Chapitre 28
Drago se tenait droit et laissait paraitre un visage impassible malgré une peur viscérale. Il n'avait jamais vu autant de mangemort, à vrai dire c'est le premier rassemblement de mangemort auquel il assiste. Et il va être le centre d'attention.
Il dégluti nerveusement en jetant un coup d'œil à sa mère, se tenant à quelques mètres, lui souriant chaleureusement pour lui donner du courage. Non loin d'elle se trouvait sa tante et son mari, et vers la fenêtre se tenait son parrain qui scrutait la pièce d'un regard morne.
Les conversations se stoppèrent brusquement et un calme olympien régna dans la pièce. Le jeune blond suivit le regard des autres pour apercevoir la personne responsable du silence : le Seigneur des Ténèbres. Il venait d'entrer dans la salle, avec Rose à son bras, tous deux le visage impassible. Drago n'avait jamais vu son amie comme cela, elle portait une belle robe noire, et un voile de même couleur, légèrement transparent, couvrait son visage et lui tombait dans le dos. Le plus étonnant était qu'on ne pouvait discerner aucune sorte d'émotion sur le visage de la rousse, elle paraissait ensorcelée ce qui n'échappa à personne.
Ils s'avançaient tous deux à travers la pièce pour se stopper en son centre. Voldemort souria à pleine dent en ouvrant les bras.
- Mes amis ! Bienvenue. Après un silence, il poursuivit. Cela fait bien longtemps que nous ne nous étions pas regroupés tous ensemble ! Ici sera notre nouvelle maison, en attendant de poursuivre notre conquête ... dîtes vous que prochainement, nous serons au ministère !
Des cris de joies retentirent, ce qui fit agrandir le sourire malicieux du mage noir.
- Aujourd'hui nous agrandissons notre famille ! Drago. Appela-t-il.
Ce dernier avança en direction de son futur maître avant de s'incliner respectueusement.
- Ton bras gauche.
Il tandis son bras découvert tout en regardant le sol. Il serra des dents en attendant la douleur de la brulure, le mage noir appuya la pointe de sa baguette contre sa peau et le regarda fixement.
- Me jure tu fidélité et loyauté ?
- Je le jure. Réponda t-il douloureusement, la marque s'inscrivant dans sa peau au fur et à mesure.
- Me jure tu de respecter nos idéologies et perpétuer la ligné de sang-pur ?
- Je le jure.
Les dents serrer, il encaissa la douleur aiguë qui paralysait son bras, il avait l'impression qu'on le marquait au fer rouge. Jamais il n'avait eu aussi mal, c'est comme si la brûlure avait atteint son âme.
- Me jure tu de m'obéir et de donner ta vie, s'il le faut, au service de la grande famille des mangemorts ?
- Je le jure. Dit-il à contrecœur.
Narcissa, impuissante, senta son cœur se resserrer en voyant son fils dans cette position, dans laquelle elle ne pouvait rien faire.
- Drago Malfoy. Bienvenue chez les Mangemorts. Souria Lord Voldemort d'un air sadique.
Le blond se prit le bras de son autre main et salua son maître et la foule qui l'acclamait. L'envie de se terrer au fond d'un trou le submergea, mais il avança fièrement jusqu'à sa mère qui le prit rapidement dans ses bras. Bellatrix le félicita en riant et applaudissant tandis que Severus se contenta d'un hochement de tête.
Une fois l'assemblée calmé, tous regardèrent le Seigneur des Ténèbres qui tendis la main vers la rousse vêtue de noire.
- Viens là ma belle.
Certains mangemorts ne cacha pas leur étonnement tandis que la sorcière se positionna face au brun.
- Mes amis. Voici Rose Potter.
Quelques rires fusèrent dans la salle, qui fût vite stopper par le sorcier.
- Qu'est ce qui vous fait rire ?! Aboya-t-il.
Un silence religieux pris place et après quelques secondes, où tout le monde constata qu'il valait mieux ne pas entrer dans ce terrain-là, Voldemort découvrit le visage de la jeune fille en soulevant son voile et lui prit le bras gauche.
- Me jure tu fidélité et loyauté ?
- Je le jure. Dit-elle d'une voix plate alors qu'il plaça sa baguette sur son bras.
- Me jure tu de respecter nos idéologies et perpétuer la ligné de sang-pur ?
- Je le jure.
