Salut la compagnie !

Nous sommes de retour dans la jungle et je remercie une fois de plus Chrisjedusor pour ses reviews ! Surtout n'hésitez pas à faire comme elle (I do read english, so don't by shy and leave me comments ;) ).

Bonne lecture !


Mai 2005, Village Korowai, Papouasie-Nouvelle-Guinée

Il pleuvait dru lorsque les docteurs Dumont et Becker sortirent de leur honaï, le lendemain matin, mais rien n'aurait pu assombrir l'humeur du médecin. Il n'avait pas pu faire essayer le stéthoscope à chacun des habitants la veille au soir, aussi leur avait-il promis de le faire une fois le jour levé.

Ils traversèrent la plateforme jusqu'à la rambarde et Émilie ne manqua pas de remarquer que Becker avançait d'un pas confiant, presque conquérant. La preuve : il descendit l'immense échelle en premier, sans même proposer à Émilie de passer devant, alors qu'il s'était jusque-là efforcé de se montrer galant – ce que la jeune femme avait d'ailleurs trouvé terriblement ridicule dans un endroit pareil.

Becker commença par ausculter les hommes adultes, de manière à ce que ceux-ci puissent reprendre leurs activités quotidiennes puis, lorsqu'il ne resta plus que les femmes et les enfants, il demanda aux mères leur permission d'écouter lui-aussi les battements de cœur de leur progéniture. Assise dans un coin de la cabane, Émilie regardait le médecin faire, fascinée.

Elle qui avait d'abord trouvé l'Allemand si froid et direct découvrait à présent un autre aspect de sa personnalité : il était souriant et prudent dans ses gestes, ayant à cœur de ne pas effrayer ses jeunes patients. Mais le sourire attendri de la jeune femme se décomposa rapidement.

Plus elle observait le Dr Becker, plus les accusations d'Adam résonnaient à ses oreilles, comme un désagréablement bourdonnement : le médecin, lui, serait sûrement capable de la mettre enceinte. Si, la veille encore, Émilie avait trouvé cette idée complètement ridicule, elle était à présent forcée de constater que Becker n'était finalement pas complètement dénué de talent avec les enfants. Mais cet homme ne l'attirait pas. Heureusement, pensa-t-elle, soudain tourmentée par sa mauvaise conscience.

« Vite, je tombe ! Est-ce que tu me regarderas ? Est-ce que tu seras en bas pour m'emmener là où je ne sais pas, là où je ne vais pas ? Alors vite, je tombe ! Comme un pantin sans fil, trop libre et trop fragile. Je cherche ta main dans les nuages pour chasser son image. »[1]

-C'était une idée brillante, le coup du stéthoscope ! lança soudain Becker en s'asseyant auprès d'elle.

Émilie ne répondit pas tout de suite. Elle avait été tellement absorbée par ses réflexions qu'elle ne s'était pas rendu compte que le médecin avait fini ses consultations. D'ailleurs, elle avait même oublié de prendre des notes pour le livre qu'elle avait promis d'écrire.

-Merci, dit-elle au bout d'un moment en refermant son carnet, dans l'espoir de masquer son manque de concentration. Alors ? poursuivit-elle d'un ton qui se voulait dégagé en se tournant vers lui. Les petits Korowai sont-ils en bonne santé ?

-Étonnamment, oui, répondit le médecin avec un hochement de tête.

Il avait l'air réellement surpris – agréablement surpris.

-Aucun d'eux ne souffre de malnutrition, ajouta-t-il.

-Tant mieux, dit Dumont en s'efforçant de sourire.

Elle s'en réjouissait, bien sûr, mais ses pensées étaient décidément accaparées par d'autres problèmes bien plus égoïstes. Becker la dévisagea un instant, les sourcils froncés.

-Est-ce que vous allez bien ? questionna-t-il avec inquiétude.

-Ça va parfaitement bien, mentit l'anthropologue d'une voix assurée.

-Votre mari vous manque ? devina Becker.

-Comment savez-vous que je suis mariée ? s'étonna Émilie, les yeux écarquillés par la stupéfaction.

