Bonsoir à tous et toutes !
J'espère que vous passez une bonne semaine, on se retrouve ce soir avec avec un nouveau chapitre ;)
Merci pour vos review(s) sur le dernier chapitre :
Elena : :)
Nedwige Stark : Ah ! Je suis contente que ce passage t'ait plu ! J'aime beaucoup l'idée que Pansy et Hermione puissent être amie, donc ça fait plaisir ;) Contente aussi que le passage "Maraudeurs" t'ait plu ! Voilà la suite ;)
Bonne lecture !
Chapitre 41 : Effondrement
Hermione quitta la Bibliothèque avec un sourire aux lèvres. La veille, Drago et elle étaient rentrés trop tard pour qu'elle puisse rendre les livres qu'elle voulait à la bibliothécaire, mais cette fois-ci, elle avait eu le temps d'y aller juste après son déjeuner.
Encore une fois, la journée était pluvieuse et ce dimanche s'annonçait particulièrement froid. Après avoir déposé ses livres, elle avait rejoint Théodore pour travailler quelques heures, mais le jeune homme l'avait quittée au bout d'une heure pour rejoindre Blaise qui l'attendait dans leur salle commune.
Hermione était alors restée une demi-heure de plus, puis avait préféré remonter à l'appartement. Harry et Ginny l'avaient prévenue le matin-même qu'ils partaient déjeuner chez Andromeda et qu'ils y resteraient sûrement une bonne partie de l'après-midi. Elle ne savait pas si Drago était à l'appartement mais préféra tout de même vérifier, plutôt que de rejoindre Ron et Neville directement.
En entrant, elle avisa de la cape de Drago, posée sur le porte-manteau, lui confirmant que le jeune homme était bien ici. Elle déposa sa propre cape et ouvrit la porte de leur chambre. Elle fut immédiatement agressée par des fumées malodorantes qui envahissaient la grande pièce.
Drago se tenait encore une fois devant son laboratoire improvisé de potions et semblait être en difficulté. Il manipulait rapidement plusieurs fioles et en s'approchant, Hermione vit à quel point il était concentré. Une tasse de thé fumante était posée à sa droite et il prenait parfois une gorgée, entre plusieurs manipulations.
Elle resta silencieuse, pour ne pas le faire sursauter et risquer qu'il ne rate sa préparation, et l'observa, un sourire aux lèvres. Les fumées s'échappaient du chaudron dans lequel il versait ses fioles et qu'il remuait dans des sens différents, rendant la pièce presque irrespirable. La potion qu'il préparait semblait particulièrement difficile et Hermione admirait Drago pour son calme face à une telle complexité.
Il reposa enfin les fioles qu'il tenait et recouvrit le chaudron à l'aide d'un sort. Il souffla un grand coup et se tourna vers Hermione qu'il avait entendue entrer. Il lui était reconnaissant de n'avoir fait aucun bruit, ce qui aurait pu lui faire rater la préparation risquée qu'il effectuait.
- Peut-être que tu pourrais ouvrir les fenêtres, maintenant, non ? sourit-elle.
- En effet, ce serait mieux, ricana-t-il, en joignant le geste à la parole.
- Que préparais-tu ? demanda-t-elle en s'asseyant au bord du lit. Ça paraissait compliqué.
- La même potion que la dernière fois, souffla-t-il en s'allongeant près d'elle.
- Celle pour la gueule de bois ? Je croyais que tu l'avais terminée ?! s'étonna-t-elle en fronçant les sourcils après qu'il eut confirmé.
- Je le croyais aussi, mais après quelques essais, il s'est avéré que je m'étais trompé quelque part. Mais j'ai réussi à rectifier cela. Il faut qu'elle mijote encore quelques heures et nous pourrons refaire des essais, expliqua-t-il.
- Je me disais bien qu'en deux semaines c'était vraiment rapide, plaisanta-t-elle en s'allongeant avec lui.
- Douterais-tu de mes capacités, Granger ? s'enquit-il en tournant la tête vers elle, un sourcil haussé.
- Peut-être bien...
- Voyez-vous ça, je vous trouve très impertinente, Miss Granger.
- Moi ? Jamais de la vie, ricana-t-elle en s'échappant du lit, alors qu'il allait l'attraper.
Il se leva du lit dans l'intention de se venger, mais fut interrompu par des petits coups sur la fenêtre. Ils se retournèrent tous les deux les sourcils froncés vers l'origine du bruit, pour découvrir une petite chouette portant un message dans le bec.
Drago s'avança vers la fenêtre en reconnaissant l'animal et lui ouvrit. La chouette lâcha dans ses mains le morceau de parchemin roulé et s'envola à nouveau vers le ciel. Visiblement, l'expéditeur n'attendait pas de réponse immédiate.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Hermione en s'approchant de lui alors qu'il lisait le contenu du message.
- Miller. Elle me harcèle depuis une semaine, grogna-t-il en s'asseyant à son bureau.
- Qui ça ?
