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Et si ?

- si nous ne connaissons pas l'univers ? Nous prenons la commande tout de même car nous augmentons nos rangs (quelqu'un sera alors apte à y répondre)

- je veux passer plusieurs commandes ? Pas de soucis !

- d'autres questions ? Nos mp vous sont ouverts !

- L'équipe du Comptoir -

Et maintenant, place à la deuxième partie de ce chapitre : la fic !

Petite note générale sur la fic : Cette histoire est une co-écriture entre deux auteurs du Comptoir, Angelica R et Marina.

Pour ce dix-neuvième chapitre, c'est Marina Ka-Fai qui est à la plume.

Disclaimer : OUAT et GOT ne m'appartiennent pas (on s'en serait pas doutés…)

Chapitre 19

- Père ? Puis-je vous parler un instant ?

Kevan leva les yeux de sa lettre, souriant face à la visite de son fils.

- Bien sûr. Assieds-toi.

Lancel obéit et s'installa face à l'auteur de ses jours. Il y avait en lui une assurance tranquille, une confiance en lui qui était tempérée par sa nature toujours timide. Simplement, désormais certain de sa valeur, cela se voyait moins aux yeux d'inconnus. Aux yeux paternels, la transformation était immense et il admettait que cela lui faisait un pincement au cœur. Son petit garçon était désormais grand et il se sentit soudainement bien vieux. L'amitié de Zelena et d'Hades y était pour beaucoup. Lancel, ami d'une sorcière et d'un dieu... Il n'en revenait d'ailleurs toujours pas mais puisqu'ils étaient bons pour son enfant, il ne trouvait rien à redire.

- Que puis-je pour toi, Lancel ?

L'interpellé leva les yeux et fixa son regard. L'aîné y voyait encore les traces de l'adolescent qu'il avait envoyé à Port-Réal deux ans plus tôt.

- Je n'irai pas par quatre chemins, Père. Je souhaiterais épouser Amerei Frey.

Oh oui, vieux, décidément bien vieux...

- Un mariage ? N'est-ce pas un peu tôt ? S'étonna-t-il. Même en sachant qu'elle est ton grand amour selon les lois de la magie... Vous ne vous fréquentez que depuis quelques mois.

A sa surprise, son fils ne répondit pas, ne s'emporta pas, il avait aussi su dépasser sa fougue liée à sa jeunesse.

- Mais je suppose que c'était à prévoir. Lui as-tu demandé sa main ? Poursuivit-il

- Non. Répondit l'écuyer. Pour ne pas lui donner de faux espoirs.

- Sage décision.

- Et parce que ce genre de chose finit toujours par se savoir. Amerei est capable de garder le silence. Mais ces choses se savent. Ses parents savent déjà que nous sommes amis. Je vois déjà bien son père danser la gigue quand il apprendra que je souhaite faire de sa fille une Lannister de Port-Lannis. Et nous savons tous les deux comment est Merrett Frey. Pire encore, Mariya Darry.

Kevan ne put qu'approuver. Il l'avouait, s'il avait eu une fille de l'âge de la jeune femme et qu'elle avait été trouvé en galante compagnie avec trois hommes à la fois, lui non plus n'aurait guère été ravi. Mais la différence entre eux était qu'il aimait ses enfants. Merrett était un idiot et sa femme un tyran. Comment deux personnes aussi ignobles avaient pu engendrer une fille aussi douce et gentille que leur aînée ?

- Enfin, ce n'est pas moi qui ai mon mot à dire dans le sujet de mon mariage. Conclut Lancel. C'est vous. Vous et Oncle Tywin. Si vous vous y opposez, je ne pourrai rien y faire. Je ne tiens pas à devenir un second Tyrion...

- Alors, tu sais ce qui est arrivé.

- Rien n'est secret véritablement dans notre famille, Père.

- Et tu crains que ton oncle te refuse cette jeune femme ?

- Elle est une Frey. Eluda-t-il. Mais une chose peut pencher dans la balance pour lui : Darry.

Darry... C'était vrai, depuis la mort de Raymun Darry, les terres étaient revenus à son jeune fils, le petit Lyman. Et après lui, l'aînée de ses cousines par l'aînée des tantes paternelles : Lady Amerei Frey dont le mari, Pat de la Bleufurque, venait de mourir. Bien entendu, Kevan ne souhaitait aucun mal au nouveau petit lord. Loin de là. Mais c'était une chose à envisager. Faire épouser à Lancel l'héritière du seigneur des terres de Darry, des terres anciennes et puissantes au sol fertile, était une opportunité de fonder une nouvelle branche Lannister.

