Salut !
J'ignore s'il y a encore des gens qui suive cette fic, il faut dire qu'avec tous mes problèmes qui se sont enchainés je n'ai plus poster le moindre chapitre. Je ne peux pas promettre d'en poster régulièrement, je suis en formation et ça occupe pas mal de mon temps. Mais je vais essayer de dépoussiérer un peu cette vieille fic, en espérant pouvoir trouver le temps de la poursuivre.
S'il y encore des courageux qui la suivent, un grand merci à vous. Je vous laisse découvrir ce chapitre avec quelques aperçus des nouvelles Flammes.
Disclaimer : Katekyo Hitman Reborn ne m'appartient pas et reste la propriété de son auteur. Même chose pour Luka malheureusement. Le reste est entièrement de moi, pour le meilleur comme le pire !
Chapitre VII : L'Appel du Ciel Jumeau
-Nous approchons de Namimori.
Hikaru quitta subitement ses réflexions silencieuses à cette remarque chuchotée en ses deux « protecteurs ». Cela faisait quelques minutes régnait sur le groupe alors qu'ils avançaient au milieu de la forêt bordant sa ville natale.
Oui, elle avait dit « la forêt ».
Ils avaient rapidement quitté le train à l'improviste dans une vieille gare désaffectée, la lycéenne ne savait même pas comment puisqu'elle s'était réveillée déjà sur place… Et elle ne voulait pas savoir les risques qu'auraient prit Futa et Bianchi pour réussir une telle chose ! Toujours est-il que l'endroit en question était à plusieurs heures marches là où le train n'aurait prit qu'un peu plus de quelques minutes. Mais il n'avait pas tellement le choix…
-Navrée pour toute cette route, ce ne doit pas être aussi facile d'être aussi perdue. S'excusa doucement Bianchi.
La Gokudera devait se méprendre sur son silence car la lycéenne se dépêcha de la détromper.
-Je ne suis pas si perdue, je comprends.
-Namimori est la plus surveillée des villes japonaises par les Millefiore…
-D'où la nécessité d'éviter les lieux très fréquentés et les routes traditionnelles. Coupa la plus jeune d'une voix calme.
Les deux la regardèrent de nouveau avec surprise alors qu'elle détournait la tête avec gène, quelques souvenirs lui revenant doucement en tête. Ce n'était pas le genre de chose dont elle aimait se rappeler…
-J'ai déjà eu à surveiller mes arrières comme ça, se contenta-t-elle de préciser pour taire leurs interrogations. « Une fois de trop d'ailleurs… » rajouta-t-elle sombrement.
Le ton de sa voix laissait clairement entendre que la discussion s'arrêtait là, aussi respectèrent-ils son choix. Se contentant de se jeter un regard entendu, croyant qu'elle ne les remarquerait pas, ils lui firent signes de les suivre et ainsi reprendre leur avancée prudente. Mais cette fois-ci Hikaru se fit plus attentive et prudente qu'il y a quelques minutes, calquant certains mouvements sur les leurs et adoptant une démarche plus furtive. La lycéenne s'était faite féline et avançait dans une relative discrétion qui, bien qu'imparfaite, montrait qu'elle avait déjà eu à se confronter à une situation similaire.
L'attitude et la posture de la jeune fille demeuraient les preuves de ses paroles.
Malgré tout, le regard des deux mafieux avec elles notèrent plusieurs détails. Sa démarche semblait plus hésitante et vive que la leur, la tension de ses muscles et les regards qu'elle lançait aux alentours demeuraient trop rapides pour réellement capter des détails importants. Elle semblait être si pressée dans ses mouvements qu'elle avait du mal à se forcer à lenteur prudente qu'ils devaient adopter actuellement.
« La fuite. » Comprit soudainement Bianchi. « Elle a déjà eu à fuir pour sa vie, à se faire discrète pour éviter qu'on ne la retrouve de nouveau. »
Le visage sombre de ces découvertes, son regard croisa à nouveau celui de son camarade qui hocha imperceptiblement la tête : Lui aussi avait comprit la même chose.
