Disclaimer : Pas à moi. Vous reconnaissez ce qui provient de l'univers Twilight, Caterpillars appartient à The Spill Canvas, Caterpillar à The Cure.

Rating : Chapitre Mature, comme d'habitude.

Note de l'Auteure : Toujours à mes mille idées, je m'éparpille, je m'éparpille - et j'écris désormais beaucoup sur ao3, mais en anglais. ;) Si vous voulez parler écriture ou lecture - et surtout Harry Potter, le lien vers mon discord où j'organise des fest d'écriture est sur mon profil. Rejoignez-nous !

Merci pour leurs reviews à Alexise-me, Lyly, Emy1805.

Et bien sûr bonnes fêtes et bonne lecture ! ;)


IV

Je l'observe.

Alice n'est pas encore là, Angela se repose, la tête couchée sur la table, et cachée derrière mon livre, je le contemple.

Il n'a pas jeté le moindre regard dans ma direction, entouré de ses amis, à jouer avec son repas qu'il n'avale pas. A croire qu'il n'a pas faim non plus. Mais son rire joyeux me parvient aux oreilles, mélodieux, serein ; à croire qu'il n'a pas changé toutes les règles hier soir, en laissant une trace de son passage chez moi.

A nouveau, il éclate de rire, ses doigts dans ses cheveux alors que je me mords les lèvres tant son mouvement éveille des pensées indécentes en moi. Est-ce là le résultat d'une nuit loin de ses bras ? Suis-je devenue insatiable ?

« Vous ne devinerez pas ! »

Se laissant théâtralement tomber entre nous, Alice interrompt mon monologue intérieur, un petit sourire amusé trahissant son envie de nous raconter ce qu'elle sait, que nous ne savons pas encore.

« Fais nous rêver », répond Angela, distraitement sans relever la tête.

Elle semble aussi fatiguée que moi, et l'espace d'un instant la théorie scabreuse de la veille me revient en tête : se peut-il qu'elle nous cache ses autres activités ?

« Jessica fait une fête ce week-end. »

Un silence désintéressé accueille cette révélation. Face à notre manque de réactivité, Alice insiste :

« Nous sommes invitées, les filles ! »

Mes sourcils se soulèvent cette fois, mais Angela me devance en ouvrant les yeux.

« Tu veux dire, Jessica qui nous déteste ?

- C'est forcément un mauvais coup. »

- Eh bien ne me remerciez pas. Car j'ai accepté et on y va ! »

Notre grognement agacé arrache une petite moue à Alice.

« Tu lui prêtes tes cours et toi, tes livres, cela me semble normal qu'elle vous invite ! »

Angela échange un regard moqueur avec moi, tandis que Alice continue son plaidoyer envers notre camarade.

« Jessica n'est pas aussi malpolie que vous semblez vouloir le croire. »

Angela hausse les épaules :

« Je pense qu'on le croira quand on le verra, chère Alice aux pays des merveilles.

- Mais enfin ! »

J'éclate de rire face à l'air éberlué de notre amie qui rouspète du surnom.

Heureusement qu'elles sont là, pour me changer les idées. Pour me rappeler que la fac, ce n'est pas que les garçons et les rêves impossibles. Que l'amitié existe, que c'est précieux, que j'ai de la chance de les avoir.


La porte s'ouvre sur Jessica, moulée dans une robe rose minuscule.

« Salut les filles, entrez ! »

Ni une, ni deux, Alice se faufile vers la cuisine, lançant des signes de la main à plusieurs personnes au passage. Je la suis tant bien que mal.

« Okay, j'ai repéré ce garçon qui est dans mon cours de droit. Mais si tu préfères, il y a l'intello de mon cours d'éco dans le salon, et... »

Je soupire en sortant les bières qu'on a ramené pour les mettre au frigo. Je sens que je vais regretter d'être venue.

Elle me regarde en soupirant.

« Quoi ? Tu veux-tu vivre en ermite plutôt ? Je te propose des supers plans, et toi tu ne veux qu'un d'un fumeur dépressif...

- Tu parles du meilleur ami de ton copain ? »

Un rire lui échappe, alors qu'elle remet en place une mèche folle.

