DESTINY
Rapport n°41
Un secret à ne pas connaître...
Ce matin-là, Kana fut réveillée en sursaut lorsqu'un kino fit soudain irruption dans sa chambre. La jeune femme se mit à hurler après l'engin et lui lança un oreiller dessus. Tandis que la caméra refusait de ressortir, Kana commença à pester haut et fort après le docteur Lee, pensant qu'il l'entendait à travers le kino. Mais même si la porte était grande ouverte, l'appareil continuait de faire des tours au dessus du lit, faisant pousser des cris aigus à la pauvre résidente. Elle continua de lui lancer des choses dessus, lorsque soudain Yel entra. Il attrapa le kino et l'expédia dehors dans un élan de rapidité impressionnant, puis referma la porte pour éviter à la machine d'y revenir.
« Pourquoi tu te mets dans un état pareil ? Demanda-t-il. »
Mais la jeune femme ne parvint pas à lui répondre : elle le regardait d'une drôle de manière, à la fois surprise et heureuse. Ses joues se colorèrent à cette simple pensée : désormais, il était son petit ami, et ça la rendait toute chose :
« Excuses-moi, répondit-elle en se plongeant la tête dans son oreiller qu'elle tenait dans les bras, mais j'ai horreur de ce genre de réveil matin.
- ''Réveil matin'' ? »
Cette question de petit enfant ignorant la fit rire. Mais soudain, elle réalisa quelque chose : en temps normal ça aurait été normal que Yel ait volé à son secours... Cependant il n'était plus son voisin de chambre, alors comment l'avait-il entendu ?
« J'étais sur le chemin pour venir te réveiller, expliqua-t-il encore perturbé par la drôle d'expression qu'elle avait employé. »
Une nouvelle journée commençait pour l'équipage de l'Andorphée, une journée qui promettait d'être riche en rebondissements. Et le premier les attendait dès la sortie de la chambre. Yel avait laissé Kana se changer tranquillement, lui donnant rendez-vous au mess pour le petit-déjeuner. Cependant au moment où la jeune femme ouvrit la porte, elle tomba nez à nez avec les O'Neill. Tandis que Sam affichait un sourire ravi, celui de Jack semblait beaucoup plus taquin et narquois. Attifé de ce sourire, il utilisa un ton approprié et lança :
« Petite cachottière ! Tu ne nous avais pas dit que tu étais amoureuse de Yel !
- Q-Quoi ?! Paniqua-t-elle, soudain rouge comme une tomate.
- Jack je t'en prie, le reprit Sam. Elle avait le droit de le garder pour elle. Ne te sens pas offensé, je suis sûre qu'ils nous auraient prévenus par eux-même.
- Prévenus de quoi ? Hésita la jeune femme, encore choquée.
- Que Yel et toi vous sortez ensemble ! Reprit le général. »
À ce moment-là, toutes les personnes présentes dans le couloir se tournèrent vers eux, comme surpris d'entendre cette nouvelle. Ils auraient pu croire à une plaisanterie de la part du général farceur, cependant le visage écarlate de Kana la trahissait, aussi le potin allait se répandre encore plus vite qu'il ne fallait de temps pour le dire. Ce fut même si rapide que la rumeur atteignit le mess avant eux.
Lorsque les O'Neill et Kana arrivèrent au mess, tout un groupe était réuni autour d'une table, et Kana aperçut Yel entre eux, fortement agacé et gêné.
« Alors comme ça tu sors avec Kanahan ? Demanda un lieutenant.
- T'as de la chance, c'est un beau morceau.
- Hé ! Se fâcha Yel, parle pas comme ça d'elle !
- Oh pardon Roméo, se moqua une scientifique.
- Dites donc les accrocs des potins ! S'exclama Jack en les chassant, allez voir ailleurs ! »
Le général dissipa ce nuage de mouches avant de s'installer en face de Yel, un grand sourire narquois lui remontait jusqu'aux oreilles. Il prit Sam à côté de lui puis s'adressa aux deux :
« Alors, quand est-ce que vous comptiez nous le dire ? »
Sam avait compris qu'elle ne pourrait pas le faire taire, et avait complètement abandonné, sidérée par son impuissance à restreindre son mari. Yel et Kana étaient aussi gênés l'un que l'autre, mais la jeune femme prit la parole :
« On voulait attendre un peu avant de vous le dire, c'est tout nouveau vous comprenez...
