Bonjour ! Me voilà de retour avec un nouveau chapitre tout frais pour vous. Pour certains d'entre vous qui ont lu ma toute première fanfiction, j'ai décidé de ramener un de mes personnages qui me tient vraiment à cœur et qui me manquait, vous la reconnaîtrez. Sans liens avec Law, bien évidemment. Comme toujours, merci pour vos reviews, ça me fait plaisir ! Bonne lecture.

Musique du chapitre : Crown-Camilla Cabello


Chapitre 26 : Une affaire de sourcils.

Quelque part au milieu des mers sombres des océans, flottait paisiblement un certain navire bien connu ayant déjà fait son apparition quelques chapitres auparavant. Dans les tons de rouille, des décorations typiquement punk, enfin bref, vous l'aurez bien compris, il s'agissait du navire du Capitaine Eustass Kidd, navire sur lequel séjournait une autre mauve. Et oui, j'ai bien mentionné le mot « paisiblement ». Car même les plus fous de tous les pirates avaient besoin de repos. Enfin, à l'exception d'une certaine chambre.

La nuit bien avancée, deux personnes avaient décidé de mettre à profit ce moment de sérénité pour le transformer en moment de plaisir... effréné. Et la cabine en question n'était autre que celle du Capitaine qui s'occupait de la jeune femme plantureuse. En plein centre des soupirs chauds qui se perdaient sur la peau de l'autre, le fameux capitaine aux cheveux rouges serrait ses mains sur les hanches de la jeune femme aux longs cheveux mauves qui l'accompagnait, cette dernière s'accrochant vivement à lui. Assise à califourchon sur lui, les bras enroulés autour de son cou, elle ondulait ardemment ses hanches, lui arrachant des grognements de plaisir qui se perdaient dans le creux de sa clavicule. Elle était tant collée à lui qu'il avait tout le loisir de sentir sa poitrine se plaquer contre son torse à chaque mouvement de bassin qu'elle exécutait. Il pouvait sentir l'humidité de sa transpiration contre lui, la chaleur de son corps. La tension qui se créait au fur et à mesure de leur échange était de plus en plus palpable, et les gémissements qui résonnaient proche de son oreille ne le laissèrent pas indifférent. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour atteindre le septième ciel et, les secondes qui suivirent, il se tendit de tout ses muscles, relâchant toute la pression de l'acte dans un dernier grognement.

Il souffla longuement, se contentant de fermer les yeux un moment pour calmer les pulsations de son cœur, sa respiration résonnant dans la pièce avec celle de la mauve dans un rythme désordonné. Il rouvrit les yeux en constatant que cette dernière était toujours sur lui. Ni une, ni deux, il décrocha la sangsue de son cou et la souleva comme une plume pour la poser sur le côté.

-Allez dégage, lâcha-t-il de sa voix rauque.

La jeune femme se laissa faire, habituée à ce genre de comportement venant de lui, levant les yeux au ciel.

-Charmant, comme toujours.

-Attention, dit-il en s'étirant, les cheveux en bataille. C'est qu'un marché, tu risquerais d'y prendre goût.

La mauve le fixa d'un air moqueur, s'étirant à son tour.

-Y prendre goût ? N'y compte pas trop. Je suis là pour baiser, c'est tout. Et en plus, t'as pas de sourcils. Hors de question de me mettre en couple avec quelqu'un qui n'a pas de sourcils.

L'homme cru brusquement voir aussi rouge que ses cheveux, sentant une veine pulser sur sa tempe. Si il y avait bien une chose qu'il ne tolérait pas, c'était qu'on se moque de lui et son arcade sourcilière.

-Ta gueule grosse vache.

-Grosse vache ? Demanda-t-elle en ricanant. Amusant venant de la bouche de quelqu'un qui aime tirer sur mes...

-NON.

-... Kilos.

-... Prétentieuse.

-Sur ce, je vais pisser.

-Ouais, comme d'habitude quoi, grommela-t-il.

-Et alors ? T'as un problème avec ça ?

