Commandes août 2021 ouvertes !
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- L'équipe du Comptoir -
Et maintenant, place à la deuxième partie de ce chapitre : la fic !
Petite note générale sur la fic : Cette histoire est une co-écriture entre deux auteurs du Comptoir, Angelica R et Marina.
Pour ce dix-septième chapitre, c'est Marina Ka-Fai qui est à la plume.
Disclaimer :OUAT et GOT ne m'appartiennent pas (on s'en serait pas doutés…)
Chapitre 17
- Et qu'est-ce donc que cela ? Demanda Cersei face à son interlocuteur
Elle examinait l'objet qu'il lui avait tendu, un genre de manchon dans un cuir noir fin mais étonnement rigide et qui devait couvrir une bonne partie de l'avant-bras une fois enfilé.
- Ce bracelet est enchanté. Si la personne qui le porte est un utilisateur de magie, il lui sera alors impossible d'incanter.
- Un inhibiteur en somme.
Les yeux de la reine brillaient d'un éclat dangereux.
- Mais comment le lui faire enfiler ? Si Steffon Frey est bien qui vous prétendez, il reconnaîtra l'objet. Il ne le portera jamais de son plein gré et a les moyens d'effacer tout chantage.
Un sourire carnassier se dessina sur les lèvres du Ténébreux.
- Vous trouverez un moyen, Votre Grâce. N'avez-vous pas survécu jusqu'ici ?
En pleine discussion avec Lancel, Hades ne prêta aucune attention à la jeune fille qui venait d'entrer dans sa chambre. Des jeunes servantes, il en voyait des centaines. Et il préférait largement enseigner la théorie magique au pupille de son grand amour. Sans égaler son prodige, car Zelena était inégalable de toute manière, il admettait qu'il avait de la bonne volonté et qu'il avait une certaine facilité. De plus, à force de passer du temps avec lui, il comprenait mieux l'attachement de la sorcière à l'écuyer de Ser Jaime. Sans être parfait, il y avait quelque chose en ce jeune homme qui attirait la sympathie. Il y avait ce potentiel monstre, ce besoin d'avoir un vrai guide.
- Alors, comment va Lady Amerei ? Lança le dieu en entendant la porte s'ouvrir, un signal pour son compagnon qu'il devait désormais se faire discret.
Le westerosi sourit, les iris clairement emprunts d'amour.
- Elle va bien. Nous nous entendons à merveille. Même si je crains une chose : elle a beau être une Darry, c'est une veuve. Et une petite-fille de Walder Frey. J'ai peur que mon oncle ne voit pas cette romance d'un bon œil malgré sa dot indéniable.
Darry. Des terres qui étaient jusque-là fidèles à l'ancienne dynastie régnante et dont le dernier lord était mort sans enfants. Sa nièce, la jeune Amerei, était sa plus proche parente et donc héritière du domaine. Un beau parti si on exceptait sa réputation sulfureuse, son surnom de Corps-de-Garde et le sang paternel maudit des Frey.
- Fais-en ta maîtresse. Eluda l'adulte
- Et la déshonorer ? S'empourpra son apprenti, ce qui ne manqua pas de le faire rire.
Voilà qu'il parlait comme un Stark ! D'ailleurs, le roi ne devait-il pas se rendre sous peu à Winterfell pour aller chercher son grand ami Ned pour en faire sa Main ? S'il partait, il allait emmener sa garde, sa femme et ses enfants. Cersei loin, cela ferait une menace en moins à gérer, une marge de manœuvre plus large pour essayer de renvoyer cette peste de Regina et sa clique à Storybrooke. Lancel avait eu une idée d'une simplicité étonnante mais pourtant efficace :
Les haricots magiques.
