Encore une fois désolée pour le temps de parution entre chaque chapitre. Au final je n'ai pas autant de temps que je le voudrais pour écrire...
Mais Merci à tout ceux qui me lisent^^
Chapitre 10
Harry revenait à Poudlard après une journée bien chargée. La rencontre avec Remus Lupin, qui s'était très bien passée, puis la visite à Gringott qui avait été pleine de révélation. Il se sentait totalement vidé après tout cela. Apprendre qu'en plus d'être un obscurial il était également un Horcruxe… Il en venait presque à haïr Dumbledore pour l'avoir abandonné ainsi chez les Dursleys. Il regagna son dortoir et s'écroula directement sur son lit, attirant sa peluche contre lui. C'est à peine s'il remarqua Draco qui semblait pourtant l'attendre avec impatience. Celui-ci se sentit un peu vexé par ce manque d'attention. Mais il ne comptait pas se laisser faire. Il le rejoignit donc sur son lit et s'allongea à ses côtés en souriant.
- Harry, demain je rentre chez moi!
Il était tout heureux et serra joyeusement son ami.
- Et toi? Comment c'était? Tu en as mis du temps. Vu la tête que tu tires, on dirait que c'était pas génial. Ou alors tu es juste cassé ? Allez, raconte-moi!
Certes, son énergie était loin d'être la bienvenue aux yeux de Harry, mais le blond était si heureux à l'idée de rentrer, et il voulait réellement savoir comment cela s'était passé pour le brun. Ce dernier, justement, réfléchit à ce qu'il pouvait dire à son ami avant de lui sourire.
- Je suis content pour toi. Je suis juste fatigué. La rencontre avec Remus était très agréable. Il est très gentil et sa maison est très jolie. Je crois que j'y serai bien, si Snape accepte que j'y aille. Il m'a fait une très jolie chambre. Tu aurais dû voir toutes les peluches qu'il y avait sur le lit. Je ne serais jamais seul quand j'irai dormir.
Harry reprit un peu de sa bonne humeur en parlant de Remus. C'est vrai que la journée n'était pas si noire.
- Après, on est allé à Gringott. Les gobelins voulaient me voir. Il y avait un souci avec mon argent et Snape a pris les dispositions pour les régler. On a aussi pu lire le testament de mes parents. Ils ne voulaient pas que j'aille chez ma tante et mon oncle. J'aurai dû être confié à Remus bien avant. C'était beaucoup à entendre et je n'ai pas tout compris. Mais Snape a promis de s'occuper de tout. Il m'a dit que je devais juste m'occuper de profiter de mon enfance et de l'école. Que tout le reste, il s'en occupait.
Draco l'écouta tranquillement en souriant. Il y avait peut-être eu des problèmes à sa banque, mais dans l'ensemble, sa journée semblait s'être bien passée. Après tout, son tuteur potentiel semblait très gentil et il avait une maison sympa. Et Snape allait s'occuper de tous les problèmes de la banque. Ce dernier était vraiment têtu quand il voulait, et il ne lâchait rien. Un peu comme un chien au fin odorat qui cherchait sans relâche, et qui se transformait en crocodile dont la mâchoire se refermait sur sa proie et ne lachait plus jusqu'à avoir gagner. Il lui sourit.
- C'est cool Harry, tu as enfin des gens qui vont bien s'occuper de toi. Après tout ce que tu as subi, ça doit te faire du bien de savoir que tu n'étais pas seul. Avant, tu avais juste un très mauvais tuteur…. Finalement, tu n'as jamais été seul. Mais tu ne le savais pas.
Le petit blond posa son front contre son ami. Il était tellement de bonne humeur. Harry savoura le câlin, restant contre lui. Il était heureux, même si son ami partait demain, il n'était pas seul. Il se blottit contre lui, venant frotter son visage contre son torse. Il était si bien comme ça. Il pouvait en oublier ses soucis. Alors qu'il se relaxait, il sentit l'obscurus en lui. Il ne bougeait pas, il semblait… ronronner. Le petit brun en resta surpris. Il n'en laissa rien paraître mais il se concentra sur le parasite, pour comprendre. Oui, il ronronnait. C'était bizarre. Il nota ça dans un coin de son esprit, se rappelant d'en parler à Snape. Pour l'instant, il voulait juste se reposer et profiter du temps avec son ami.
- Et toi, tu as fait quoi de ta journée en m'attendant ? Raconte-moi.
- Ben, ils ont fait une annonce pour expliquer qu'au vu de la situation, on pouvait rentrer chez nous le temps que les cours reprennent si on voulait, qu'ils allaient trouver un professeur remplaçant etc etc. Ils ont dit qu'ils ne savaient pas ce qu'était ce visage sur le crâne de Quirrel, juste qu'ils savaient que c'était mauvais, mais on n'y croit pas trop… Après ça, j'ai contacté mes parents pour planifier mon retour avec eux et j'ai fait mon sac. J'ai aussi fait les devoirs qu'il me restait comme ça je serai tranquille en rentrant. Et y a les jumeaux qui sont venu me demander si je savais qu'il y avait ça sous le turban de Quirrel. Bien sur j'ai dis que non, mais que je me posais la même question concernant Snape…
Le blond câlinait Harry. C'est vrai qu'il n'était pas sûr que son parrain était au courant. Peut-être avait-il des doutes, et c'était pour cela qu'il l'avait défié de lui enlever le turban devant tout le monde… Il ne savait pas quoi penser.
- Il n'empêche qu'ils ont été récompensés, parce que sans eux on ne l'aurait pas découvert. Mais c'est quand même aussi grâce à nous. On aurait aussi dû recevoir une récompense.
Harry rit doucement en entendant Draco ronchonner. Là, il reconnaissait bien son ami. C'était tout lui. Oui, le blond avait un sale caractère. Oui il était un peu prétentieux. Oui il se croyait tout permis. Mais il était naturel. Et Harry aimait ça. Son ami ne se gênait pas et agissait comme il l'avait toujours fait. Il n'était pas différent parce qu'il était le Harry Potter. Et c'était très agréable. Un ami totalement naturel. En plus, il semblait avoir un don pour le détendre. Que demander de mieux ?
- Tu dors avec moi cette nuit ? Comme tu t'en vas demain.
Il voulait profiter de Draco à 100% avant son départ. Après, il devrait se tourner vers les élèves qui seraient restés. Et peut-être même supporter Dumbledore. Enfin, il verrait ça demain. Il devrait conserver son calme et contrôler son obscurus. Pas question de craquer. Il devait rendre Snape et Remus fiers.
Draco ronchonna tranquillement encore un moment, jusqu'à ce que son ami lui demande de dormir avec lui cette nuit. Il lui sourit.
- Okay, mais d'abord on doit aller dîner. J'ai pas envie de dormir avec le ventre vide. Tu crois que tu aurais la permission de venir jouer avec moi un après-midi? Ce serait cool, tu pourrais voir ma maison et mes parents. Dans les jardins, on a des paons albinos! Ils sont débiles et font des bruits bizarres, mais ils sont beaux.
Le blond espérait vraiment qu'il pourrait venir pendant un après-midi. Il avait envie que ses parents rencontrent son ami. Son VRAI ami, pas comme Craig et Goyle. Même s'il s'entendait plutôt bien avec Zabini et Pattinson, Harry était celui avec lequel il s'entendait le mieux.
