait très étrange, il la négligeait depuis... Trop longtemps pour que cela ne lui paraisse pas suspect !
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Elle le découvrit aussi nu qu'Adam au matin de sa création et, comme surgi du néant, un préservatif coiffait sa virilité éhontément tendue en mode « locked target » vers son Eldorado promis... Clairement, Wataru était physiquement par-fait, ce n'était ni de la frime ni de la prétention comme elle l'avait supposé dans la voiture quelques heures plus tôt : tout ce qu'il faut là où il faut et fabuleusement proportionné pour ne rien gâcher ! Sans conteste, cette vision souveraine justifiait largement le "ratio 100/0‟ de kirin ! Comme il s'agenouillait par terre au bord du lit, elle musela d'une main le micro de son smartphone et plaqua un pied sur une de ses larges épaules pour l'empêcher d'aller plus avant.
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— « Oh non, sûrement pas ! » protesta-t-elle dans un murmure.
— « Oh si, carrément... » contesta Wataru dont le sourire licencieux vint effleurer sa cheville à portée de sa bouche pendant qu'il dégrafait d'une main habile la bride de son escarpin.
— « Haaan mais c'est complètement déloyal ! » bougonna-t-elle, le souffle court, alors qu'il embrassait avec sensualité son cou-de-pied.
— « Toni ? Allô ?! Toni-san, tu m'entends ?
— Oui... Oui, excuses-moi Kyômi, j'ai des problèmes de réseau... Tu disais ? »
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Le deuxième escarpin fut évincé aussi sec et Toni se cambra en sentant les lèvres de Wataru remonter l'intérieur de sa cuisse et s'arrêter de nouveau sur sa petite culotte mouillée par son excitation. Affichant une mine à la fois satisfaite et carnassière, il embrassa l'étoffe de dentelles humide, dernier rempart au plaisir suprême. Sa douce fragrance féminine lui était si exquise qu'il n'avait qu'une hâte : savourer son alléchant nectar qu'il devinait délicieusement aphrodisiaque.
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— « Bah pour faire court je disais que j'aimerais bien que tu m'accompagne à la fête de mon école.
— Bien sûr, avec plaisir, KyoÔomi… »
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Toni écorcha quelque peu le prénom de la fillette en une sorte de petit couinement de lapin pris dans un collet quand Wataru insinua lascivement ses doigts sous l'élastique de sa culotte pour la faire glisser le long de ses hanches jusqu'à ses pieds. Se délectant de cette vue des plus réjouissante, le regard prédateur du garçon flamboya d'une lueur ardente de désir.
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— « Waouh... Ce mont de Vénus est une promesse aux plaisirs charnels ! Je suis impatient d'explorer le merveilleux puits d'amour qu'il renferme ! » s'exclama-t-il soudain, mu par une spontanéité irrépressible sous la mine totalement déconfite de la principale intéressée.
— « Hé mais c'est Wataru que j'entends ! » s'exclama la fillette tandis que Toni se redressait d'un bond en resserrant les jambes, fort troublée d'être ainsi aussi... Ouvertement exposée. « Je peux lui parler ? Il fait quoi, il est occupé ? » La jeune femme fulminait intérieurement et donna à son indiscret tourmenteur un léger coup de pied dans le flanc pour lui exprimer son mécontentement.
— « Désolé... » articula silencieusement Wataru en esquissant un sourire qui n'avait franchement rien de désolé.
— « Ce qu'il fait ? » répéta Toni en le fusillant du regard. « Il... Hm... Il est à la fenêtre en train de s'extasier devant les montagnes... »
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Wataru manqua éclater d'un rire bruyant mais se contenta de pouffer en silence.
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— « Je ne sais pas trop si je vais pouvoir te le passer, il a l'air un peu occupé, là... » poursuivit Toni à court d'idée pour développer tandis que Wataru lui signifiait d'un geste de la main qu'il n'était effectivement pas trop disponible pour le moment...