Hades étant un dieu, même si sa magie était peut-être bridée à Westeros, il devait avoir assez de puissance, d'autant plus depuis que son cœur battait à nouveau, pour contacter Hestia ou Athena. Là, il pourrait leur demander un haricot pour permettre à la demi-soeur de sa Sylphide de retourner dans le monde sans magie. Avec Emma à ses côtés, une femme ayant vécu toute sa vie ou presque là-bas, le retour à Storybrooke serait donc aisé. Pour ce qui était du retour de Zelena, cela pourrait être avisé après, à moins qu'elle ne souhaitait accompagner sa cadette pour enfin serrer sa fille dans ses bras. L'idée d'un départ avait fait son chemin dans l'esprit du garçon même si elle lui faisait toujours aussi mal. Sa situation s'était grandement améliorée ici grâce à sa protectrice et à son âme-soeur. Il y avait aussi son père, sa mère, Amerei, qu'il ne voulait pas abandonner. Mais il voulait aussi tenir sa promesse envers celle qui avait changé sa vie. Partir signifiait sans doute ne jamais plus se revoir même en ayant des dons magiques. Pourtant, malgré sa peine, il faisait de son amie la priorité : elle devait retrouver son bébé. Et il aurait été injuste de séparer Robin des Bois de sa fillette.
Alors que la domestique déposait un tas de linge sur le lit et s'apprêtait à le ranger, le seigneur des Enfers remarqua que les yeux de Lancel étaient attirés par l'un de ses pourpoints. Il se leva et s'approcha de la jeune fille.
- Ceci a-t-il été modifié ? Lui demanda-t-il
La demoiselle tressaillit et semblait presque effrayée malgré le ton neutre et l'expression relativement bienveillante du noble. Encore un accomplissement dû à la sorcière de l'Ouest : la timidité de Lancel restait, c'était naturel et faisait partie de lui, mais il avait appris à la contrôler et à laisser parler son sang de lion.
- Les poignets semblent fort rigides. Poursuivit-il, une perche tendue pour qu'elle se dévoile
- Oui, une camériste a repris l'habit, Monsire. Balbutia-t-elle. C'était troué.
L'écuyer eut un léger rictus.
- Lord Steffon n'a pas de pourpoint parme.
Il prit le vêtement et retourna la manche malgré la protestation de la servante. Hades se figea aussitôt en découvrant qu'un bracelet inhibiteur de magie avait été cousu à l'intérieur. Quelqu'un l'avait trahi. S'il avait enfilé cela, il se serait handicapé sans le savoir. La personne derrière cela s'était montrée fort bien renseignée et surtout maligne. Lancel se raidit et ses yeux devinrent glacials. La roturière se ratatina, clairement apeurée.
- Qui a ordonné ça ? La questionna-t-il
- Je ne peux pas le dire, Monsire...
- Qui ?!
Il avait crié et s'étonna lui-même. Il inspira et tenta de retrouver son calme.
- Ecoute-moi bien. Je sais que quelqu'un te l'aura ordonné. Tout comme je me doute que tu n'as aucune idée de ce que c'est.
- On m'a dit que c'était empoisonné, Monsire...
C'était un mot presque juste.
- On t'aura sans doute bien payée. Qui t'a demandé ça ?
- Je ne peux rien dire...
- Je peux te protéger.
- Je ne peux rien dire, Monsire... Je ne peux pas...
L'esprit du jeune homme se mit en branle. Ce devait être quelqu'un de haut placé pour que cette adolescente fusse à deux doigts de s'oublier. Pourtant, son nom de famille et l'idée de l'argent derrière lui auraient pu suffire pour lui délier la langue. Quelqu'un de puissant et sachant qui était véritablement Hades, ce qu'était ce bijou de malheur... Il n'y avait que deux personnes qui détestaient assez Zelena pour vouloir la perdre et qui connaissaient la vraie nature de son amant : sa demi-soeur et son ancien mentor. Sauf qu'ils n'étaient rien dans cette cour. L'un d'eux avaient dû se rapprocher de quelqu'un, quelqu'un qui avait dû vouloir la perdre ici aussi. La rousse n'avait pas tant d'ennemis que cela à la capitale. Petyr Baelish lui tournait autour et ne voulait pas perdre l'opportunité de faire affaire avec l'ouest de Westeros. Jaime et Kevan lui étaient acquis. Brienne était trop pure pour s'abaisser à ce genre de manœuvres. Varys aurait agi bien avant et plus subtilement s'il l'avait suspectée de quoi ce se soit. La seule à avoir véritablement de la méfiance voire de l'inimitié pour elle, c'était la reine.