- Isabella Miller, mon assistante.
- Ton assistante ?! s'exclama-t-elle, ahurie.
- Oui, je t'en ai parlé l'autre fois. J'ai embauché certains anciens collaborateurs de Lucius, que je savais être de bonnes personnes. Elle en faisait partie, lui expliqua-t-il. Elle travaillait pour mon père depuis une vingtaine d'années, mais n'avait pas un très bon emploi, pourtant elle est brillante et je lui fais entièrement confiance. Nous avons beaucoup échangé par cheminée et par courrier et elle s'occupe désormais de gérer le développement de certaines choses de l'entreprise, en attendant que je puisse le faire moi-même.
- Mais elle a besoin de ton accord pour une multitude d'actions, n'est-ce pas ?
- Exactement, acquiesça-t-il. Et depuis une semaine, elle me demande de trouver le nom de l'entreprise, mais je n'en ai aucune idée, souffla-t-il en se reculant dans son siège.
- Ah. C'est plutôt important, en effet, ricana-t-elle.
- C'est essentiel ! Mais je ne trouve pas, soupira-t-il d'un air désespéré. Il faut quelque chose de simple à retenir, qui marque facilement les esprits.
- Malefoy Industries ? Malefoy Empire ? Malefoy & Cie ?
- Non, répondit-il froidement.
- Je ne donnais que des idées dans le vent, Drago, plaisanta-t-elle en s'asseyant à son propre bureau.
- Je sais, mais je ne veux pas qu'il y ait mon nom, répondit-il sérieusement.
- Mais pourquoi ? s'étonna-t-elle en haussant les sourcils. Elle t'appartiendra, ce serait logique, non ?
- Oui, ce serait logique, mais ce serait surtout associé à Lucius, s'expliqua-t-il. Les gens n'achèteront et ne travailleront pas avec une entreprise appartenant aux Malefoy, Hermione.
- Mais tu n'es pas Lucius !
- Non, mais je suis son fils, grimaça-t-il. Mon nom lui est associé quoi que je fasse.
- Personne n'y pense plus, il est mort, les gens ne te connaissent pas vraiment !
- Hermione, la guerre s'est terminée i peine sept mois, elle est encore dans la tête de tous, et ce pendant encore très longtemps. Si je veux que mon entreprise fonctionne, il ne faut pas qu'elle soit associée à mon nom.
- Les gens sauront que tu en es le président, protesta-t-elle.
- Probablement, dit-il en haussant les épaules, mais la publicité sera toujours meilleure si mon nom n'est pas affiché en grand.
- J'ai compris, souffla-t-elle vaincue. Tu vas seulement commercialiser tes potions ?
- Non, je compte aussi investir dans un certain nombre d'entreprises, je suis en train de voir ça avec mes collaborateurs, mais j'aimerais pouvoir m'élargir. Je vais créer mon propre laboratoire privé de potions, mais pas seulement.
- C'est très ambitieux, Drago, s'épata-t-elle, un sourire fier aux lèvres.
- Je sais, c'est ce que je m'imagine faire depuis un bon moment. Lucius n'est plus là pour me garder sous son aile et diriger mon avenir professionnel, je veux pouvoir me développer moi-même.
- C'est compréhensible, sourit-elle doucement. Il faut donc trouver un nom parfait pour ton projet, s'exclama-t-elle ensuite, en se levant, déterminée à l'aider. Tu as des idées ? Ou vraiment aucune ?
- Je pensais simplement que cela pourrait être un anagramme, ou alors quelque chose en rapport avec mon prénom, proposa-t-il en la suivant du regard.
- Tu connais la signification de ton prénom ?
- Drago veut dire précieux, mais c'est aussi une constellation. La constellation du Dragon. Il s'agit d'une tradition chez les Black, nos prénoms ont tous un rapport avec une étoile, ou une constellation.
- Je ne savais pas, c'est une très belle tradition, sourit-elle. Et cela nous donne une bonne piste. Est-ce que tu connais les étoiles qui constituent la constellation du Dragon ? Peut-être que nous trouverons quelque chose d'intéressant.
- J'ai doit avoir un livre là-dessus, dit-il en se levant.
Il s'avança vers son armoire dont il ouvrit les portes. Une grande partie était réservée à ses vêtements - grâce à un sort d'extension - et l'autre au reste de ses affaires personnelles. Il passa un doigt sur les reliures des livres qu'il gardait précieusement rangés et finit par trouver celui qu'il cherchait. Il le feuilleta en s'avançant vers la chaise de son bureau et fit signe à Hermione de le rejoindre en s'asseyant. La jeune femme vint s'asseoir sur ses genoux et s'installa confortablement contre lui, alors qu'il continuait de tourner les pages.
- Là, regarde, fit-il en pointant l'une des pages. Il s'agit de la liste des étoiles principales : Thuban, Eltanin, Rastaban, Arrakis, Kuma, Nodus Secondus, Aldhibah et Ed Asich.
- Hum, pas terrible.