— « Ah bon ? Bah c'est pas grave, je le verrai demain au Mont Komochi pour sa course contre Sano Daichi, j'y vais avec Koichiro, mon grand-père est d'accord. »
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Quand Wataru enfouit son visage entre ses cuisses, Toni dut se mordre la lèvre au sang pour étouffer un gémissement et se laissa lourdement retomber en arrière, le corps tout entier frissonnant d'une fièvre extatique. Ses baisers sur son intimité ainsi offerte à ses lèvres chaudes et voraces étaient un véritable supplice et il lui fallut se faire violence pour demeurer silencieuse. Ce qu'il était capable de faire avec sa bouche était absolument incroyable et la plongeait dans une ivresse sensorielle innommable. Sans conteste, Wataru avait un vrai talent qu'il exploitait avec une maestria diabolique et divine à la fois.
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— « Ah très bien ! » Elle serra les dents pour réprimer un cri lorsque la langue de Wataru prit part au jeu, se glissant langoureusement entre ses nymphes humides et savoureuses qu'il embrassa, lécha et tourmenta de succions des plus délicates pour s'abreuver de son ambroisie. Effet garanti : le corps de Toni s'arqua brusquement sous l'onde de plaisir qui la traversa et Wataru dut maintenir ses hanches avec fermeté pour l'empêcher de se dérober à sa bouche insatiable.
— « Toni ? T'es toujours là ?
— Oui mais... » Elle se tut pour retrouver son souffle avant de reprendre presque aussitôt d'une seule traite : « Je-dois-raccrocher-plus-de-batterie-Bonne-nuit-Kyômi ! »
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Sitôt raccroché, son téléphone fut jeté au pied du lit et Toni, soupirant d'un plaisir divin, ondula son corps au rythme de ces coups de langue et de ces baisers voluptueusement tyranniques. Les yeux clos, elle se délectait de ces exquises sensations qui lui étaient nouvelles, son corps réagissant dans une intensité comme jamais auparavant. – Il était clair à présent que ses ex ne manquaient certes pas ni de hardiesse ni d'énergie pour prendre leur plaisir mais incontestablement, ils présentaient d'indéniables lacunes pour en donner en retour ! Et, au vu des profusions de plaisir que lui procurait Wataru, Toni prenait ce soir la pleine mesure de leur indubitable égoïsme en la matière ! Cela dit, comme l'aurait souligné Kirin à tord ou à raison, la disette sexuelle allait évidemment de paire avec la frustration et par la suite au décuplement des émotions trop longtemps refoulées ! Bref ! – Particulièrement attentif et stimulé par les réactions lascives qu'il faisait naître chez sa partenaire, Wataru choyait ce petit jardin secret de mille mignardises érotiques. De sa langue experte, il prodiguait les caresses les plus électrisantes à son petit bourgeon de délices, gonflé d'excitation, puis le délaissait au profit de ses pétales d'amour lorsqu'il sentait sa réceptive promise au bord du précipice pour s'amuser à le titiller de nouveau l'instant d'après.
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À la totale merci de Wataru, Toni ne contrôlait plus ni son corps ni son esprit. Son cœur battait si vite et si fort qu'il aurait pu bondir brusquement hors de sa poitrine et s'écraser violemment contre le plafond. Pantelante, frémissante, elle se sentit soudain comme engloutie par un raz-de-marée extatique, soufflée par une explosion de sensations intenses émergeant de son petit oasis d'amour pour irradier tout son être. Son corps se crispa, parcouru de spasmes, et un cri rauque, presque animal, s'échappa d'entre ses lèvres. Après quelques secondes de flottement durant lesquelles elle eut l'impression de n'être qu'une poupée de chiffon entre les bras de Wataru, les battements de son cœur se calmèrent peu à peu et elle se sentit envahie par un sentiment de bien-être totalement apaisé.
