Chapitre 17 :

Hermione Granger s'est autorisée une grimace et le jeune homme a directement pouffé de rire.

-Tu ne te souvenais pas ?
-Arrête de faire le malin...
-J'aime te faire redécouvrir des muscles...

Il s'est redressé et ses lèvres se sont directement déposées sur l'épaule de la jeune femme.

-Tu m'as presque supplié de ne pas te quitter... et maintenant...

Il a déposé sa main sur le ventre de la sorcière.

-... tu grimaces parce que je t'ai donné trop d'amour ?
-Tu m'as donné des courbatures pour deux jours entiers.

Il a ricané.

-Je t'avais pourtant prévenu... le faire sur le sol était une mauvaise idée.
-Tu ne m'as rien dit ! s'est-elle exclamée en se tournant vers lui.

Il a haussé les épaules.

-Hermione...
-Mmh ?
-J'aime beaucoup cette journée.

Les mains du jeune homme sont remontées jusqu'à la poitrine de la sorcière.

-Pourquoi ? Parce qu'on a... a-t-elle commencé en souriant.
-Parce que je suis avec toi... juste parce que tu es avec moi... Hermione...

Il l'a repoussé contre les oreillers.

-... Hermione... C'est à moi de te le demander... Hermione...

Le jeune homme s'est appuyé de chaque côté de la sorcière.

-Vas-y... a-t-elle murmuré en se redressant légèrement.

Elle a accroché ses bras autour du cou du joueur de Quidditch.

-Hermione...
-Oui ?
-Reste avec moi... reste avec moi... Hermione...
-Oui ?
-Si tu pars... cette fois...

Une larme est tombée sur la joue de l'ancienne Gryffondor.

-... j'en mourrai... Hermione... je me tuerai... j'en mourrai vraiment...

Les lèvres de la serveuse se sont étirées.

-Je ne partirai plus jamais.

Drago s'est penché une nouvelle fois vers elle.

Côté Harry Potter :

-Vous avez osé dévoiler son adresse ! a hurlé Harry Potter.
-Absolument pas... Nous avons juste dévoilé quelques photos ! a répondu le journaliste.
-Quelques photos ? Vous en avez publié une trentaine ! a directement lâché Ronald Weasley.
-C'est terminé ! Je vais vous emmener devant le tribunal !
-Encore ? a demandé Martin Rings.
-Je vais... a commencé Ron en relevant sa main.

Aussitôt : quelqu'un a attrapé la main du rouquin.

-Miss Parkinson ? a chuchoté le journaliste en ravalant sa salive.
-Personne n'a le droit de porter la main sur un journaliste... a-t-elle affirmé tranquillement.

Ron s'est dégagé de la prise.

-... du moins... sur un journaliste en fonction... a-t-elle terminé.
-Miss Parkinson...

Pansy a relevé l'une de ses mains parfaitement manucurées.

-J'ai quelque chose pour vous...

Elle a déposé une mallette sur le bureau du directeur.

-... comme vous vous fichez pertinemment de mes avertissements...

Elle a poussé un soupir théâtral.

-... je suis dans l'obligation de mettre mes menaces à exécution.

Harry et Ron ont échangé un regard.

-Je viens de racheter ce bâtiment et il sera détruit dans moins de deux heures.

La jeune femme a regardé autour d'elle.

-Ce journal va se transformer en hôtel particulier et vous...
-Miss... a-t-il tenté.
-Malheureusement... vous allez vous retrouver sans emploi...

Nouveau soupir théâtral.

-... de plus... j'ai trouvé important d'imiter votre comportement parfaitement déplacé...

Elle a regardé sa montre.

-Votre femme vient de recevoir une petite enveloppe contenant les photos de vos nombreuses aventures... Marie sera sûrement ravie d'apprendre qu'elle peut finalement se libérer de ce satané mariage.
-Vous... a-t-il recommencé décontenancé.
-Il ne faut pas révéler les secrets des autres quand notre propre vie déborde de honte.

Elle a penché la tête.

-Je vous avais demandé de laisser mon meilleur ami en paix... Vous refusez ?