Le Capitaine se laissa glisser complètement pour s'allonger sur le dos, soufflant longuement tel un ballon qui se dégonflait.

-Nah, dit-il. Mais vous les meufs, vous allez pisser après chaque baise. Vous vous faites ramoner la cheminée et votre petite vessie tient pas le coup. C'est scientifique t'as vu.

La jeune femme le toisa d'un air moqueur, levant fièrement son sourcil provocateur.

-Toi, tu me parle de science, vraiment ?

-Putain ta gueule.

-Mouais, c'est ton seul argument ça. J'peux aller pisser maintenant ?

-Charmante toi aussi dis donc.

-Sincèrement, dit-elle en soupirant. J'en ai rien à foutre. Comme tu l'as dit, on ne fait que baiser, je n'ai pas d'image à tenir devant toi. Puis si tu veux qu'on compare nos charmes respectifs, je t'informe que tu es actuellement vautré comme une baleine avec la bite à l'air devant moi.

Le rouge leva les yeux au ciel.

-Ferme la et vas pisser, chiennasse.

La mauve leva une énième fois les yeux au ciel, finissant par aller dans la salle de bain personnelle du roux, y faisant rapidement son affaire avant de se regarder dans le large miroir accroché au mur au dessus de deux éviers. Elle posa ses mains sur le rebord en marbre blanc, fixant son visage. Je suis seule, se dit-elle. Il était temps pour elle de relâcher un peu la pression. Ni une, ni deux, elle fit tomber le masque et décontracta tous les muscles de son visage, passant de la jeune femme narquoise et provocante à une femme tout simplement fatiguée. Elle souffla longuement, se passant une main sur le visage. Elle s'était donné elle même ce masque et cette personnalité, elle savait que c'était la seule façon de survivre dans ce monde. Mais Dieu savait que c'était épuisant. Malgré cela, d'une certaine façon, elle trouvait ça amusant de tenir tête au roux. Voir son arcade vide de sourcils se courber d'énervement n'avait pas de prix.

Mais la pause fut de courte durée. Elle reprit rapidement son masque en voyant la porte s'ouvrir, le roux entrant.

-Tu peux même pas me laisser pisser en paix, lâcha-t-elle en ricanant. Tu es accro, ça y est.

-Ta gueule, grogna-t-il. Aucune chance, tu me sors par les yeux. Pas de ma faute si tu mets ta vie à pisser.

-Mais bien sûr.

Il souffla, la poussant nonchalamment sur le côté en se passant une main dans les cheveux, cette dernière le fixant un instant avant de se rapprocher. Elle arbora son petit sourire mesquin, venant s'interposer entre lui et l'évier, posant ses mains sur son torse avant de commencer à en glisser une dangereusement vers son bassin. Il souleva son arcade sourcilière, baissant le regard sur elle.

-Qu'est-ce que tu branle.

-Et bien, toi, en l'occurrence.

-Ha. Ha. Mais c'est que t'as mangé un clown aujourd'hui dis donc.

La jeune femme sourit davantage.

-Roh, allez. J'ai peut-être encore envie.

Le rouge la fixa encore un instant avant de souffler du nez, la soulevant brusquement pour l'asseoir sur le bord de l'évier, venant se caler entre ses jambes. Posant ses mains sur le marbre derrière elle, il se pencha pour aller poser ses lèvres dans son cou, grondant contre.

-Putain de sangsue.

-Je sais, dit-elle en glissant ses doigts sur sa nuque. Et ça te plait.

Le Capitaine ne prit pas la peine de lui répondre, s'occupant déjà de son cas. La jeune femme se laisser aller aux mains expertes de l'homme, ce dernier chassant la main baladeuse de sa virilité pour lui rentrer directement dedans tel un train rentre en gare. Il n'avait pas que ça à foutre que de la baiser sur commande. Ni une, ni deux, il entreprit son affaire, ne prêtant pas particulièrement attention aux bruits qui sortaient de la bouche de sa partenaire. Chose qu'il aurait malheureusement dû faire. Il s'arrêta brusquement, la lâchant rapidement pour rattraper la main qui arrivait à toute vitesse vers lui. Il grimaça légèrement, tournant le regard vers son épaule pour y découvrir une paire de ciseaux à ongles. Elle avait réussi à lui planter dans l'épaule avant qu'il n'ait eu le temps de réagir. Il se tendit davantage en fixant le filet de sang couler de la blessure.

