CHAPITRE SIX : Plastic hearts are bleedin'.
Elle avait fini par s'endormir pendant l'appel. Vaguement, il lui avait semblé entendre les garçons lui souffler bonne nuit, tout doucement et l'impression qu'ils étaient vraiment là, à ses côtés lui avaient tirer un sourire. Cette nuit-là, elle dormit d'une traite et le lendemain, lorsque son téléphone sonna parce qu'elle devait aller travailler, aucune trace de fatigue n'était présente.
Elle savourait pleinement cette satisfaction de savoir qu'un poids en moins lui pesait.
Néanmoins, alors qu'elle se maquillait et choisissait soigneusement ses habits – elle n'avait pas oublié qu'elle devait se rendre au gymnase à côté de son boulot pour aller saluer Karasuno – le souvenir d'Aomine en colère, quittant la pièce lui revient en mémoire. Cette fois, elle n'avait pas juste le quartier à traverser pour lui attraper le col et le secouer pour lui remettre les idées en place. Pas de quartier dans lequel elle pourrait lui courir après pour s'excuser, pour essayer de mettre les choses à plat, pour essayer de lui exposer son point de vue et lui présenter ses excuses les plus sincères. Cette fois tout était différent, Aomine se trouvait dans un autre pays et elle savait qu'il devait ressasser cette histoire. Restait à savoir quand il allait exploser, et qui serait aux alentours. Est-ce qu'il allait même l'appeler ? Ou bien comptait-il l'ignorer ?
Momoï espérait qu'il choisirait la première option, au moins pour toutes les fois où elle lui avait couru après. C'était peut-être petit, mais il lui devait bien cela, ce crétin. Pour une fois, il pouvait bien être celui qui allait lui courir un peu après, non ? Donc, elle allait attendre et voir quelle tournure prendra la situation, et puis elle avait Kuroko sur le terrain pour lui faire un rapport. Et, rien ne l'empêchait de passer aussi par Kagami ...
Un sourire lancé en direction du miroir de sa salle de bain lui informa que tout était correct sur elle. L'ordre remit dans sa tête et l'angoisse de la situation en moins, elle sut qu'elle passerait une bonne journée. Surtout qu'elle revoyait la fameuse Kiyoko Shimizu et ses mimiques attendrissantes. Aujourd'hui, elle se devait de repartir avec son numéro !
C'était drôle la vitesse à laquelle les choses pouvaient prendre une direction dangereuse, improbable et chaotique.
Onze heure et demi, soit une heure avant la fin de sa journée marquait ce moment où sa journée parfaite empruntait un chemin brumeux. Aomine Daiki, grand basané aux cheveux bleus foncés mesurant un bon mètre quatre-vingt-dix avec des yeux d'un bleu aussi foncé que ses cheveux, vint fracasser la porte de la boutique qui l'accueillait pour l'année.
« Kami-sama, marmonna-t-elle. Qu'est-ce que c'est que ça ? »
Son patron sortit de son bureau au moment même où Aomine écrasait sa main sur le comptoir de sa caisse et que Kagami entrait comme une furie dans le magasin. La brutalité du basané la fit sursauter et reculer tandis que le rouge posait une main sur l'épaule de la brute, tentant de le détendre. Ce qui ne fonctionna qu'à moitié en réalité.
« Satsuki, siffla Aomine.
— Je croyais qu'on s'était mis d'accord pour que tu gardes ton calme, grogna Kagami. »
Le basané ne lui jeta qu'un regard en biais, qui n'effraya même pas un instant le dunker.
« Je termine dans une heure, se décida à intervenir Momoï très réticente à l'idée qu'Aomine lui fasse un scandale dans la boutique. Attendez-moi dehors ou dans un fast-food, d'accord ?
— Pas d'accord, lança le bleu sans réfléchir. »
Momoï soupira en même temps que Kagami, s'attendant à recevoir cette réponse. Son patron s'avança, toujours cet air bienveillant coller au visage accompagné d'un sourire.
« Venez donc dans mon bureau, messieurs. Nous y serons plus à l'aise et pourront discuter pendant que Momoï termine sa journée. »
L'As de la génération miracle s'apprêtait sûrement à répliquer que non, il ne le voulait pas et allait sans aucun doute tirer Satsuki d'ici mais Kagami le concurrença. Rapidement, il plaqua une main sur sa bouche et lui décrocha un coup de genoux au derrière. Aomine n'avait vraiment aucune manière lorsqu'il était énervé.
