Yaku regarda l'heure sur son téléphone et grimaça. Il fallait qu'il se dépêche. Il n'aurait pas dû écouter Lev quand il lui avait demandé de faire quelques échanges de plus. Si au moins il avait pu prévoir que le coach voudrait leur parler à la fin de l'entraînement… Et puis, l'horloge de la salle devait retarder d'une dizaine de minutes, ce n'était pas possible autrement.
Il fila sous la douche en quatrième vitesse et sa hâta. Il se leva en quatrième vitesse avant de se sécher tout aussi vite et d'enfiler ses vêtements civils. Il fourra en boule sa tenue de sport au fond de son sac.
Nouveau coup d'œil sur son écran pour voir l'heure. Quelqu'un avait accélérer le temps, n'est-ce pas ?
Il ouvrit la porte du vestiaire avant de filer dehors en criant un « bonne soirée » à ses coéquipiers qui le regardaient avec des yeux de merlan frit. Le comportement de leur libéro était étonnant. Lui qui habituellement les attendait pour faire un bout de chemin avec eux et pouvoir parler plus légèrement.
Yaku poussa un soupir, il n'allait pas arriver à l'heure sans courir. Il exigea le maximum de ses jambes fatiguées. Il lui avait promis d'être là, il n'allait pas louper ça. Hors de question de rompre cette promesse. Il ne se la pardonnerait pas.
Pourquoi fallait-il que cette salle soit loin de Nekoma ?! Tout était contre lui ce n'était pas possible.
Il sortit son téléphone en attendant que le feu signal que les piétons pouvaient passer. Un message attira son regard : « c'est à moi dans dix minutes, tu arrives bientôt… ? ». Il n'aurait jamais le temps d'aller la voir avant, mais il pouvait au moins y être de justesse.
A peine le feu changea qu'il s'élança. Ses jambes le brûlaient, mais il était hors de question qu'il s'arrête.
Enfin la salle fut en vue. Il ne s'arrêta que quelques instants en haut des escaliers pour reprendre son souffle avant de filer à grandes enjambées vers le guichet. Il tendit son billet d'entré. La femme le regarda en pinçant les lèvres. Il devait être échevelé en plus d'être hors d'haleine.
— Dépêchez-vous, ça commence dans deux minutes. On ne vous laissera pas rentrer après.
Il la remercia avant de filer vers l'entrée de la salle. Il se dépêcha de rejoindre sa place au premier rang et se laissa tomber dans son siège soulagé. Il avait réussi.
A peine une minute plus tard, il l'a vit arriver sur scène. Elle portait une robe verte splendide qui la mettait divinement en valeur. Il vit son regard brun s'attarder sur le public, inquiet, et enfin la l'éclat qui illumina ses prunelles quand elle croisa son regard. Non, il n'avait pas oublié jamais.
Elle cala son violon et commença à jouer. Yaku la regarda, fasciné. Il aimait l'écouter jouer. Elle était rayonnante, magnifique. Il lui offrit son plus beau sourire et applaudit de toutes ses forces quand elle eut fini.
Il fila ensuite la retrouver à la sortie pour lui voler un baiser et s'excuser de l'avoir inquiétée. Elle se blottit dans ses bras.