Leur protégée actuelle avait visiblement vécu un épisode marquant.
« C'est peut-être plus que ça. » Pressentit Futa, ses yeux accrochant la main de Hikaru serrant un objet sous sa manche.
Ce n'était sans doute pas un pistolet mais indubitablement une arme, il pariait sur le couteau dont la forme transparaissait sous la manche. C'était discret, si elle ne le serrait pas ainsi, inconsciemment il en était sur, alors l'arme n'aurait pas été décelable. Mais là n'était pas la question…
Quelle lycéenne se baladait avec une arme dissimulée ainsi sous sa manche en permanence ?
Visiblement Hikaru avait eu raison en disant que les dangers de la Mafia n'étaient pas les seuls auxquels elle fut confrontée. Ils allaient devoir faire des recherches dès qu'ils rentreront, Hikaru était de leur Famiglia désormais alors ils voulaient savoir ce par quoi elle était passée. Autant pour l'aider que s'assurer des risques potentiels pour la lycéenne.
Cette dernière paraissait calme, avançant prudemment juste derrière les deux mafieux, le visage imperturbable. Mais intérieurement, seule restait sa peur et les souvenirs qui se mélangeaient dans son crâne. Quand elle avait affirmé avoir été par 3 fois enlevés, elle n'avait pas prit ceux-là en compte pour une raison qu'elle ignorait elle-même. A vrai dire c'étaient les seuls qu'elle aurait réellement voulu oublier mais cette aventure les lui renvoyait en pleine figure… et cela ne faisait qu'augmenter sa peur.
Les enlèvements.
Les évasions.
La traque acharnée.
Ses yeux qu'elle sentait la surveillant en permanence.
Et tout le reste…
Hikaru retint de justesse un frisson et se répéta mentalement comme un mantra pour se persuader que la situation était différente. Elle n'était pas traquée, elle n'était pas surveillée, elle ne risquait pas la mort à la moindre de ses erreurs… Mais qui est-ce qu'elle essayait de leurrer ?
« C'est exactement la même chose… » Se dit-elle, légèrement pâle. « Seuls les ravisseurs sont… différents… »
Etrangement cela la rassura de savoir que ce n'était pas les mêmes qui en avait après elle. Hikaru se souvenait particulièrement de cet homme, de ce qu'il lui faisait et la… terreur qu'il lui inspirait. Mais il n'était pas là aujourd'hui, il était aussi loin qu'il fut possible de l'être d'elle ! Il était en prison, elle le savait et il en avait pour l'éternité là-bas ! Quand bien même en aurait-il après la lycéenne qu'elle préférerait mourir plutôt que rester entre ses mains de nouveau…
Mais ces nouveaux ennemis après elle semblait aussi considérer que la mort n'est pas une option : Il la voulait vivante.
-Est-ce que tu vas bien ?
Dès qu'elle sentit la main sur son épaule, Hikaru se tendit comme un ressort et dégaina son couteau d'un geste instinctif. L'individu sauta en arrière d'un réflexe incontrôlé, évitant de justesse la lame, certes petite, du couteau qu'elle tenait de son père. La jeune fille était pâle et secouée de frisson difficilement perceptibles mais bien présent.
Une légère entaille sur la main, Bianchi la fixait avec une surprise teintée d'inquiétude qui se reflétait dans les yeux de Futa.
-Désolée, balbutia la lycéenne avec confusion.
Elle ne put que détourner la tête, honteuse de s'être à ce point laissée aller. Mais elle n'y pouvait rien, elle frôlait la crise de panique chaque fois qu'elle y pensait. En temps normal elle arrivait à se reprendre pour éviter le pire mais là… il y avait eu trop de similitude.
Et elle avait craqué.
Futa la regarda avec une sincère compréhension dans ses yeux et lui tendit la main pour l'aider à se relever. Elle ne s'était même pas rendue compte d'être tombée dans son mouvement mais saisit sa main avec hésitation.