« Oui, je parle de lui. D'ailleurs ils vont passer, alors si tu veux vraiment l'aborder, tu peux tenter ce soir. »

Mon cœur tambourine dans ma poitrine. Une soirée avec Edward.

Je me morigène. Non, bien sûr que non. Une soirée où Edward est présent... Cette fois, peut-être va-t-on pouvoir parler, parler vraiment... Mais est-ce vraiment le moment propice ?

« Alice, je... »

Le visage d'Angela passe la porte, soulagée.

« Les filles, vous êtes enfin là ! »

Ma question meurt dans ma gorge alors que je répond d'un sourire à la grimace de notre amie commune : elle regrette sûrement d'être arrivée à l'heure et d'avoir dû sociabiliser. Peu dupe, Alice lui tend un verre plein.

« Angela, viens goûter ce petit cocktail, on retourne dire bonjour ! »


Qui dit Jasper dit forcément Ben et Edward. Une fois Alice perdue dans les bras de son copain, les deux amis ne mettent pas longtemps à quitter la pièce remplie d'étudiants turbulents : Ben sort fumer tandis que Edward se dirige vers l'étage. Une pensée folle me traverse l'esprit, je me demande si je dois le suivre. Angela semble avoir disparu, aussi je me décide à rattraper Edward.

La porte de la salle de bain est ouverte, où il s'asperge le visage, comme pour se réveiller.

« Edward. Je peux te parler ? »

Je referme derrière moi, son regard étonné suivant mes mouvements.

Il hoche la tête, je mords ma lèvre, cherchant mes mots.

« Je... Tu... Je...

- Oui, Bella ? »

Il hausse un sourcil, l'air circonspect. Sa main est dans sa poche, son visage arbore une expression paresseuse, confiante mais ses épaules sont tendues. Il attend que je me décide, mais pour combien de temps ? J'inspire pour reprendre contenance.

« Je voulais te parler de... »

Il s'avance alors, m'attire à lui par la taille.

« As-tu bu, Bella ? »

Je secoue la tête. J'ai à peine trempé mes lèvres dans le liquide proposé par mes amies, mais peut-être aurai-je dû tenter le courage liquide, puisque je suis incapable d'aligner plus de trois mots cohérents face à lui.

Son visage se penche vers moi.

« Moi j'ai bu. Alors arrête-moi si je vais trop loin. »

Il parsème mon cou de baisers, mord ma clavicule tandis que ses mains soulèvent mes hanches pour me presser contre la porte fermée.

Son désir est évident. Si je tenais encore debout, j'aurais sûrement déjà défailli, mais je me contente de m'accrocher, m'accrocher, alors qu'il déboutonne ma jupe, la laisse glisser à terre, et insère un doigt expert en moi.

Je ne l'arrête pas.

Face au miroir, je vois mon reflet qui se cambre de plaisir, qui ondule sous ses assauts répétés, sous son pouce qui m'effleure et me fait chavirer.

Edward continue à suçoter mon cou avant qu'un gémissement, que je n'arrive à retenir, le fait m'embrasser. Je m'agrippe à lui sous le goût de l'alcool que je sens sur sa langue, qui s'insinue en moi.

Certaines choses m'apparaissent alors évidentes alors que ses mains me maintiennent fermement, m'empêchant de m'échapper si j'en avais eu l'idée, alors qu'il me presse face contre le bois.

D'une, que je ne pense pas que je serais crédible demain, avec une énième écharpe. Mais comment faire autrement : ma peau pâle marque trop vite, et je le sens me mordre à nouveau, tel un vampire déchaîné. De deux, je ne sais pas si je suis crédible à penser que je ne profite pas lâchement de l'ivresse d'Edward Cullen, alors qu'il me pénètre d'un coup de rein. Et pour finir, je me demande comment, comment vais-je bien pouvoir mettre un terme, à cela.

C'est alors qu'il se met à bouger en moi, et toute réflexion m'échappe.

Je ne suis que gémissements, en proie au plaisir sous ses coups répétés, à l'abri dans la chaleur de son corps, son souffle sur ma peau, ses doigts enserrant les miens.