- En effet, soupira-t-il en laissant tomber sa tête sur le dossier de son siège.
Hermione lui attrapa le livre des mains et survola les indications inscrites sur la page suivante.
- Attends, j'ai peut-être trouvé quelque chose, s'exclama-t-elle. Regarde, il est écrit que la plupart de ces étoiles sont aussi appelées Draconis. Alpha Draconis, Beta Draconis, et ainsi de suite. C'est pas mal Draconis, qu'en penses-tu ? proposa-t-elle avec un grand sourire, en le voyant ouvrir les yeux.
Il se redressa et lui sourit en retour en attrapant l'ouvrage. Il lut les quelques lignes qu'avait découvertes Hermione et releva la tête vers elle. Il était conquis.
- Draconis Industries.
oOo
- N'oubliez pas de me prévenir dès que vous aurez choisi la date ! s'exclama Andromeda à la porte de sa maison.
- Ne t'en fais pas, tu feras partie des premiers prévenus dès que nous l'aurons fixée, sourit Ginny de l'autre côté de la porte.
- Je suis très heureuse pour vous, les enfants. Profitez bien et prend bien soin de toi, Ginevra.
- C'est promis, fit la concernée.
- Rentrez bien et passez le bonjour à Hermione et Ronald de ma part.
- Bonne fin de journée, Andie, la salua Harry avant de transplaner avec Ginny.
Ils atterrirent à quelques pas du portail de Poudlard et se hâtèrent d'entrer. Ils n'étaient finalement pas restés longtemps chez Andromeda, Teddy s'étant endormi sous les yeux de son parrain qui avait été attristé de ne pas pouvoir passer plus de temps avec lui.
Andromeda avait ensuite remarqué que Ginny semblait fatigué et leur avait conseillé de rentrer à Poudlard. Ginny avait tenté de nier son épuisement, mais Harry s'était lui aussi rendu à l'évidence et ils n'avaient pas tardé à quitter la maison.
Andromeda avait littéralement sauté de joie en apprenant qu'Harry avait demandé la main de Ginny. Dans un sens, elle ressemblait presque à Molly, même si elle avait réussi à se contenir, bien plus que la matriarche Weasley ne l'aurait fait, Noble famille des Black oblige.
Harry et Ginny n'avaient pas encore pu aller rendre visite aux Weasley au Terrier, Molly et Arthur étant partis en Roumanie avec Charlie, ce qui ne l'empêchait pas d'envoyer à sa fille plusieurs lettres par semaine pour prendre de ses nouvelles. Ginny savait qu'à son retour au Terrier, sa mère, qui lui parlait déjà du mariage dans leurs échanges épistolaires, serait extatique et sauterait sur l'occasion pour commencer la liste de chaque détail de la cérémonie. Elle en était déjà exaspérée.
Ils franchirent les grilles du château aux alentours de quinze heures, sous un soleil resplendissant qui donnait envie à Ginny de tout, sauf rester à l'intérieur. Elle savait qu'Harry serait difficile à convaincre, mais elle comptait sur Hermione pour la soutenir. Elle avait une terrible envie de se prélasser près du lac, dans les bras de son fiancé, entourée de ses amis. La température était idéale et elle ne voyait aucun nuage à l'horizon. Elle espérait donc fortement que sa meilleure amie serait dans l'appartement lorsqu'ils arriveraient.
- Teddy grandit tellement vite, je n'en reviens pas, souffla Ginny, alors qu'ils grimpaient les différentes marches du château.
- Crois-moi, même si je l'ai vu plus souvent que toi, j'ai la même impression. Andromeda m'a dit que pour son âge il était déjà très éveillé. Je n'ai aucun autre élément de comparaison, mais c'est vrai qu'il parait vraiment très réactif.
- Tu en auras bientôt un, dit-elle en passant inconsciemment une main sur son ventre.
- Ce sera plutôt Teddy qui sera un élément de comparaison pour notre fils, chérie, plaisanta-t-il.
- J'adore lorsque tu dis ça.
- Quoi ?
- Notre fils, sourit-elle.
- Je croyais que tu t'y étais habituée depuis le temps, s'amusa-t-il en lui attrapant la main.
- Je ne sais pas si je m'y habituerai un jour, pouffa-t-elle avant de donner rapidement le mot de passe au tableau de l'appartement, qui s'ouvrit juste après.
- Peut-être qu'avec le temps, tu-
- Oh mais vous avez raison ! Pardonnez-moi Votre Altesse, désolée de ne pas être aussi maniaque du rangement que Votre Majesté Impériale ! cria Hermione, coupant net Harry dans sa phrase.
Ils venaient d'arriver dans un séjour ravagé, où étaient éparpillés dans tous les sens, des vêtements appartenant à Hermione et Drago. Ces derniers se tenaient face à face, rouges de colère, Hermione pointait la poitrine du blond du doigt et tenait dans son autre main son petit sac en perle, alors que le blond fronçait les sourcils plus qu'il n'était physiquement possible de le faire.