On pouvait apercevoir la marque se dessiner sur le bras de l'adolescente, mais aucun signe de douleur ne parcouru son visage. Elle restait de marbre.
- Me jure tu de m'obéir et de donner ta vie, s'il le faut, au service de la grande famille des mangemorts ?
- Je le jure.
- Me jure tu de m'aimer et de rester avec moi jusqu'à ta mort ?
La marque était achevée et prônait fièrement sur le bras de la jeune femme, mais le mage noir avait toujours sa baguette pointée sur elle et son autre main agrippait avec force son poignet. Les mangemorts présent s'étonnaient de la situation et n'en croyait pas leurs yeux et leurs oreilles. Ils se doutaient à présent que leur maître s'était entiché de la fille Potter.
- Je te le jure. Dit-elle en le dévisageant.
- Bienvenue chez toi.
Tom relâcha la pression et abaissa sa baguette avant de prendre la rousse dans ses bras en lui déposant un baiser sur le front. La salle applaudis fièrement et des acclamations de joies retentissaient. Après la surprise, ils étaient heureux de la situation : avoir la fille Potter dans le rang allait surement peser dans la balance et jouer un rôle important dans la guerre à venir.
- Si j'en vois un seul traîner autour d'elle, lui adresser la parole ou pire la toucher, je le brûlerais vif devant tout le monde, lui et toute sa famille.
La déclaration du Seigneur des Ténèbres jeta un froid sur l'ensemble de la salle. Certains n'osaient même plus regarder la sorcière.
- Et vous l'appelerez maîtresse.
Le soleil venait tout juste de se coucher. La lune était pleine, les étoiles scintillaient et c'est bien ce que regardait Severus Rogue pour apaiser la culpabilité qui le rongeait un peu plus chaque jour. Par la fenêtre du bureau du directeur, il regardait le ciel comme s'il espérait une réponse mais évidemment rien le lui parvint. Il attendait patiemment que Dumbledore finisse de visualiser, à l'aide de la pensive, ses souvenirs de la veille.
Après une dizaine de minutes, le vieil homme surgit enfin et vint s'asseoir derrière son bureau, l'air épuisé.
- Je ne suis pas étonné pour le jeune Malfoy. Avouât-il après un long silence de réflexion.
- Je viellerais sur lui. Rappela son parrain.
Un nouveau silence engloba la pièce, les deux hommes étaient tout deux plongés dans leurs pensées. Le directeur de l'école frotta sa main noircie, une triste habitude désormais, avant de regarder son ancien élève.
- Je sais que je vous demande beaucoup Severus. Mais pourriez-vous garder un œil sur Miss Potter ? Vous êtes le seul qui est assez prêt d'elle.
- Très bien. Dit-il sans avouer que c'était déjà son intention. Mais comme vous l'avez vu, le Seigneur des Ténèbres est assez possessif, il ne me laissera pas l'approcher si facilement.
- Mais vous le fournissez en potions. Des occasions pourront se présenter.
- Et que comptez-vous dire à son frère ?
Cette question laissa le sorcier muet, il réfléchissait lui aussi à la façon de tout lui avouer. Il voulait arrêter de lui cacher des choses, sachant sa mort prochaine il se devait de lui révéler la vérité pour lui permettre de reprendre le flambeau, sauver sa sœur et surtout sauver le monde magique du règne du mage noir.
- Je m'en occupe Severus ...
L'homme abdiqua puis se releva pour partir. Au niveau de la porte d'entrée, il s'arrête un instant avant de se retourner et détailler le vieil homme fatigué.
- Pensez-vous qu'il sera possible de la sauver ? De la faire revenir parmi les siens ?
Albus s'abstient de toute remarque vis-à-vis des sentiments du professeur de potions et se réfléchis à sa question avant de lui répondre honnêtement.
- Je ne pense pas, en tout cas pour entièrement. Une fois son esprit libéré de toute entrave, son cœur la fera sans doute rester près de Voldemort mais sa raison pourrait la faire retourner auprès de son frère ... Cependant, son esprit a été perverti et amadouer depuis longtemps, bien avant son entrée à Poudlard, bien avant qu'elle ne prenne en compte l'existence de tout cela ... Voldemort entretiens une emprise sur elle depuis des années, même si elle l'ignorait, ça ne sera pas sans conséquences ... D'ailleurs, il ne nous laissera pas la récupérer sans se battre ... Il faut s'entendre à ce qu'elle ne revienne jamais et devoir prendre les dispositions qui s'impose ...
