Chapitre un
Titre : Et après ?
Rating : T
Résumé : "Alors, ce garçon… Ce garçon doit mourir ?" "Et Voldemort devra le tuer de sa main. C'est essentiel, Severus"
Et si ce soir là, ce soir de la bataille de Poudlard, les choses s'étaient passées comme Dumbledore l'avait prédit ? Si le survivant était mort dans cette forêt ? Que ce serait-il passé ?
Disclaimer : Les personnages, le contexte, Poudlard et l'univers entier de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling et Warner Bros Pictures. Je ne fais que proposer, humblement, une fin alternative.
Publication : tout les mercredis _
Harry a marché jusque là. Il y est. Il est prêt à mourir. Voldemort lui fait face et Hagrid se tient juste à ses côtés, ligoté. Le demi-géant ne comprend pas pourquoi, pourquoi Harry est ici ? Mais l'élu lui le sait très bien. C'est un horcruxe. Sa mort est essentielle. Sa mort par la main de Voldemort lui même. Sans cela, aucune victoire ne sera possible. Il a confiance en ses amis. Ils seront fort, ils vainqueront le seigneur des ténèbres, il en est persuadé. Alors il l'a rejoint, dans cette forêt, après un dernier adieu. La mort ne lui fait plus peur. Après tout, presque tout ceux qu'il aime sont de l'autre côté. Le temps est venu, pour lui, de les rejoindre.
- Harry Potter, dit doucement Voldemort.
Sa voix était légère, semblable au crépitement du feu.
- Le survivant.
Les mangemorts attendent, en silence. Hagrid se débat, réduit au silence par un sortilège. Bellatrix halète. Harry songea à Ginny, à son regard flamboyant, à son caractère de feu, à ses lèvres sur les siennes. Il l'aime. Il l'aime de tout son coeur. Se remettra t-elle de sa mort ? Il est trop tard pour reculer, de toute façon.
Voldemort a levé sa baguette. Que se passera t-il après que la mage noir aura prononcé la formule fatale ? Est ce que ce sera comme dans les films, une grande lumière blanche et ses proches auprès de lui ?
- Avada Kedavra.
L'éclair vert, caractéristique de la mort, fend subitement l'air. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom chute, déstabilisé. L'élu git au sol, visiblement inconscient. Voldemort se relève rapidement, et envoi Narcissa Malfoy vérifier la mort de son ennemi. Elle se penche, prit son pouls et se relève après quelques instants. Mort. Il y eut un tonnerre d'applaudissement parmi les mangemorts, le rire caractéristique de Bellatrix, le cri déchirant de Hagrid et la troupe se mis en route. Rapidement, Poudlard se dessine devant eux. Les mangemorts poussent encore des cris de joie et Voldemort demande alors le silence. Il amplifie magiquement sa voix et annonce la nouvelle aux combattants retranchés dans l'école.
"Harry Potter est mort. Il a été tué alors qu'il prenait la fuite, essayant de sauver sa vie alors que vous donniez la votre pour lui. Nous vous apportons son cadavre comme preuve que votre héro n'est plus. La bataille est gagnée. Vous avez perdu la moitié de vos combattants et mes mangemorts sont plus nombreux. Le Survivant est fini à tout jamais. Il ne doit plus avoir de guerre, plus une goutte de sang sorcier ne doit couler. Toutefois, quiconque continuera à résister, homme, femme, ou enfant, sera éliminé ainsi que toute sa famille. Sortez maintenant du château, agenouillez vous devant moi et vous serez épargné. Vos parents, vos frères et soeurs, vos enfants vivront. Ils seront pardonnés, vous vous joindrez à moi et nous construirons, ensemble, un monde nouveau."
Minerva McGonnagal sort la première. Elle voit le corps reposant dans les bras de Hagrid.
- NON !
Un cri déchirant sort de la gorge de la sorcière, suivi par le rire de Bellatrix Lestrange. Peu à peu, les survivants de la bataille de Poudlard sortent et se massent sur le perron de l'école. Ils viennent tous faire face aux vainqueurs, et constater par eux même la mort de leur héro.
- Non ! S'exclame Ron, qui n'avait pas voulu y croire.
- Non !
Le cri qu'Hermione pousse, comme en écho à celui de Ron, était plus long, plus plaintif.
- Harry ! Harry !
Le coeur de Ginny Weasley se brise. Elle n'y a pas cru non plus, elle a refusé d'y croire, lorsqu'elle a entendu les paroles de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom mais la vérité est étendue devant ses yeux. La foule de survivants renchérit, hurlant leur peine, vociférant contre les mangemorts qui s'empressent bientôt de leur répondre dans un capharnaüm le plus total.