Ses lèvres se sont étirées.

-Voici comment je vous impose ma volonté.

Elle s'est retournée et s'est approchée de la sortie.

-Une heure et trente-deux minutes pour quitter vos bureaux, a-t-elle déclaré en relevant l'une de ses mains.

Le journaliste s'est effondré sur sa chaise.

-Pansy a toujours été aussi cool ? a demandé Ronald les sourcils haussés.

Harry a haussé les épaules.

-Trouvons Hermione... a-t-il lâché avant de tirer sur la manche de son meilleur ami.

Les deux adultes se sont approchés de la sortie et ont rapidement transplané. Comme ils l'avaient supposé : les journalistes du monde entier avaient fait le déplacement. Ils encerclaient tous l'immeuble de la jeune femme, sans se préoccuper des nombreux moldus.

-Monsieur Potter !
-Monsieur Weasley !
-Par ici !

Les deux sorciers ont rapidement (et très discrètement) entrés le code d'accès et se sont réfugiés à l'intérieur du bâtiment.

-Qui êtes-vous ? a hurlé le concierge en plaquant son balai contre son épaule.

Harry a relevé les mains.

-Nous sommes des amis de Hermione Granger.
-Monsieur Carltone ! Vous nous connaissez très bien ! s'est exclamé Ronald avec exaspération.

Le vieil homme a plissé les yeux.

-Dépêchez-vous de monter ! a-t-il déclaré avant de reprendre sa position défensive.
-Hermione est bien là-haut ?

Le concierge n'a pas répondu : les yeux rivés sur les journalistes.

-Vous ne passerez pas ! a-t-il prononcé sur un drôle de ton.
-Quoi ? a murmuré Ron.

Harry a secoué la tête et les deux sorciers se sont dirigés vers les escaliers. Ils sont rapidement arrivés devant l'appartement de la jeune femme.

-Hermione ! se sont-ils exclamés en même temps.
-Hermione ! C'est nous !
-Ouvre ! a ordonné Ron.
-Hermione !

Ils se sont regardés et une lueur de pure panique a traversé leurs iris.

D'un même mouvement : les deux hommes ont forcé la magnifique porte blanche.

-Hermione ! se sont-ils exclamés en parcourant la pièce du regard.

Ils sont entrés et ont rapidement observés les autres pièces.

-Chez le psychomage ?
-Au travail ? a proposé Ron en même temps.
-On se sépare ! a déclaré Harry en transplanant.

Au même moment : le téléphone a sonné.

-Ils ont trouvé son numéro ? a marmonné Ron pour lui-même.
-Ah ! Hermione ! a commencé la voix au bout du fils. Pourquoi est-ce que tu n'es pas encore arrivée ?

C'était qui ça ?

-... Je m'inquiète ! Écoute... je suis vraiment désolée pour hier soir... Je... Je ne voulais pas te vexer ou t'inquiéter inutilement et...
-Qui êtes-vous ?

Petit silence.

-Vous... qui êtes-vous ?
-Ronald Weasley et vous ?
-Bélinda Holt.
-Oh ! s'est-il exclamé. Vous êtes la cousine moldus !
-Hein ?
-Quoi ? a-t-il lâché en grimaçant légèrement.

Première boulette.

-Vous savez où est Hermione ? a-t-il demandé.
-Pourquoi est-ce que vous êtes dans son appartement si elle n'est pas là ? Vous venez pour la cambrioler ?
-Les cambrioleurs répondent au téléphone ? a-t-il demandé.

Petit silence.

-Hermione est très en colère contre moi et...
-Hermione est en colère ? a-t-il marmonné pour lui-même.
-Mmh... je n'aurais pas dû parler de son époux comme ça et...
-Son époux ? a-t-il répété en fronçant les sourcils. Quelle est cette histoire ?

Soudainement : Ronald se remémora les mots de l'article.

-Oh les cons... a-t-il lâché.
-Quoi ?
-J'arrive.

Le rouquin a appuyé sur le bouton rouge et il a transplané.


Voici le chapitre de la semaine ! Qu'est-ce que vous en pensez ?
À la semaine prochaine !
Mélissa