-J'vais t'buter, salope, gronda-t-il.

Il tourna le regard sur elle, prêt à l'égorger, avant de se calmer légèrement. Devant lui, une mauve apeurée et tremblante, respirant bruyamment de peur. Il ne mit pas longtemps à comprendre la situation il avait déjà été témoin de ce phénomène auparavant. Elle n'était plus elle même, et il savait que c'était sa sœur qui prenait temporairement sa place. Il se retira fatalement, soufflant en retenant les mains affolées de la mauve qui se débattait dans tous les sens. Il se passa bien cinq bonnes minutes avant qu'elle ne revienne à elle, fixant le rouge d'un air perplexe.

-Qu'est-ce que tu fous ? Pourquoi tu t'es retiré ?

Il ne répondit pas, se contentant d'attendre qu'elle remarque son épaule, lâchant enfin ses bras. Elle leva un sourcil, percutant enfin le sang sur son bras, remontant lentement le regard sur le ciseau planté qui trônait sur son épaule. Ou plutôt, dans son épaule.

-Oh.

-Oh, oui.

-J'ai pas fait ça.

-Je sais.

-Je t'assure que de toutes les fois où j'ai essayé de te tuer, celle ci n'était pas volontaire.

Il souffla, s'écartant en arrachant rapidement l'arme du crime de son muscle.

-Je sais j't'ai dit. T'as refait ton absence bizarre et pendant un court instant, j'ai eu l'impression de violer ta sœur.

La jeune femme soupira en descendant du meuble.

-Tu sais bien que c'était pas le cas.

-Peu importe.

Il jeta les ciseaux dans l'évier, partant ensuite dans sa cabine mettre un pantalon, suivit de près par la jeune mauve.

-Où tu vas ?

-A ton avis ? À l'infirmerie.

-Tu fous du sang partout.

-Ta gueule et habille toi, tu viens avec moi.

La mauve souffla du nez, mettant un rapide débardeur et un mini short, le suivant ensuite dans les couloirs, fixant son dos. Il était drôlement silencieux, et ça ne lui plaisait pas. Ils arrivèrent enfin dans l'infirmerie, le rouge allumant la lumière avant d'aller vers l'une des armoires.

-T'es bien silencieux, dit-elle en le suivant.

-On est en plein milieu de la nuit. Je vais pas réveiller tout le monde.

-Mais c'est pas mieux de réveiller quelqu'un pour ton épaule ?

-C'est rien ça. Et je vais pas réveiller mon médecin pour ta connerie. Tu vas t'en charger.

-Hein.

Le Capitaine sortit de quoi se soigner, allant poser le tout sur une table avant de s'asseoir devant. Il imbiba une compresse de désinfectant avant de lui tendre.

-Appuie moi ça dessus jusqu'à ce que ça s'arrête de saigner.

-Mais... j'ai jamais fait ça.

-Ta gueule, grogna-t-il. Et obéis, putain de grognasse.

Elle leva les yeux au ciel, prenant la compresse pour lui appuyer dessus.

-Si t'es infecté ce sera de ta faute.

-T'es sûre ? Qui m'a planté un putain de coupe ongle dans l'épaule ?

-Roh, ça va, t'en es pas mort. Fais pas ta mijaurée.

Le roux choisit de ne pas répondre, au risque de lui mettre un coup si fort qu'il l'enverrait dans les étoiles. Il avait plus important à faire en l'instant présent. Il avait largement le temps de la tuer après. Il prépara son pansement pendant qu'elle arrêtait le saignement, lui indiquant ensuite de retirer la compresse usée. Il allait mettre le pansement mais s'arrêta de bouger en entendant des pas arriver vers eux. Ils relevèrent la tête, fixant tout deux l'encadrement de la porte dans lequel apparut le second du rouge. Ce dernier, venu vérifier que les lumières n'étaient pas allumées pour rien, les fixa tour à tour.