Le brun sourit et se leva donc pour aller manger. Il avait faim malgré tout. Il monta avec lui à la grande salle. Quand il entendit la question de son ami, il hésita. Il n'était pas sûr que cela soit possible. Snape lui avait bien dit que son père était un partisan de Voldemort, donc il y avait peu de chance que son professeur accepte de le laisser y aller. Mais il ne voulait pas décourager Draco.
- Je demanderai. Espérons que je pourrais.
Ils arrivèrent à la grande salle et rejoignirent leur table. Ils s'installèrent et mangèrent tranquillement. Harry se demanda un instant s'ils trouveraient rapidement quelqu'un pour remplacer Quirrel et comment serait le prof. Si possible, pas quelqu'un qui bégaie. C'était compliqué pour suivre un cours. Il mangea bien. Toutes ses émotions lui avaient quand même creusé l'appétit. Il évitait surtout de regarder vers la table des profs, pas question de voir le directeur. Il était toujours furieux contre lui et n'était pas sûr de comment il réagirait. L'homme avait toujours cet air de papy gâteau alors que ce n'était qu'un gros manipulateur.
Harry termina de manger et retourna avec Draco dans leur salle commune. Il alla dans la salle de bain et prit une bonne douche, se lava les dents et enfila son pyjama avant de rejoindre son lit, souriant. Ça faisait vraiment du bien. Il attendit donc que Draco fasse de même, jouant avec son vif d'or en attendant, continuant de l'attraper.
Une fois que Draco eut terminé de prendre sa douche et de se mettre en pyjama, il rejoignit son ami, s'allongeant à ses côtés. Il avait hâte de rentrer, et il espérait vraiment qu'on donnerait la permission à Harry de venir jouer chez lui pendant un après-midi. Il s'endormit paisiblement contre lui, le serrant. Le blond se sentait bien avec lui. C'était toujours comme ça d'avoir de vrais amis? Il n'était pas sûr, mais il voulait que ça continue.
Le lendemain, Draco s'était levé tôt. Il s'était préparé et s'était fait tout beau pour retrouver ses parents. Il attendit que son ami soit prêt pour aller prendre son petit déjeuner avec lui. Quand il eut terminé, il alla prendre son sac, dit au revoir à Harry, et fila à la gare.
Snape avait accompagné Draco jusqu'à la sortie avec le brun. Lorsque le petit blond eut terminé, il jeta un œil vers lui.
- Ça va aller? Ne sois pas trop triste, il va revenir dans quelques jours.
Harry avait pu remarquer que beaucoup de Serpentards avaient préparé leurs affaires pour rentrer chez eux. Il n'y en aurait presque plus dans le dortoir. Il était même presque sûr qu'il serait le seul premier année. Il allait se sentir un peu seul. Il accompagna Draco jusqu'à la sortie avec Snape et le regarda partir.
- Ça va. Je sais qu'il reviendra. Je ne suis pas triste. Enfin, un peu mais c'est normal. Oh, Draco a demandé si je pourrais aller jouer une après-midi chez lui. Mais comme son père est un partisan de vous savez qui, je suppose que ce n'est pas possible…
Harry, comme toujours, ne chercha pas à insister pour y aller. Il était toujours ainsi, acceptant ce qu'on lui disait sans discuter, même si ça ne lui plaisait pas. Une conséquence de sa vie chez les Dursleys. Il n'avait jamais eu l'occasion de faire de caprices, acceptant juste le refus en silence. Il suivit Snape jusqu'à ses appartements et y entra avec lui.
- Il y a eu quelque chose de bizarre hier. Draco m'a fait un câlin et on se reposait dans mon lit et… ça ronronnait.
Il parlait bien sûr de l'obscurus.
- C'est comme si… lui aussi il appréciait Draco. Et qu'il aimait le câlin.
Snape ne pouvait pas dire au petit qu'il essaierait de faire en sorte qu'il puisse aller jouer chez Draco. Comme il l'avait dit, Lucius était un partisan de Voldemort…. qui plus est, à présent il saurait que ce dernier était en train de revenir. Il ne pouvait pas laisser Harry y aller. Il alla donc avec lui dans son bureau pour discuter, et il fut assez surpris de cette révélation.
- Je vois… C'est intéressant….
Il réfléchit une seconde.
- Peut être que, comme l'obscurus est apparu parce que tu étais maltraité, lorsque tu reçois de l'affection sincère de la part de quelqu'un, cela a également une incidence sur lui…. Ce serait logique dans un sens… Mais c'est une bonne chose qu'il apprécie Draco. Cela veut dire qu'il peut potentiellement le calmer s'il essaie de sortir, voir même si un jour il sort…
Il lui caressa doucement la tête.
- Si tu n'as rien à faire aujourd'hui, je peux t'amener voir Lupin. Certes, rien n'est encore décidé concernant ta garde, mais il reste un ami de tes parents, qui était sur leur testament qui plus est. Je pense qu'il serait bon pour toi que tu passes du temps avec lui.
Harry sourit à cette proposition, tout heureux.
- Oui, j'aimerai beaucoup. J'apprécie assez Remus. J'aime son caractère honnête et calme. Et il a promis de me parler de mes parents. On peut y aller ?
Le petit était un peu impatient, tout sourire. Il en sautillait presque sur place, excité comme une puce. Il s'arrêta vite en se rendant compte de son comportement et rougit un peu, gêné. Mais Snape put remarquer qu'il pliait et dépliait légèrement son genoux droit. Son genoux fragile d'après l'examen des gobelins. Mais il n'en dit rien, ne se plaignant pas. S'il avait mal, il ne le manifesta pas. Mais en même temps, avec ce qu'il avait subi comme maltraitance, une douleur légère ne devait même plus le faire vraiment réagir.
Snape remarqua rapidement ce léger mouvement du genoux et il voulait voir ça de plus près.
- Allons d'abord voir Pomfresh pour lui parler de ton poignet et ton genou. Dès qu'elle aura fini, on ira voir Remus.
Il se rendit donc avec le petit à l'infirmerie, où il prit le temps d'inventer un petit bobard à Madame Pomfresh pour qu'elle examine ce qu'il voulait. Il lui dit, devant Harry pour qu'il sache quoi dire, que ce dernier ressentait des gènes à son genoux droit et à son poignet gauche, et qu'au vu de toutes ses carences, il aimerait que l'infirmière fasse un examen approfondi sur ses articulations. Pendant qu'elle s'y attelait, Snape envoya un message à Remus lui disant qu'ils viendraient le voir. Il lui conseilla aussi de se procurer un téléphone portable parce qu'envoyer à chaque fois des hiboux pouvait être ennuyeux. Surtout que les hiboux pouvaient être attrapés, alors que les téléphones portables… Ben ce n'était pas comme si les sorciers ayant toujours vécu dans le monde magique savaient les utiliser…
Pomfresh fut surprise de voir arriver Severus et Harry. Que se passait-il encore? Mais quand l'homme parla des articulations du petit, elle comprit et accepta de l'examiner. Il avait raison, avec ses carences c'était possible. Et comme elle n'avait fait qu'un examen général, qui avait quand même révélé beaucoup de choses, les petits détails pouvaient lui échapper. Elle fit donc un examen approfondi pour le genoux et le poignet.