- Je plaiderai ta cause à ton oncle. Finit par dire l'homme. Mais avant toute chose, j'aimerais savoir : le mariage, il aura lieu ici ou à Storybrooke ?

- Je vous demande pardon, Père ? Dit Lancel clairement décontenancé

- Lady Zelena m'a fait une confidence. Révéla-t-il. Et avant que tu ne te fâches ou que tu ne lui en veuilles, c'est moi qui lui ai demandé de me raconter ta vie avant cet horrible accident de chasse. Elle m'a expliqué que tu voulais la suivre chez elle. Pour la servir en remerciement de sa gentillesse envers toi. De devenir son chevalier lige en somme.

Son fils baissa les yeux.

- Je ne peux pas dire que cela ne me fait rien, Lancel. Bien sûr que cela me fait mal. Mais est-ce que je t'en blâme ? Non. Après ce que tu as vécu, c'est bien normal. Penses-tu encore à la suivre ?

- Je... Je ne sais pas. Admit-il. Ma situation ici va bien mieux. Je ne suis plus malheureux et maltraité. Je suis enfin véritablement formé au métier que je veux exercer. J'ai des amis. J'ai Amerei. En soi, je n'ai plus de réelles raisons de partir. Sauf que je lui ai dit que je voulais la servir. Même si je sais que Lady Zelena me libérerait de ce serment bien sincèrement, manquer à sa parole, n'est-ce pas manquer d'honneur aussi ? Et cela fait... Cela fait mauvais genre. Elle m'a aidé. Sans doute en retour de l'aide que j'ai pu lui apporter à la cour. Cependant, elle a aidé bien au-delà de ce que la bienséance exigeait. La laisser repartir sans l'accompagner, ce serait comme si je l'avais utilisée pour parvenir à mes fins et Lady Zelena mérite bien mieux que cela.

Kevan eut un léger sourire, un sourire empreint de fierté.

- Vous avez encore du temps.

- Bien moins que vous ne le pensez, j'en ai peur. Je ne peux pas tout vous dire, pas encore, car j'ai juré de me taire. Mais le départ de Lady Zelena et de Lord Hades peut se trouver bien vite accéléré.

- Ce ne seraient pas des adieux, Lancel. N'es-tu pas « spécial » après tout ?

Réalisant cela, il sembla soulagé.

- Je vais écrire à ton oncle concernant ton envie de convoler avec Amerei. En expliquant tes raisons socio-politiques. Mais je ne peux rien te promettre.

- S'il y a une chose que j'ai apprise aux côtés des accompagnateurs de Lady Regina, c'est que l'amour trouve toujours un chemin. Et des âmes-soeurs se retrouvent toujours. Alors, même si je l'appréhende un peu, le refus de Lord Tywin, que je respecterai, ne me fait pas spécialement peur.

- Je t'ai laissé partir enfant et je fais désormais face à un homme... Bientôt, je marcherai avec une canne !

- Pas si je peux soigner votre claudication avec mes talents.

Le père et le fils partirent dans un éclat de rire complice.


Seul dans ses appartements, après avoir incanté une bulle de silence pour les bruits et une d'illusion pour que personne ne puisse le voir, Hades se concentra, appelant à lui chaque fibre de magie qui courait en son sein pour réussir à localiser sa sœur et sa nièce. Malgré le retour de l'intégralité de ses pouvoirs grâce au baiser d'amour véritable de Zelena, les terres de Westeros restaient assez maigres en ressources magiques et c'était une opération qui demandait toujours un peu de délicatesse. Les dieux pouvaient se montrer fort peu conciliants et ainsi se cacher de tous, même de leur propre fratrie. Par chance, Hestia s'avéra bienveillante à son égard et elle apparut derrière lui.

- Hades, mon cher frère ! Lui sourit-elle en l'enlaçant

Le geste le surprenait toujours autant. Néanmoins, il la laissa faire. Il la sentit se raidir entre ses bras avant que son visage ne s'illumine, une joie immense et sincère sur ses lèvres s'étirant en une surprise merveilleuse.

- Ton cœur ! Il bat ! Ta sorcière ! Ta Zelena ! Elle a brisé le sort de Zeus ! Oh, quel bonheur ! Tu connais désormais l'amour véritable !