-Killer, dit le rouge.

Le blond continua de les fixer, balayant son regard entre eux et le trou dans son épaule, levant une main pour parler avant de la baisser, cherchant ses mots. Il releva l'index avant de finalement à nouveau se raviser.

-Non.

Il tourna les talons et partit sur cette déclaration solennelle, la femme grimaçant.

-Qu'est-ce qu'il a lui ?

-Il est quatre heures du matin et il a une femme qui l'attend. Il est trop vieux pour ces conneries.

-Oh, une femme ? Ils se sont mariés dans la soirée ou quoi ?

-Non, mais si tu as le malheur de la qualifier d'autre chose que sa femme, je prendrais pas ta défense quand il te coupera la tête en une fraction de seconde.

-Si ils sont si proches, pourquoi ils ne se marient pas ?

Il resta de marbre sous les picotements du désinfectant, se collant rapidement le pansement sur l'épaule avant de se reposer contre le dossier de la chaise.

-Se marier est inutile pour un pirate. À part faire des vagues pour rien dans le monde de la piraterie, c'est juste une perte de temps et une ouverture à la faiblesse.

-La faiblesse ?

-Un pirate qui se marie, sa femme devient son point faible numéro un. Touche à sa femme, et il perd les pédales. Imagine un instant que la marine désire s'en prendre à Killer. Si ils étaient mariés, ils s'en seraient pris directement à elle. Elle aurait été prise pour cible dans le seul but de tous nous avoir.

-Oui, mais elle est déjà connue des services de la marine non ? Ça ne change pas grand chose.

-C'était juste un exemple. Connue ou non, une épouse de pirate sera toujours prise pour cible.

-Mais là ils sont tranquilles sans être mariés.

-Ouais, mais parce qu'ils sont capables de se défendre, je m'inquiète pas pour eux.

-Et toi, tu ne veux pas te poser comme eux ?

Le Capitaine prit rapidement une mine dégoûtée.

-Jamais de la vie. J'suis un électron libre moi. Un étalon. Un cheval sauvage, t'as pigé.

-... C'est fou cette capacité que tu as à redevenir con en une fraction de seconde.

-Ta gueule, pétasse.

-Un ta gueule, y'avait longtemps.

-Aurais-tu l'extrême amabilité de bien vouloir fermer ton claque merde ?

La jeune femme ricana, soupirant ensuite en se calmant. Elle croisa les bras sous sa poitrine, s'appuyant le bas des reins contre la table en le fixant.

-J'y pense, mais j'ai entendu que elle et toi vous vous battiez souvent.

Il souffla du nez, se passant une main sur le visage en fixant droit devant lui.

-C'est vrai. On se tapait dessus à la moindre rencontre. Ça s'appelle être ennemis. Elle doit bien être la seule femme à pouvoir rivaliser avec moi.

-Et moi ? Demanda-t-elle en plissant les yeux. Tu me sous estime.

Le rouge reprit brusquement son sourire mesquin, retenant difficilement un rire moqueur.

-Tu rigole ? T'es qu'un pet de mouche à côté de cette folle. Tu lui arrive pas à la cheville.

-J'vais t'niquer.

Il releva le regard sur elle, la fixant comme si elle était la plus grosse des débiles, lui remontrant son épaule.

-Huh.

-... Okay, on est quittes. Bref, pourquoi tu l'as prise sur ton navire si c'est ton ennemie ?

-Parce que j'ai beau haïr cette femme du plus profond de mon âme, c'est elle que Killer à choisit. J'suis pas son père, je vais pas lui dire qui aimer. Si c'est elle qu'il veut alors maintenant elle est sous ma protection.

-Comme si elle avait besoin de toi pour ça.

-Non, effectivement. Mais elle est tout de même sur mon bateau.

La jeune femme prit un air narquois.

-Tu fais le méchant pirate mais tu l'es pas tant que ça au final.