- Ce n'est pas comme si on voulait le cacher, renchérit Yel.
- Mais puisqu'on y est, comment vous avez appris ?
- On vous a vus hier, ricana Jack. À la passerelle. »
Kana devint soudain aussi rouge qu'une tomate, et essaya de se cacher pour éviter les moqueries du général. Mais c'était trop tard puisqu'il l'avait vue. Les pauvres se firent charriés pendant toute la durée du petit-déjeuner, jusqu'au moment où Teal'c les rejoignit et, accessoirement, vint leur sauver la mise en intimidant Jack, qui n'osa plus plaisanter après avoir croisé son regard. Celui-ci présenta ses félicitations au jeune couple, mais n'en rajouta pas. Il savait où s'arrêter, lui.
Kanahan prenait tranquillement une douche de vapeur dans la salle des bains du vaisseau, lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir. Sur le coup, elle n'y prêta pas attention, ce devait être une autre femme pressée de prendre sa douche. Aussi la jeune rouquine continua tranquillement de se savonner, jusqu'au moment où une ombre passa devant sa porte. C'était Yel, qui avait failli entrer. Lorsqu'il la vit, il se figea un instant, mais Kana fut encore plus paniquée. Elle laissa échapper un cri et se cacha aussitôt, du mieux qu'elle pouvait sachant que les seules choses qui pouvaient la couvrir étaient la vapeur et ses bras. Évidemment, cela ne suffisait pas. Yel eut le réflexe de se retourner, en assurant :
« Excuse-moi. J-Je n'ai rien vu ! »
Dos à elle, il s'apprêtait à partir. Vêtu uniquement d'une serviette enroulée autour de la taille, la jeune femme laissa aller son regard sur le dos nu de son petit ami, qu'elle voyait pour la première fois. Malgré cette vue agréable, elle fut interpelée par un détail inattendu : à son omoplate gauche trônait un tatouage, et elle remarqua qu'il s'agissait de symboles en ancien.
Tandis qu'elle resta pétrifiée par cette découverte, ils entendirent du bruit à l'entrée. Ce fut à ce moment-là que Yel s'énerva :
« Mais qu'est-ce que tu fais là, idiote ! À cette heure-ci les bains sont réservés aux hommes !
- Mais non ! Assura-t-elle, ça commence à partir de 11 heures, avec la demie-heure de battement...
- Il est plus de 11 heures et demie justement, reprit-il fâché.
- Quoi ?! Paniqua-t-elle.
- Dépêche-toi de sortir avant que les autres n'arrivent, fit-il en lui tendant une serviette. »
Mais la jeune femme eut à peine le temps de s'enrouler dans la serviette qu'ils entendirent :
« Hé les gars, venez par là : j'ai entendu une voix de femme.
- C'est pas vrai, grogna Yel. »
Il se retourna aussitôt et entra dans la cabine avant de refermer la porte derrière lui. Mais quelqu'un y frappa :
« Alors mademoiselle ? Lança la voix d'un officier, on a pris du retard ?
- C'est pas grave, sortez de là, assura un autre d'un ton rempli de luxure.
- C'est le tour des messieurs maintenant... »
Lorsque la porte commença à coulisser, Yel se précipita sur Kana, la prit dans ses bras et la cacha. Par réflexe, Kana plaqua sa main sur l'omoplate de celui-ci, pour en cacher le tatouage.
Trois officiers se trouvaient derrière la porte, à présent grande ouverte, qui leur dévoila les deux jeunes gens enlacés. Le but de Yel était de cacher Kana, et ça aurait fonctionné si la main de la jeune femme n'était pas dans son dos.
