Disclaimer : rien n'est à moi.

Chapitre 2 : Aenys

(Emplacement : le Donjon Rouge)

Il toussa dans sa main et lorsqu'il la retira, pu voir qu'elle était tachée de sang. Récupérant un vêtement propre, il essuya le liquide carmin et jeta le tissu dans le feu à proximité. Il regarda avec une petite satisfaction tandis qu'il se transformait en cendre. La maudite maladie avait creusé son nid en lui pendant la plus grande partie de quatre mois et elle gagnait le combat. Le Grand Mestre le lui avait déjà annoncé. Il allait mourir.

Mais ce n'était pas son plus grand problème actuellement. « Que dois-je faire ? » Se demandait-il en silence. Quand il était devenu roi, la foie militante s'était révoltée, proclamant que puisqu'il était né de l'inceste, il n'était pas un vrai roi. Et même s'il détestait l'admettre, ils étaient juste. Mais pour la mauvaise raison.

Aenys n'était pas un souverain puissant, il le savait. Pour être franc, tout le monde le savaient. Tous préféreraient avoir son frère, Maegor, comme roi, même leurs père, Aegon le conquérant. Mais il était le premier né, donc il était devenu l'héritier du Trône de fer. Mais quand la Foi Militante s'était révoltée, il n'avait pas su quoi faire. Il avait été indécis et cela n'avait fait que dégénéré les choses. La seule chose qu'il avait fait correctement (comme nombreux lui avait dit) avait été d'appointer Maegor sa Main et de le laisser s'occuper de la révolte.

Un coup à la porte attira son attention loin du feu. « Votre pardon, votre Altesse, mais Lord Snow est là. » Dit l'un des Gardes à l'extérieur de sa chambre.

Il se redressa dans sa chaise, tremblant légèrement durant le processus. « Faites-le rentrer. » Appela t'il. La porte s'ouvrit pour révéler Brandon Snow, son maître des Chuchoteurs.

« Lord Snow. » Salua t'il le Nordien. « Vous apportez des nouvelles ? »

« C'est exact, votre altesse. Votre frère, Lord Maegor, revient du front. Il a capturé l'un des meneurs des fils du Guerrier et le ramène pour un interrogatoire. Aussi, mon neveu semble chevauché avec eux. »

Aenys, dont l'attention avait vadrouillé légèrement à la mention du nom de son frère, se focalisa sur lui lorsqu'il entendit le second nom. « Jon chevauche vers la capital? » Demanda t'il.

« Je ne crois pas avoir un autre neveu, mon roi. » Répliqua son maître des Chuchoteurs. « A moins que mon frère se soit marié sans ma connaissance. Et je doute que ceci arrivera. »

Le roi n'avait pas entendu le reste de ces mots. « Merci à vous, Lord Snow. Pouvez-vous dire à votre neveu de me rencontrer dans la salle du petit conseil. » Commanda t'il.

Brandon inclina la tête. « Comme vous le désirez votre altesse. » Une fois cela dit le Nordien marcha hors de la pièce. Aenys sortit rapidement un ensemble de robe avant de sortir lui-même. Le Garde royale qui gardait sa porte se glissa derrière lui.

Tandis qu'il marchait à travers les corridors, les maçons et ouvriers qui remplissaient le Donjon Rouge défilaient de chaque côté. Son père, Aegon le Conquérant, avait ordonné le Donjon Rouge d'être construit, bien qu'encore incomplète, la construction était assez avancer pour commencer à y vivre.

Quand il arriva dans la salle du conseil restreint, il vit que Jon attendait déjà à l'intérieur. « Votre Altesse. » Dit l'héritier de Winterfell, se tournant pour faire face au roi et inclinant sa tête.

Aenys ne se préoccupa pas des plaisanterie formelle et sourit au Nordien.

« C'est bon de te revoir Jon. » Dit-il.

Le fils de Torrhen Stark était quelque chose considéré rare pour le roi : un amis pour lui et Maegor. Quand les deux était encore en train de grandir, Jon était descendu à Port-Réal et était devenu un grand frère par acquisition pour les deux Targaryen.

« Je suis heureux de vous voir aussi, mon roi. » Répondit Jon, persistant toujours à être formel.

