Commandes juin 2021 ouvertes !

Vous pouvez passer une commande de fiction ici !

Pour cela, vous pouvez reviewer cette histoire en précisant ce que vous voulez (l'univers, le couple, les personnages...). Voilà, on s'occupe du reste ! Vous pouvez également passer commande sur notre

Forum ou notre page Facebook, à retrouver tous deux sous le nom de Comptoir des auteurs.

Mais qui sommes nous ? Nous sommes un collectif d'une vingtaine d'auteurs qui souhaitons faire plaisir en répondant à des commandes sur des univers variés !

Et si ?

- si nous ne connaissons pas l'univers ? Nous prenons la commande tout de même car nous augmentons nos rangs (quelqu'un sera alors apte à y répondre)

- je veux passer plusieurs commandes ? Pas de soucis !

- d'autres questions ? Nos mp vous sont ouverts !

- L'équipe du Comptoir -

Et maintenant, place à la deuxième partie de ce chapitre : la fic !

Petite note générale sur la fic : Cette histoire est une co-écriture entre deux auteurs du Comptoir, Angelica R et Marina.

Pour ce quatorzième chapitre, c'est Marina Ka-Fai qui est à la plume.

Disclaimer :OUAT et GOT ne m'appartiennent pas (on s'en serait pas doutés…)

Chapitre 15

- Lady Zelena ? Puis-je vous parler ? Demanda Lancel après avoir eu l'autorisation de rentrer

L'écuyer du Régicide la trouva en compagnie d'Hades et de son père.

- Tu sais très bien que tu peux toujours me parler. Sourit la sorcière. Même si je pense savoir de quoi tu viens discuter.

- Dois-je m'éclipser ? S'enquit Kevan

- Non. Non, cela ira, Père.

L'aimée du dieu des Enfers ressentit un immense plaisir quand elle le vit incanter une bulle de silence autour d'eux, un réflexe qui lui était venu. Il le faisait désormais avec une aisance admirable. Ce qui lui faisait le plus plaisir cependant, c'était la fierté dans les yeux paternels. Le chevalier avait accepté la nature de son fils avec une facilité déconcertante, admirait ses progrès même s'il n'entendait rien à la magie. Il était clair qu'à ses yeux, le garçon n'était pas que son héritier. Il était son enfant, une personne qu'il voulait voir grandir, pas une espèce d'argile à modeler selon ses envies.

- C'est à propos d'Amerei ? Commença l'ancienne Méchante Sorcière de l'Ouest

- Co... Comment le savez-vous?!

Elle ne put retenir un éclat de rire dénué de malice quand elle le vit s'empourprer.

- Je vous ai vus. Vous n'étiez pas spécialement discrets.

- Alors, vous avez sans doute ressenti cette étrange vague.

- Quelle vague ? S'inquiéta le westerosi

S'il était gêné, l'apprenti de Zelena passa au-dessus de sa timidité naturelle.

- Quand Lady Amerei et moi avons échangé notre premier baiser, une sorte de vague a aussitôt émergé de nous pour partir en forme de cercle. On aurait dit comme un genre de brise en terme de sensation.

- Ah, ça. Lança Hades. Félicitations mon garçon, c'est ce que l'on appelle un baiser d'amour véritable. Lady Amerei est ton âme-soeur apparemment. Te rappelles-tu les lois de la magie ?

- On ne peut pas ramener les morts à la vie, on ne peut pas forcer quelqu'un à nous aimer, on ne peut pas voyager dans le temps. Récita-t-il. Bien qu'il me semble que Lady Zelena ait brisé cette dernière.

L'intéressée sourit, pas peu fière de son tour de force.

- Il y en a une quatrième, plus un diction en fait. Mais un véridique. Révéla le frère de Zeus. Un baiser d'amour véritable peut briser n'importe quelle malédiction. Et ce genre de baiser est rare, Lancel. Très rare.

- Rare, dites-vous ? Répéta Kevan

Il avait l'air pensif.

- Est-ce que vous en auriez été le témoin jadis ? Tenta son interlocuteur

- Témoin ? Ce que Lancel vient de décrire, je l'ai vécu ! Avec sa mère, mon épouse Dorna. Nous avions mis cela sur le compte du vent qui souffle toujours à Castral Roc.

Le seigneur des morts échangea avec sa bien-aimée un regard où se reflétait le choc de cette révélation. Puis soudain, un déclic. Une multitude d'informations qui dévalait la pente de leurs esprits, grossissant à vue d'oeil comme une boule de neige amassant de la matière.

La main de la jeune femme qui avait été soignée au contact de la paume de Lancel lors du bal d'introduction.

Les mots d'Athéna et Hestia à propos du garçon qui était l'un des rares à avoir de la magie innée à Westeros.

La révélation de Lancel lui-même à son réveil quand il avait dit à Hades qu'il avait senti sa magie, qu'il l'avait identifié grâce à sa magie, sans savoir expliquer pourquoi ou comment.

Réussir à stopper la chute d'un objet lourd comme premier acte magique.

Et surtout, Ser Kevan qui avait découvert leur identité en voyant la magie divine alors qu'Hades avait toujours tout fait pour être discret. L'homme devait lui-même avoir un potentiel magique jamais exploité, un potentiel transmis à son fils, peut-être à tous ses enfants en plus de cette particularité rarissime qui le mettait au niveau de la Sauveuse prophétisée par le Ténébreux :

Lancel Lannister était le fruit du véritable amour.