- Va te faire foutre, Granger. Toi et ton foutu chat, allez-vous faire foutre ! aboya-t-il.
- Et ça va être la faute de Pattenrond, maintenant ? siffla-t-elle en haussant davantage le ton. Si tu ne lui aboyais pas dessus parce qu'il monte sur le lit, il ne serait pas aussi désagréable avec toi, tu l'as entièrement mérité !
- Un chat n'a rien à foutre dans mon lit ! Si tu n'es pas contente tu n'as qu'à dormir autre part, mais ce chat ne mettra pas une fois de plus ses maudites pattes sur mes draps ! éclata-t-il en pointant l'animal, roulé en boule sur le sofa.
- Très bien, je dormirai autre part et tant mieux ! Au moins je suis certaine que tu ne viendras plus fouiller dans mes affaires, Malefoy !
- Je n'ai pas fouillé dans tes affaires, répliqua-t-il, fulminant. Je les ai simplement déplacées, car au cas où tu l'aurais oublié, j'ai besoin de l'espace devant la cheminée de la chambre pour travailler avec mes associés, Granger ! Mais non, tu n'en as rien à faire, tu étales tes putains d'affaires partout dans MA chambre.
- Eh bien, c'est parfait tu n'auras plus à déplacer MES affaires, puisque qu'elles n'y seront plus, vociféra-t-elle. Et tu ne pourras plus venir fouiner dans mes affaires PERSONNELLES.
- Je n'ai pas fouiné, j'étais simplement intrigué ! s'égosilla-t-il.
- Intrigué ? Intrigué ? piailla-t-elle en appuyant plusieurs fois sur son torse, du bout de son doigt. Tu n'avais pas à regarder l'intérieur de mon sac en perle, c'est PRIVÉ ! Ou alors peut-être as-tu un problème avec cette notion, Malefoy ? Peut-être te crois-tu tout permis ?!
Harry et Ginny étaient scotchés face au spectacle qui s'offrait à eux. Les cris s'enchaînaient sans jamais finir, les deux amants criant de plus en plus fort pour écraser la voix de l'autre. Malgré le fait que Drago soit bien plus grand, Hermione ne perdait pas le nord et ses répliques avaient toujours la même verve. Ils n'avaient même pas remarqué l'apparition des deux nouveaux arrivants, trop concentrés à aboyer sur l'autre. L'orage de la bataille de vêtements semblait passé, même si Harry et Ginny ne comprenaient pas vraiment ce qu'il avait bien pu se passer.
- Il faudrait peut-être intervenir, tu ne crois pas ? chuchota Harry au bout d'un certain temps.
- Je commençais presque à m'inquiéter de ne pas les avoir encore vu dans un tel état, c'était trop beau pour être vrai, murmura-t-elle pour elle-même, comme seule réponse.
- Ginny ! Ce n'est pas le moment, nous n'allons quand même pas les laisser dans une telle position sans intervenir, alors qu'ils paraissent être à deux doigts d'en venir aux baguettes.
- Je ne sais pas si cette tension est simplement due à leur colère, répliqua-t-elle, pensive, en haussant les épaules.
- Gin' !
Elle grogna en levant les yeux au ciel, mais pointa tout de même sa baguette sur sa gorge, avant de lancer un Sonorus puissant.
- FERMEZ-LA !
Les deux Préfets-en-Chef se retournèrent d'un même mouvement, toujours aussi rouges de colère, et stoppèrent aussitôt leurs cris.
- Hermione, tu viens avec nous et toi Malefoy tu restes ici et tu ranges tout ça ! ordonna-t-elle d'une voix normale mais tout de même forte. Je ne veux plus vous entendre. Non mais vous avez quel âge ?! Vociférer comme deux animaux, à dix-huit ans ? Sérieusement, calmez vos hormones, je vous jure que ce n'est pas beau à voir. Si j'en entends encore un ouvrir la bouche, je vous jure que je lui jette un sort ! continua-t-elle alors qu'Hermione ouvrait la bouche pour répliquer. Dehors, fit-elle en indiquant à la jeune femme la porte du séjour.
Hermione balança énergiquement son sac en perle sur le sol et fusilla Drago du regard, avant de quitter le séjour d'un pas rageur. Ginny lança un regard désapprobateur au blond et tira Harry par la main pour les faire sortir à leur tour de la pièce.
Ils tombèrent immédiatement sur une Hermione enragée qui faisait d'inlassables aller-retours devant la porte, les sourcils froncés et les poings serrés. Ginny aurait pu rire de voir sa meilleure amie dans un tel état si elle n'avait pas la ferme conviction de tenir son rôle de réprobatrice.
- On sort dans le parc. Je veux des explications. Immédiatement, ordonna-t-elle à la jeune femme en entamant son chemin vers les escaliers.
Harry n'osait pas intervenir, préférant ne pas déranger sa future-femme dans son sermon digne de Molly Weasley. Hermione souffla fortement mais suivit son amie, ayant l'espoir de se calmer en quittant l'appartement et donc en s'éloignant de Drago Malefoy.
