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ATTENTE
Tetsuro Kuroo poussa un long soupir. Il consulta pour la sixième fois l'heure sur téléphone. Déjà quinze minutes qu'il poireautait. Qu'est-ce qu'il avait bien pu faire pour qu'on le fasse toujours attendre quelque soit la raison pour laquelle il devait voir quelqu'un ?
Kenma le faisait attendre le temps de finir son combat voir son niveau. Certes, il était très fort, c'était un fait. Généralement, il se dépêchait et faisait au plus vite quand il savait qu'il l'attendait. D'autres jours, notamment quand il pleuvait où qu'il n'avait pas envie d'aller à l'entraînement, il faisait en sorte que ça dure jusqu'à ce que le brun perde patience.
C'était Kenma, il avait l'habitude.
Sa mère aussi avait tendance à le faire attendre une éternité, elle se perdait en bavardage si bien que ce qui devait prendre deux minutes en prenait dix. Elle profitait qu'il soit là sans excuses pour partir pour lui raconter tout ce qu'il fuyait habituellement en prétextant un entraînement.
C'était sa mère, il avait l'habitude.
Il sortit une nouvelle fois son téléphone, deux nouvelles minutes étaient passées. Il avait mal aux pieds à force d'être planté là sans bouger. Il était tout juste abrité de la pluie, il allait finir tremper, c'était certain. S'il avait eu un parapluie, il aurait pu bouger. Mais non, il avait oublié le sien dans les vestiaires et le temps d'aller le chercher, il serait trempé et en aurait plus besoin. Et en plus, il aurait attendu pour rien.
Quelle idée de vouloir manger des ramens aussi. Et puis, il avait faim maintenant qu'il y repensait. A force d'attendre. En plus, il avait eu entraînement tout l'après-midi et avait juste mangé une barre de céréale et bus un jus de fruit en prévision du repas copieux qui l'attendait. S'il avait su…
Il grimaça en constatant que la pluie tombait plus fort. Son estomac grogna pour en rajouter une couche. Il sortit une nouvelle fois son téléphone. Une notification enfin !
« Il pleut trop et j'ai pas de parapluie… Tu veux bien venir chez moi ? Je dois avoir de quoi tenter de préparer des ramens. Ça sera sympa aussi ! »
Tetsuro grogna, jura, avant de pousser un long soupir. Il aurait du s'en douter. C'était pourtant évident que ça allait se terminer ainsi. Il aurait dû le voir venir. Ce n'était pas la première fois. Il leva les yeux vers le ciel. La pluie ne se calmerait pas avant un moment. Il rabattit sa capuche sur sa tête et trottina sous les trombes d'eau. Il passa à un konbini acheter des ramens instantanés, au cas où.
Evidemment, en arrivant il était trempé et agacé d'avoir attendu pour rien. Mais en voyant son sourire sa mauvaise humeur s'envola.