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À peine fut-elle remise de ses émotions que Wataru se pressait contre son corps chaud et velouté. Pendant que ses mains s'attardaient çà et là, sa bouche s'arrêta sur ses seins, savourant le premier puis se délectant du deuxième avant de les téter l'un et l'autre avec une salacité irrésistible tel un faune atteint de boulimie charnelle. L'effet fut instantané : Wataru sentit leur cime se durcir de plus belle de concert avec son membre viril déjà turgescent qui se languissait d'être encore sur la touche alors que ce merveilleux sanctuaire d'amour était tout disposé à le recevoir. Antonia frissonna, son corps incroyablement réceptif aux assauts de Wataru, et fourra ses doigts dans sa chevelure lorsqu'ils échangèrent un brûlant et long baiser qui lui laissa dans la bouche le goût de son essence féminine. Comme elle écartait instinctivement les jambes, il se nicha entre ses cuisses et, plongeant son regard d'ébène dans ses prunelles chargées de désir, il se glissa dans sa douce et chaleureuse intimité tandis qu'elle l'accueillait d'un murmure roque de plaisir. En sentant ses nymphes s'épanouir délicatement autour de sa virilité, Wataru poussa un long et profond soupir de volupté, saisi d'un ravissement suprême de découvrir que ce petit sanctuaire tant convoité était tout comme il l'avait imaginé : doux et soyeux à souhait. Divin. Dévoré par un désir toujours plus intense, Wataru s'engagea tout entier dans ce jardin de délices et entama une chorégraphie des plus lascives. La cadence de ses mouvements de va-et-vient alternèrent célérité et impétuosité avec lenteur et langueur tandis que Toni accompagnait de son bassin le rythme de ses hanches et agrippait ses fesses des deux mains pour l'inciter à se mouvoir toujours plus profondément en elle. Tous deux haletant et le corps perlant de sueur, ils exécutaient une danse érotique sublimée par leurs soupirs de plaisir. Lorsqu'il la sentit s'étrécir autour de lui, Wataru accéléra l'allure, livrant de puissants et énergiques coups de reins afin de parachever en apothéose son œuvre érotique. Le sang affluait à ses tempes palpitantes mais il ne faiblit pas. Il perçut bientôt le corps de sa douce se contracter brusquement sous lui et ses ongles lui lacérer le dos tandis qu'elle poussait un petit cri de félicité, les yeux clos. Outrageusement excité par sa jouissance, il la suivit après quelques coups de reins, la tête enfouie dans le creux de son cou, ne pouvant réprimer un gémissement rauque lorsqu'il se laissa emporter par l'extase.
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Pantelant, Wataru s'allongea tout contre Toni, déposa sur ses lèvres un chaste baiser et s'abandonna à la torpeur. Terrassés, l'un et l'autre restèrent un moment inertes et silencieux, écoutant simplement leur cœur reprendre un rythme plus conventionnel. Après quelques minutes, Antonia roula sur le côté pour se lover dans les bras de Wataru. Le regard mutin et les joues encore rougies du feu de leurs ébats, elle laissa ses mains hardies vagabonder sur le corps alangui de son bel Apollon tandis que ce dernier retrouvait toute sa fougue. La nuit commençait à peine, pas question qu'elle se termine déjà...
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Quand Toni ouvrit les yeux au petit matin, une douce sensation de bien-être l'enveloppait. Alanguie tel un chat s'éveillant d'une longue sieste au doux soleil de printemps, elle s'étira paresseusement tout en laissant échapper un léger, tout léger ronron de béatitude. Encore somnolente, elle tâtonna sur sa gauche pour découvrir, non sans éprouver une pointe de déception, un oreiller froid et chiffonné en lieu et place où aurait dû se trouver Wataru. Esquissant une petite moue boudeuse, elle se dressa sur son séant tout en retenant d'une main le drap sur sa poitrine, se frotta énergiquement les yeux encore embrouillés par le sommeil, et son visage prit une expression consternée en constatant le désordre ambiant. Clairement, un tsunami n'aurait pas fait pire, c'est dire le chaos qui régnait dans cette chambre ! À la vue de son soutien-gorge négligemment suspendu à l'ossature métallique du lit, des flashs de leurs torrides étreintes déferlèrent dans son esprit et la tirèrent du lit séance tenante sous peine de se liquéfier aussi immanquablement qu'une pépite de chocolat dans un cookie enfourné à 180°. Attrapant son tote bag à la volée, elle se rua dans la salle de bain, ne doutant pas qu'une bonne douche ne manquerait pas de vite rétablir son taux d'œstrogènes à un indice plus enclin à neutraliser sa libido déjà bien assez accro à la testostérone de Wataru !