Le roi de Westeros s'assit dans sa chair et sembla s'y avachir légèrement. « Jon, s'il te plaît, il n'y a personne d'autre ici. Mes gardes sont à l'extérieur. Peux-tu s'il te plaît, simplement me parler comme lorsque nous étions enfant, pas comme un roi et un seigneur? » Demanda t'il.

A cela, le Nordien sourit. « Je ne suis pas un seigneur, Aenys. Mon père est toujours Gouverneur du Nord. »

« Oui, je sais. » Avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit d'autre, les portes de la pièce s'ouvrir et Maegor entra. La Main du Roi marcha droit vers le roi lui-même, s'arrêtant juste en face de la chaise. Les deux frères se fixèrent longtemps, jusqu'à ce que l'aîné regarde ailleurs.

«Bonjour, Maegor. » Dit-il.

« Tu as une sale mine. » Lui dit Maegor avec franchise.

Il ne pouvait s'empêcher de tressaillir à ces mots. « Je sais. »

C'était la seul réponse auquel il pouvait penser. Déjà lorsqu'ils étaient enfants, il avait été effrayé de Maegor. Et le fait qu'ils soient complètement différent n'aidait en rien. Bien qu'ils soient tous les deux grand, son frère était le plus grand d'entre eux. Là où il était fin, Maegor était robuste. Lorsqu'il était doux, Maegor était dur. Là où il avait les cheveux long, ceux de Maegor étaient court. Et où il était faible, Maegor était fort.

Cependant c'est à ce moment que Jon s'interposa et diffusa la tension qui ne faisait que grandir entre les deux. Il était l'unique personne à pouvoir faire cela. « Maegor, j'ai oublié de demander. Comment va ta femme ? Est-ce que le bébé grandit sans problème ? » Demanda t'il à la Main.

Maegor fit quelque chose considéré rare par tout ceux qui le connaissait, si ce n'est quasiment non-existant. Il sourit.

« Elle devrait accoucher dans le prochain mois. Je serai bientôt père. » S'il y avait bien une chose que Maegor le Cruel partageait avec sa mère, c'était qu'il avait un faible pour les enfants (même si aucuns ne l'avoueraient jamais publiquement).

« Je suis ravi de voir que tu l'idée te plaît. » Dit Aenys à son frère. « J'espère avoir bientôt un neveu. »

Maegor secoua la tête. « Je n'aurai pas de fils. Ce sera une fille. » Déclara t'il, sonnant comme s'il en étais absolument certain.

« Ah, donc c'était le choix qu'il t'a laissé, n'est-ce pas ? » Lui demanda Jon, sachant savoir à quoi il faisait référence.

Mais le roi était perdu. Il connaissait l'histoire (tout le monde connaissait l'histoire). Maegor continuait de se marier, mais ses femmes ne pouvait jamais lui produire d'enfant, ce qui résultait habituellement par leurs mort. Après sa cinquième femme, Jon avait suggéré qu'il devrait essayé de trouver une femme qui était aussi forte que lui. Donc les deux d'entre eux se dirigèrent au delà du Mur et quand Maegor revint au sud, il ramena une sauvageonne pour femme avec lui.

« Parle le moi de l'homme que tu as capturé. » Ordonna t'il sa Main.

Maegor lui donna un lourd regard (ou du moins, ce qu'il pensait en être un), le faisant regarder ailleurs. Il ne tourna pas sa tête. Il ne maintint juste pas son regard. « Il est actuellement dans les cellules noires. Donne lui quelques jours et il nous dira tout ce dont nous avons besoin. » Lui dit Maegor.

« Ne le torture pas trop. » Essaya t'il d'ordonner à son frère, ce qui ne lui récolta qu'un regard de plus. Sa Main quitta la pièce, claquant la porte derrière lui. « Pourquoi est-ce que je continu d'essayé de lui donné des ordres ? » Se demanda le roi à lui-même.

« Parce que tu es le roi et qu'il est ta Main. » Répondit Jon.

« Et pourtant, toute la cour le veux pour roi. » Répliqua t'il. Il savait qu'ils préféreraient gracieusement le voir mort afin que son frère pose son cul sur le Thrône de Fer.