-C'est à moi de m'excuser, je n'aurais pas dût te surprendre ainsi. Intervint Bianchi, clairement inquiète à présent. Tu t'étais figée sans prévenir, tu ne semblais pas même nous entendre.
-La… situation, commença finalement la plus jeune, me rappelle de mauvais souvenirs…
Les deux mafieux hochèrent simultanément la tête avec la même pensée : Visiblement bien plus que mauvais comme souvenirs, traumatisants serait plus juste très certainement.
-Tu voudrais en parler ?
La lycéenne regarda Futa comme s'il était fou, une lueur effrayée dans ses yeux verts.
-Je… je ne veux pas nous ralentir…
-Nous sommes proche de Namimori mais la zone est encore relativement sure. Tempéra Bianchi en réponse.
-La zone est… surveillée…
Et ce fut là qu'ils comprirent, au même moment tous les deux, c'était la pression de la surveillance et la traque qui la mettait dans un tel état. Ils ne pourraient rien obtenir en restant ainsi.
Pour cette raison et une autre…
-Tu n'es pas obligée d'en parler maintenant, gardes juste en tête qu'il n'est pas bon de tout garder pour soi.
-Nous saurons t'écouter quand tu seras prête. Acheva la plus âgée.
Muette et le visage emplit d'émotions contradictoires, la jeune fille se contenta de hocher la tête.
-Prends un peu de temps pour te reposer, nous pouvons patienter avant de continuer. Lui conseilla le brun.
Son regard laissait clairement entendre que ce n'était pas un conseil qu'elle pouvait refuser. Etrangement cela la soulagea et lui fit un peu chaud au cœur de savoir qu'il se souciait d'elle, cela lui rappelait son père.
-Juste 5 minutes alors…
Les deux hochèrent la tête puis se détournèrent pour surveiller les environs, comprenant qu'elle voudrait sans doute un peu d'espace… ce dont elle les remercia. Evidemment il l'observait du coin de l'œil avec inquiétude mais suffisamment discrètement pour qu'il ne l'alarme pas.
La jeune fille ne mit pas beaucoup de temps pour se calmer, elle était relativement habituée à cet état. Et son étrange rêve à l'intérieur de sa bague lui avait donné un conseil contre cela qu'elle se dépêcha d'appliquer.
Son Anneau Vongola scintilla très faiblement à travers les chaines comme elle le lui avait dit. En quelques secondes, le bijou sembla diffuser une vague chaleureuse et apaisante qui la tranquillisa. Son esprit redevint clair comme il ne l'avait jamais été, les sombres souvenirs ne lui faisant plus effet même quand ils gravitaient sous ses paupières. Hikaru eut un sourire malgré elle, rarement la lycéenne s'était sentie autant en paix que maintenant.
-Nous devrions reprendre la route, intervint soudainement Futa avec douceur.
La jeune fille rouvrit les yeux, elle ne souvenait pas de les avoir fermés d'ailleurs, et le brun eut un sourire rassurant à ses côtés. L'inquiétude restait présente dans son regard, une inquiétude sincère qui ressortit dans sa voix. Sa camarade, un peu plus loin, continuait de surveiller prudemment les environs.
-Est-ce que ça va un peu mieux ?
Hikaru hocha rapidement la tête, encore légèrement gênée d'avoir craqué et ralentis tout le groupe. Son interlocuteur paru comprendre sa gêne mais n'insista pas ce pour quoi elle fut reconnaissante. Elle s'apprêta à accepter sa main tendue pour se relever lorsqu'elle se tendit brusquement avant de repousser violemment le brun. Celui-ci tomba au sol, surpris par le rejet, au moment où une dague trancha l'air à son exacte précédente position. Il fixa sa protégée avec un remerciement muet, silencieusement étonné qu'elle ait repéré l'agresseur alors que lui-même ne l'avait pas perçu… ni Bianchi d'ailleurs.
La Gokudera n'était nulle part en vue.