« Eh ben, ricana l'un des intrus. On prend du bon temps on dirait. »
Négligemment, Yel jeta un regard méchant à Kana, qui n'osait plus bouger. Il resta lui aussi immobile, jusqu'à les entendre de nouveau :
« Hm pas mal, lança l'un d'eux, salivant sur la jambe de Kana qui dépassait de derrière Yel. Tu partages, Manorr ? »
À ce moment-là, Yel se retourna et leur lança un regard noir :
« Dégage ! Leur grogna-t-il d'un ton agressif. »
Visiblement apeurés par un tel regard et un tel ton, ils s'enfuirent aussitôt. Puis Yel sortit de la cabine, et s'adressa à Kana :
« Dépêche-toi de t'habiller et de sortir. »
Pas la peine d'être médium pour comprendre qu'il était fâché, et Kana le sentit très bien. Aussi elle ne le fit pas attendre et s'empressa de se sécher et d'enfiler ses vêtements. Mais une fois habillée, elle hésita à partir comme ça, aussi il la chassa :
« Aller, qu'est-ce que tu attends ? »
Elle s'enfuit alors, et se dépêcha de se réfugier dans le couloir. Heureusement personne ne la vit sortir du bain à la mauvaise heure, mais elle ne se sentit rassurée que lorsqu'elle retourna dans ses quartiers, où elle se cacha derrière la porte.
« Altéran ? Pensa-t-elle, paniquée. »
Kana resta immobile, coincée derrière la porte, perdue dans ses pensées. Elle ne parvenait pas à retenir l'expression décomposée qui était apparue sur son visage, et fonça au pied de son lit. Elle souleva le matelas et sortit d'en dessous le journal en métal que Lazla lui avait confié plusieurs mois auparavant.
« C'est pas possible... Marmonna-t-elle en parcourant vite fait les lignes des pages traduites. Dites-moi que c'est pas vrai. »
Mais elle avait beau chercher, elle ne trouva pas ce qu'elle cherchait. Lorsqu'elle eut fini de tout relire, les larmes aux yeux, elle jeta le journal et les pages avec énervement. À aucun moment elle n'avait trouvé le nom de l'altéran, il n'était toujours appelé qu'ainsi. Mais en y réfléchissant, Kana ne pouvait qu'y croire : cela expliquait beaucoup trop de choses pour n'être qu'une coïncidence. Tout prenait un sens : pourquoi Lazla avait réagi si mal en le croyant mort, pourquoi elle avait été si choquée en retrouvant Yel, pourquoi les furlings avaient déployé autant de moyens pour tenter de le capturer... Il n'y avait pas de doute possible : Yel était bien l'altéran.
Kana se laissa tomber genoux à terre, le visage déformé. Toutes ces horreurs qu'elle avait lu à propos de l'altéran, elle venait soudain de se rendre compte que c'était ce qu'avait vécu Yel. Apprendre ça fut comme une déchirure pour elle, à tel point que ses yeux laissèrent couler toutes les larmes de son corps. Kana essaya en vain de les retenir, mais dès qu'elle y repenser, ne serait-ce qu'un peu, les flots reprenaient instantanément...
« Comment a-t-il pu... ? Pensa-t-elle, comment est-ce qu'il a pu supporter tout ça tout seul ? »
La jeune femme n'arrivait pas à se calmer, elle n'arrivait toujours pas à réaliser. Comment un jeune homme si attentionné, à l'apparence fragile comparé à d'autres pouvait-il posséder des pouvoirs si puissants qu'ils ont terrorisé les quatre peuples les plus avancés de l'univers. Comment pouvait-il sourire à SG-1 et plaisanter avec eux alors qu'il avait été rejeté avec tant de violence, et qu'il était traqué par tout un peuple voulant se servir de lui comme d'une arme... Les pleurs et l'angoisse de Kana étaient si forts qu'ils l'empêchaient presque de respirer, mais elle devait à tout prix éviter qu'on ne l'entende. Vu la manière dont Yel avait toujours caché son tatouage, Kana comprit qu'il ne voulait que personne soit au courant. Seulement, est-ce qu'elle avait le droit de le savoir ? Comment risquait-il de réagir en apprenant qu'elle était au courant ?