- Taisez vous ! s'exclama Voldemort.
Le bang sortant de sa baguette réduit tout le monde au silence. Le seigneur des ténèbres apprécie ce moment de silence lorsque, tout d'un coup, quelqu'un jaillit de la foule et se précipite vers lui.
- Qui est-ce ? Qui est cet individu qui se porte gracieusement volontaire pour montrer à tout le monde le sort réservé à ceux qui ne se soumettent pas ? demande Voldemort.
- C'est Neville Londubat, Maître. Le fils des Aurors, vous vous souvenez ? s'empresse de lui répondre Bellatrix.
- Ah oui, oui, je me souviens. Mais tu es en Sang Pur, n'est-ce pas mon garçon ?
- Et alors ? Réplique Neville, affaiblit.
-Tu as montré du caractère et de la bravoure, et tu es issue d'une Noble Lignée. Nous avons besoin de gens comme toi, Neville.
- Plutôt crever. On s'en fout qu'Harry soit mort ! Des gens biens nous quittent tous les jours. Nous avons perdu Harry ce soir, mais nous n'avons pas perdu la guerre !
Les murmures d'approbation s'élevaient déjà du camp de l'Ordre du Phénix quand Voldemort reprit la parole.
- Enfin, Neville, un peu de bon sens… Cette guerre est finie, nous avons gagné, n'avez vous pas assez perdu de vos amis, comme tu viens de le dire ? Reprit Voldemort sur le même ton que lorsqu'on s'adresse à un jeune enfant.
- Harry est toujours avec nous ! Et il n'est pas mort en vain ! Battons nous ! s'exclame Neville
Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom lève immédiatement sa baguette alors que les survivants du camp opposé rassemblent le peu de courage qu'il leur reste. La bataille reprend. Quoique dévastés par le chagrin, les membres de l'Ordre ne perdent pas leur bravoure. Tous, ce soir, ont perdu un ami, un membre de leur famille. Et pourtant, tous continuent à se battre. Parce que, comme l'a dit un de leur ami, ce n'est pas le nombre de combattant qui compte, c'est la force des convictions. Neville affronte le seigneur des ténèbres en personne. Après, tout, lui aussi aurait pu être concerné par cette prophétie. Il se bat avec courage, face au plus grand mage noir, et peut être le plus grand sorcier, de tous les temps. Mais celui-ci reste le plus fort, peut importe les raisons qui poussent l'Ordre à se battre ce soir là.
Horace Slughorn parcoure les longs corridors de Poudlard quelques heures après la fin de la bataille, avec comme ordre de faire la constatation des dégâts pour une future réparation Les corps des membres de l'ordre sont encore là, gisant au sol. Le professeur de potion a perdu le courage qui les animaient pourtant tous quelques heures plus tôt. Il a vu la mort, partout. La mort de tous ces enfants, la mort de ses amis. Il a vu Neville Londubat, si courageux, s'effondrer auprès du mage noir. Il a été emmené à la fin de la bataille par ceux qui réussirent à s'échapper, mais personne ne peut savoir s'il a survécu. Il voit le corps de Colin Crivey, un si gentil garçon qu'il avait en classe.
Il sait pertinemment qu'il ne pourra plus se regarder en face après avoir rejoint les rangs du mage noir. Mais il n'en peut plus. Ron Weasley est mort, Harry Potter également. Luna Lovegood s'est enfuie avec Molly, Percy et George Weasley et d'autre survivants. Les pertes sont innombrables. La moitié de la famille Weasley est décimée. Ginny av été fait captive, avec Hermione Granger, Arthur Weasley, Dean Thomas, Katie Bell et Seamus Finnigan. Leur sort serait sans doute pire que la mort. Dehors, un charnier brûlait les corps qui ont déjà était sorti de l'école. Les tableaux sont silencieux et le château n'est plus qu'un champ de ruine.
Le professeur Slughorn se laisse tomber au milieu de ces ruines, les larmes coulant sur son visage. Des frères brûlent dehors, sans aucune reconnaissance pour leur corps, sans rien pour leur famille, des pères ont disparus, des filles torturées et tuées mais lui, lui a rejoint la cause de tout ça. Il n'est qu'un lâche, un pauvre poltron. Il eut juste le temps de tourner la tête pour vomir le contenue de son estomac, dégoûté de lui même, tandis que les yeux de Colin Crivey, figés dans la mort, semblent lui lancer un regard accusateur.
Hey ! Je me suis remise à l'écrite avec ma fiction Les servantes au sang de bourbe et je me suis dit pourquoi ne pas redonner vie à cette fiction que j'ai honteusement abandonné ! Me revoilà donc, je corrige et améliore un peu les chapitres et vous aurez très vite du neuf !