Futa se releva immédiatement à la constatation, Hikaru s'approchant doucement de lui pour rester à ses côtés. La jeune fille était effrayée, cela se percevait aux légers tremblements qui la secouaient. Elle était inutile dans un combat, du moins de cette ampleur, et ce n'était pas ses quelques leçons d'autodéfenses qui changeraient la donne. Malgré l'aide de sa bague, la jeune fille ne parvenait plus vraiment à se rassurer désormais mais s'efforçait de ne pas céder à la panique. Elle savait parfaitement que cela ne servirait à rien et ne ferait qu'empirer les choses pour le brun.
-Tu arrives à le sentir ? Chuchota d'ailleurs ce dernier.
Une réponse affirmative lui répondit. Futa ne pu qu'acquiescer, lui ne ressentait aucune présence ni celle de l'agresseur ni celle de Bianchi. Il devait même se forcer à tendre ses muscles, comme si son propre instinct n'avait pas ressenti le danger immédiat. Sa protégée n'avait visiblement pas ce problème, il pouvait aisément dire qu'elle le percevait et sa réponse n'avait fait que le confirmer. Son regard se posa brièvement sur la bague, légèrement brillante malgré ses chaines.
« Peut-être est-ce une propriété de son Anneau Vongola ? »
Le jeune homme ne pouvait que supposer cela lorsqu'un cri d'alarme de la concerné le fit sursauter. Il s'écarta brusquement mais rien ne se passa pour autant autour d'eux.
-Il y avait quelque chose, balbutia Hikaru avec un regard d'excuse. J'en suis sûre mais je ne sais pas quoi.
Avant même de répondre, le regard du brun accrocha la manche gauche de la jeune fille. C'était presqu'infime mais une légère déchirure, qui n'était pas là il y a quelques secondes, la marquait, comme si quelque chose l'avait frôlé à grande vitesse. Il acquiesça en réponse, rassurant sa protégée bien que lui-même ne l'était pas tant que ça.
Un illusionniste, et un très talentueux, ce ne pouvait être que ça.
Futa eut une grimace, ils n'étaient pas dans une bonne posture. L'agresseur était trop bien caché pour qu'il puisse sentir quoi que ce soit et ses illusions semblaient suffisamment puissantes pour les tuer sans qu'il ne s'en rende compte. L'absence de Bianchi commençait également à grandement l'inquiéter, il y avait de grandes chances qu'elle ait été la première à être attaquée. Elle aurait déjà fait connaitre sa présence dans le cas contraire… Pour le moment, il ne pouvait que compter sur sa protégée alors que c'était lui devait la défendre à l'origine.
-Qu'est-ce que… ?!
Une violente brûlure couvrit brutalement tout son bras gauche, comme s'il venait d'être atteint par une puissante Flamme… sans rien ressentir pour autant. Il tourna de nouveau son regard tout autour de lui sans rien voir ni sentir, il sursauta presque en constatant que même Hikaru avait disparu désormais. Le brun serra les dents, il ne comprenait pas ce qu'il se passait et avait beau étendre ses Flammes que celles-ci n'en trouvaient aucune autre. Mais il ne comptait se laisser faire aussi facilement ni abandonner ses deux camarades ! Embrasant de nouveau son Anneau, il s'apprêta à récupérer l'une de ses Boites mais sa main ne se referma que sur le vide.
Ses Boites-Armes avaient également disparu à présent, faisant pâlir leur propriétaire.
Est-ce que les Flammes de la Brume étaient aussi puissantes que ça ?!
Le brun avait été entrainé contre les illusions, forcément vu son affiliation aux Vongola et le climat actuel. Mais il n'avait jamais envisagé que ce type d'adversaire pouvait être aussi redoutable, il était totalement surclassé et tout autant perdu. Comme pour appuyer là-dessus, une nouvelle brûlure vint marquer sa hanche gauche, carbonisant ses vêtements, et le faisant tomber à terre sous l'impact. Atterrissant sur son bras blessé, la douleur de ce dernier se raviva de plus belle et lui tira un cri de douleur.
« Il ne fait que jouer avec moi ! » Devina le brun avec amertume.