« Tu es un bon roi, Aenys. » Lui assura son amis du Nord.

« Je suis un roi faible, Jon. » Lui dit-il. « Toi et moi sachons bien que je préférerai apprécier la vie à la court plutôt que de prendre des décisions pour les royaumes. Regardé des actes de marionnette, sponsorisé un jeune chanteur ou musicien talentueux, ou lire de la poésie. » Il appréciait faire ces choses. Une quinte de toux le déchira et il cracha du sang sur la table. Il se sentait faible lorsque la toux s'effaça.

Le Nordien le fixait, lui et le sang sur la table. « Depuis combien de temps es-tu malade ? » Demanda t'il a roi.

Aenys ne dit rien au début. Il essuya le sang de sa bouche avec une autre pièce de vêtement.

« Quelques semaines après que Vif-Argent a été tué. » Dit-il finalement, éloignant le vêtement de lui. Sa précédente couleur blanche était maintenant rouge sang, son sang. Alors qu'il posa le tissu sur la table, il repensa au moment où son dragon était mort. C'était presque ironique, que lorsqu'il avait essayé de montrer un peu de cran et suivit Maegor au champ de bataille, ils étaient tombé dans une embuscade. Lorsqu'il vit Vif-Argent mourir, il sombra dans le choc et son frère du le porté à distance (ou bien ce qu'il lui avait été dit).

« Le Grand Mestre ne peut-il pas faire quelque chose pour te soigner ? » Demanda Jon. Ce n'était pas un secret que le Grand Mester du conseil restreint pouvait pratiquement soigner quoique ce soit.

Le roi secoua la tête. « Il fut celui qui le confirma. Je n'ai que quelques semaines, voir jours, à vivre. Et quand je mourais, Maegor est sûr d'usurper à mon fils sa place sur le Thrône. J'espère juste qu'il sera assez bon pour laisser Jaehaerys vivre. »

Avant que Jon ne puisse répondre, un corbeau vola à travers la fenêtre et se posa sur la table, en face d'Aenys. Le roi Targaryen regarda le corbeau et vit qu'au dessus de son bec, et centré parfaitement entre ces deux yeux se trouvait une cicatrice. C'était une cicatrice particulière. Si quelqu'un regardait d'assez près, elle ressemblait presque à un œil fermé. Mais avant qu'il puisse regarder plus minutieusement, il croassa, faisant sursauter le roi. Puis il gratta un bout de la table juste en face de lui avant de prendre son envol et quitté la pièce à travers la même fenêtre par laquelle il était venu.

Tandis qu'il était mystifié par ce qui étais arrivé, Jon étais devenue solennel et sérieux. « Aenys, va dans le bois sacré. » Dit-il au roi. « Vas-y seul. »

Aenys pensa que son amis étais bizarre. « Es-ce que tu plaisantes, Jon ? » Demanda t'il son amis. « Qu'est-ce que- ? »

« Va, Aenys ! Maintenant ! » Tonna le Nordien, le faisant presque jaillir de sa chaise. Jamais il n'avait entendu son amis lui parler de cette façon. Il ne l'avait jamais entendu parler comme ça à personne. Il était toujours celui à être calme et amical avec tous ceux qu'il rencontrait. Mais à cet instant, à le regardé, il avait tout d'un vrai homme du Nord, sévère et farouche.

Voyant son ami dans cet état l'effrayait. Le roi se leva de sa chaise et partit pour la porte. Il l'ouvrit et marcha à travers le corridor. Il entendit le Garde royale marcher dans ses pas alors qu'il traversait le hall.

« Je vais au bois sacré » Dit-il au Lord Commandant. « Monté la garde à l'entrée. Je souhaite être seul à l'intérieur. »

« A vos ordres, votre Altesse. » Répliqua le Commandant en chef. Ils marchèrent en silence à travers les halls, à fois ceux construit et en construction. Quand il atteignirent l'entrée du bois entrée du bois sacré, le garde royal s'arrêta. Mais le roi continua de marcher.

Il avait toujours trouver confort dans le bois sacré du donjon rouge. Il semblait que c'était un endroit où il n'était plus roi. Il connaissait les différent types d'arbres sous lequel il marchait, orme, aulne et peuplier de l'ouest pour en nommer quelques un.