« Tu te la boucles, ordonna-t-il. On vous suit, monsieur. Vient nous chercher quand tu auras terminé et que tu te seras changer, Momoï. »
Aomine mordit la main Taïga, puis lui lança un regard provocateur que le rouge se fit un plaisir d'ignorer sous peine d'égorger la chose qui lui servait de petit copain. Ils débarrassèrent le plancher pour suivre le patron jusqu'à son bureau où Momoï les vit s'installer, sans jamais arrêter de se chercher des noises.
Peut-être que les choses n'étaient pas si chaotiques que ça ? Et maintenant qu'elle pensait à ce qui venait de se passer, les larmes lui montèrent aux yeux. Aomine n'avait jamais traversé un quartier pour elle ... Mais ce type venait carrément de revenir d'un autre pays pour elle. Après l'avoir serré dans ses bras et pleurer un moment, elle promettait de l'étrangler.
Elle craqua et lui jeta une frite au visage.
« Si t'es venu jusqu'ici pour garder le silence, la prochaine fois ne viens pas !
— Ah, parce que tu comptes me cacher d'autres choses de ce genre ? attaqua enfin Aomine.
— T'es pas mon père, je fais ce que je veux ! cingla la rose.
— Mais c'est pas une question d'être ton père, espèce d'idiote ! Je croyais qu'on était amis !
— Ça n'a rien à voir !
— Bien sûr que si, c'est pas toi qui me les brisait parce que j'me confiais pas et que j'me refermais sur moi-même ? grogna le bleu en écrasant son sandwich. »
Momoï garda le silence, consciente qu'Aomine venait de marquer un point, un très gros point. Elle essaya de trouver du soutien auprès de Kagami mais ce dernier sirotait son soda en haussant les épaules, semblant dire « Ne compte pas sur moi. », quel lâche.
« Qui garde le silence maintenant, hein ? taquina Aomine.
— La ferme.
— La ferme toi-même, espèce d'idiote. J'veux plus jamais apprendre des trucs comme ça, si t'as un truc qui va pas tu l'dis directement maintenant. Y'a pas idée à se taire comme ça ! »
Elle croisa les bras et détourna la tête à l'opposé du bleu. Satsuki avait horreur de se faire réprimander par cet idiot, surtout quand elle avait passé une bonne partie de sa vie à le chaperonner lui. Même s'il avait raison, elle le l'avouerait pas, du moins pas maintenant. En revanche ...
« Je suis désolé ... Est-ce que je peux avoir un câlin, maintenant ? »
Aomine lui jeta un coup d'œil ennuyé, le visage appuyé sur une de ses paumes de main. Il allait refuser mais Kagami lui claqua le tibia sans même lui accorder un regard. Foutu dunker. N'ayant pas le choix, il se leva et rejoignit Satsuki sur son banc. Elle lui sauta dans les bras avant même qu'il n'ait à passer ses bras autour d'elle. C'est lorsqu'il sentit des perles d'eau dans son cou qu'il se résigna à la serrer en retour, le cœur un peu plus douloureux et lourd que ce qu'il laissait apercevoir.
« Alors, qu'est-ce qu'on fait cette après-midi ? demanda l'ancien As, pour détendre l'atmosphère et faire retrouver son sourire à Satsuki.
— Vous restez ? »
Aomine envoya un regard blasé à Kagami, questionnant silencieusement s'il avait le droit de la traiter débile ou non ? Parce que bon, ils ne s'étaient pas farci un vol juste pour l'engueuler, manger un burger et la prendre dans ses bras, bordel. Le rouge fronça les sourcils, et il comprit vite qu'il avait intérêt à être sympa ou bien il allait encore se faire pourrir.
« Oui, jusqu'à dimanche soir. Donc profitons ensemble, d'accord ? »
Le sourire que lui offrit la rose suffit à remercier intérieurement Kagami d'avoir une si bonne emprise sur lui.
« Dans ce cas, je vous emmène avec moi regarder du volley ! »
Peut-être que finalement, il allait vite retirer ses remerciements. Comment ça ils allaient mater du volley ?
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Je suis désolé pour le retard de cette fanfic. Elle m'était complètement sortie de la tête ... Et comme de base je l'écris pour un ami, je lui ai partager les chapitres mais j'ai complètement oublié de poster ici, oups.
En tout cas, j'ai déjà écrit les quatre prochains chapitres. J'essayerai de les poster rapidement ! Je me tâte encore à la stopper officiellement au chapitre dix ou à aller plus loin ..., j'hésite encore. Je verrais selon mon inspiration et mon temps !
A la prochaine, en espérant que vous ayez apprécier le chapitre !
Review réponse !
mariam150295 : Merci pour ton retour, et c'est d'ailleurs grâce à ta review que je me suis rappelée de cette fanfic ... En espérant te satisfaire !