Plusieurs coupures apparurent sur son corps, le faisant grimacer de plus belle. Aucune n'atteignit cependant un point vital, ne faisant que confirmer ses suppositions. Le silence retomba sur la clairière.
Futa se releva maladroitement, se remettant en garde mais aucune Flammes ne vint embraser sa bague. Et pour cause… Lorsqu'il porta son regard à sa main, celle-ci avait disparu comme le reste. Il ne sentait plus rien. Et sans Anneau, il n'avait plus même ses Flammes pour se protéger. Il était clairement foutu, la réalisation amère le fit chanceler. Ca, et le fait qu'il avait abandonné Hikaru alors qu'il lui avait promis la sécurité. Elle aurait été bien mieux s'il n'était pas venu la chercher avec Bianchi. Et la Gokudera qui l'accompagnait, était-elle-même encore vivante ? Une part de lui espérait que oui, il y avait des chances si l'ennemi se comportait de la même manière qu'avec lui.
Ce fut à ce moment-là qu'il le vit.
Un véritable tir concentré de Flammes qui fondait dans sa direction. Ce n'était pas celles de la Brume comme il le croyait, elles n'avaient pas cette teinte indigo caractéristique. A vrai dire, ces Flammes n'avaient aucune teinte, elles étaient si transparentes et immatérielles qu'il n'esquiva le tir que de justesse en se plaquant à terre. Une subtile lumière semblait les envelopper, contribuant à les rendre légèrement visible, sans cela il serait sans doute mort. Alors qu'il se relevait, le brun vit la lumière devenir de plus-en-plus intenses, révélant encore plus de ces étranges Flammes autour de lui. Elles enveloppaient son Anneaux et ses Boites-Armes, sans doute ce qui les avait fait disparaitre… La lumière monta encore en intensité.
-Futa !
Le cri de Bianchi, il reconnaissait sa voix, le fit sursauter et il se tourna dans sa direction. La Gokudera n'était pas en meilleur état que lui, visiblement séparée de lui par un voile de ces mêmes étranges Flammes. Désormais perceptibles, elle les rongea aisément avec ses Flammes de la Tempête pour rejoindre son camarade. Le voile, maintenant troué, sembla s'effondrer sur lui-même et se dissiper rapidement, révélant encore quelques légers détails de la clairière qu'il masquait.
-Hikaru n'était pas avec toi ? Interrogea Bianchi, une fois sûre de son état.
Futa secoua négativement la tête au moment où la lumière qui les avait sauvés gagna encore plus d'intensité. Les regards trouvèrent rapidement son origine aveuglante derrière un autre voile où se cachait leur protégée. Visiblement saine et sauve, et quasiment pas blessée, celle-ci était comme dans un état second. La bague de l'adolescente, maintenant libre de ses chaines, dégageait une douce Flamme d'une teinte jaune quasiment blanche. C'était de cette nouvelle Flamme que se dégageait cette intense lumière, enveloppant subtilement toute autre Flamme qu'elle éclairait. La sensation sur les leurs était étrange, ils pouvaient aisément sentir cette influence à travers leurs Flammes.
Subitement les autres Flammes étrangères, celles de l'agresseur, se dissipèrent alors que le craquement d'une branche retentissait juste un peu plus loin devant eux. Le regard des deux mafieux se braqua en direction du bruit, les deux embrasant leur Anneau avec la ferme intention de ne plus se laisser surprendre. Un peu plus loin, sous le couvert de quelques arbres, ils n'eurent que le temps de voir une sombre silhouette, drapée dans un manteau noire dont la capuche masquait le visage. Bien que non visible, l'homme portait indubitablement une bague d'où jaillissait son étrange Flamme. S'enveloppant dans celle-ci, l'intrus sembla peu-à-peu disparaitre sous leurs yeux et son regard s'ancra dans le leur.
-Vous n'êtes pas assez.
Futa écarquilla les yeux mais Bianchi hocha vaguement la tête, les deux avaient entendu cette voix surgissant comme dans leur tête.
-Protégez-les, car ça va bientôt commencer.