La jeune femme resta écroulée au milieu de la petite pièce lui servant de chambre, inondant le sol de ses larmes. Recroquevillée sur elle-même en espérant faire taire ses sanglots, elle continuait de déverser sa peine en une pluie salée qu'elle n'arrivait pas à stopper, même en y mettant toutes ses forces. L'angoisse qui la saisissait ne relâchait pas son emprise.
« Qu'est-ce que je vais faire... ? Pensa-t-elle. »
Kana mit plusieurs heures à enfin se calmer, ce qui fit que personne ne la revit de la journée. Elle n'avait pas mangé le midi, et allait également manquer le repas du soir, lorsqu'elle se décida enfin à sortir. Elle avait pris soin de se recoiffer et de se maquiller dans le but de cacher le fait qu'elle avait pleuré, mais ses yeux étaient encore rouges et gonflés. La jeune femme profita du quart des dames pour se rendre à nouveau à la salle des bains, sans aucun risques cette fois-ci. Elle s'y passa un filet d'eau sur la figure, qui l'aida grandement à enfin redevenir normale, puis elle entreprit de rendre visite à Sam. Celle-ci se trouvait à la tour de contrôle, avec Jennifer et le docteur Brisby. Lorsqu'elle aperçut la rouquine passer timidement la tête par la porte, Sam quitta aussitôt son poste et alla la voir :
« Kana ! Se fâcha-t-elle, où est-ce que tu étais ? On ne t'as pas vue de la journée, je commençais vraiment à m'inquiéter ! On a essayé de t'appeler par radio aussi mais pourquoi tu n'as pas répondu... ? »
Sam se figea brusquement : elle venait de voir les yeux gonflés de la jeune femme, et changera aussitôt d'expression. Elle afficha une mine attristée et lui demanda, inquiète :
« Qu'est-ce que tu as ? Tu as pleuré ?
- Ah ? Mentit Kana, ah oui ? J'ai regardé un film trop triste tout à l'heure, désolée. À cause de ça je n'ai pas vu le temps passer, et ça a dû aussi couvrir le bruit de la radio...
- Tu devrais faire plus attention ! Reprit Sam sur son ton contrarié, imagine s'il y avait eu un problème grave et qu'on n'aurait pas pu te contacter...
- Oui je suis désolée, je ferais attention à partir de maintenant. »
Le colonel avait cru à ses bobards, ce qui rassura Kana. Mais elle se retrouva bien embêtée : comment allait-elle orienter la conversation pour demander conseils à son ami ? Elle n'avait que deux options : soit elle trouvait une parade subtile lui permettant de changer de sujet, histoire de faire passer ça pour une anecdote, ou bien elle y allait de but en blanc, risquant de trop attirer l'attention sur le problème. Kana préféra se rabattre sur la première option, ne sachant toujours pas quoi faire de ce secret. Elle était pourtant convaincue d'une chose : elle devait à tout prix garder le secret de Yel !
La jeune femme discuta de tout et de rien avec son amie, amenant petit à petit le sujet là où elle le voulait, et finit par en arriver à son but :
« Au fait, demanda-t-elle l'air de rien. Si tu découvrais un secret que tu n'étais pas censée connaître, qu'est-ce que tu ferais ?
- Eh bien, réfléchit Sam, ne se doutant pas de la gravité de la situation. Je pense que je ferais savoir à la personne concernée que je suis au courant. Après ça dépend du secret en question, si c'est grave, ou plutôt embarrassant, mais il y a toujours un risque que ça ne lui fasse pas plaisir. En tout cas, moi, je veillerais à n'en parler à personne d'autre. »
Kana avait entendu Sam répéter ses propres réflexions, ce qui ne l'aida pas vraiment. Afin de garder cette question à l'état anodin, elle préféra poursuivre encore la discussion. Cela dura plusieurs minutes, avant que Sam ne prenne l'initiative de chasser Kana pour reprendre son travail. La jeune femme put alors y réfléchir posément. Garder le secret, c'était plus qu'évident, mais en parler à Yel, ça, c'était beaucoup plus risqué. Kanahan fut très embêtée : puisque Yel n'avait jamais fait aucune allusion rapportant à ce secret, est-ce que le fait d'être au courant était une bonne chose pour lui ? Quelque chose d'aussi grave, ça n'allait sûrement pas être sans conséquences... Tout en marchant dans le couloir, elle se perdit à nouveau dans ses pensées.