Il se sentait réconforté par ces arbres car il savait qu'ils ne le jugeraient pas. Alors qu'il marchait un chemin familier, il arriva devant l'unique barral du bois. De ce qu'il avait apprit, cet arbre étais venu à Port-Réal sous la forme d'une graine prise du grand arbre à cœur de Winterfell, amené par Aegon le Conquérant. Son père avait planté la graine et en avait pris soin. Et depuis qu'il était devenu roi, c'était devenu son devoir.

Mais alors qu'il s'approcha du barral, il vit que quelqu'un était assis en dessous. La personne portait une cape dissimulant sa tête. La cape elle-même n'étais pas propre. Elle était couverte de terre et d'autre choses, donnant à la personne une apparence général sale.

« Êtes-vous perdu mon brave homme ? » Demanda Aenys à l'individu (il assumait que c'était un homme sous la cape).

L'homme sous la cape se tourna vers le roi. « Je suis là où je veux être, garçon. » Dit-il. Sa voix était grognement râpeux.

« Je ne suis pas un garçon. Je suis un homme et le roi de Westeros ! » Le chef de la maison Targaryen protesta presque immédiatement, offensé par ce que l'homme avait dit.

L'homme renifla et cracha sur le côté. « Un roi ne laisserait jamais de tel problème engouffré son royaume. Et un homme accepterait les conséquences des erreurs qu'il a faite. Mais plutôt que de régler ton problème, tu le forças sur ton frère. Donc, je t'appellerai garçon autant de fois qu'il me plaira. »

« Qui es-tu pour me parler d'une telle façon !? » Demanda t'il, sa voix s'élevant. Mais au lieu de devenir un rugissement comme Maegor, elle devint un couinement. Ce n'était pas quelque chose dont il était fier.

« La personne que ton père a été assez intelligent de craindre et respecter, » Répondit l'homme. « Ou ne t'a t-il pas raconté ce qu'il s'est passé lorsque lui et ses sœurs dînèrent à Winterfell ? »

D'une certaine manière, il se retrouva assis sur par terre sous le choc (Il n'était pas sûr comment et à ce niveau, il s'en moquait), regardant l'homme. Ses parents lui avaient, en effet, raconté à lui et son frère ce qui était arrivé à Winterfell cette nuit.

Ils l'avaient décrit comme la plus terrifiante nuit de leurs vie, car le lien avec leurs dragons avaient été coupé. Et par la seul volonté d'une personne.

« Vous êtes le Fantôme du Nord ? » Demanda t-il. « Que faite vous dans le sud ? »

« Parce qu'ils racontent que je viens du Nord, tu crois que je devrai y rester ? » Demanda le Fantôme. Puis il regarda le barral sous lequel il était assit. « Je remarque que vous n'avez toujours pas gravez un visage dans l'arbre. »

« Oh… nous étions supposé le faire ? » Lui demanda Aenys. Il ne savait pas pourquoi, mais c'était les seuls mots qui avaient pu sortis de sa bouche à cet instant. « Je pensais que… eh bien… »

« Tu pensais que les enfants de la forêt viendraient dans les heures sombres de la nuit et graveraient le visage pour vous. » Dit le Fantôme, coupant le roi avant qu'il ne puisse dire autre chose.

Son visage s'empourpra gêné. C'était exactement ce qu'il avait imaginé. Il se demandait si l'homme encapuchonné devant lui pouvait lire ses pensées. Mais avant qu'il ne puisse dire autre chose, il commença à tousser violemment. Du sang jaillit de sa bouche, s'éparpillant sur le sol et le pan de la cape du fantôme.

« Je… suis désolé. » Dit Aenys la respiration faible, sur ses genoux. A ce moment, il cru vraiment qu'il allait mourir.

Le Fantôme du Nord n'était pas impressionné par ce qu'il voyait. « Arrête d'être mélodramatique et redresse toi. » Il ordonna le roi de Westeros, qui fit comme il lui était dit. « Ainsi, tu prévois de mourir en silence, c'est cela ? » Interrogea t'il.