Le fruit d'un des amours les plus purs existants dans tous les univers.

Son aisance pour la magie n'était donc pas qu'une idée. Son talent latent était énorme et l'espace d'un instant, l'enchanteresse se demanda si elle était même capable d'enseigner correctement à un être doté d'une telle puissance dormante. Puis, d'autres questions lui vinrent en tête :

Si Kevan avait eu un baiser d'amour véritable, si son fils en avait eu un, étaient-ils les seuls dans ce cas ? Ou bien d'autres familles de Westeros l'avaient-elles vécu ? Etait-ce uniquement les Lannister ?

L'arrière grand-mère de l'écuyer, Rohanne Tyssier, avait eu la réputation d'être une sorcière en raison de ses nombreux veuvages et enfants morts avant d'épouser Gerold Lannister. Les gens pensaient qu'elle les sacrifiait au seigneur des Sept Enfers pour qu'il lui enseigne les arcanes de la magie noire. Il y avait-il un fond de vérité dans ces ragots ? Si Lancel était magicien, d'autres membres de sa famille l'étaient-ils ? Ses frères, sa sœur, même ses cousins ? L'idée de Cersei capable de jeter des sorts glaça le sang de Zelena. L'hypothèse que cela pouvait peut-être venir du côté maternel s'annonça aussi dans son cerveau. Autant de pistes à explorer. Mais elle était sûre d'une chose désormais :

Sa rencontre avec l'ancien échanson du roi Robert était un signe du destin.


Jaime se sentait tiraillé. Et pourtant, ce n'était pas son genre de s'arrêter pour réfléchir à ses sentiments. Mais là, c'était plus fort que lui, tout était confus dans sa tête, dans son cœur, jusque dans son âme. Il aimait Cersei. Il l'avait toujours aimée, l'aimerait sans doute jusqu'à sa mort. Elle était sa jumelle, son double, son tout, tout était naturel entre eux.

Puis était arrivée Brienne.

Cersei le comprenait, oui. Cependant, la chevaleresse le comprenait plus vite, plus profondément et mieux encore, elle ne le jugeait pas. Il n'y avait pas en elle ce rejet de la femme, de la part féminine chez un homme, peut-être parce qu'elle-même était à mi-chemin entre les deux sexes. Tout était encore plus facile avec Brienne qu'avec sa sœur. En fait, aux côtés de la jeune femme, il avait la sensation que les nuages noirs qui pouvaient peser sur lui s'envolaient ou alors, ils étaient dès lors si légers qu'il ne les sentait plus. Et surtout, alors qu'ils ne se connaissaient que depuis peu, il avait cette étrange sensation qu'ils étaient deux vieux amis qui se retrouvaient après un long voyage. Elle remplaçait peu à peu la seule femme qu'il avait aimée toute sa vie.

C'était peut-être ça qui lui faisait le plus peur.


Seule dans sa chambre au cœur de la nuit, la reine des Sept Royaumes fulminait. Quelque chose ne tournait pas rond, rien n'était normal depuis l'arrivée de cette Zelena à la cour. Au début, cela ne touchait que Lancel, un être si insignifiant que cela était absolument risible. Sauf qu'il avait grandi. Evolué. Il rugissait et la souveraine sentait en cette étrangère un esprit fin, une intelligence, de la dangerosité aussi. Manipuler son cousin si falot était devenu du génie : qui payait attention à ce garçon ? Personne. Il avait donc été le Pygmalion idéal.

Il y avait ces nouveaux venus, les serviteurs de Zelena, Steffon Frey mais ce qui la mettait dans une colère folle, c'était Brienne de Tarth.

Lors de son arrivée à Port-Réal, la lionne n'avait pas trouvé bizarre que Jaime s'y intéresse. Elle était intéressante. Et assez laide pour ne rien inspirer d'autre que de l'intérêt. Sauf que peu à peu, Cersei sentait son jumeau lui échapper. Il continuait à l'aimer, à l'honorer. Néanmoins, cela semblait plus terne, plus froid. Ses éclats de rire avec la groupie de Renly Baratheon, en revanche, avait la chaleur des mots qu'ils échangeaient jadis. Elle avait vu naître avec effroi un éclat dans ses yeux quand il la regardait, une lueur qui lui avait pourtant été exclusivement réservée jadis :

L'amour.

Peut-être ne s'en rendait-il pas compte. Les hommes étaient toujours plus lents pour cela. Cependant, cette étincelle était là. Jaime était tombé amoureux de cette asperge dégingandée, cette jument des îles aux saphirs. Tout allait bien avant que Zelena Harloi n'arrive à la cour ! Cersei la voulait loin d'elle, partie ou morte, tout pourvu que la situation retrouve sa gloire d'antan :

Un monde où elle était l'univers de son double.

- Je peux peut-être vous aider avec cela, très chère. Résonna une voix d'homme derrière elle

Elle sursauta. Dans le reflet de son miroir, la forme d'un homme habillé en noir était apparue. Elle se retourna, découvrant cet homme entre deux âges qui servait la catin de son mari. Elle voulut répliquer, s'offusquer mais le charisme qui émanait de lui la figeait sur place.

- Mes hommages, Reine Cersei. Laissez-moi me présenter. Je suis Rumplestiltskin.

Le sourire carnassier sur ses lèvres s'étira un peu plus quand elle accepta, sans un mot, de l'écouter.

A Suivre