- Oui je vois. Le poignet a subi une double fracture qui n'a pas été correctement soignée. La magie de Harry s'en est occupée, mais comme il n'était pas bien immobilisé, voire pas du tout, elle ne s'est pas ressoudée correctement. Heureusement, c'est minime, il ne faudra pas re-casser le poignet. Une potion sous forme de baume suffira à combler la fracture et tout réparer complètement. Pour le genoux, ce sont les ligaments qui ont été touchés. Et donc la potion pour les os n'a pas pu agir dessus. Je vais lui poser un bandage bien serré pour maintenir le genoux droit. Il faudra éviter de courir ou de sauter jeune homme
Harry sourit à l'infirmière et la laissa donc lui faire un bandage au genoux. C'était assez désagréable. L'articulation était entravée et sa jambe bougeait difficilement. Bon, c'était voulu ainsi. Il remercia l'infirmière et se leva doucement, rejoignant Snape. Ce dernier avait bien noté les paroles de l'infirmière. Il préparerait donc la potion nécessaire et la laissa poser le bandage. Une fois terminé, il la remercia et ils purent partir chez Remus. Ce dernier avait reçu le message et les attendait, impatient. Il s'était procuré les livres sur l'occlumencie et était occupé à les lire. Il était bien décidé à faire tous les efforts nécessaires. Et avec Snape aussi, il montrerait à son compagnon de lune qu'il était digne de lui.
Une fois arrivé, le potionniste toqua à la porte. Il n'avait jamais passé autant de temps avec Lupin, et c'était assez bizarre. Même si c'était pour le petit, cela lui faisait quand même drôle. Mais en même temps, il remerciait la magie que ce soit lui, et non Black. Il ne sait pas comment il aurait fait si ça avait été le chien. Remus, ça passait encore. Il n'avait jamais été méchant avec lui, juste extrêmement lâche. Mais Sirius… disons qu'il se réjouissait qu'il subisse les tortures d'Azkaban
Remus leur ouvrit rapidement et les invita tout de suite à entrer. Il avait préparé du thé et du chocolat et sortit des cookies. Il les mena au salon en souriant. Il discutait déjà avec Harry, heureux de retrouver son louveteau. Snape put remarquer les livres sur la table basse, il avait commencé à travailler.
- Alors Harry, comme ça va ? J'ai remarqué que ton genoux était raide, tu t'es blessé ?
Harry lui sourit et lui expliqua que c'était juste une vieille blessure mal guérie et que Pomfresh s'en était occupée. Le petit commença alors à poser des questions. On aurait pu croire qu'il demanderait des choses sur ses parents, mais il interrogea Remus sur le loup.
- Tu te transformes à la pleine lune alors ? Tu es conscient ou pas du tout ? Ça fait mal ? Tu te souviens de ce que tu as fait?
Doucement louveteau. Oui, je me transforme pendant deux nuits, le temps de la pleine lune. C'est pas mal douloureux car, contrairement à la métamorphose humaine, ici tout le squelette se modifie pour devenir celui d'un loup. D'ailleurs ça fait d'horribles craquements. Avant, je perdais conscience pendant la transformation et le loup prenait le contrôle. Mais depuis que je l'ai accepté, je peux rester conscient. Je n'ai pas le contrôle, mais j'ai accès aux sens du loup. Je peux ainsi partager ce qu'il fait. En dehors de la pleine lune, je ne me transforme pas.
Harry souriait en l'écoutant, semblant très heureux d'en apprendre plus. Il continua de poser des questions, étant très curieux.
- Et comment fais- tu pour ton travail ?
- Ah, ça c'est plus compliqué. Vois-tu, les loups garou sont mal vu par la communauté. Nous sommes considérés comme dangereux et presque tous les métiers nous sont interdits. Mais je suis allé chercher du côté moldu. Ca, ils ne peuvent pas m'en empêcher.
- Et pour la personne que tu aimes ? S'il y en a une.
Remus sourit et n'hésita pas à répondre, sautant sur l'occasion pour donner l'info à Snape également.
- Les loup-garou ont ce qu'on appelle un compagnon de lune. C'est comme une âme sœur. Ça veut dire qu'ils ont un compagnon unique. Quand ils le trouvent, le loup fait tout pour lui plaire et le protéger. Enfin, en temps normal. Il faut savoir que le loup et l'humain sont deux entités différentes. Mais ce n'est pas le loup qui choisit son compagnon de lune, c'est... écrit si on peut dire. Et il n'y a pas que le loup qui aime son compagnon, l'humain aussi. Car même si nous sommes deux, nous ne formons qu'un.
- Ouaw… j'espère que tu trouveras ton compagnon de lune alors. Ça a l'air génial!
Snape laissa le petit discuter avec le loup garou, s'asseyant non loin pour les surveiller, et buvant tranquillement son thé en mangeant un gâteau. Il jetait un œil aux livres qu'il avait pris. Il était plutôt satisfait de voir qu'il avait acheté ceux qu'il lui avait dit et commençait à travailler. Il prit néanmoins un morceau de papier et écrivit d'autres livres qu'il devrait lire: ceux concernant les sorts interdits et comment y résister. Même si cela l'agaçait d'être chez Lupin, il devait avouer qu'il était intéressant d'en apprendre plus sur les loup-garous. Cela pouvait toujours servir. Et puis, Snape avait toujours été un rat de bibliothèque, alors cela lui plaisait toujours d'apprendre de nouvelles choses. Mais il se retint de grogner quand il l'entendit parler de compagnon de lune. Certes, le fonctionnement était intéressant et il était content d'avoir obtenu ce genre d'informations. Mais vu que ça le concernait et que, si c'était vrai, le loup-garou n'avait rien fait pour le protéger, ça l'énervait juste. Il admettait néanmoins qu'il plaignait ce pauvre loup qui se retrouvait avec un humain aussi lâche alors qu'il n'avait rien demandé. Il ne serait pas étonné s'il s'entendait mieux avec l'animal qu'avec Remus. Après tout, les deux étaient victimes de la lâcheté de ce dernier, à différents degrés. Et quoi, soit disant Lupin l'aimait? Le professeur dû se retenir de rouler des yeux en entendant cette bêtise. Il préférait essayer de dévier la discussion plutôt que de continuer à entendre des sottises pareilles.
- Peut-être que Draco est un peu comme ton "compagnon de lune", Harry. Sauf que ce serait ton "compagnon d'obscurus"? En effet, son parasite a ronronné lorsque son ami Draco Malfoy lui faisait un calin.
Il savait que le nom de famille de cet ami ferait tilt dans l'esprit du loup-garou. Les Malfoys avaient toujours eu la réputation d'être très attachés à leur lignée de sang-pur, mais également à la magie noire. Beaucoup ne seraient pas étonnés s'ils apprenaient qu'ils étaient partisans de Voldemort.
Remus réagit en effet en entendant ce nom. C'était donc le jeune héritier Malfoy. C'était assez étonnant, mais s'il aidait son louveteau, alors il l'accepterait. Il faudrait juste se méfier du père du blond.
- Draco Malfoy ?
- Oui, c'est mon ami et il est très gentil. Je crois qu'il m'aide à retenir mon obscurus. Quand il est avec moi, je trouve la force de le contenir.
Harry se tourna vers Snape, intrigué.
- Ça existe un compagnon d'obscurus ? Et… c'est possible deux garçons ? Je veux dire, c'est pas avec une fille normalement ?
Le petit brun posait la question avec innocence, ne semblant pas du tout choqué d'imaginer que deux garçons puissent être ensemble.
