« Armin a enfin découvert la mer, mais c'est Rivaille qui découvre de plus en plus Armin... un Armin déboussolé. »

Petit Yaoi Rivarmin parce que ce sont de superbes personnages qui méritent d'aimer et d'être aimés. L'histoire débute à la fin de la saison 3 de l'anime. Lemon prévu.

Il y a trop peu de choses sur eux deux, évidemment c'est impossible dans l'histoire originale mais je trouve quand même qu'ils seraient parfaits ensembles !

L'Histoire va sûrement avancer doucement, j'en suis désolée par avance.

Bonne lecture, j'espère que ça vous plaira !

PS : C'est la première fois que j'écris une fanfic, on verra si ça marche ;)

Disclaimer : L'histoire originale ainsi que tous les personnages ne m'appartiennent pas. (je n'oserais pas m'immiscer dans leur couple haha)

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La nuit commençait déjà à tomber et Armin avait encore les deux pieds dans l'eau et ce coquillage luisant entre les mains. Bercé par le bruit des vagues il n'entendait pas ses camarades du bataillon d'exploration l'appeler, déjà près de leurs chevaux et prêts à repartir.

Mikasa vint poser sa main sur l'épaule du jeune garçon et avec un sourire dans les yeux lui dit « On reviendra ».

Armin acquiesça et se retourna vers le bataillon qui se trouvait plus loin, en admirant leurs visages d'enfants, si heureux. Sauf Eren, seul et à l'écart.

Ce n'était pas le moment de parler à son meilleur ami.

Lorsqu'il s'approcha de son cheval il mit son précieux coquillage dans sa sacoche et ferma les yeux un instant pour mémoriser l'odeur si particulière de cet endroit.

Ils démarrèrent leur chevauchée vers le mur. Comme pris de peur que ce qu'il venait de voir ne disparaisse comme un mirage, Armin retourna brusquement la tête afin de regarder fixement derrière lui l'horizon dont ils s'éloignaient dorénavant.

Rivaille, fermant la marche, ne put manquer son regard. Et dans les yeux du jeune homme il lui semblait que se reflétait tous les bleus du ciel et de la mer.

Tout comme l'immense étendue d'eau, les pupilles éblouis et curieuses d'Armin l'avait fasciné autant qu'il l'avait effrayé.

Les jours suivants furent calmes pour le bataillon d'exploration, sauf pour Hange qui enchaînait les réunions. Il fallait établir les diverses stratégies d'attaque et de défense envers leurs nouveaux ennemis. Si Livaï avait fait acte de présence les premiers jours il avait fini par lui annoncer :

Je ne viendrai plus.

Quoi ?! Mais Livaï ne m'abandonne pas ! Si tu penses que la dispute entre Historia et le Commandant Pixis a démarré à cause de toi et bien... ce n'est pas tout à fait faux, mais n'y penses plus ! S'il te plait ! Ne pars pas. Elle terminait sa demande quasi à genoux et les larmes aux yeux, dans toute son extravagance habituelle.

Arrête la binoclarde ! Coupa-t-il. Je ne fais que te gêner, la moitié des personnes autour de la table ont peur de nous. De toute façon je ne dis jamais rien, sauf quand ils se mettent à raconter des conneries. Ils m'font chier. Tu es bien meilleure que moi pour ce genre de choses. Il vaudrait mieux que quelqu'un de plus calme et de plus compétent t'épaule. En plus, c'est pas comme si tu n'effrayait pas aussi un peu ces imbéciles. Ils vont vraiment finir par croire que le bataillon d'exploration est une bande de dégénérés.

Hange se releva et pris un temps pour réfléchir. Après un rapide silence Livaï baissa la tête et dis d'une voix à peine audible :

Erwin y aurait vu beaucoup plus clair que nous. Faut-il vraiment traverser cette mer ? Nous connaissons à peine notre île, nous sommes presque libres sans les titans. Je n'sais plus où trouver la force de me battre.

Tu sais mieux que nous, Livaï, pourquoi tu as décidé qu'il ne soit pas là aujourd'hui.

La voix de Hange sonnait étrangement froide. Serait-ce un reproche ? Evidemment, pensa Livai. Il ne répondit pas, la tête baissée, la douleur marquée sur sa mâchoire, les dents serrées.

Le commandant repris d'une voix calme :

Cette fois encore je te fais confiance, je vais demander à Armin de m'accompagner dès demain, tu peux te reposer. Mais demain matin tu lui feras un debrief des sujets discutés actuellement. C'est compris ?

Entendu.

Le lendemain matin, au bout de la deuxième fois à toquer à cette porte de bois, les sourcils de Livai se froncèrent. Sans réponse de l'autre côté, il pris la décision de donner un grand coup de pied et d'entrer dans la chambre du titan blond.

Bordel Armin, t'as cru que c'était la grasse matinée !?

Le blond fut pris d'un sursaut et leva les yeux de son ouvrage, terrorisé par l'apparition soudaine de son supérieur. Paniqué, il fit le salut militaire par réflexe et le livre qu'il tenait entre les mains vint tomber à côté de son lit.

Je m'excuse, je n'avais pas vu l'heure caporal.

Livai remarqua tout de suite que le blond n'était pas aussi calme qu'à son habitude. Non pas parce qu'il venait de faire une entrée fracassante dans ses appartements mais parce que ça ne ressemblait pas à Armin d'être dans la lune comme ça. Mais ce sont surtout ses yeux et les traits tirés de son visage qui interpellèrent le caporal-chef. Depuis combien de temps n'avait-il pas fermé l'œil ?

Hey gamin, tu prends cette guerre à la légère ? Tu crois que tu es revenu à la vie pour te prélasser ? Je te rappelle que t'as offert ton cœur alors ne nous déçoit pas. Son regard sévère fit baisser les yeux du blond.

Oui… je sais, je vais… donner… tout ce que j'ai pour... que l'on soit libres... si cela est vraiment possible. La fin de sa phrase était à peine murmurée.

La chambre était bien ordonnée et semblait propre, Rivaille pris donc place sur une chaise en face du lit d'Armin et commença à lui expliquer à toute vitesse les stratégies à l'étude. Cependant Armin ne semblait pas déstabilisé par cet énervement de la part de son supérieur. Il prenait des notes et posait de temps à autres des questions qui déstabilisaient quelque peu Rivaille. Ce gamin est définitivement plus compétent que moi.. Comment pouvait-il penser à tous ces cas de figure à une telle vitesse ?

En partant, il regarda la main d'Armin qui tenait un petit carnet. Il tremblait.

Ne panique pas, ce ne sont pas les titans que tu vas voir, ni ces ennemis de je ne sais où, ce sont nos camarades. Et puis… ne te mets pas la pression, fais toi confiance. De toute façon, on n'attend pas de toi que tu trouves une solution miracle.

Il tourna les talons et laissa le blond seul. Armin se sentait étonnamment calmé par les paroles de son supérieur. Il souffla profondément et partit en direction de la salle de réunion.