- Raconte-moi.
- Ce n'est rien, Ginny, je t'assu-
- Raconte, insista-t-elle durement.
- C'est simplement un petit con maniaque comme pas possible, qui ne peut pas s'empêcher de fouiner dans les affaires des autres ! se lança-t-elle finalement en faisant de grands gestes. Tout ça parce que Pattenrond est monté sur son bureau alors qu'il travaillait et que lorsqu'il a essayé de l'attraper, il s'est échappé sur notre lit ! Alors il a commencé à monter sur ses grands hippogriffes en prétextant que Pattenrond était un envahisseur de chambre, non mais sérieusement ?! Pattenrond est le chat le plus gentil du monde ! s'emporta-t-elle. N'est-ce pas ?
- Oui, oui, répondirent-ils d'une même voix peu convaincante, mais qu'Hermione ne remarqua pas.
Ils descendirent les escaliers du cinquième étage, mais croisèrent une élève qu'aucun d'eux ne connaissait. Hermione préféra donc attendre qu'elle se soit éloignée pour reprendre. Si son médaillon chauffa légèrement, elle ne le remarqua pas, trop énervée et concentrée sur ce qu'il venait de se passer.
- Donc, reprit-elle ensuite, Monsieur-Je-Me-Crois-Tout-Permis-Malefoy a jugé bon de me faire la morale sur la soi-disant insolence de mon chat. Quand je lui ai fait remarquer qu'IL était le problème car il ne supportait rien, il a commencé à déblatérer tout un tas de choses, comme quoi il supportait déjà mon bordel, que j'avais envahi sa chambre avec toutes mes affaires, et que j'étais une insupportable-miss-je-laisse-tout-traîner… Non mais vous vous rendez compte ?!
- Oui, oui, répondirent-ils de la même voix.
Ils connaissaient assez Hermione pour savoir qu'il fallait lui laisser le temps d'évacuer toute sa colère et qu'elle se calmerait d'elle-même plus tard. Alors c'est ce qu'ils firent, tout le long du chemin jusqu'au bord du lac. Elle ne s'arrêta pas une seule fois de parler - ou plutôt de crier - faisant se retourner sur leur passage les élèves de Poudlard.
Si Harry ne disait rien depuis leur arrivée à l'appartement et semblait totalement dépassé, ce n'était pas le cas de Ginny qui voyait là une opportunité parfaite de passer l'après-midi près du lac, comme elle l'avait prévu. Elle écoutait tout de même son amie, mais d'une oreille distraite, sachant que les tourments d'Hermione étaient plutôt futiles.
Bien que ce fut la première fois qu'elle et Drago se criaient dessus et bataillaient avec autant de verve, Ginny n'était pas particulièrement inquiète. Elle savait que sa meilleure amie s'emportait souvent pour pas grand-chose et elle imaginait parfaitement Drago Malefoy faire la même chose.
Ce ne fut que lorsqu'ils furent installés contre un Saule Pleureur, près du lac, qu'Hermione se calma enfin. Elle se tut, après une longue tirade et recroquevilla ses genoux sous son menton.
D'un seul regard, Harry et Ginny se mirent d'accord pour ne pas parler avant qu'elle ne le fasse. La jeune femme fixait silencieusement l'eau du lac, où se reflétaient le soleil brillant et le beau ciel bleu. La dispute résonnait encore dans sa tête, les cris qu'ils s'étaient tous deux échangés et la colère qu'elle avait vu dans les yeux gris de Drago.
Après quelques minutes, Ginny remarqua les larmes qui s'écoulaient le long des joues d'Hermione. La pression et les émotions venaient de redescendre d'un coup. Elle hésita quelques secondes, ne sachant pas si la jeune femme souhaitait rester seule ou non, mais finit par s'approcher d'elle.
Elle la serra contre elle, toujours silencieusement, et Hermione cala son visage dans le cou de la rouquine. Harry regardait les deux femmes de sa vie serrées l'une contre l'autre d'un œil impuissant.
Depuis qu'il avait trouvé sa sœur dans un tel état, il n'avait pas réussi à réagir, il n'avait pas su quoi faire. Harry Potter n'avait jamais apprécié Drago Malefoy, même s'ils s'entendaient mieux grâce à Hermione. Ce n'était pas un secret. Et le jeune homme n'avait aucune idée de quoi dire à sa sœur pour l'aider dans son problème de couple avec celui qu'il n'avait jamais apprécié. Que pouvait-il lui dire ?
"Ne t'inquiète pas, tu connais Malefoy, il va vite passer à autre chose !" Non, il ne savait pas si le Serpentard passerait si facilement à autre chose, Harry le connaissait comme quelqu'un de particulièrement rancunier et colérique.
"Ton chat est très gentil Hermione, ce n'est pas de sa faute, c'est Malefoy le problème." Encore une fois, ce serait lui mentir. Tous ceux qui connaissaient Pattenrond ne pourraient jamais dire que cet animal était gentil. Ou alors, seulement avec Hermione.