Elle ne lui avait jamais parlé d'Adam et n'avait absolument pas l'intention de le faire.

-Votre alliance, répondit le médecin en désignant la main gauche de la jeune femme, comme s'il s'agissait d'une évidence.

-Oh, souffla Dumont en faisant tourner nerveusement l'anneau argenté autour de son annulaire.

Remarquant la gêne de l'anthropologue, Becker décida de changer de sujet.

-Je ne vous ai même pas remerciée de m'avoir accompagné, reprit-il.

-Il n'y a pas de quoi, assura la jeune femme. J'ai longtemps été sceptique, je l'avoue, mais finalement, je crois que c'est vous qui avez raison.

Et Dieu savait ce que ça lui coûtait de l'avouer à voix haute !

-Je comprends parfaitement quelles étaient vos réticences, confia Becker avec un sourire compréhensif, c'est ce qui fait de vous une anthropologue aussi talentueuse et respectée. Je savais que vous me seriez d'une aide précieuse et je suis vraiment rassuré de vous savoir avec moi.

Il semblait même sincère.

-Merci, répéta Émilie en baissant la tête, les joues en feu, mais notre objectif n'est pas encore atteint.

Oh non, loin de là…

-Non, c'est vrai, convint Becker. Mais nous ne sommes là que depuis deux jours et regardez ce que nous avons déjà accompli ! s'exclama-t-il en brandissant le stéthoscope d'un air victorieux. Et cela, grâce à vous.

La jeune femme lui adressa un sourire contrit puis il y eut un moment de silence. Elle avait l'impression de ne pas mériter sa gratitude.

-Quand pensez-vous que je pourrais leur parler des vaccins ? questionna encore le médecin.

À ces mots, Émilie éclata de rire.

-Vous n'êtes vraiment pas patient, commenta-t-elle, amusée.


Mai 2005, Aéroport Changi, Singapour

À six mille cinq cent kilomètres à l'Ouest, un avion se posa sur l'une des pistes de l'aéroport de Singapour. Tandis que les trois cent passagers se précipitaient hors de l'appareil, Methos prenait son temps, bien que rongé par l'inquiétude, son sac à dos posé sur le siège à côté de lui. Son escale dans la ville-État devait durer près de cinq heures et il ne voyait pas l'intérêt de courir pour finalement tourner en rond devant la porte d'embarquement.

L'Immortel commença par passer les contrôles de puis se rendit à l'extrémité du terminal – il savait d'expérience qu'on y trouvait les toilettes les moins fréquentées, la plupart des gens préférant faire la queue pendant une demi-heure plutôt que de marcher dix minutes. Il en profita pour se laver les dents et se passer de l'eau sur le visage dans l'espoir de gommer les marques de fatigue qui y étaient apparues pendant les sept heures de vol depuis Paris, puis dévisagea un moment son reflet dans la glace et se rendit compte que c'était peine perdue. Au moins, il se sentait plus propre. D'un geste nonchalant, il hissa son sac à dos sur son épaule droite et se mit à la recherche d'un endroit où s'asseoir.

Installé devant une tasse de café noir, il ne pouvait s'empêcher de penser à Émilie. Est-ce qu'elle allait bien ? Avait-elle déjà découvert que le Dr Becker était un Immortel ? Si oui, lui avait-elle parlé de lui ? Lui avait-elle parlé de cet autre Être comme eux, qui vivait reclus au plus profond de la jungle ?

Et Johannes, quelles étaient ses intentions ? Était-ce le hasard qui l'avait mis sur la route de l'anthropologue ou bien avait-il entendu parler de Bowali et avait décidé de prendre sa tête ? Pire encore : et si Balz avait pour but de l'atteindre lui en faisant du mal à sa femme ? Methos et son ancien comparse n'étaient pas au mieux de leur relation amicale lorsque leurs chemins s'étaient séparés, mais il n'y avait eu ni dispute, ni ultimatum, ni combat à l'épée. Ils s'étaient tout simplement perdus de vue, voilà tout. Pour autant qu'il se souvienne, Methos n'avait donné aucune raison à Balz de lui en vouloir.