Elle se remémora leur première rencontre, et la façon dont il la rejetait à chaque fois qu'elle s'approchait trop. Elle se rendit compte que les choses n'avaient pas tellement changé en fait. Même s'ils étaient à présent en couple, ils n'en avaient tout de même que le nom. À aucun moment elle ne lui avait vraiment parlé de ce qu'elle ressentait pour lui... Est-ce que leur couple était assez solide pour surmonter l'ouragan qu'allait provoquer cette nouvelle ? Le moment en lui-même n'était pas bien choisi, puisqu'elle n'avait pas revu Yel depuis l'incident dans les bains. Il y avait des chances qu'il soit encore fâché. Plus elle y pensait, plus Kana devenait morose, elle sentait son angoisse peser de plus en plus lourd dans sa poitrine. Mais ça n'avait rien à voir avec une petite angoisse qu'elle pouvait ressentir après une dispute, ou l'angoisse qu'elle avait ressenti lorsqu'ils étaient en froid. Non, cette angoisse-là semblait être la plus violente et déchirante qu'elle n'avait jamais eu : c'était la crainte de perdre Yel. Elle avait peur. Peur qu'il ne s'éloigne d'elle à cause de ça, peur qu'ils ne se parlent plus du tout, peur qu'il disparaisse à tout jamais... Le visage de la jeune femme en fut tiraillé, mais une fois encore, personne ne devait le savoir. Aussi elle poursuivit sa course en baissant la tête, se cachant ainsi sous sa frange et toutes ses boucles. Elle n'avait qu'une envie, c'était de rejoindre sa chambre pour s'y enfermer à nouveau, et pouvoir y pleurer sans être vue.
Cependant, elle n'en eut pas l'occasion, car elle tomba sur la dernière personne au monde qu'elle aurait voulu voir : Yel. Planté au milieu du passage, elle le reconnut lorsqu'il l'appela et lui annonça :
« Euh Kana, il faudrait qu'on parle...
- J-Je suis d'accord, répondit-elle horriblement tendue. J'ai quelque chose à te dire aussi. »
Ils allèrent dans un endroit plus calme afin de ne pas avoir affaire avec des oreilles indiscrètes, et se retrouvèrent devant la porte de la chambre de Kana. Les couloirs étaient déserts à cette heure-ci, sans doute que tout le monde profitait de son dîner... Les deux jeunes gens étaient face-à-face devant la porte. Tandis que Yel fixait Kana, celle-ci baissait la tête.
« Euh, hésita Yel, visiblement très gêné. Pour ce matin, je n'aurais pas dû m'énerver comme ça. Je suis allé trop loin.
- N-Non, il y avait de quoi. Mais ce que j'ai à te dire est plus important !
- Oh ? D'accord, je t'écoute. »
Kana garda encore le visage caché sous ses cheveux, elle respira à fond et s'entraîna rapidement par la pensée. Elle était vraiment crispée...
« ''Je connais ton secret''. Non, c'est trop vague. ''Je suis au courant que tu es l'altéran''. C'est trop agressif, non ?
- Kana ? Demanda Yel, visiblement inquiété par son silence. »
La jeune femme comprit que le moment était venu. Même si elle n'était pas prête, elle devait se lancer, et tout lui avouer. Elle respira profondément, puis releva un regard déterminé vers lui. Cependant, lorsqu'elle croisa de plein fouet ses yeux, le peu de confiance en elle qu'elle avait acquise s'évapora instantanément. Elle resta pétrifiée, littéralement.
« Argh ! S'écria-t-elle en pensées, je ne peux pas lui dire ! »
Destiny, rapport n°41
fin