-Seulement pour mes hommes. Le reste du monde, pour ce que j'en sais, ils peuvent tous aller crever. Toi comprise.

-Attention, je pourrais me servir de tout ce que tu viens de me dire contre toi.

-Fais toi plaisir. Elle te tuera en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Elle le fixa encore un moment avant de soupirer, préférant ne pas répondre.

-Allons dormir.

-Ouais, dit-il en se levant.

Au petit matin, la femme bien en chaire fut réveillée par le bruit du journal qu'on avait glissé sous la porte comme tous les matins. Elle se leva lascivement pour aller le récupérer, revenant ensuite s'asseoir dans le lit, s'appuyant sur un genoux. L'homme à côté d'elle roula en grognant, comme toujours son seul moyen de s'exprimer, n'ayant pas particulièrement envie de se lever, finissant tout de même par ouvrir les yeux pour fixer son dos. Son regard se posa sur la marque qu'elle avait sur l'omoplate, semblable à un oiseau sur une branche.

-T'm'as jamais dit ce que c'est ce truc.

La mauve releva la tête du journal pour la tourner vers lui.

-... C'est un journal.

-Mais non, bouffonne. Ta marque dans le dos.

-Oh.

Elle se pinça les lèvres, semblant réfléchir.

-Hm... je ne sais pas trop, à vrai dire. Je sais juste qu'un matin je me suis réveillée avec ça dans le dos.

Le roux la fixa un instant avant de se retourner devant tant de connerie dès le matin.

-J'retourne dormir.

Elle leva les yeux au ciel déjà de si tôt, retournant à son journal avant de tendre une main vers lui pour le secouer.

-Attends.

-QUOI.

-Cris pas, crétin. Y'a un truc qui peut t'intéresser.

-Et ben accouche, dis moi ce que c'est.

-Ma sœur est dans le journal.

-Et alors, tu veux une médaille ?

-Elle est avec un pirate. Un certain Trafalgar Law.

Il se redressa droit comme un piquet à l'entente de ce nom, lui arrachant le papier des mains.

-Donne moi ça.

Il se concentra sur le journal, fixant la photo en question. Dessus, il pouvait observer le Chirurgien aux côtés d'une jeune femme aux cheveux courts, complètement identique à celle qui partageait son lit, à l'exception que son rond gris était sous son autre œil. Si il ne savait pas qu'elles étaient sœurs, il aurait pu jurer qu'elles étaient la même personne. Il aurait presque cru à un miroir.

-Vous êtes sacrément ressemblantes quand même.

-C'est normal, on est jumelles.

Il avait beau savoir ce que sont des jumelles, il ne pouvait pas empêcher son radar à bullshit de s'affoler. Il refixa le Chirurgien, grognant.

-De tous les pirates avec qui elle aurait pu se fourrer, elle a choisit cette foutue asperge.

-Encore un ennemi ?

-Plutôt un rival. Disons qu'on ne peut pas se sentir.

La mauve sourit, le fixant.

-Et bien c'est une bonne chose alors. Je sais avec qui cette petite peste est.

-Et pourquoi je t'aiderai à les trouver ? Je peux pas me le voir ce médecin de mes couilles.

Elle afficha un sourire malsain, venant susurrer à son oreille.

-Mais enfin, réfléchis. On avait déjà parlé de lui détruire son innocence, non ? Alors imagine la victoire que tu aurais d'avoir cueillit sa petite fleur avant lui.

Il resta un instant silencieux avant d'afficher un sourire en coin.

-Pas con, effectivement.

Elle ricana, se levant pour ensuite aller s'habiller.

-Bon, moi je vais manger.

Il attendit qu'elle parte de la cabine pour ranger son sourire au placard.

-Elle est complètement folle.

Le blond bailla sous son casque, sortant de la cuisine en tenant deux tasses de café en mains. Il s'approcha d'une table à laquelle était assise une certaine femme aux longs cheveux blancs et aux pointes roses, une longue cicatrice tailladant son visage, vêtue également entièrement de noir. Il posa une tasse devant elle, passant ensuite sa main dans son dos.