Le Seigneur des Enfers eut un sourire maladroit avant de briser leur étreinte.

- Et c'est pour Zelena que j'ai besoin d'aide. Je peux aisément voyager à ma guise entre les royaumes désormais. Et s'il n'y avait qu'elle, je pourrais facilement l'emmener avec moi. Mais vois-tu, il y a sa sœur. La clique de cette dernière. Et le Ténébreux.

- Que te faudrait-il ?

- Un haricot magique.

- Rien que cela...

Hestia se détourna, clairement en pleine réflexion.

- Qui dirige Underbrooke en mon absence ? S'enquit son cadet

- Le roi Arthur de Camelot. Révéla-t-elle

- Il est mort, donc.

- Un coup d'état orchestré pour mettre Guenièvre à sa place. Et il a accompli la prophétie de feu ce pauvre Merlin. Hades... Quels sont tes plans ?

Ses grands yeux clairs, des pupilles qu'il partageait avec elle, étudiaient son être, cherchant à sonder son âme.

- Je veux t'aider. Je veux croire à ta rédemption. Mais je ne peux pas prendre le risque de te laisser tuer Zeus. Le défier pour t'offrir une seconde chance est une chose. Cependant, je t'en prie, ne me force pas à devoir me dresser entre deux membres de ma famille. Je veux savoir. Et je veux la vérité. Veux-tu encore « te venger » de notre frère ?

La vengeance... A la vérité, depuis son arrivée dans les Sept Royaumes, il avait été si occupé qu'il n'y avait même pas pensé. Il avait retrouvé Zelena. Ils avaient pu rattraper le temps perdu, voir leur amour grandir et s'épanouir comme un tendre bourgeon sous les rayons d'un soleil printanier. Il avait fallu aider Lancel. Lui sauver la vie. Gérer ses dons, lui enseigner, s'allier à Kevan, à Jaime, à Brienne, déjouer les plans de la cour, Regina qu'il n'aimait pas mais... Non, la vendetta n'avait plus occupé une seule de ses pensées. Et quand il y réfléchissait, quand il se demandait ce qu'il voulait vraiment, il commençait à réaliser que oui, la meilleure vengeance était d'avoir tout. Mais elle était surtout d'avoir ce que l'autre n'avait pas. Zeus n'était pas heureux avec Héra, ne le serait jamais. Lui, il avait Zelena, sa flamboyante, sa piquante, sa parfaite Zelena. Son royaume, c'était ce qu'elle partageait avec lui. Tout ce qu'il désirait, c'était d'être à ses côtés, de la chérir, de l'aimer comme elle le méritait et oui, il osait l'admettre, il voulait fonder une famille avec elle. Bien sûr, il y avait sa fille. Il ne l'avait jamais rencontrée, elle n'était pas de son sang sauf qu'elle était l'enfant de son grand amour et c'était assez pour qu'il l'adore déjà. Les moments passés avec Zelena à apprendre à Lancel à contrôler sa magie, la peur qui les avait étreints quand ils avaient cru le perdre, leurs conversations, assister aux entraînements à l'épée, lui avaient fait réaliser qu'il voulait avoir son propre foyer. Il voulait être l'amant de Zelena, l'amant qu'elle lui permettrait d'être, il voulait avoir des enfants avec elle, avoir leur propre petite dynastie, une famille heureuse et soudée, pas comme le clan qui l'avait vu naître et où la jalousie avait été propice à se répandre comme autant d'orties. Il voulut ouvrir la bouche mais Hestia le coupa, les iris doux :

- J'ai ma réponse. Et je te souhaite que tout cela arrive. Je suis si fière de toi, Hades !

- Ne me demande pas d'embrasser Zeus lors des repas sur l'Olympe par contre.

- Je ne vous demande pas de vous aimer. Ce que tu me proposes est bien suffisant. Je n'ai pas de haricot sur moi. Mais je vais voir avec Hermès s'il peut nous aider.

- Hestia... Merci.

Elle disparut dans un bruit de draps froissés et une idée surgit dans l'esprit du dieu. La famille, hein... Et s'il arrivait à Rumplestiltskin d'abandonner sa croisade contre Zelena ? Après tout, sa chère Belle était enceinte et le marché passé entre eux concernant un second enfant était toujours en activité...

A Suivre