-Qu'est-ce qui va commencer ?! S'écria la Tempête avec irritation.
L'intrus fixa celle-ci, sa voix résonna une dernière fois avant qu'il ait totalement disparu à leurs sens.
-Nous ne sommes pas ici par hasard.
A cet instant le silence retomba sur la clairière, qui resta désespérément vide malgré l'intense lueur de l'Anneau Vongola. Les deux mafieux se tournèrent vers leur protégée au moment où celle-ci s'éteignait, laissant l'adolescente sombrer dans l'inconscience.
-Hikaru !
Futa n'eut que le temps de la rattraper de justesse, soulagé qu'elle ne soit que tombée évanouie de fatigue. De brefs éclats animaient encore sa bague mais ceux-ci se dissipèrent rapidement alors que Bianchi remettait les chaines en place.
-Il vaut mieux que repartions d'ici au plus vite, déclara-t-elle sous le regard de son camarade. Tous ces événements ont certainement dû attirer du monde.
Le brun se reprit et acquiesça, récupérant rapidement l'adolescente inconsciente sur son dos. Ils auront tout le temps de s'intéresser plus tard aux événements…
o0o
-Alors c'est ici qu'elle se trouve.
La silhouette solitaire, toujours dissimulée par les étranges Flammes qui étaient les siennes, observa fugacement les deux Vongola qui entraient dans la base. Son regard accrocha la forme toujours évanouie de l'adolescente qu'elle avait attaquée avant que l'accès ne se referme, les protections de la base Vongola empêchant de détailler davantage le lieu. Avec son pouvoir, elle aurait très bien pu les suivre, et user de ses Flammes pour passer inaperçues.
Elle aurait pu rejoindre l'héritière du Ciel Jumeau.
L'arrivée du Ciel Jumeau à cette époque… Elle l'avait sentie avant même d'en être certaine. Le véritable Firmament, et non la pâle copie qu'était devenue la représentante de cette époque. Même maintenant, elle sentait sa présence et son attraction jusqu'au plus profond de son âme. Et qu'est-ce qui pourrait l'empêcher de la rejoindre d'ailleurs ? Il n'y avait qu'un simple voile de Flammes, certainement de la Brume, pour cacher l'endroit : Ce n'était rien qu'elle ne pourrait franchir, bien que cela l'affaiblisse peut-être un peu. Elle n'avait qu'à faire un premier pas, le reste suivrait… Mais, se retint-elle à la dernière minute, elle ne devait pas oublier que les choses étaient différentes et que tout se jouait en coulisse.
Ce n'était pas le moment pour elle de se révéler, et elle se savait loin de l'être malgré que son cœur souhaite le contraire.
Le destin du Firmament… Elle ne le laisserait pas s'éteindre, peu importe le prix à payer. Les Vongola ont trop longtemps négligé la face cachée des Cieux, même aujourd'hui ils semblent ne pas se rendre compte des dégâts qu'ils causent. Il était temps de le leur faire comprendre et l'Etoile seule ne suffirait pas pour cela, même désormais connaisseuse de sa propre lumière. Le regard de la silhouette se leva vers le ciel, une farouche détermination y étincelant : Il lui restait du chemin à faire mais elle y parviendrait.
Dans le cas contraire, elle annihilerait les Vongola elle-même.
Comme pour répondre à sa volonté, l'Anneau Vongola brilla à son doigt, produisant toujours plus de cette étrange Flamme qui le cachait aux radars.
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-Alors ça y est, cela recommence.
Lentement et douloureusement, la vieille dame se leva de son fauteuil pour s'approcher de l'unique fenêtre de son salon. Ses vieux os étaient douloureux, lui posant des difficultés à se mouvoir. C'était l'un de ses mauvais jours. Malgré cela, son regard pu finalement se poser sur le splendide panorama des montagnes de l'Himalaya que révélait sa fenêtre. Elle habitait loin de tout depuis longtemps mais pourtant elle savait que le Japon, sa terre natale, s'étendait loin derrière ce décor. Le spectacle était toujours aussi beau à regarder, mais suscitait toujours la même douleur lancinante qui la transperçait. Un douloureux rappel de sa vive solitude.
