Commandes janvier 2022 ouvertes !
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Et maintenant, place à la deuxième partie de ce chapitre : la fic !
Petite note générale sur la fic :Cette histoire est une co-écriture entre deux auteurs du Comptoir, Angelica R et Marina.
Pour ce vingt et unième, c'est Marina Ka-Faiqui est à la plume.
Disclaimer :OUAT et GOT ne m'appartiennent pas (on s'en serait pas doutés…)
Grâce à toi, je réalise que j'avais tort
Chapitre 21
Les mondes pouvaient revêtir bien des atours en changeant leurs paysages, leurs noms, leurs peuplades, au final l'essentiel demeurait : les mêmes vices semblaient y régner. Cela ne faisait que quelques jours que Zelena était à Winterfell et déjà son cœur saignait pour la petite Arya. Oh, certes, l'enfant était une sauvageonne en crise. Mais elle comprenait sa rébellion : sans cesse comparée à sa sœur qui était, selon les dires généraux, plus jolie, plus sage, plus douée... Et donc, forcément, les efforts de Catelyn, sa douceur aussi, avaient tendance à se tourner vers Sansa plutôt que vers sa cadette. Et encore, la sorcière en avait la certitude, Lady Stark aimait sa deuxième fille. Elle essayait. C'était là juste deux visions du monde qui s'affrontaient, le classique face au moderne. Apparemment, c'était un cycle qui se répétait car Lysa, la sœur cadette de Catelyn, était dans la même situation avec son aînée dans sa prime jeunesse... Cependant, en voyant la dynamique sororale des demoiselles du Nord, en voyant leur mère avec elle, elle se revoyait avec Regina. Et c'était douloureux. Hades lui manquait terriblement. Lui, il aurait su trouver les mots, la rassurer, la consoler.
- Lancel a bien plus besoin de lui que moi. Se raisonna-t-elle
En attendant, elle profitait de son voyage pour en apprendre plus sur les légendes nordiennes, des terres plus « infusées » en magie que le sud. Aussi, elle écoutait patiemment le petit Bran lui narrer les histoires de la Vieille Nan, les contes des enfants de la forêt, les légendes qu'étaient devenus les Marcheurs Blancs. Le Bois Sacré, avec son barral aux feuilles écarlates ainsi que son cours d'eau, aurait eu sa place au cœur de la Forêt Enchantée.
- Lady Zelena ? Comment est-ce ? A l'ouest de Westeros ?
- Arya ! Bran ! Rickon ! Cessez d'importuner Lady Harloi !
La jeune femme sourit à la maîtresse de la forteresse.
- Ne vous inquiétez pas, Lady Stark. Vos enfants ne me dérangent absolument pas, je suis heureuse d'avoir de la compagnie !
- Oh, ne les encouragez pas, vous risquez de le regretter ! Plaisanta l'aînée des Tully
L'épouse de Lord Stark semblait se faire petit à petit à sa présence, à l'apprécier également malgré ses amitiés étranges. En se mettant sa descendance dans la poche, elle s'assurait son soutien, même éphémère. Et puis, il s'avérait que la tribu Stark était attachante. Zelena s'installa et, le trio autour d'elle, elle tâcha de raconter des anecdotes assez vagues pour ne pas la mettre en défaut mais assez complètes pour satisfaire leur curiosité.
Assis à son bureau à Castral Roc, Tywin relisait la missive de Kevan. En premier lieu, savoir Lancel si bien remis de son accident le rassurait. Il appréciait assez son neveu, tout comme il savait que son décès aurait détruit ce petit frère qu'il adorait. Il y lisait aussi sa maturité grandissante.
Amerei Frey, pour tous ses défauts et son maudit nom de famille, était un parti improbable mais intéressant.
Si son cousin Lyman mourrait, elle héritait des terres ancestrales de Darry et si elle épousait Lancel, ces terres seraient rattachées à la couronne par les liens de filiations entre le jeune homme, la reine, le futur roi. En plus, elles étaient fertiles et cela créait une nouvelle branche de leur clan, de quoi asseoir un peu plus leur autorité sur le continent.
Une idée traversa l'esprit du patriarche.
Marier Lancel à Amerei garantissait un minimum de bénéfices même s'il ne devenait pas le seigneur de Darry.
Un double mariage, lui, était un moyen sûr d'obtenir les effets escomptés sans devoir prier pour la mort d'un enfant ou sans devoir la provoquer.
Janei était trop jeune, bien trop jeune, on ne pouvait pas se permettre d'attendre.
Par contre, Joy, la fille bâtarde de Gerion, pouvait tout à fait convenir. Elle était l'aînée de Lyman de trois ans, elle était nubile, d'ici un an ou deux, le mariage pouvait porter ses fruits. Et c'était aussi assurer un avenir au seul enfant de son plus jeune frère.
