I never thought it'd be like this.


Comment en était-elle arrivée là ? Comment avait-elle pu passer d'une simple après-midi avec les autres, à savoir ceux qui étaient resté au Japon quand d'autre étaient parti, à un repas festif et animé dans un fast food en compagnie de l'équipe de Karasuno, à un match alternant volley et basket, pour terminer dans l'appartement de Shimizu dans le but de partager un dîner, alors que le reste de la troupe allait se retrouver dans son appartement à faire un bordel monstre ? Non, vraiment, elle avait du mal à saisir mais elle savait qui elle devait tenir pour responsable.

« Dai-chan, t'es mort. », lui envoya-t-elle par message avant de tenter de reprendre contenance alors que la brune revenait dans le salon, avec leurs boissons. Pas de panique, elle gérait totalement.


Donc, elle récapitulait.

Alors qu'elle dormait profondément, parce que comme l'idiote qu'elle était, elle n'avait trouvé le sommeil qu'à six heures passé, Aomine lui sautait dessus à onze heures du matin. Monsieur était en pleine forme, tout sourire, heureux comme un pan et venait l'emmerder.

« Lève-toi gros sac, on sort dans une heure ! »

C'était sûrement parce qu'elle était mal réveillée, et que toutes ses facultés ne lui étaient pas disponibles sur le moment qu'elle ne prit – malheureusement – pas la peine de demander où est-ce qu'ils allaient. Du coup, Momoï ne répondit que par un grognement avant d'enfoncer sa tête dans son oreiller.

« Dégage, Dai-chan, tu m'écrases. »

Seul le rire moqueur de son meilleur-ami lui répondit. Elle lui aurait presque pardonné ce réveil abominable si, en vitesse, il ne s'était pas relevé pour lui arracher la couette. Son cris face à la froideur qui la touchait désormais dû percer, sans regret, les deux tympans du bronzé parce qu'il lâcha un drôle de bruit d'où planait un peu de douleur.

« Satsuki, t'es vraiment pas obligé de gueuler comme ça, putain !

— Et toi idiot, t'étais pas obligé de m'arracher la couette ! J'allais me lever, gueule-t-elle en retour, à présent bien réveiller. »

Visiblement bien décider et à se venger et à l'embêter jusqu'au bout, Aomine lui vola l'oreiller dans lequel son visage s'était réfugié. Si encore, il n'avait fait que lui voler … Mais non, il fallait toujours qu'il abuse des choses, qu'il en fasse trop. C'est donc sans réelle grande surprise qu'il lui écrasa violemment l'oreiller sur chaque partie de son corps. Elle allait le tuer, le dépecer, le jeter par la fenêtre, le ligoter et laisser un camion lui rouler dessus.

« Kagaaami ! Viens reprendre ton idiot ! »

Elle ne voyait plus que cette solution pour se débarrasser du bleu. Enfin, s'il ne l'avait pas malencontreusement étouffée avant l'arrivée de la panthère, et il était plutôt bien parti pour.

« Ahomine, ça suffit maintenant, grogna Taiga. Si on arrive en retard là, ça sera de ta faute. »

Le rouge était arrivé, la sauvant. Sans faire beaucoup d'effort, il arracha le cousin qui reposait entre les mains du métisse, pour l'envoyer valdinguer quelques mètres plus loin dans la chambre.

« AH ! Toi aussi tu veux jouer à ça ! provoque le bleu, tirant un soupire aux deux autres. »

Qu'est-ce qu'Aomine pouvait être chiant dès le matin, il ne voulait donc jamais s'arrêter.

« Vous avez d'la chance, je suis de bonne humeur aujourd'hui !

— Et quelle chance, ironisa Momoï, remettant de l'ordre dans ses cheveux. »

Sans plus de cérémonie, elle le vit se jeter comme un fou furieux sur Kagami. Kagami qui n'eut d'ailleurs aucun mal à lui attraper les hanches à la réception pour le jeter sur son épaule. D'abord surpris de ce qui venait de se passer, Aomine se reprit bien vite et commença à protester pendant que Satsuki ne pouvait s'empêcher de rire.

« La ferme, tu nous fais chier ! s'énerva le rouge. On t'attend dans la cuisine, Momoï, j'le retiens.