- J'ignore comme ça passe chez les moldus, mais chez les sorciers les couples gays, deux hommes ou deux femmes, ne sont pas mal vus. La magie permet beaucoup de choses, donc même deux hommes peuvent vivre en couple et avoir une famille sans problème. Maintenant, pour ce qui est du compagnon, nous ne savons pas. Il y a tellement peu d'info que c'est difficile de savoir. Mais si tu dis que ton obscurus a ronronné… c'est déjà arrivé avec d'autres personnes qui t'auraient fait un câlin ?
Harry réfléchit un instant. La seule autre personne à lui avoir fait un câlin, c'était Snape. Mais son le parasite n'avait pas réagi avec lui.
- Et bien, il ne réagit pas avec le professeur Snape. Draco et moi on a déjà dormi ensemble plusieurs fois, mais c'est la première fois qu'il ronronne. Je vous dirai si ça recommence. Peut être que j'ai juste rêvé.
- C'était en effet une possibilité. Après tout, pour l'obscurus aussi c'était nouveau. C'est là que Severus reprit la parole.
- Personnellement je pense que c'est plutôt bon signe. Cela t'offre quelqu'un qui te donne la force de le contenir, et qui pourra potentiellement t'aider à calmer l'obscurus s'il sortait. De plus, cela ne m'étonnerait pas que cela aide à le faire diminuer. Après tout,il contient tous les mauvais sentiments et mauvaises pensées qui t'ont fait refouler ta magie.
Il termina tranquillement son thé, plutôt content de lui pour avoir changer de sujet.
- Chez les moldus, les couples gays sont plus ou moins acceptés selon les pays, voire les régions. Ils ont du mal à accepter ce qui n'est pas considéré normal par la majorité, et les religions n'aident pas vraiment en général.
Il posa sa tasse de thé et les regarda tous les deux. Il comprenait qu'Harry avait plein de questions et voulait passer du temps avec Lupin, mais il avait besoin de 10-15min le temps de lui raconter ce qu'il s'était passé à la banque.
- Pour information, le testament des Potter a été ouvert et étudié. Il semblerait que tu sois dessus, Lupin. Et que l'ancien tuteur magique d'Harry lui volait de l'argent. Pétunia en a également reçu d'ailleurs. Concernant ce que tu devais recevoir de leur part, je suppose que tu seras contacté par la banque. Et effectivement, les parents du petit avaient bien dit que tu devrais recevoir sa garde.
Bien sûr, il ne précisa pas qu'il devrait recevoir sa garde après Sirius, sachant très bien que le loup-garou comprendrait de lui-même. Il n'était pas encore l'heure de lui parler de son parrain. Snape lui expliqua en détails toute l'histoire du vol d'argent de Dumbledore, ainsi que la somme que recevait Pétunia, et enfin lui décrivit ce que les Potter avait écrit dans leur testament, encore une fois sans parler de Sirius. Il était plutôt soulagé que le petit ne pose pas de questions sur de potentiels parrains/marraines. Après tout, vu qu'il était lui-même celui de Draco, cela pouvait donner des idées au petit brun, mais il semblait s'interroger pour l'instant.
Harry les écouta tranquillement. Bon, à son âge on ne pensait pas encore à ce genre de choses, l'amour ou avoir un ou une amoureuse. Puis la conversation se tourna vers ce qu'il s'était passé à Gringott. Le petit se désintéressa alors de celle-ci et se tourna vers les livres sur la table. Il en attrapa un et commença à le lire, pour s'occuper sagement pendant que les deux adultes discutaient.
Remus écouta attentivement Snape. Il gronda de colère en apprenant le vol de l'argent et l'escroquerie, d'un côté comme de l'autre. C'était honteux. Il avait bien envie d'envoyer une beuglante au directeur, mais il ne pouvait pas. Il devait attendre que l'homme le contacte en premier. Mais il ne se gênerait pas une fois cela fait.
- Il y a déjà eu une réaction de son côté ? Il a dû apprendre qu'il n'était plus son tuteur magique.
- Non il n'y pas eu de réaction pour l'instant. A mon avis il essaie de savoir de qui il s'agit, ou bien de faire appel.
Le loup garou avait bien compris que Snape ne voulait pas parler de Sirius au petit. Et il n'était pas contre. Il était en prison pour multiples meurtres après tout. Alors, si on pouvait lui éviter cette info pour l'instant, autant le faire. Ce dernier ne semblait pas se préoccuper d'avoir un parrain ou pas. Mais ayant été délaissé pendant si longtemps, il était tristement normal qu'il ne s'attende pas à voir quelqu'un débarquer pour prendre soin de lui. D'ailleurs, il était bien calme encore une fois. Remus tourna alors les yeux vers lui et le vit le nez plongé dans un des livres d'occlumancie.
Severus jeta lui aussi un œil vers Harry, le trouvant également bien calme. C'est là qu'il le vit en train de lire l'un des livres qu'il avait conseillé à Remus. Sa première réaction fut de vouloir lui prendre le livre et lui dire qu'il ne devait pas lire cela. Mais en fait, cela serait bien si le petit pouvait également apprendre à en faire… Il ne pouvait pas entrer dans sa tête de peur de réveiller l'obscurus et provoquer une catastrophe, alors il devrait le faire de lui-même, mais….
- Harry, je ne serais pas étonné si ces livres t'intéressaient, mais ta magie est encore instable, et tu n'es pas habitué à l'utiliser. Il serait préférable que tu te concentres sur des sorts de débutant, avant de te renseigner sur une matière aussi difficile.
Il ne voulait pas lui interdire de lire cela. Ou plutôt, il ne pouvait pas. Après tout, il avait lu nombre de livres compliqués et de magie noire avant même de rentrer à Poudlard…. Alors lui dire que ce genre de livre n'étaient pas pour les enfants serait plutôt hypocrite.
- Néanmoins je serai ravi de t'apprendre l'occlumancie lorsque tu maîtriseras mieux ta magie. Pour l'instant, c'est Lupin qui doit s'entraîner. Sans son loup, son esprit serait une grande porte ouverte aux attaques, et on ne veut pas que quelqu'un entre dans sa tête et vole de précieuses informations…
Ainsi, le petit comprendrait qu'il ne suffisait pas d'avoir une jolie maison et une chambre douillette. Le loup-garou devait aussi s'améliorer dans différentes matières de la magie pour pouvoir l'accueillir.
Harry lisait le livre, le trouvant très intéressant. Il ne pensait pas vraiment à essayer, il lisait juste, par curiosité. Il savait que sa magie n'était pas prête et il avait conscience de n'être qu'un premier année, qu'il devait d'abord apprendre les bases. C'était juste pour s'occuper pendant que les adultes discutaient. Il releva cependant la tête quand il entendit qu'on lui parlait. Il regarda Snape en silence et lui sourit.
- Oh, c'était juste par curiosité. Je suis conscient de l'état de ma magie. Je lisais juste. Je trouve ça intéressant. Et je serais heureux de l'apprendre quand je serai prêt. Je voulais pas faire de bêtise.
Il ferma le livre et le reposa sur la table. Il semblait malgré tout avoir pris cela comme une réprimande. Il resta assis, ne bougeant plus.
- Snape ne t'a pas puni Harry. Je suis sûr au contraire qu'il est heureux de voir que cela t'intéresse. Il est juste inquiet que tu essaies quelque chose alors que tu n'es pas prêt. L'occlumencie est une matière difficile, car elle est liée à l'esprit. Et tout le monde ne peut pas l'utiliser. Il faut juste connaître ses limites et ne pas les dépasser.