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Wataru justement avait déserté les lieux pour des raisons similaires, en proie lui-aussi à un désir inouï. Se réveiller auprès de Toni lui avait procuré un sentiment de plénitude franchement agréable, une exaltation qu'il n'avait pas ressenti depuis le jour de sa première victoire au volant de sa 86 (détail qu'il garderait secret sachant d'expérience que les femmes s'offusquaient méchant lorsqu'on les comparait à une voiture et ce même si la voiture en question était la perfection faite voiture !). Quel délice de sentir contre sa peau le contact chaud de ce corps nu et paisiblement endormi entre ses bras... Resserrant son étreinte, il avait enfoui son visage dans la chevelure éparpillée sur ces épaules tentatrices. Mais le doux parfum de mimosa qu'il y avait alors humé combiné à la respiration régulière de Toni qui pressait imperceptiblement ses seins contre son torse avaient eu raison de lui et il s'était empressé, non sans regret, de s'extirper du lit avec la vélocité d'une anguille sous un rocher, évitant ainsi de lui sauter littéralement dessus pour reprendre leur marathon sexe où ils l'avaient arrêté. De toute façon, quoi qu'en témoigne son corps, ils avaient épuisé sa réserve de préservatifs donc rideau pour remettre le couvert ! Même tourmente, même remède : la douche ! Bien froide, elle fut sans pitié pour sa virilité trop réactive au contact de la belle endormie. Mais quand même ! Cette compatibilité physique qu'il y avait entre eux était d'une intensité vertigineuse. Comme si leurs corps avaient été faits l'un pour l'autre, pour se reconnaître et s'accorder parfaitement dans une frénésie de désir et de jouissance insatiable. C'était fort et irraisonné, de quoi donner le vertige même aux plus avides sex-addicts ! Le visage offert au pommeau de douche qui déversait en pluie son eau bienfaitrice, Wataru était resté de longues minutes à se remémorer les ébats tumultueux de leur nuit d'ivresse charnelle. Mais en sentant son corps exprimer de nouveau son envie d'aller se perdre dans la suavité d'un certain 'merveilleux puits d'amour', il avait ouvert en grand le robinet d'eau froide en proférant deux/trois grossièretés à l'attention de son membre décidément fort récalcitrant...
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« Putain ! Pense aux capotes, ça devrait te refroidir ! »
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Après quoi il s'était dépêché de se sécher, avait enfilé ses vêtements et quitté la chambre en tapinois.
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À son retour, Antonia rangeait les derniers vestiges de la tempête Érotica qui avait balayé la pièce durant la nuit. Son smartphone jouait une playlist aléatoire qui passait du son dance floor et elle, tout en mettant bon ordre dans son tote bag, était tellement occupée à tortiller son popotin au rythme de la musique qu'elle ne l'avait pas entendu entrer dans la pièce. Esquissant un sourire amusé et désireux de profiter du spectacle de la chorégraphie quelque peu improbable mais assurément affolante pour les sens qui se jouait dans cette chambre, Wataru referma la porte sans faire de bruit et l'observa quelques minutes, le regard plein d'envie. Ainsi moulée dans son petit pantacourt de jean blanc rehaussé d'un top dos nageur mauve dont la dentelle sublimait son dos, elle lui fit un effet tel qu'il ne put s'empêcher d'exhaler un soupir d'admiration, d'excitation et de frustration mêlées.
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— « Tu aurais dû m'attendre pour te filer un coup de main. » lâcha-t-il enfin en posant négligemment son blouson sur une chaise tandis qu'elle esquissait un léger sursaut de surprise.