— Tu m'retiens rien du tout ! J'me libère quand je veux ! attaqua le bleu, martelant de ses poings le dos du rouge. »

Une fois qu'elle fut sûre qu'Aomine ne viendrait pas tenter de prendre sa revanche, elle se laissa retomber dans son lit en étoile de mer. Malgré l'immense agacement qu'elle ressentait face à ce réveil, elle n'arrivait pas à faire disparaître ce sentiment de plénitude, de joie qui l'étreignait. Aomine, son meilleur-ami, était là, juste en train de gueuler comme un putois dans la pièce d'à côté, et oui, rien que cela, lui avait manqué. Elle regrette presque d'avoir dormi autant, mais finalement elle relativise : ce matin, elle a eu le droit au sourire du bleu comme première image de la journée, alors bon … Dans deux jours, ce serait de nouveau la sonnerie de son téléphone, elle pouvait bien lui passer ça.

Ne souhaitant pas perdre plus de temps à cogiter, elle choisit soigneusement ses vêtements du jour et fila à la douche. Inutile de préciser qu'elle dût éviter Daiki, planquer derrière le canapé parer pour lui sauter à la gorge, dans le but de se venger d'avoir appelé Kagami. Heureusement qu'elle et Taiga avaient prévu le coup sans se concerter, elle avait rasé les murs et de près, quant au rouge il avait attrapé l'oreille du bleu sans aucune délicatesse.

Sous la douche, elle se dit que la journée ne serait vraiment pas de tout repos en entendant les hurlements indignés du bleu.


« Dai-chan, qu'est-ce que c'est que ça, là ? »

Aomine se tourna vers elle, tout doucement. Les mains dans les poches, il avait l'air si à l'aise. Et beaucoup trop moqueur. D'ailleurs, y avait-il eu un moment depuis qu'il était de retour où il n'avait pas été moqueur ? Oui, ça lui revenait : quand il avait débarqué, remonté comme une pendule dans le magasin dans lequel elle travaillait. Ce type était terrifiant quand il s'y mettait.

« Dit donc, la rappela-t-il à l'ordre. C'n'est pas bien gentil de désigner l'équipe de volley de « ça là ». Avec Kagami on s'est vraiment donné un mal de chien pour que tout le monde se libère, idiote. »

Oh ça, elle voulait bien en douter un peu … Kageyama et Hinata avaient l'air d'être disponibles en toute situation lorsqu'il s'agissait de nouveaux personnages aux centimètres démesurer et à la passion débordante. Tanaka et Nishinoya eux devaient être là où l'apparition de filles devaient être la plus fréquente. Quant aux autres, ils voulaient certainement réfréner les deux plus jeunes et peut-être en apprendre plus sur le basket ou bien, voler de leurs stratégies pour les adapter au volley.

Oui, vraiment ils avaient dû avoir un mal fou.

« Et eux ? »

Par « eux », Satsuki voulait bien entendu parler des joueurs de basket encore présents sur le sol Japonais. Là, aucun doute qu'Aomine avait dû jouer des pieds et des mains pour qu'ils se libèrent et qu'ils viennent en plein centre de Tokyo, un samedi à midi. Et vu les têtes qu'ils tiraient, le bleu avait sans aucun doute omis de parler des joueurs de volleyball. Sinon, il était certain qu'Akashi ne les regarderait pas de cette façon, et que Midorima ne soufflerait pas agacer d'être autant entouré. Dans quelques secondes il craquerait et irait leur demander leurs signes astrologiques, elle en était sûre.

« Eux, commença Aomine, c'est une coïncidence.

— Quel piètre menteur, commenta Akashi.

— Il nous a emmerder toute la soirée par message, balança Takao tout sourire.

— Et ce matin aussi, rajouta Imayoshi.

— C'est dingue, on n'peut vraiment pas avoir de secret ici.

— Ehhh, Kagami, hurla Shōyō en sautant de gauche à droite, impressionner par tous les géants qui l'entouraient. Présente-nous ! Présente-nous ! »

Momoï désespéra en imaginant l'après-midi qu'elle s'apprêtait à passer : entourer des géants, d'hommes rigides ou trop joyeux, accro au sport et bruyant comme pas possible.

« L'après-midi risque d'être longue, pas vrai ? se moqua Riko. »

Elle ne l'avait même pas remarquée, mais elle se tenait là sur sa droite, les cheveux plus longs de quelques centimètres et toujours cet air moqueur coller au visage. La fac ne l'avait pas vraiment changée, et sortir avec Hyūga non plus.

« Riko-chan ! Ça fait trop longtemps !

— La faute à celle qui n'envoie pas de message. »

Oups, elle baissa la tête, coupable.

« Je plaisante. On est tous passés par là, l'important c'est d'avancer.