-Tu as intérêt à tenir ta promesse. Déclara-t-elle alors dans le vide. Je souhaite de tout cœur que mes petites-filles puissent à nouveau admirer cette vue avec moi.
Son regard se voila de tristesse sans remarquer, sur la table de chevet de sa chambre, les débris de deux Anneaux brillé fugacement d'une lueur blanche ou bleu-glace.
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-Comment vous sentez-vous ?
La jeune femme ne répondit pas, seul le bip régulier des machines de l'hôpital rompit le silence. Autour de son lit, le médecin qui venait de parler continuait de l'ausculter tout en tentant de la faire réagir. A ses côtés, l'une des deux infirmières, irritées, alla rapidement fermer la porte de la chambre ou quelques membres du personnel s'étaient rassemblés. Il était vrai que dans son état, nul n'aurait pensé que la jeune femme puisse se réveiller de son coma dans lequel elle était plongée depuis 3 ans. Le réveil de l'ancienne chanteuse tenait presque du miracle mais celle-ci demeurait comme absente, sans la moindre réaction. Après plusieurs tentatives, le médecin rendit les armes et s'écarta avec le visage défait.
-Honnêtement j'ignore si elle est réellement réveillée. Avoua-t-il enfin. Ce n'est probablement qu'un réflexe involontaire, elle ne réagit à rien et les résultats des analyses ne montrent aucun changement…
-Regardez !
Le cri de l'autre infirmière attira immédiatement l'attention des deux interlocuteurs, interrompant leur début de conversation. Tournant alors les yeux vers la patiente qu'elle pointait du doigt, ils écarquillèrent les yeux.
Megurine Luka avait bel et bien réagit.
La chanteuse s'était redressée, son regard braqué sur la fenêtre de la pièce comme pouvant voir à travers le rideau la masquant. Ses yeux aveugles étaient braqués dans une seule direction : Le Japon.
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-Eh bien, je te trouve bien absente Mi-chan !
Le regard tourné vers ce qu'elle savait être le Japon, la dénommée finit par quitter la baie vitrée des yeux pour se réintéresser à son interlocuteur actuel. Celui-ci la fixait avec amusement, mangeant distraitement ses habituelles friandises. Pour autant son regard sur l'Anneau Vongola de la jeune femme demeurait mortellement sérieux, celui-ci étincelant doucement au doigt de sa propriétaire légitime.
-On dirait que les choses sérieuses commencent, Mi-chan. Qu'en penses-tu ?
-Il en manque encore.
La jeune femme restait neutre dans son attitude, et sa bague ne brilla pas plus de quelques secondes. Son regard cependant semblait attirer vers la baie vitrée comme aimant. Elle sentait comme un appel, un puissant appel qu'elles ont certainement toutes ressentis.
-Tu devrais te préparer Mi-chan, mieux vaudrait ne pas les faire attendre.
Elle se tourna de nouveau vers l'homme à ses côtés à l'entente du sérieux inhabituel dans sa voix. Son regard et son expression la figèrent aussitôt malgré elle. Ce n'était plus l'ami d'enfance avec qui elle discutait, c'était l'un des plus puissants boss de la Mafia. Elle s'inclina rapidement en acquiesçant à son souhait informulé.
-Bien, Byakuran-sama.
La jeune femme se retira alors. Le Japon l'attendait visiblement.
Et voilà pour 14 pages !
Je n'ai pas beaucoup d'espoir après tant de temps mais s'il y a des commentaires à faire, j'attends vos review au cas où pour me motiver !
Pour ceux qui veulent, vous pouvez toujours essayer de deviner la propriété de la Flamme de l'Etoile et/ou de la nouvelle Flamme à laquelle elle a fait face. Bonne chance pour trouver cependant. Je pense que ce serait plus simple de trouver l'attribut de cette mystérieuse Flamme de l'agresseur.
A plus !