-Café ?

La blanche releva la tête, baillant à son tour.

-Hm ? Ouais, j'en ai bien besoin. Assis toi avec moi.

Le second n'eut malheureusement pas le temps de s'asseoir aux côtés de sa femme, le Capitaine déboulant dans la salle, tenant le journal dans une main, les pointant du doigt de l'autre.

-Toi, et toi, gronda-t-il. Dans mon bureau. Tout de suite.

Elle releva la tête, grimaçant.

-Hein ? Killer, okay, mais pourquoi moi ?

-Parce que tu sais reconnaître une embrouille. Donc tu ferme te gueule et tu viens aussi.

-J'ai le droit de boire mon café au moins ou ça se passe comment ?

-Prends ton putain de café et ramène ton cul.

La blanche leva les yeux au ciel, se levant pour partir avec les deux hommes sous le regard méfiant de la mauve restée dans un coin de la salle. Il avait rarement recourt à son ennemie, mais elle savait que lorsqu'il le faisait, c'était qu'il avait de sérieux doutes sur quelque chose. Elle allait devoir être méfiante, elle était consciente que leur discussion allait la concerner. Cette femme était un foutu bâton dans les roues de son plan.

La blanche souffla, fermant la porte du bureau derrière elle, se retournant vers le rouge.

-Bon, c'est quoi ton problème qui nécessite de déranger mon café matinal ?

-Mais lâche moi avec ton café putain.

-Et moi je peux savoir ce qu'il s'est passé cette nuit avec ton épaule ? Demanda le blond.

Elle se tourna vers son homme, le nez dans sa tasse, levant un sourcil.

-Son épaule ?

-Cette nuit je les ai trouvé tous les deux dans l'infirmerie en train de lui soigner un trou dans l'épaule.

-C'est pour ça que tu t'es réveillé cette nuit.

Le roux soupira, baissant son manteau pour laisser voir le pansement.

-Elle m'a planté une paire de ciseaux dans l'épaule pendant qu'on baisait. Mais-

-Quoi ? Dirent les deux amants en fronçant les sourcils.

-Vos gueules, laissez moi finir bordel.

Ils soufflèrent, la blanche posant son mug avant de croiser les bras.

-C'était pas elle.

-Hein.

-C'était pas elle qui m'a fait ça j'te dis.

-Mais tu viens de dire le contraire.

Le rouge souffla en se passant une main sur le visage.

-Si je la garde dans ma cabine, c'est parce qu'il lui arrive de faire des... absences. Pendant un court moment, elle devient bizarre et change brusquement de caractère. Je soupçonne que ce soit sa sœur qui prenne sa place pendant ces moments.

La femme le fixa un moment, se penchant ensuite vers son homme.

-Hey. Il est un peu drogué ton pote. Dis lui de partager, ça a l'air sympa.

-T'as raison, j'vais aller fouiller sa cabine.

-J'VOUS ENTENDS.

-BEN PARTAGE ALORS.

-J'vais te jeter ton putain de café à la gueule, gronda-t-il.

Le blond s'interposa rapidement entre les deux.

-Personne ne va jeter quoi que ce soit sur personne. Kidd, continue ce que t'as à dire.

Le Capitaine s'avança vers son bureau, y claquant le journal dessus, ouvert à la page qui avait retenu son attention à son réveil.

-Regardez ça.

-C'est quoi ? Demanda son bras droit en venant prendre le dit journal.

-Sa sœur.

Le bras droit en question observa la photo, analysant particulièrement la jeune femme.

-Ça pour être des jumelles, c'est sûr qu'elles se ressemblent.

-Ouais. Maintenant passe le à Kairen, qu'elle voit la même couille que moi.

-La même couille ? Demanda-t-elle en levant un sourcil. Quelle couille ?

-Regarde par toi même. J'te l'ai dit, t'as l'œil pour les coups foireux.