— Tout à fait d'accord, s'imposa Shimizu en poussant Tanaka qui la tenait cachée de l'équipe de basket. »

Sacré Aomine, il avait vraiment fait venir tout le monde.


Inutile de préciser qu'avec un groupe pareil, ils n'étaient pas passé inaperçus à travers la ville. Quatre filles entourées de mecs aux goûts vestimentaires douteux, bruyants, colériques et parfois impolis, sans parler de leurs cheveux décolorés ou colorés … Ils devaient avoir l'air d'une grosse bande de voyous. Les gens devaient avoir une bien piètre opinion, pour autant, jamais elle n'aurait remplacé cette après-midi par une autre, ou ce groupe par d'autres gens. Leurs grandes gueules et leurs esprits déterminés lui plaisaient plutôt bien.

Et bonjour le bordel que ça avait été de tous les faire se décider pour le repas du midi. Chacun voulait quelque chose de différent, et personne ne voulait faire d'effort pour se mettre d'accord. Après tout, c'était bien mieux de toujours se battre … Ils avaient été à deux doigts de faire un match pour déclarer un vainqueur. Et encore, là aussi ça avait été un fiasco parce qu'ils s'étaient disputés pour savoir avec quel sport ils allaient devoir se départager.

Momoï, Riko et Shimizu avaient dû intervenir. Le petite blonde, Yachi, était bien trop effrayée d'être autant entourée pour tenter de s'imposer. Heureusement que les trois managers de bases avaient su gérer la situation, quelques menaces et froncement de sourcils et tout ce joli monde avait plier devant elles.

Finalement, ils avaient tous atterri au Maji Burger.

Et n'en était ressorti que deux heures plus tard, en courant – pour les plus téméraires et assidus en sport – pour aller s'affronter sur les premiers terrains de basket qu'ils trouveraient. Et ça n'avait pas été une partie de plaisir pour tous, notamment pour les plus petits joueurs qui pour autant n'en démordaient pas. De plus, ils avaient eu la bonne idée de séparer Kagami et Aomine dans le but d'avoir chacun un joueur appartenant à une équipe américaine.

S'ils avaient lâché deux tigres et leurs lionceaux, les filles n'auraient même pas vu de différence.

En parlant d'elles, Satsuki était heureuse que Riko et Shimizu s'entendent si bien. Et quelque part ça n'était même pas si étonnant que ça, elle avait un caractère semblable malgré que Shimizu soit plus discrète. Toutes deux avaient ou dirigeaient une équipe sportive, et poussaient leurs joueurs au sommet. Alors, elle aurait dû être sûre que le feeling serait directement passé.


Ouais, le feeling était si bien passé que Riko avait vite compris qu'il y avait quelque chose entre Shimizu et elle, enfin du moins de son côté. Elle aurait dû s'en douter de ça aussi, la châtain était beaucoup trop perspicace. Ou alors, ce traître d'Aomine avait vendu la mèche – par inadvertance qu'il dirait. Et là aussi, elle n'en serait même pas étonnée.

La confirmation d'un plan s'affirma dans sa tête quand, alors que Riko elle-même avait proposé une soirée entre filles dans l'appartement de Shimizu loin de ces brutes aux muscles et aux estomacs démesurés, prit la « fuite » après un coup de fil. Riko la planta dans le canapé alors qu'elles rigolaient toutes bien, parce que Kagami avait appelé pour une urgence, une urgence qu'il ne savait pas gérer, qu'il ne pouvait pas gérer.

Kagami, qui vivait seul depuis des années, qui s'occupait d'Aomine chaque jour en plus de Kuroko et de Kise, ne pouvait pas gérer une urgence. Oui, bien sûr … Kagami qui avait étrangement la même voix qu'Aomine. Evidemment, que c'était une urgence et non pas une action d'un quelconque plan.

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Et hop. Enfin la suite ..., pfiou.

Le prochain chapitre sera sans doute le dernier. Et des bonus devraient suivre par la suite !

mariam150295 :

Merci pour ton retour et désolé pour le temps d'attente ..., la suite sortira avant la fin du mois, c'est promis ! Je suis contente que tu n'aies pas crié la dernière fois (et j'espère que ton mal de gorge va mieux maintenant, et au passage, je ne connais pas beaucoup de personne tombant malade en été oups !

ALORS, là ... Ton idée d'écrire un bonus sur la journée entre Kagami et Aomine, je valide très fort purée ! Je vais m'y mettre juste après, c'est bon j'ai si hâte omg, merci beaucoup !

évidemment que c'est notre team basket qui gagne ..., bon après je ne suis pas objective, oups.