"Il n'a pas tout à fait tort, Hermione, tu laisses vraiment tes affaires traîner partout". Il signerait sa mort en lui disant une telle chose. Dans un sens, c'était la vérité. Il avait toujours connu Hermione Granger comme une personne très bordélique. Mais lui dire cela serait se ranger du côté de Malefoy et, premièrement, sa sœur lui en voudrait énormément et, deuxièmement, il n'avouerait jamais à voix haute que Drago Malefoy avait raison.
Il soupira intérieurement et se reconcentra sur les deux jeunes femmes qui lui faisaient face. Les soubresauts qui agitaient Hermione s'étaient calmés, alors que Ginny caressait ses cheveux en lui murmurant des mots réconfortants à l'oreille.
La rouquine tourna la tête vers Harry et lui fit un sourire que le jeune homme trouva magnifique. Il avait l'impression de tomber amoureux d'elle chaque fois qu'elle lui souriait. Et à travers ce sourire, elle lui transmettait tout son amour, mais lui signifiait aussi qu'Hermione allait mieux. Il fit un geste du menton vers elles et Ginny acquiesça d'un imperceptible mouvement de tête.
Le brun s'approcha de sa sœur, qui se blottit contre lui en sentant sa présence. Ginny se leva et vint s'asseoir à la place qu'Harry venait de quitter. Elle avait bien compris que son bien-aimé était perdu face à l'état de sa sœur, mais Hermione avait aussi besoin de lui. Elle ne pouvait pas comprendre la relation qui les liaient, et ne cherchait pas - ou plus - à le faire. Ils étaient frère et sœur, mais avant cela, ils étaient meilleurs amis. Ils s'étaient créés une relation fraternelle avant même de savoir qu'ils l'étaient réellement, et cela n'avait pas de prix.
Une fois complètement calmée, Hermione - comme à son habitude - préféra ne plus reparler de l'incident et changea de sujet. Elle leur demanda de lui raconter leur visite chez Andromeda et Harry se lança dans une longue tirade - qui ressemblait presque à une éloge - sur son filleul.
Plus tard, alors que le brun décrivait à quel point Teddy s'était extasié devant la nouvelle peluche en forme de cerf qu'il lui avait offerte, Ron pointa le bout de son nez et vint s'asseoir avec eux. Il avait prévu de faire un footing au bord du lac, mais en les voyant assis tous les trois, il avait vite changé d'avis.
Ron était, pour ainsi dire, particulièrement heureux ces derniers jours. S'il avait toujours été réticent à voir un garçon, quel qu'il soit, approcher sa sœur, il s'était rapidement détendu en voyant l'amour que Ginny et Harry éprouvaient l'un pour l'autre. En plus du fait que l'homme qui avait saisi le cœur de Ginny était quelqu'un de parfait pour elle - il en était certain à présent - Harry était aussi son meilleur ami, et avoir reçu pour mission de distraire Ginny, pour qu'il puisse la demander en mariage, avait ravi le jeune homme.
Il avait été enchanté d'apprendre les projets du brun et d'être dans la confidence. Savoir que son meilleur ami allait devenir son beau-frère et que sa petite sœur allait épouser l'homme qu'elle aimait le rendait plus qu'heureux. Il passait donc deux fois plus de temps avec eux et était toujours de bonne humeur. En les rejoignant, il avait apporté la gaieté qui manquait aux trois autres.
Tous les quatre passèrent un très bon moment ensemble, ce qui avait largement remonté le moral d'Hermione, qui quitta ses amis au bout d'une petite heure. La jeune femme avait besoin d'une douche et voulait passer ensuite à la Bibliothèque avant le dîner.
oOo
Hermione ne put empêcher très longtemps les souvenirs de sa dispute avec Drago de reprendre place dans sa tête. S'être éloigné de ses amis n'était pas fructueux. Si Ron avait su tourner ses pensées vers un débat futile sur les elfes de Poudlard, ses résolutions s'étaient vite envolées en se rendant au cinquième étage.
Elle se demandait toujours comment cette dispute avait pu autant dégénérer, alors qu'ils passaient au départ un si bon moment.
Après avoir enfin trouvé le nom de son entreprise, Drago avait embrassé à pleine bouche la jeune femme, avant de rapidement s'atteler à l'écriture d'une lettre pour son assistante, tout en jabotant sur les détails de sa future entreprise.
Mais soudainement, alors qu'il était concentré sur son parchemin, Pattenrond avait fait irruption dans la chambre et en voyant sa maîtresse installée sur les genoux du blond, avait sauté sur le bureau et s'était installé confortablement. Hermione s'était levée pour essayer de gentiment dégager son chat, mais cela n'avait pas été fructueux. Le blond s'était levé à son tour et avait tenté d'attraper l'animal qui s'était directement échappé et avait, en plusieurs sauts, grimpé sur le lit. De là, la longue et bruyante dispute avait éclaté entre les deux amants.