- En effet, ce n'était pas une réprimande.
Severus pouvait comprendre que le Harry en ait l'impression. Lui-même avait été comme ça après tout. Il eut une petite idée pour lui redonner le sourire.
- Viens Harry, je vais te montrer un sort que ta mère aimait bien.
Il sortit sa baguette de sa poche et lança un sort. Plusieurs bulles sortirent de celle-ci, voletant tranquillement dans les airs, jusqu'à éclater. Sauf que lorsqu'elles le firent, elles émirent de la lumière, un peu comme de mini feux d'artifice inoffensifs, colorés et très peu bruyants.
- Je suis sûr que tes peluches aimeraient faire un petit tour de lévitation accompagné de ces bulles. Pourquoi tu n'irais pas les prendre et lancer un petit leviosa dessus? Cela ferait certainement plaisir à Lupin de voir les progrès que tu fais.
Il jeta un œil vers le loup-garou pour que ce dernier l'encourage également.
Harry releva les yeux et observa Snape lancer un sort. Il vit des bulles en sortir puis éclater en étincelles colorées. Il sourit, les yeux brillants. Il était visible que lui aussi aimait beaucoup ce sort. Il n'avait jamais pu voir de feux d'artifice et là il y avait droit. C'était super. Il fut surpris quand le brun lui proposa d'aller chercher ses peluches pour lancer un leviosa dessus. Il n'était pas sûr…
- Oui va les chercher Harry. Je suis sûr que tu t'en sors très bien. Vas y, on va jouer un peu
L'adolescent sourit et fila dans sa chambre. Enfin, sans courir bien sûr, se rappelant des consignes de Pomfresh. Il revint 2-3 minutes après, marchant doucement à reculons en tenant sa baguette dans sa main. Les peluches arrivaient derrière lui, flottant doucement les unes derrière les autres avant de s'élever dans la pièce parmi les bulles.
- Plusieurs d'un coup, bravo louveteau. Tu es doué à ce que je vois. Vas y, fais les danser parmi les bulles. Je suis sur qu'elles adorent ça
Le petit brun rit doucement et s'amusa donc, faisant voler ses peluches avec une certaine facilité. En effet, il semblait très à l'aise avec ce genre de sortilège. Les jouets volaient tranquillement, se croisant mais sans jamais se percuter. Snape l'observait faire. Il était plutôt content de voir qu'il semblait bien se débrouiller avec les sortilèges. En effet, il avait un bon contrôle de son sort malgré que plusieurs objets étaient en train de voler. Il esquissa un léger sourire, relança le sort de bulles pour que celles-ci se mêlent aux peluches et fasse des petites étincelles. Bien entendu, elles n'étaient pas inflammables.
- Il faudra que tu montres cela à Draco, Harry. Lui aussi il va adorer.
Il fit signe au loup de rejoindre le petit pour jouer avec lui. Il ne savait pas ce qu'il pouvait faire, peut-être faire apparaître des fleurs ou des étoiles volantes. Mais en tout cas, quelque chose pour que les deux jouent ensemble. C'était une bonne occasion pour lui, il ne devait pas la laisser s'échapper.
Remus regardait Harry faire, fier de lui. Il sourit et se joignit aussi à eux. Il sortit sa baguette et lança plusieurs sorts. Des étoiles filantes se mêlèrent au jeu. Il y eut aussi des papillons de toutes les couleurs et des lucioles.
L'adolescent s'amusait, tout joyeux. Il adora le spectacle et continua de jouer. Vu le nombre de peluches qu'il maintenait en lévitation, il y avait sûrement un peu de magie instinctive là dessous. Malgré sa magie blessée, il semblait assez en confiance pour l'utiliser sans même y réfléchir. Le fait d'être détendu et en sécurité devait bien sûr l'y aider énormément.
Mais toute bonne chose a une fin. Les peluches finirent par tomber au sol et Harry dut s'asseoir. Il semblait épuisé. Ce n'était pas surprenant au vu de la quantité de magie utilisée. Et comme elle n'était pas au top, il s'était rapidement fatigué. Il bailla un peu et se blottit contre le canapé. Snape lui caressa doucement la tête en souriant légèrement. Il laissa Lupin lui mettre une couverture dessus pour le caler confortablement, ainsi que quelques peluches.
- Repose-toi un peu Harry. On retournera à Poudlard lorsque tu te seras réveillé.
Il le laissa et retourna s'asseoir à la table de la cuisine, se resservant un thé. Il ne savait pas vraiment quoi faire. Jusqu'à présent, il était venu parler à Remus du petit, il n'avait jamais eu un moment où ils étaient tous les deux et pouvaient parler d'autres choses que d'Harry ou de combien le loup-garou avait été lâche par le passé. Il ne savait pas trop quoi faire, s'il devait lui faire la conversation ou non, même si ce n'était pas vraiment son truc. Il devait malgré tout faire des efforts pour que ça se passe bien pour Harry…. Il regarda alors le loup.
- Est-ce que tu veux t'entrainer à de l'occlumancie?
Au moins comme ça, ils ne parleraient pas de compagnon de lune. Il trouvait encore l'idée que Remus puisse avoir des sentiments pour lui complètement ridicule. Et de ce qu'il avait compris, le loup ne voulait pas abandonner. D'ailleurs, il avait peut-être quelques questions par rapport à ça.
- Mais avant…. Est-ce que les loup-garous sont capables de ressentir les émotions de leur "compagnon de lune"? Je parle bien sûr d'émotions que les autres loups garous ne pourraient pas ressentir normalement.
- Les ressentir non, ils peuvent les sentir. Mais cela n'est pas propre aux compagnons de lune. Quand une personne ressent une émotion, quelle qu'elle soit, son odeur change légèrement. Et un loup peut facilement reconnaître les émotions selon l'odeur dégagée. Pour les compagnons de lune, le loup peut savoir quand son partenaire est en danger. À condition bien sûr que ce dernier soit marqué.
Snape réfléchit alors à ce qu'il venait de lui dire. Ça ne l'arrangeait pas du tout. A quoi bon être occlumance si un loup pouvait sentir ses changements d'émotions. Si Voldemort se trouvait un allié loup-garou, il aurait des problèmes. Quant au marquage et à la détection du danger, même s'il en avait eu envie, il était préférable qu'ils ne le fassent pas. Snape était souvent en danger, alors le loup de Remus serait tout le temps en train de stresser.
- Comment peut-on dissimuler nos émotions à un loup-garou dans ce cas? Au cas où un loup-garou rejoindrait les partisans de tu-sais-qui, j'aimerai le savoir. Je dois me préparer à toute éventualité.
Il ne pouvait pas forcément lui expliquer pourquoi, ni jusqu'à quel point il pouvait être impliqué. Après tout, il était un agent double, c'était son travail de garder tout ça secret. Mais il voulait être préparé au cas où…
- Au passage, je dois ajouter que tu devras aussi t'entraîner à supporter deux sortilèges interdits.
Ce n'allait pas être une partie de plaisir, mais il savait que Lupin comprendrait que ce serait nécessaire.