Enfin, il voyait une lueur d'espoir dans la missive de son cadet :
Jaime.
Jaime qui s'entendait à merveille avec Lady Brienne de Tarth.
Brienne n'était pas une beauté, elle n'était pas le meilleur des partis mais elle était jeune, elle était la seule héritière de son père et surtout, elle était la seule à avoir piquer l'intérêt de son fils.
Il fallait trouver un moyen de sortir Jaime de cette fichue Garde !
Convaincre Robert ne serait pas bien compliqué, non Cersei allait poser le plus de résistance. Dans un soupir, il referma sa lettre. Il aimait sa fille mais elle l'irritait à se croire plus intelligente qu'elle ne l'était en réalité.
Jaime n'avait pas envie. Mais il s'était plié à la volonté de sa sœur, une fois encore, une bien agréable volonté. Cependant, sa jalousie maladive commençait à lui empoisonner l'existence. Ne pouvait-elle donc pas admettre qu'elle pouvait avoir des amis en dehors d'elle ? Qu'il lui appartenait peut-être par les sentiments mais qu'il restait sa propre personne ? Désormais, le fait de la bêliner n'était plus qu'un acte mécanique, sans réelle passion. Soudain, un bruit, Cersei qui se redressait et qui criait d'effroi.
Un enfant les regardait depuis la fenêtre de la tour.
Bran.
Le cadet légitime de Ned Stark.
- Il nous a vus ! Hurla la reine
Le chevalier se rapprocha du garçon. Quel âge avait-il ? Huit ans ? Neuf ans ? Quel était son crime, à part avoir été au mauvais endroit, au mauvais moment ?
- Il nous a vus ! Répéta sa jumelle
- Je t'ai entendue la première fois. Répliqua-t-il
Son double la regardait, espérant une solution rapide, efficace, éternelle et jadis, il l'aurait sans doute fait en justifiant que c'était par amour. L'espace d'un instant, la figure de Brienne apparut dans son esprit. Brienne qui lui aurait dit que ce n'était pas bien, que c'était indigne d'un chevalier, qu'il y avait une autre solution, une meilleure solution, plutôt que de s'abaisser à de telles horreurs.
- Tu as vu ce que nous faisions ? S'enquit-il auprès de l'enfant
Tremblant, il demeura silencieux mais acquiesça.
- Tu ne répéteras rien de ce que tu as vu, n'est-ce pas ? A personne.
Il opina à nouveau du chef. Jaime relâcha sa poigne, prêt à le laisser filer. Cersei le dévisageait, incrédule, déçue aussi.
- C'est tout ? S'exclama-t-elle
- C'est un enfant, Cersei ! A peine plus âgé que Tommen !
- Tu deviens faible, Jaime.
Elle se leva d'un bond et avant que l'homme ne put faire quoi que ce soit, elle s'approcha et poussa de toutes ses forces le petit corps du garçon.
Sauf qu'ils n'entendirent pas le bruit qui annoncerait la fin de sa chute.
- Je voulais vous remercier, Lady Zelena, pour la gentillesse que vous avez envers mes enfants. Déclara Catelyn
Les deux femmes se promenaient dans la cour du château, non loin de la vieille tour.
- Vous êtes une naturelle. Si les Sept vous bénissent avec un enfant, vous serez une mère merveilleuse.
L'ironie frappa le cœur de la sorcière mais elle se força à sourire. Sourire, faire bonne figure, comme son père adoptif lui avait enseigné dans les larmes et la douleur.
- Je crains avoir été injuste envers vous. Poursuivit-elle. Je vous ai jugée en raison de vos amitiés. C'était mal de ma part. Je suis navrée.
- Ne vous excusez pas. La rassura l'aînée de Cora. Il est vrai que les noms de mes connaissances peuvent surprendre.
Soudain, Catelyn se figea et sur son visage se peignirent les couleurs de l'horreur la plus pure alors qu'un cri viscéral s'échappait de ses lèvres.
- Bran !
Elle se mit à courir alors que son enfant tombait de la tour. Zelena ne réfléchit pas, se souciant peu d'être découverte comme pratiquant la magie. Ce fut un acte né du réflexe le plus pur, le genre de réflexes qu'avaient les héros. Elle tendit sa main, une légère aura verte entoura le corps de Bran et le fit redescendre paisiblement sur la terre ferme. La mère se retourna, les yeux noyés de larmes, la stupeur ayant remplacé l'effroi sur ses traits et très vite, la reconnaissance.
Si Lady Stark aurait pu être un soutien d'un jour jadis, désormais elle lui était une alliée toute acquise.
A Suivre