Les cinq heures d'attente parurent à l'Immortel durer cinq ans, mais l'avion pour Port Moresby décolla comme prévu à vingt heures trente-cinq et atterrit le lendemain matin à cinq heures dix, heure locale. Par chance, Methos finit par s'endormir après avoir picoré un peu dans son plateau-repas, raccourcissant sensiblement le voyage.

Après avoir dû expliquer pourquoi il voyageait avec une épée – décidément, les mesures de sécurité prises après les attentats du 11 septembre 2001 lui compliquaient vraiment la vie ! – il se dirigea vers le bureau des renseignements de l'aéroport.

Methos avait trouvé le plan de vol d'Émilie pour cette expédition et avait décidé de suivre exactement le même itinéraire. Maintenant qu'il était arrivé dans la capitale papouan-néo-guinéenne s'engageait la partie du trajet la plus difficile : il savait qu'Émilie et le Dr Becker avaient été pris en charge par l'armée pour se rendre par la voie des airs dans un village nommé Weam, au Sud-Ouest du pays, mais lui n'avait pas de tels contacts pour lui faciliter la tâche.

-Bonjour, dit-il à la femme en uniforme assise derrière le comptoir. Est-ce que vous parlez anglais ?

-Bien sûr, monsieur, répondit-elle poliment.

-Fantastique ! s'exclama l'Immortel, lui rendant son sourire. J'ai besoin d'un moyen de transport pour me rendre à Weam, est-ce que vous pouvez m'aider ?

-Aucun avion de ligne ne dessert cette destination, expliqua la jeune femme. Il vous faut réserver un vol spécial auprès d'une compagnie privée.

-Et où puis-je trouver une telle compagnie ? questionna encore Methos, qui se retrouvait confronté pour la toute première fois à une telle situation.

À ces mots, la jeune femme cliqua sur la souris de son ordinateur et, quelques secondes plus tard, une page sortit de l'imprimante. Elle attrapa la feuille et la tendit à Methos.

-Voici la liste des compagnies privées, expliqua-t-elle encore. Elles ont toutes un bureau dans le hall 3. Nous sommes ici, ajouta-t-elle en posant un plan de l'aéroport sur le comptoir et en entourant le point représentant un « I » avec son stylo à bille. Le hall 3 se trouve ici, ajouta-t-elle en indiquant un autre endroit sur la carte. C'est à environ dix minutes de marche.

-Merci beaucoup, répondit Methos avec un hochement de tête.

Il saisit les deux feuilles de papier et se mit en quête du hall 3.

La femme n'avait pas menti sur la distance à parcourir. Après dix minutes de marche dans les couloirs interminables mais impeccablement propres de l'aéroport, l'Immortel se retrouva dans le large couloir bardé de bureaux d'agences de tourisme. Ils étaient tous fermés. Agacé, Methos regarda sa montre et constata qu'il était seulement six heures vingt-quatre du matin : il ne pouvait pas s'attendre à ce que ces comptoirs soient occupés à une heure pareille ! Il repéra bientôt un banc dans un coin et décida de dormir un peu en attendant. Il fut réveillé deux heures plus tard par le bruit de rouleaux métalliques que l'on ouvre.

Soudain tout à fait éveillé, Methos se précipita vers le comptoir de la première compagnie.

-Nous pouvons vous proposer un vol après-demain, déclara l'employé en consultant le planning des vols.

-Vous n'avez rien de plus rapide ? insista l'Immortel en tapotant nerveusement du bout des doigts sur le comptoir.

-Hélas, non, regretta l'homme tout en lui jetant néanmoins un regard agacé par son attitude. La plupart des villes de notre beau pays ne sont accessibles que par la voie des airs, c'est pourquoi nous sommes surbookés.

-Hm, fit Methos. Je vais tenter ma chance ailleurs. Merci quand même, ajouta-t-il avant de se diriger vers le prochain bureau.