« Que puis-je faire d'autre? » Demanda en retour le chef de la maison Targaryen. « Je suis un couard qui a eu l'infortune d'être né l'aîné et d'hériter du Trône de Fer. Maintenant je suis mourant et le royaume est en rébellion contre la couronne. »

« Même un animal corné et affaibli grognera pour repousser ceux qui voudrait festoyer sur son corps. » Lui dit énigmatiquement l'homme dissimulé. « Et toi, un couard ? Tu es peut-être aussi couard que ton père l'était. »

Ce n'était pas les mots qu'il s'attendait à entendre. De toute sa vie, personne ne l'avait comparé à Aegon le conquérant. « Comment pouvez-vous me comparez à me père ? » Demanda t-il au Fantôme. « Il était fort. Je ne le suis pas. »

Le Fantôme renifla en dérision et cracha sur le côté. « Si la force était tout ceux qu'avait ton père, il n'aurait été qu'une brute. Et une brute, malgré le nombre de dragon qu'elle possède, n'aurait jamais été capable de conquérir la majorité de Westeros. » Il regarda le roi. « Il avait sa force, mais il avait également son esprit et sa créativité. Si ton frère a hérité de la force de votre père, que penses-tu avoir ? »

« Rien, absolument rien. » Se lamenta Aenys. Il n'avait rien héritier de son père.

« Tu as reçu son esprit et sa créativité, garçon ! » Le coupa sèchement le Fantôme, le surprenant et le faisant glapir de surprise. « La seule raison pour laquelle tu penses que tu n'as rien hérité est parce que tu ne t'en es jamais servis. Et maintenant, tu te résignes à mourir avant d'essayé d'utiliser ce que ton père t'a donné. » Lorsqu'il parla son dégoût était évidant dans sa voix râpeuse.

« Comment suis-je supposé m'en servir alors qu'il m'est possible de pousser mon dernier soupir à n'importe quel moment ? » Demanda le roi à l'homme sous la cape. Il avait été convaincu que cette dernière crise de toux allait le tuer.

« Es-tu aussi devenu sourd ? Je viens juste de dire qu'un animal piégé et affaibli grognera vers ceux voulant festoyer de son corps. La même chose s'applique pour un animal mourant. »

« Je m'imagine difficilement être un animal. » Rétorqua t'il, un petit rictus apparaissant sur son visage alors qu'il disait ces mots.

« Alors pourquoi toi et ta famille continuez de répéter avoir le sang du dragon ? » Questionna le Fantôme du Nord. « Dire que vous êtes de son sang impliquerait que tu es toi-même un dragon. Et si tu es le chef de la maison alors cela fait de toi le dragon. »

« Alors vous attendez de moi que je montre les crocs avant de finalement mourir ? » Demanda Aenys, incertain de ce qu'il était en train de parler.

« Si ta famille reste sur le trône, alors le dragon ne mourra jamais. La mort est un changement, rien de plus. Et si tu montres tes crocs, que fera ton successeur ? » Demanda t'il en retour.

Le roi allait dire quelque chose mais une idée venait de germer dans son esprit. Tandis qu'il la soupesait, elle commença à l'attirer de plus en plus. C'était une parfaite façon de réprimer la Foi et cela fera taire ses inquiétudes. Tout allait devoir commencer avec lui. Quand il se tourna pour demander au Fantôme si ce qu'il disait était vrai, il vit que l'homme avait disparu, comme un fantôme.


Deux jours plus tard, Aenys était assis sur le Trône de Fer avec l'intégralité de la cour présente. Tandis qu'il s'efforçait de paraître digne extérieurement, intérieurement il vibrait de nervosité. Son idée et son plan dépendait de ce qui allait se passer aujourd'hui. Il aurait bien prié les dieux de lui donner la force, mais la Foi des Sept ne laisserait pas sa prière s'exaucer et il pressentait que les anciens dieux ne lui répondraient pas. Il y parviendrait seul.

« Amenez le prisonnier.» Appela t-il pour que tous l'entendent.

Les portes du Grand Hall s'ouvrirent. Maegor et Jon entrèrent avec un garde derrière eux. Entre les deux se trouvait le prisonnier. S'il devait deviner, il dirait que le prisonnier veanit du Bief. Il ne portait aucune armure et ses mains étaient enchaînés. Mais il maintenait sa tête haute et fier. Quand il leva les yeux vers le roi, son visage se transforma en un masque de dégoût. Aenys pu voir que le Fils du Guerrier le haïssait et se sentit un peu soulagé. Cela rendait les choses plus facile pour lui.