Remus sembla réfléchir un instant. Dissimuler ses émotions à un loup garou. Au cas où vous-savez-qui en aurait un dans ses rangs. Il fronça les sourcils. Il avait bien compris dans quelle merde était Snape. Il était un mangemort, mais il agissait contre le mage noir. Il était donc en première ligne face au danger. Il sentit son loup frémir d'inquiétude. En effet, c'était dangereux. Mais il ne pouvait pas l'aider sur ce coup là. Enfin, presque.
- Pour empêcher un loup garou de renifler ton odeur, il n'y a rien de plus simple. L'aconit. On ne l'appelle pas tue loup pour rien. Tu dois pouvoir la broyer et en faire un espèce de parfum. Si tu fais ça, surtout ne t'en asperge pas, tu ne ferais qu'attirer plus de soupçons. 4 à 5 gouttes seront largement suffisantes pour altérer ton odeur et empêcher un quelconque loup garou de pouvoir se concentrer dessus.
L'aconit n'avait pas forcément une odeur forte pour les humains. Mais c'était un vrai répulsif pour les loup garou. Et avec leur odorat surdéveloppé, elle était un parfait bouclier.
- Et pour les sortilèges, je compte sur toi pour m'y entraîner. Je n'ai jamais été soumis à l'endoroloris, j'ignore à quel niveau peut monter la douleur.
Il est vrai que la transformation était douloureuse. Il avait donc une certaine tolérance depuis le temps. Mais il ne devait pas sous-estimer ce sortilège. Snape nota les instructions du loup-garou, plutôt soulagé que ce soit possible. Certes, il s'avançait un peu. Voldemort n'était pas complètement de retour, vu que pour l'instant c'était plus un parasite qu'autre chose de ce qu'il avait vu. Et c'était dans l'éventualité qu'il se joigne à des loup-garous. Ça n'allait pas forcément arriver, mais il valait mieux être prudent, surtout avec toute cette histoire…
- Il n'y a pas que celui-là. Il faudra aussi que je teste ta résistance à l'imperium.
Bien sûr qu'il y avait aussi l'imperium. Le sortilège de contrôle de l'esprit. Tient d'ailleurs, s'il parvenait à dresser de bonnes barrières, est ce qu'il résisterait mieux à cet interdit ? C'était une bonne question.
- Pour l'imperium, est ce que les barrières d'occlumenties offrent un avantage à y résister ? Ca n'en sera qu'une motivation supplémentaire pour que je m'y concentre, demanda-t-il alors.
- Il est vrai qu'il est plus facile de résister à l'imperium lorsqu'on a l'habitude de l'occlumancie.
Severus lui avait répondu cela sans rien ajouter d'autre. Il le regarda ensuite. Il voulait l'entraîner à l'occlumancie, mais il supposait que pour quelqu'un qui n'avait jamais essayé de rentrer dans la tête d'une personne, il était difficile d'imaginer des barrières et tout. Il était agacé à l'idée, mais c'était le mieux qu'il puisse faire: Il devait enlever une à une ses barrières pour qu'il voit le processus. Il grogna un peu avant de soupirer. Que c'était fatiguant.
- Est-ce que tu sais comment on fait pour rentrer dans la tête de quelqu'un?
Remus fut cependant très surpris en entendant cette question. Suggérait-il de le laisser entrer dans sa tête ? Ce serait une grande marque de confiance. Enfin, il avait surtout l'air de s'y forcer. Mais le loup comprit qu'il voulait lui montrer quelque chose. Sûrement en rapport avec les barrières justement.
- J'ai lu la théorie et je pense avoir compris comment faire oui.
Rien que pour ça, il se promit de travailler plus dur que jamais. Pas question de le décevoir. Il lui montrerait qu'il était motivé. Il devait commencer par regagner sa confiance avant de pouvoir aller plus loin dans ses tentatives de rapprochement.
Severus hocha la tête. Bon, il avait lu la théorie. C'était pas mal pour commencer. Il soupira encore avant de le regarder en silence. Il savait que c'était nécessaire, mais ce n'était pas pour autant qu'il en avait envie. De plus, il devrait faire attention à ce que personne d'autre n'essaie d'entrer.
- Je veux que tu te concentres et que tu essaies de rentrer dans ma tête. Je vais enlever les barrières une à une, sans pour autant toutes les enlever parce qu'il ne faut pas exagérer. Mais avec ça, tu verras comment sont formées de bonnes barrières et il sera plus simple de faire de même pour toi.
Il espérait néanmoins qu'il n'y aurait pas de problème avec le loup à l'intérieur… Surtout s'il était effectivement son compagnon de lune. Il ne savait pas si cela pouvait avoir une incidence….
- J'ai compris
Remus inspira profondément et pria également pour que son loup ne fasse rien. Il n'en avait pas trop peur en fait. Il avait du respect pour Snape lui aussi donc il ne pensait pas qu'il y aurait de soucis. Il sortit sa baguette et se concentra sur ce qu'il avait appris. Dès qu'il se sentit prêt, il regarda le brun et attendit qu'il lui fasse signe d'y aller. Et dès que cela fut bon…
- Legilimens !
Il lança le sort et entra donc dans la tête de Snape. Il regarda donc autour de lui. Il se retrouvait devant les barrières. Et, étonnamment, son loup était à ses côtés. Il était assis sagement, observant également. C'était donc ça qui allait se trouver autour de lui pour l'aider à protéger l'esprit de son porteur. Il en était très intéressé. Remus sourit.
- Ok Snape, nous sommes là. Montre nous comment il faut faire, nous sommes attentifs.
Snape les avait laissés entrer, il les sentait très facilement. Bien, à présent il devait essayer de tout lui expliquer et lui montrer.
- Je veux que tu ailles toucher une des barrières.
Lorsque le loup-garou le fit, il pouvait sentir plein d'émotions, et même entendre des voix. Il y avait de la peur, de la colère, de la tristesse qui se mêlaient, mais également un sentiment de puissance et de détermination… Il pouvait entendre certains murmures dire "Je ne laisserai pas quelque chose comme cela arriver à nouveau" ou " Je ne laisserai plus personne prendre le dessus sur moi" ou encore " Si les barrières cèdent, je meurs"...
- Les barrières sont liées à ta volonté, mais également aux raisons pour lesquelles tu ne veux pas laisser entrer quelqu'un dans ta tête. Certains legilimens vont se servir de ce qu'ils ressentent dans ses barrières pour parler à la personne et essayer de trouver les mots justes pour faire céder ces défenses. Il sera donc important que tu arrives à ne pas divulguer les émotions et raisons qui te poussent à avoir mis ces barrières. Normalement, je les dissimule, et les remplace par de faux sentiments si nécessaires. Là, je te donne accès à ces sentiments pour que tu comprennes réellement comment les barrières ont été créées.
Même s'il n'aimait pas l'idée que Lupin puisse avoir, même un minimum, accès à ses sentiments...
- Actuellement, les barrières sont visibles. Avec de l'occlumancie à un niveau élevé, tu peux faire croire qu'il n'y a pas ou peu de boucliers, et montrer ce que tu veux à la personne que tu as en face de toi.
Pour lui donner un exemple, les barrières actuelles furent remplacées par d'autres barrières qui étaient beaucoup moins nombreuses et semblaient bien plus fragiles et faciles à casser.