La blanche le fixa un instant, constatant qu'il était pour une fois sérieux avec elle, prenant ensuite le bout de papier. Elle examina à son tour la photo, fronçant immédiatement les sourcils. Sacrées jumelles effectivement. Cette ressemblance, à la limite du copier coller, était troublante. Mais ce qui la dérangeait le plus, c'était le début de marque étrange qu'elle apercevait sur son omoplate. Elle semblait percevoir une sorte d'oiseau posé sur une branche, le tout dans un rond épineux. Le capitaine pu comprendre à son air qu'il avait eu raison : elle avait bel et bien trouvé quelque chose.

-T'as trouvé un truc.

-Kidd. Chercher et retrouver cette fille ne ferait que nous apporter des problèmes.

-Attends, dit-il en fronçant ses sourcils inexistants. Quoi ?

Elle se rapprocha à nouveau du bureau en tirant son homme avec elle, posant la photo avant de leur montrer du doigt la marque.

-Ça. C'est ça le problème.

Le roux afficha un air perplexe, ne comprenant pas son point de vue.

-Hein ? Taïka a la même, c'pas un truc de famille ça ?

-Un truc de f...

Elle cru s'étouffer tant elle était hébétée par autant de connerie.

-Est-ce que tu te fous de ma gueule ? Répète ce que tu viens de dire ?

-T'es sourde la vieille ? J't'ai dit qu'elle a la même. Elle m'a dit qu'un matin elle s'est réveillée avec ça, elle sait pas comment elle l'a eu.

-C'est impossible ça, Kidd. Elle s'est foutue de ta gueule.

-Explique, dit-il en sentant la rage monter.

-Cette marque, c'est un insigne d'esclavage. Apposée au fer à brûler. Impossible de ne pas se souvenir d'un traumatisme pareil.

Il resta bête sous le coup. Il était temps pour lui d'activer ses méninges. Esclavage menait à Dragon Céleste, et Dragon Céleste menait à marines.

-On va se prendre la marine sur la gueule.

-Non, pas forcément. Ce n'est pas la marque des esclaves au service de ces foutus riches qui se font appeler Dragons Célestes. Il existe des trafics d'esclaves qui se font plus discrets, et je connais celui là. Ou du moins, je connais sa réputation.

-Sa réputation ? Il va me faire chier ?

-Je pense, oui. Il est connu pour détruire des îles et en kidnapper principalement des jeunes filles. Je pense que la marine l'ignore volontairement au cas où l'un des princes voudrait une belle jeune fille. En revanche, si tu joues avec ses jouets sans payer, il va tout faire pour te le faire regretter. Ce mec est un fou.

-Ouais, mais c'est pas mon problème ça, j'ai pas à le gérer.

-C'est pour ça que tu dois te débarrasser d'elle.

-C'est ce que je veux faire figure toi. Elle est complètement tarée elle aussi.

-Alors t'attends quoi pour la jeter par dessus bord ?

Le rouge la fixa sans rien dire, reprenant ensuite son sourire meurtrier bien connu de tous.

-Pourquoi la jeter à la mer quand je peux refiler la merde à quelqu'un d'autre ? Regardez avec qui elle est sa sœur.

Le blond échappa un souffle amusé en regardant à nouveau la photo.

-Trafalgar Law.

-Exactement. Elle est avec ce p'tit merdeux qui me tape sur le système. Il me faut un plan pour lui refiler la folle.

-A vrai dire, je pense en avoir un. Plutôt simple en plus.

-J't'écoute.

-Je reconnais l'endroit où ils se trouvent, on est passés devant en visitant avec Kairen. Ce qui veut dire qu'il n'est qu'à quelques îles de nous. Il doit donc suivre le même chemin que nous.

-Je vois où tu veux en venir, reprit le rouge. On a plus qu'à l'attendre à la prochaine île, et une fois qu'il nous a rattrapé, on fout la merde.

-Donc on est tous les trois d'accord ?

-On se débarrasse d'elle ? Enchaîna le blond.

Le Capitaine releva un regard brûlant de rage sur eux, prêt à semer la terreur sur son passage.

-On se débarrasse de cette pute.