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Il s'avança vers elle, fébrile, mais se figea lorsqu'elle pivota pour lui faire face, pétillante et souriante. Pestant contre son corps qui commençait à manifester son plaisir de l'avoir à proximité, Wataru préféra tout compte fait garder une certaine distance de sécurité. Histoire d'éviter un élan intempestif de folie charnelle et se retrouver à battre la poudre à courbettes¹ niché entre ses cuisses ! Parce que pour être totalement honnête, la seule chose qu'il brûlait de faire, là, dans l'instant T, était de la débarrasser séance tenante de ce troublant petit top au décolleté froncé dont l'encolure en V semblait lui montrer le chemin telle la pointe d'une flèche.
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— « « Hey mais regardez qui voilà ! » dit-elle tout sourire. Elle se dépêcha de combler la distance qui les séparait et se hissa sur la pointe des pieds pour l'accueillir d'un baiser, ses mains glissant sur ses hanches pour aller se perdre dans son dos.
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Incapable de résister, Wataru s'empressa de l'enlacer pour répondre avec fougue à son baiser et se repaître de son envoûtant parfum. Ses mains vagabondes pressèrent ses fesses, la serrant étroitement contre lui, puis remontèrent sur ses reins, tirant sur son débardeur rentré dans son pantacourt pour libérer l'accès à sa peau satinée. Bouillonnant du désir de sentir sous ses caresses l'effet qu'il produisait sur elle, il fit courir ses doigts le long de ses flancs, remontant jusqu'à la rencontre de ses seins. La surprise de trouver l'armature d'un soutien-gorge dont il n'avait décelé aucune bretelle sur les épaules lui fit l'effet d'un rappel à l'ordre très déplaisant qui le ramena à la raison et il mit fin au baiser, s'écartant d'elle bon gré mal gré.
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— « Est-ce que ça va ? » demanda-t-elle, décontenancée, en effleurant affectueusement son visage du dos de sa main.
— « Oui, c'est juste que... Si on ne se freine pas, ça va encore partir en live, on est bon pour une nouvelle chevauchée sauvage...
— Hm-hm... Ça n'a pas eu l'air de te déranger la nuit dernière ! » dit-elle sur un petit ton taquin. « Alors quoi ? Tu as épuisé toutes tes forces dans nos prouesses nocturnes ? Peu probable, si j'en crois ce que je vois...
— Pour ton information, saches que je tiens une pêche d'enfer qui pourrait t'envoyer dans les étoiles, mademoiselle !
— Maiiiiis ? Parce que je sens poindre un mais...
— Effectivement... Le hic, vois-tu, c'est que cette nuit, on n'a pas ménagé nos efforts et, à fortiori, ma réserve de capotes... C'est la pénurie, Trésor, désolé.
— Sacrilège ! » lança-t-elle d'un ton exagérément consterné, histoire de dérisionner cette situation qui pouvait s'avérer certes frustrante mais n'avait rien d'un drame. « C'est la misère sexuelle, alors ? Comment allons-nous faire pour surmonter une crise pareille ?
— Toi, t'es clairement en train de me vanner... » Wataru la tira à lui et la serra de près. Rivant son regard au sien, son expression des plus sévères, il lui fit la plus ferme des promesses. « Fais-moi confiance, ce n'est que partie remise.
— Oh mais je n'en doute pas une seconde, mon Cher... » répondit-elle tout sourire. « Et si nous allions manger ? Je suis affamée !
— Moi aussi mais pas de nourriture... » bougonna-t-il en relâchant son étreinte, sans dissimuler sa frustration.
— « Roooh cesse de ruminer et vois plutôt le bon côté des choses : tu vas pouvoir me faire découvrir cet endroit superbe ! Et peut-être même que nous aurons le temps pour un bain de pieds ! »
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oOoOoOo
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À suivre…
(Vénus vs Komochi - 3/3)
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¹ Battre la poudre à courbettes = expression qui existe réellement dans le domaine de l'équitation pour signifier qu'un cheval se hâte trop pour exécuter les courbettes en les faisant trop basses. J'ai utilisé cette expression dans un tout autre contexte pour métaphoriser une étreinte amoureuse moins sage que farouche parce que je trouvais que les mots la composant s'y prêtaient plutôt pas mal ! =P
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Je n'aurais qu'une chose à dire : mieux vaut tard que jamais x)