- C'est un peu comme si tu lançais une illusion dans ta propre tête, dans ce cas là
Remus écoutait attentivement les explications de Snape. C'était très intéressant. Il comprenait maintenant pourquoi l'occlumencie était si dure. Mais il ne se laisserait pas démonter. Il y arriverait. Il regarda les barrières, étudiant attentivement le concept et comment cela fonctionnait. Il ne devait rien laisser de côté pour pouvoir l'accomplir lui-même.
- Je comprends, je vois ce que tu veux dire. J'avoue que ce sera sûrement compliqué. Mais je travaillerai dur.
Remus était déterminé et le loup gronda. C'est comme s'il voulait dire à Snape qu'il l'y obligerait si nécessaire. Pas question d'être décevant. Ils travailleraient dur ensemble.
- Il faut que tu comprennes qu'il est possible que, lorsque tu es dans la tête de quelqu'un, cette personne t'envoie une vision pour te déconcentrer et rentrer dans ta propre tête.
Pour lui donner un exemple, il lui envoya d'un coup le souvenir du jour où son loup avait failli l'agresser et en profita pour le faire sortir de son esprit à lui, rentrant dans la sienne par la même occasion.
- Là, je suis dans ta tête. Essaie de me pousser à partir, voir à m'obliger à sortir, sans utiliser ton loup-garou. Il doit être ta dernière défense.
Snape observa Lupin, attendant donc qu'il le fasse. C'était le meilleur exercice qu'il pouvait faire. La théorie, c'était bien, mais sans la pratique, elle ne servait pas tant que ça.
Remus réfléchit vite fait, il devait lui envoyer un souvenir pour le repousser. Et il eut une idée. Il ne l'apprécia pas, mais il avait bien compris le message. Dans ce genre de combat, il n'y aurait aucune pitié. Il envoya donc le souvenir du jour où James et Sirius l'avaient humilié et qui avait provoqué l'insulte qu'il avait dite à Lily.
Il avait conscience que c'était mesquin, voire cruel. Mais d'un autre côté, il répondait à la même attaque que Snape lui avait envoyé. Il sentit son loup gronder derrière lui, tout autant énervé de cette attaque. Mais il resta sagement derrière. Lui aussi savait que c'était le but de l'exercice.
Snape grogna à ce souvenir, mais il savait que c'était la meilleure méthode contre lui… Il recula sans pour autant sortir, après tout ce n'était qu'un entrainement alors il n'avait pas non plus besoin de se donner à fond, surtout pour un débutant. Mais Remus n'aurait peut-être pas toujours des souvenirs qui pourraient blesser ou déstabiliser la personne qui essayait d'entrer dans sa tête.
- Ce souvenir marche sur moi. Mais essaie de me repousser par les barrières de ta seule volonté. Tu n'auras pas forcément en mémoire des souvenirs qui pourraient repousser Dumbledore ou tu-sais-qui. Tu dois utiliser la volonté, dire "non", complètement refuser toute entrée. Si cela peut t'aider, tu peux envoyer à la personne des mots qui peuvent potentiellement la blesser, en sachant que ca pourrait aussi énerver.
Oui, c'était un exercice difficile. Mais ce premier essai était un très bon entrainement pour Lupin. Cela lui permettrait de voir l'ampleur de la tâche à accomplir, et également l'aider à voir comment s'y prendre.
Remus écouta attentivement les consignes de Snape. En effet, l'attaque aux souvenirs risquait de vite devenir limitée. Il devait donc se forger ces fameuses barrières. Il se concentra donc sur ça. Il y mit toute sa volonté. Il ne devait pas entrer. Il repensa à toute la rancœur qu'il avait pu avoir contre sa famille qui l'avait toujours jugé pour sa lycanthropie. Il décida donc d'y mettre toute sa colère et son ressenti. Il les avait presque haït pour ce qu'ils lui avaient fait subir.
Une barrière commença donc à se former. Elle ressemblait à un tourbillon, violent et sauvage. Snape pouvait y sentir les émotions du loup. C'était d'ailleurs surprenant de sentir tant d'émotions violentes, vu que Remus avait toujours semblé si doux et gentil. Mais là, il y avait vraiment de la rage dans cette tempête.
Mais le potionniste ne fut qu'à moitié surpris de ressentir tout cela chez le loup. Après tout, même s'il était de nature gentille, il avait quand même vécu des choses difficiles et peu agréables. C'est d'ailleurs à cause de cela qu'il était devenu aussi lâche. Il se disait que c'était une bonne base, mais il voulait en rajouter un peu pour qu'il sache comment renforcer ses barrières.
- C'est un très bon début, Lupin. Ajoute à cela les raisons pour lesquelles tu ne veux pas qu'on entre dans ta tête. Ton désir de protection pour Harry. Ton désir de ne plus vouloir être lâche, d'affronter les épreuves qui se mettront sur ton chemin. Ton désir d'être fort. Pense à tout ce que tu risques de perdre si on entre dans ta tête et qu'on obtient des informations. Soit ils entrent et tu perds tout, soit tu les bloques et tu protèges ta vie ainsi que celles des personnes qui te sont chères.
Lupin devait comprendre que les barrières n'étaient pas formées que d'émotions négatives. C'était de la survie. C'était être manipulé, donner des informations à un ennemi, ou bien résister. C'était un désir de protection puissant, que ce soit pour sa propre vie et/ou pour d'autres personnes.
Remus prit en compte les conseils de Snape. Il comprenait et il s'y appliqua donc. Il ajouta à sa barrière tous ses buts. Sa volonté de protéger Harry, de devenir fort, de réparer ses erreurs, d'effacer sa lâcheté. Le loup dû même reculer de plusieurs pas devant la barrière. En effet, celle-ci semblait se renforcer. Elle devenait plus violente à chaque minute et des éclairs apparurent même. C'était très visuel comme barrière, mais encore une fois elle était animée sur une base de colère et renforcée ensuite par la volonté de protection du loup.
L'exercice était fatigant, Remus sentait la sueur sur son front. Mais il ne lâchait pas. Il se donnait à fond. N'étant pas habitué, c'est dur pour lui. Mais sur le long terme ça deviendrait naturel. Pour l'instant il devait juste travailler pour faciliter le maintien de la barrière.
Severus était plutôt satisfait. C'était un très bon début, et le bouclier avait de bonnes bases à présent. Avec le temps, il serait capable de la rendre encore plus difficile à passer et il n'aurait même plus besoin d'y penser pour la dresser. Afin de lui montrer ce que ça faisait de maintenir une barrière tout en se faisant attaquer, il lança quelques attaques. Rien d'énorme, mais assez pour tester la solidité de la protection. Puis, il sortit de sa tête. Il savait que c'était épuisant au début, et il le voyait bien au loup-garou. Il semblait éreinté.
- C'était un bon début. A présent tu comprends mieux comment cela se passe. Quand tu arriveras à la mettre naturellement tous les jours, je pourrai te parler de certaines choses. Après tout, si c'est le directeur qui vient te parler, il ne voudra pas trop forcer en voyant tes barrières. Il sait que cela te rendrait méfiant et il ne veut pas perdre le peu de confiance que tu pourrais avoir pour lui.
S'il arrivait à lui faire créer des barrières solides, en plus du loup, ce serait parfait.
Remus avait sentit les attaques de Snape et avait lutté pour maintenir ses barrières. C'était vraiment épuisant. Puis, il n'y eut plus rien, il était sorti. Le loup le regarda donc et, sentant sa fatigue, il dut s'asseoir. Il respira profondément pour s'en remettre. Il avait l'impression d'avoir couru un marathon. Mais en même temps, il était satisfait. Il avait compris comment mettre en place ses boucliers. Maintenant, le plus gros du travail serait de les garder tous les jours et de façon naturelle. Il releva la tête, regardant le potionniste avec une lueur de détermination dans les yeux.