Malheureusement, toutes les compagnies lui donnèrent la même réponse : tous les avions étaient déjà réservés pour les jours voire les semaines à venir. L'Immortel commençait à désespérer lorsque sa chance finit enfin par tourner.

-Un client vient de nous annuler un vol, annonça l'employée de la septième compagnie. Nous pouvons vous emmener ce soir, départ à dix-huit heures.

-C'est très bien ! répondit précipitamment Methos, qui n'osait croire à sa chance. Combien je vous dois ?

-Deux mille cinq cent Kina, répondit la jeune femme. Ou sept cent cinquante dollars américains.

-Vous prenez les cartes de crédit ?

-Non, seulement du cash.

L'Immortel hésita une seconde.

-Vous pouvez me réserver ce vol le temps que j'aille retirer de l'argent, s'il vous plait ?

-Mais certainement, répondit poliment l'employée. Je peux vous garder la place pour une demi-heure.

-Parfait, je me dépêche.

Et sans ajouter un mot, il courut jusqu'au distributeur le plus proche.


Mai 2005, Village Korowai, Papouasie-Nouvelle-Guinée

Au même instant, un éclat de voix retentit dans la clairière qui abritait le village Korowai, attirant aussitôt l'attention des docteurs Dumont et Becker.

-Que se passe-t-il ? s'écrièrent les deux Européens d'une seule voix en se dirigeant d'un pas rapide vers les cris affolés à l'origine du tumulte.

Toute la population semblait être réunie, formant un cercle infranchissable autour de quelque chose que l'anthropologue ne pouvait qu'apercevoir en se hissant sur la pointe des pieds. Becker, qui dépassait tout le monde de plus d'une tête, n'avait aucun mal à voir ce qui se passait.

-Laissez-moi passer ! ordonna-t-il soudain d'un air autoritaire.

Sans prendre la peine de savoir si on l'avait compris ou non, le médecin écarta tout homme, femme ou enfant qui se tenait dans son passage, et Émilie en profita pour s'approcher en se faufilant dans son sillage.

-Oh mon dieu ! s'écria la jeune femme d'une voix aiguë avant de se plaquer la main sur la bouche avec un haut-le-cœur.

Au centre du cercle, un garçon de six ans hurlait à la mort, allongé dans une mare de sang, le bras à moitié déchiqueté.

Sans attendre qu'on l'y invite, Becker s'agenouilla près de l'enfant, arracha sa chemise et l'enroula aussi fort que possible autour de la blessure pour stopper le saignement.

-Dr Dumont, appela-t-il sans quitter l'enfant des yeux, les traits tirés par l'inquiétude. Allez me chercher ma trousse de secours. Elle est dans mon sac.

-J'y vais, répondit Émilie en tournant aussitôt les talons.

Elle dut traverser à nouveau le mur que formaient les habitants puis grimpa aussi vite que possible à l'échelle de leur honaï. Il ne lui fallut qu'une minute pour trouver la trousse de soins puis redescendre de la cabane perchée. Cette fois, les villageois s'écartèrent sans qu'elle n'ait besoin de forcer le passage. Elle se jeta à genoux à côté du médecin, essayant de ne pas regarder tout le sang répandu sur le sol, et lui tendit la trousse d'une main légèrement tremblante.

-Vous pensez pouvoir sauver son bras ? questionna-t-elle, épouvantée.

Elle ne comprenait pas pourquoi la vue du sang la mettait soudain dans cet état alors qu'elle avait été témoin d'un combat meurtrier à l'épée seulement trois ans plus tôt.

-Je ne sais pas, répondit Becker d'une voix tendue. Je vais essayer.

Il continuait d'appuyer sur le bandage tout en cherchant Eko des yeux parmi la foule.

-Dites-leur de se disperser ! lui ordonna-t-il à nouveau. Nous avons besoin d'air. Éloignez-les !

Eko fit son possible mais ses camarades ne l'écoutaient pas et Becker dut se résoudre à abandonner.