« Vous vous tenez devant Aenys, le Premier de son nom- » Commença à dire l'Hérault de la cour, seulement pour être interrompu par le prisonnier.

« Je me tiens devant le produit d'inceste et un faible ! » Cria t'il à tous ceux qui pouvaient l'entendre. Personne ne dit un mot, permettant à l'homme de continuer. « Si l'un de vous noble seigneur et dames étiez pieux et suivaient Sept, vous tueriez ces hommes qui me tiennent captif et enlèveriez cet homme de ce trône ! »

Personne ne dit un mot en réponse. Au lieu de ça tous les yeux se tournèrent vers l'homme assis sur le trône. Il ne bougeait pas, se contentant de fixer ce supposé chevalier vertueux.

« Nous trouvons votre manque d'étiquette vaguement insultant, ser. » Dit-il au prisonnier. « Est-ce que votre mère a oublié de vous apprendre comment s'incliner devant votre roi ? »

Le chevalier cracha vers le trône, et le son se répercuta dans e Grand Hall.

« Je ne plierai pas le genou devant un bâtard né d'inceste. Tué moi donc, votre altesse. » Commanda t-il faisant sonner ces deux derniers mots comme s'ils étaient empoisonnés. « Je vais rejoindre les dieux et ils me récompenseront pour ma vertu. »

Tous les yeux se rivèrent sur le roi, attendant de voir ce qu'il allait faire. Normalement, ce serait là où il vacillerait et que son frère, la Main, se chargerait de la suite. Mais à la place, ils le virent se lever du Trône de Fer.

« Si tel est votre souhait, nous vous l'accordons. » Puis il balaya la cour. « Nous irons au Bois sacré. » Personne, à l'exception de Jon, ne s'attendaient à ça. Mais lorsque le roi commandait, ils obéissaient.

Ils quittèrent le Grand Hall et firent leur chemin vers le Bois sacré, il semblerait qu'une petite migration se déroulait dans le Donjon Rouge. Quand ils atteignirent le Bois sacré, Aenys ne s'arrêta pas. Il s'avança et le reste suivit, jusqu'à ce que finalement le roi s'arrête devant le barral.

« Qu'est-ce que ça signifie? » Demanda le prisonnier alors qu'il vit le bloc placé le barral.

« Vous avez souhaité être envoyé aux dieux, ser. » Lui dit Aenys. « Nous vous accordons simplement votre souhait. Jon, si tu pouvais? »

Le Nordien força le chevalier sur ses genoux et plaça sa tête sur le bloc. Le chevalier commença à couiner, essayant de se libérer. Le roi savait que ce n'était pas ce qu'il avait espéré. Il s'attendait probablement à mourir par pendaison ou enfermer à vie, mais pas ceci. « Maintenant viens la partie difficile. » Pensa Aenys en se tournant vers son frère.

« Maegor, donne-moi Feunoyr. » Commanda t'il.

Les circonstances auraient été différente, il aurait ri devant le visage surpris de son frère. Mais il se retint. Il tendit plutôt sa main, attendant que lui soit offert l'épée ancestrale. La surprise sur le visage de Maegor disparût alors qu'il détacha de sa taille le ceinturon de Feunoyr, et tint le pommeau face à son grand frère. Aenys dégaina l'épée que son père brandit lorsqu'il conquit Westeros et plaça la pointe de sa lame dans le sol.

« Dieux, qu'elle est lourde. » Pensa t-il.

Quand il la tint brièvement à la verticale, ses bras commencèrent à crier en protestation. Il n'avait pas fini crier, mais cela devait être fait.

« Moi, Aenys, Premier du nom, Roi des Andals et des Premiers Hommes, et Protecteur du Royaume, vous accuse de trahison envers la couronne et vous sentence à mourir. » Dit-il au Fils du Guerrier. Il souleva Feunoyr, ses bras criant de nouveau leurs outrages. Mais cela prit fin quand il abaissa la lame.