- J'y arriverai. Je le ferai. Merci pour cet exercice, j'ai bien compris.
Remus lui sourit, bien content d'une telle évolution.
Malgré tout, leur entraînement avait duré un bon moment et le loup-garou tourna la tête vers la porte de la cuisine. Harry était dans l'encadrement de la porte, un peu caché derrière. Il serrait une peluche de loup dans ses bras et les observait, semblant hésiter s'il pouvait entrer ou pas.
- Tu es réveillé louveteau? Pourquoi tu te caches ?
- Vous étiez là, immobile à vous regarder… Je ne sais pas trop ce qu'il se passait…
Vu comme ça, le petit pouvait en effet imaginer beaucoup de choses. Snape ricana légèrement. C'est sûr que pour l'enfant, ça avait dû avoir l'air d'une bataille de qui baisserait les yeux en premier, ou quelque chose dans le genre.
- Désolé, je l'entrainais à l'occlumancie. Tu sais, la discipline dont on a parlé tout à l'heure après que tu aies jeté un œil à ses livres.
Il invita Harry à les rejoindre et le fit s'asseoir, lui caressant gentiment la tête pour le rassurer.
- Comme tu peux le voir à l'état de Lupin, c'est fatiguant. Et comme il est un débutant, c'est forcément plus difficile. Il avait besoin que je lui montre les bases pour travailler au mieux.
Le professeur, lui, semblait encore avoir de l'énergie à revendre. Après tout, il était un maître en la matière. Puis il eut une idée.
- Tu sais que je n'aime pas parler de ton père et de ses amis, mais j'ai une petite question pour toi: A ton avis, comment ces idiots faisaient-ils pour gérer les transformations de Lupin à la pleine lune, lorsqu'ils étaient à l'école?
Il savait que l'idée de se transformer en animal lui plairait, et savoir que son père en était capable lui ferait plaisir.
Harry observa Remus. En effet, il semblait vidé. Il comprit donc que l'occlumencie était vraiment difficile et il comprit que Snape ne voulait pas qu'il s'y intéresse trop tôt. Mais il sourit en comprenant qu'il l'avait donc aidé à travailler. Il fut cependant surpris par la question qu'il lui posa. En effet, c'était une bonne question. Comment gérer un loup sans danger. Remus lui avait raconté que pendant la pleine lune, ses amis l'accompagnaient. Mais comment avaient-ils fait pour ne jamais être mordu ou avoir de blessures. Puis, il repensa à McGonagall et sa transformation en chat.
- Ils pouvaient se changer en animaux ? Comme le professeur McGonagall qui se transforme en chat ?
Remus sourit, tout fier. Son louveteau avait vraiment l'esprit vif. Il avait rapidement trouvé la réponse comme si ça lui avait semblé évident.
- En effet, mes amis étaient ce qu'on appelle des Animagi. Des personnes pouvant prendre l'apparence d'un animal. Ton papa était un grand cerf.
- C'est trop cool! Tu crois qu'un jour je pourrai faire ça aussi ?
Demanda-t-il tout excité.
- Comme pour l'occlumencie, quand tu seras prêt. C'est également une métamorphose très difficile. D'ailleurs, il faut savoir que c'est contrôlé par le ministère. Tout animagus doit se faire enregistrer comme tel dans les registres. Mes amis ne l'étaient pas, car ils l'avaient appris seul à Poudlard. Ils ont travaillé très dur juste pour ne pas que je reste seul pendant la pleine lune.
Harry, même s'il en voulait encore à son père pour sa méchanceté gratuite envers Snape, se sentait fier de savoir qu'il pouvait aussi faire de telles choses. Parvenir à réaliser une métamorphose si compliquée, en secret, pour soutenir son ami, c'était très fort. Du moins dans la tête du petit.
- Je comprends. Donc mon papa était un cerf. C'est pour ça que tu m'as offert une peluche de faon.
- Oui, tu es mon louveteau, mais tu es aussi un petit Bambi^^
Harry rit doucement.
- Si tu pouvais te transformer, en quoi est-ce que tu aimerais le faire? En général tu ne choisis pas, c'est un animal qui doit te correspondre, mais tu as le droit d'imaginer ce que tu aimerais.
Snape n'avait jamais dit qu'il pouvait en faire de même. Que ce soit à Voldemort ou à Dumbledore, ni même à Lucius. Après tout, c'était un peu son petit secret, sa carte joker. Il espérait juste que cela n'était pas détectable pour les loup-garous, ou que le loup puisse sentir qu'il cachait quelque chose sur le sujet. Il comprendrait vite dans ce cas là. Il allait faire cette concoction d'aconite assez rapidement.
- Peut-être que si tu arrives un jour à te transformer, tu pourras également l'apprendre à Draco et vous pourrez vous balader tous les deux… Sans faire de bêtises, bien entendu. Ou au moins sans vous faire prendre.
L'adolescent réfléchit rapidement à la question. Un animal qu'il aimerait être ?
- Hum… je ne sais pas trop… il y en a tellement… peut être un animal qui vole…
Harry n'avait jamais pris le temps d'observer les animaux. Et puis, il n'avait pu en voir en vrai qu'une fois, quand les Dursleys avaient été obligés de l'emmener avec eux au zoo. Et les animaux qu'il avait vu passaient leur temps à dormir. Donc il n'avait pas vraiment été conquis par l'un deux. Donc, dans l'immédiat, il n'avait pas de préférence.
- Ou peut-être un félin. Mais bon, comme on choisit pas. Un jour je verrais bien ce qui me correspond. Ce serait drôle de pouvoir jouer sous forme animal. Je suis sûr que Draco adorerait ça!
Il sourit, presque impatient de pouvoir faire ça. Ça le motivait à travailler sur sa magie pour la soigner et pouvoir progresser vite.
- Je suis sûr que Draco se verrait en un animal majestueux et puissant. Personnellement je le vois comme un petit furet qui met la pagaille partout où il passe.
Plaisanta gentiment Severus, ébouriffant gentiment le petit. Celui-ci rit doucement en imaginant Draco en petit furet, amusé. Ce n'était pas totalement faux. L'homme regarda ensuite l'heure.
- Je pense que nous ne devrions pas tarder, Harry. Tu as déjà passé une bonne journée aujourd'hui, et on pourra revenir une autre fois, ne t'inquiète pas.
L'homme se leva et alla prendre ses affaires, laissant Harry et Remus se dire tranquillement au revoir. Il attendit que le petit soit prêt avant de retourner à Poudlard avec lui. L'adolescent alla sagement remettre toutes les peluches dans sa chambre, les rangeant correctement. Il redescendit ensuite et vint faire un câlin à Remus. Décidément, il l'aimait bien ce loup-garou. Il se sentait bien avec lui.
- Allez louveteau. Ne t'inquiète pas, je travaillerai dur et tu seras fier. Comme ça je pourrais t'accueillir ici en toute sécurité. Allez, rentrez bien et ne faites pas trop de bêtises Harry. Ou ne te fais pas prendre.
Et c'est sur ces paroles, que le potionniste et le jeune garçon retournèrent à Poudlard.
A suivre...