Elle savait que Drago était particulièrement stressé par la création de son entreprise - en plus de l'absence de sa mère - ce qui mettait ses nerfs à rude épreuve. Cela avait été l'occasion parfaite de relâcher sa tension et Hermione le savait - bien qu'elle n'arrivait pas vraiment à se l'avouer.
Elle avait réagi au quart de tour, sans prendre sur elle, ce qui l'avait elle-même étonnée. Il était rare qu'elle s'emporte aussi facilement. Pourtant, dès le début, la jeune femme avait répondu avec la même verve que Drago, sans réfléchir.
Hermione soupira fortement, alors qu'elle atteignait enfin le couloir de l'appartement. Elle ne savait pas si elle allait croiser Drago, le connaissant, il avait rapidement dû quitter l'appartement pour se réfugier en haut de la Tour d'Astronomie, ou probablement près du lac, pour réfléchir. Elle se serait probablement isolée aussi, si ses amis ne les avaient pas interrompus.
Elle atteignit le tableau de l'appartement et remarqua que la jeune fille qui s'y trouvait habituellement était absente. Elle avait plusieurs fois parlé avec elle et appris beaucoup de choses sur sa vie.
Elle avait été peinte en Italie au quatorzième siècle par un peintre réputé de l'époque, mais était malheureusement morte quelques années plus tard de la peste noire. Le peintre était un sorcier britannique venu dessiner les magnifiques paysages de Sicile et avait rencontré Francesca, dont il était tombé fou amoureux. Malheureusement, le peintre avait été forcé de rentrer dans son pays et après des adieux déchirants, lui avait promis de ne jamais l'oublier grâce à ce tableau, qu'il avait emporté jusqu'en Grande-Bretagne. Une promesse d'un amour perdu.
- Francesca ? Où êtes-vous ? Il faut vraiment que j'entre, appela Hermione.
Après quelques minutes d'attente, la jeune blonde pointa enfin le bout de son nez.
- Oh, Hermione, pardonnez-moi. Je pensais pouvoir m'échapper quelque temps d'ici, s'excusa-t-elle rapidement.
- Il n'y a aucun souci, ne vous inquiétez pas, la coupa-t-elle.
- Après que la sorcière brune soit entrée, je pensais que personne ne viendrait plus, pardonnez-moi, continua-t-elle sans prendre en compte l'interruption d'Hermione. Elle m'avait demandé de ne laisser entrer personne.
- Pardon ?! s'exclama Hermione, ahurie. Mais qui était-ce ?
- Je ne l'avais jamais vue, répondit-elle désolée.
- Mais pourquoi lui avoir ouvert ?!
- Elle a donné le mot de passe...
- Accipere Intellectum, gronda-t-elle.
Francesca baissa la tête, d'un air contrit et le portrait s'ouvrit enfin. Hermione sentit aussitôt, et pour la première fois, son médaillon chauffer. De plus en plus. Elle avait un mauvais pressentiment.
oOo
Severus profitait tranquillement de la fin de son week-end dans son appartement. Il avait passé une semaine éreintante et venait de rentrer d'un aller-retour à son Manoir de Mallaig. En effet, son dernier rendez-vous médical avait eu lieu la veille, en fin de journée. Le Maître des potions avait toujours exécré les hôpitaux, d'autant plus depuis qu'il avait passé plusieurs mois là-bas après la Guerre. Il avait donc demandé à accueillir à domicile le médicomage qui le suivait depuis son arrivée à Sainte-Mangouste.
Il avait alors dû se rendre à son manoir, où son médicomage lui avait enfin annoncé qu'il n'aurait plus besoin d'autres rendez-vous avant plusieurs mois. Ses nerfs s'étaient presque entièrement reconstitués - après le sort destructeur de Voldemort - et il se déplaçait de mieux en mieux. Il n'avait pas eu besoin d'apporter de canne à Poudlard, mais il était toujours difficile pour lui de se déplacer comme avant.
Après quelques derniers conseils de la part de son médicomage, Severus avait enfin fermé la porte derrière lui et s'était presque écroulé de fatigue dans son séjour. Il avait passé la nuit chez lui et n'était rentré que l'après-midi suivante.
Une tasse de thé dans une main et la Gazette du Sorcier dans l'autre, Severus lisait confortablement près de la cheminée de son salon. Les nouvelles n'étaient plus du tout du même genre que les années précédentes : les journalistes problématiques avaient rapidement été virés, le journal avait changé de président et toute la ligne éditoriale avait été renouvelée.
Cependant, après des années difficiles où chaque problème était relaté par ce journal, passer à des temps aussi calmes revenait à diffuser la moindre information susceptible d'intéresser le public.
Severus n'avait jamais été fan de ce journal et voir qu'il transmettait maintenant dans ses premières pages des informations telles que "Florian Fortarôme sort un nouveau parfum de glace" le désespérait. Il restait toujours des traces de la Guerre à travers les pages, des hommages, des textes écrits par les lecteurs, et autres types d'articles, mais l'envie de tourner la page - sans mauvais jeu de mots - se faisait ressentir à travers les articles.