C'était Cersei.
La conclusion lui donna un frisson le long de la colonne vertébrale. La reine n'était pas un adversaire à négliger. Elle avait le pouvoir de les envoyer à la mort, le tout dans la plus grande légalité. Il planta son regard émeraude dans celui azur de la jeune fille.
- Je ne te forcerai pas à dire qui t'a payée.
Il sortit une bourse de sa poche et lui donna trois dragons d'or, dix cerfs d'argent.
- Pour ton silence. Tu vas faire exactement ce que je vais te dire, tu comprends ?
Elle acquiesça.
- Tu vas découdre ce manchon et me le remettre. Ne t'en fais pas pour la manche en elle-même, je me charge de ça. Tu diras à ton maître que tu as accompli ta besogne, tu empocheras le reste de ta récompense et tu vivras ta vie tranquillement. Tu me trouveras bien facile à contenter. Mais je te préviens : un faux pas de ta part, un seul faux part volontaire de ta part, et tu comprendras mieux le sens des paroles des Pluies de Castamere. Me suis-je bien fait comprendre ?
Elle s'acquitta de sa tâche et partit aussitôt. D'un geste mécanique du poignet, Lancel arrangea les bords abîmés par le découd-vite. Il remit le bracelet à Hades mais pas avant d'avoir incanté une bulle de silence.
- Lancel. Bravo. Je ne l'avais pas remarqué. Avoua-t-il
- C'est parce que vous n'avez jamais vécu à la cour. Je sais d'où ça vient. Il n'y a qu'une personne ici à Westeros qui n'apprécie pas Lady Zelena. Et deux de son pays qui voudraient la voir tomber. Ces deux même personnes qui savent qui vous êtes.
- La peste ou les frissons donc.
- Exactement. Mais je pense avoir une idée. Le temps de démasquer qui est derrière tout ça. On ne peut pas s'attaquer à la tête directement. Trop dangereux.
- Je t'écoute.
- Vous allez faire comme si vous aviez enfilé cet objet. Je pense qu'il ne doit pas être difficile d'en conjurer une copie inoffensive. Prétendez n'avoir aucun pouvoir. Cela les mettra en confiance. Une fois la famille royale partie pour le Nord, là, on pourra se concentrer sur l'obtention du haricot magique et renvoyer cette clique là d'où elle vient. Sauf qu'il y a un léger changement : Lady Zelena doit partir en même temps. Si la personne que je soupçonne est la bonne, elle voudra la voir partie. Si elle reste, cette dame saura qu'elle a été démasquée et même sans magie, elle reste dangereuse. Quand ils rentreront, on justifiera son départ par le fait que le roi a utilisé son voyage vers Winterfell pour mettre fin à sa relation avec sa maîtresse et les domestiques étant un cadeau Lannister, ils l'auront accompagnée. Il serait plus prudent que vous restiez un peu cependant. Pour éviter des rumeurs.
La question de mettre Zelena dans la confidence fut évoquée et approuvée. Et puis, le dieu avait hâte de voir sa réaction quand il lui raconterait avoir entendu son munchkin rugir et combien il ressemblait à Kevan dans ces moments-là.
- Si on pense à la même personne, elle doit avoir un autre but en tête.
- Le pouvoir. Et il n'y a qu'un homme qui la sépare du trône.
Hades eut un rire amer : ils allaient peut-être devoir sauver l'homme qui avait failli tuer Lancel.
Ils allaient peut-être devoir sauver Robert Baratheon.
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