Il attendit plusieurs longues, très longues minutes, le poing toujours serré autour du bras blessé de l'enfant, qui continuait de hurler à la mort.

-Le saignement s'est arrêté, dit Becker à Dumont au bout d'un moment. Passez-moi le désinfectant et une compresse.

Émilie s'exécuta tandis que le médecin découvrait le bras ensanglanté du garçon.

Malgré tous ses efforts, Émilie ne put s'empêcher de jeter de temps à autre un coup d'œil à ce que faisait le médecin et dut réprimer plusieurs fois ses réflexes nauséeux. Ce n'était vraiment pas le moment ! De toute évidence, le garçon avait été mordu par un animal. Pourtant, il n'y avait pas beaucoup de prédateurs dans cette jungle.

-C'est une morsure de quoi, à votre avis ? demanda-t-elle à mi-voix.

-Aucune idée, confia Becker.

Avec Émilie comme assistante, il nettoya soigneusement la plaie puis la recousit avant d'appliquer une nouvelle compresse stérile et de bander le bras de l'enfant en écharpe. Une fois cette opération terminée, il sortit une seringue de la trousse et, sans le moindre préavis, piqua son jeune patient à la cuisse, lui arrachant quelques nouveaux sanglots.

-C'est de la pénicilline, expliqua-t-il à l'adresse de Dumont.

-Je m'en doutais, répondit la jeune femme en hochant la tête avec gravité.

Becker se tourna à nouveau vers Eko et lui donna des instructions à traduire :

-Dites à la mère qu'il doit se reposer, déclara-t-il d'un ton tellement sérieux qu'Eko l'écouta avec attention, les sourcils froncés par la concentration. Je repasserai le voir dans quelques heures, ajouta encore le médecin. Si son front devient brûlant, qu'elle vienne me chercher aussitôt. Compris ?

Eko traduisit d'une voix claire et, bien que toujours sous le choc, la mère hocha lentement la tête. Becker referma la trousse de soin et se leva. Émilie l'imita.

-S'il guérit, vous n'aurez plus aucun mal à leur faire accepter le vaccin, souligna la jeune femme d'une voix encourageante.

Elle s'efforçait de voir le verre à moitié plein, pourtant Becker refroidit aussitôt ses ardeurs.

-À condition qu'il survive, soupira-t-il. Dans le cas contraire, nous pourrons plier bagage.

Émilie lui adressa un sourire compatissant puis le suivit au sommet du honaï.

-Quelles sont ses chances, à votre avis ? demanda-t-elle encore, véritablement inquiète pour la vie de l'enfant.

-Franchement, Dr Dumont, je n'en ai pas la moindre idée ! s'exclama le médecin, exaspéré, avant de pousser soudain un cri de douleur.

-Vous vous êtes fait mal ? s'écria Dumont en se précipitant pour l'aider, mais Becker la repoussa.

Elle eut tout juste le temps de voir le sang sur la lame de la machette accroché à sa ceinture avant qu'il ne se détourne.

-Ça va très bien, assura le médecin d'un ton agacé en lui tournant ostensiblement le dos.

-Vous saignez, insista la jeune femme. Laissez-moi vous aider.

Sans attendre de réponse, elle saisit Becker par le poignet et le força à se retourner.

-Je vous dis que ça va, grogna-t-il et Émilie recula de plusieurs pas, horrifiée.

Mais ce n'était pas son ton menaçant qui avait effrayé l'anthropologue : la blessure qui, une seconde plus tôt, saignait abondamment, venait de se refermer sous les yeux stupéfaits de Dumont. La jeune femme se rappela alors soudain les paroles de Joe : « Si tu trouves le moyen de faire saigner ce Dr Becker et que la plaie se referme presque instantanément, tu seras fixée. »

-Vous êtes un Immortel, constata-t-elle dans un souffle.


[1] Patrick Bruel Je te mentirais (1999)

Hahaha comment Becker va-t-il réagir, selon vous ? Methos va-t-il arriver "à temps" ? Le petit garçon va-t-il survivre ?

Rendez-vous dimanche prochain pour avoir ces réponses :)