Chaque membre de la cour regarda dans un silence interdit leur roi décapité l'un des Fils du Guerrier. Ils ne l'avaient jamais rien vu faire de tel avant. Ils ne purent que rester médusé lorsque le sang de la nuque du chevalier décédé vola en arc et éclaboussa contre le tronc du barral. Tandis que la tête roulait sur le sol, le roi serra Feunoyr et la rendit à son frère. Ni l'un ni l'autre ne dit un mot. Quand le roi quitta le Bois sacré, son frère à sa gauche et leur ami sur sa droite, tout le monde les suivirent, laissant le corps derrière eux.


Alors que le soleil commençait son ascension dans le ciel, Aenys était alité. Ce qu'il avait fait ce jour là l'avait drainé, plus que ce qu'il avait imaginé possible. Avant même qu'il est atteint le Grand Hall, une quinte de toux l'avait plié en deux. Son sang s'était éparpillé sur le sol et il était tombé au sol. La dernière chose dont il se souvenait avant de s'évanouir était son frère le saisissant d'une poigne étonnamment douce.

La porte de sa chambre fut ouverte par Maegor, qui fut suivit par Jaehaerys, à peine devenu adulte. Le roi n'était pas surpris par cette visite. Il les avait fait chercher dès qu'il s'était réveillé.

« Approchez et asseyez-vous. » Leur dit-il. « Nous avons beaucoup à discuter. »

« Qui y a-t-il à discuter, père ? » Demanda son fils alors que lui et son oncle s'asseyait à côté du lit.

« Le futur. » Répondit-il assez simplement. Il tourna sa tête pour regarder son frère. « Maegor, blesserai tu un jour Jaehaerys après ma mort ? »

« Comment peux-tu même penser une telle chose ? » Demanda Maegor, regardant furieusement son roi dans les yeux. « C'est mon neveu. »

Aenys sourit faiblement à cela. « Pardonne-moi mon frère. Mais je devais en être sûr. » Il les regarda tout les deux.

« Mon fils, quand je mourrais, ton oncle deviendra le prochain roi. » Il pouvait voir que chacun d'eux avait été prit surpris.

« Tu me ressembles beaucoup Jaehaerys. Tu es un homme paisible, pas un guerrier. En ce moment, la couronne a besoin d'être porté par un guerrier. » Expliqua t'il.

« Maegor, lorsque tu prendras le trône, je veux que tu abaisses la Foie Militante à leurs plus bas. Mais ne les brisent pas. » Ordonna t'il son frère.

« Pourquoi ? » Lui demanda Maegor.

« Lorsque le temps viendra pour toi de passer la couronne à Jaehaerys, il sera celui qui mettra fin à la révolte. Mais il y mettra fin pacifiquement. Vous devez le faire ainsi. » Les pressa t-il. « C'est le moyen d'écraser la Foie Militante et d'assurer que notre famille continue de régner Westeros. »

Son fils ne semblait pas être certain de comprendre ce qu'il disait, mais il pouvait voir que son frère l'était.

« Très bien, Aenys » Lui dit Maegor. « Si c'est que tu souhaites voir arriver, cela arrivera. » Il sourit légèrement. « Je suppose que tu as hérité quelque chose de notre père après tout. Tu n'es pas aussi faible que tout le monde le croient. » Ces compliments firent le roi se sentir fier. Il ne les avait jamais entendu venant de son frère.

Fin

Note d'auteur : D'après ce que j'ai lu sur le wiki, Aenys était une personne souffrante jusqu'à ce qu'il se lie avec son dragon. Donc il se tient à penser qu'une fois son dragon tué, il retombe malade.

Nous connaissons seulement Maegor le Cruel dans le temps du passé et qu'il n'est en général pas bon avec les gens. Il a pu acquérir son surnom, mais ce n'était pas son caractère ne se réduisait pas à ça. De plus, ils ne disent jamais vraiment quand il a mis en place ses lois ou les primes.

Je pourrai me tromper ici, mais je ne pense pas que les premiers rois Targaryen utilisait comme une partie de leurs titres 'Seigneur des Sept Royaumes'. Et pour une simple raison : Dorne était toujours indépendant. Donc je suppose qu'ils sautaient juste cette partie.