Severus soupira en lisant un paragraphe aussi ennuyant que les précédents et ferma le journal, qu'il reposa sur le canapé. Il se leva dans l'optique de se refaire du thé, mais fut soudainement interrompu par une sensation de chaleur à son poignet. Il releva immédiatement sa manche gauche et fronça les sourcils. Il avait au départ assimilé cette chaleur à l'appel de Lord Voldemort sur sa marque, mais il fut vite rassuré en apercevant l'objet qui habillait son poignet.
Severus Rogue ayant vécu dans le monde des moldus, meilleur ami d'une sorcière Née-Moldue, connaissait très bien leur monde. Il avait donc eu l'ingénieuse idée, plusieurs fois, d'améliorer pour ses propres utilisations des objets moldus. Le dernier en liste était une montre - même si les sorciers s'en servaient aussi.
En observant de plus près l'objet en question, il était tout à fait normal - du moins aux yeux d'un simple moldu - mais aux yeux d'un sorcier, apparaissait sous les aiguilles principales un petit cadran où une autre aiguille - magique cette fois-ci - était installée.
En relevant le tissu gênant, Severus s'aperçut que la petite aiguille était agitée et pointait vers la porte de son appartement, elle vibrait presque. Il ne lui en fallut pas plus pour se mettre en mouvement. Il attrapa sa baguette fermement et sortit en trombe de son séjour, en prenant bien soin de verrouiller la porte derrière lui. Il grimpa aussi vite qu'il le put les escaliers du château, malgré ses jambes encore raides.
Il avait modifié cette montre dans l'optique de la connecter magiquement au médaillon offert à sa filleule. Bien entendu, il avait dû utiliser une magie très complexe pour parvenir à de tels résultats, mais avec le temps qu'il avait passé seul à Sainte-Mangouste, il avait eu le loisir de s'y atteler entièrement.
L'aiguille supplémentaire indiquait le chemin à prendre pour rejoindre son médaillon jumeau - uniquement lorsque le besoin se faisait ressentir. Il avait utilisé la même potion que pour le médaillon d'Hermione, à la seule différence que la chaleur ne désignait pas un danger pour lui, mais pour elle.
Il avait donc directement compris que la jeune femme était en danger et qu'elle avait besoin d'aide. La particularité qu'il avait ajouté - de plus en plus difficilement - était que sa montre modifiée ne se mettait à chauffer que si la jeune femme n'avait autour d'elle aucun autre moyen de défense qu'elle-même, que le danger la concernait uniquement, qu'elle était seule face à lui.
Cela avait bien entendu demandé à Severus de nombreux jours de travail supplémentaires, mais c'était pour la bonne cause et le résultat était plus que satisfaisant.
Il hâta le pas du mieux qu'il le pouvait, mais les escaliers étaient très nombreux. Il essayait de ne pas s'arrêter mais se retrouvait parfois forcé de ralentir la marche, de fatigue. Les étages défilaient et enfin il atteignit le bon couloir.
Il précipita une dernière fois le pas et se posta devant le tableau de l'appartement. Il aboya presque le mot de passe à Francesca qui lui lança un regard noir, inconsciente de ce qu'il se passait derrière elle. La porte s'ouvrit et il entra dans l'enfer qu'était devenu le séjour.
La première chose qu'il vit fut Hermione, dos à lui, qui se tenait à moitié debout, appuyée sur une table. Elle semblait blessée à la jambe, mais aussi à l'épaule. Son sang ne fit qu'un tour et il se retourna vers l'origine de ses blessures. Ses yeux s'écarquillèrent.
Devant lui se tenait une jeune femme brune à moitié dévêtue, ne portant en tout et pour tout qu'un soutien-gorge et une culotte, baguette en main, les cheveux en bataille, le regard noir et la joue sanguinolente.
Astoria Greengrass.
Il remarqua quelques secondes plus tard son filleul, écroulé sur le sol, semblant avoir été paralysé par un sort. Il était lui aussi peu vêtu, ne portant qu'un caleçon, mais contrairement aux deux sorcières, ne semblait pas blessé.
Toutes deux se lançaient des sorts, criaient leurs incantations et alors qu'Astoria allait répliquer, Severus leva sa baguette et profita du fait qu'elle ne l'ait pas vu pour immobiliser son élève. Elle tomba lourdement sur le sol, dans un grand bruit sourd.
Severus resta immobilisé par le choc quelques millièmes de seconde, puis se rua sur sa filleule, la rattrapant au passage alors qu'elle s'écroulait. Elle venait de tomber évanouie dans ses bras, des sillons de larmes sur les joues.
Et voilà ! Un peu de suspens... Qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Qu'est-ce que vous imaginez pour la suite ?
Il faudra attendre samedi ahah ! (rire diabolique d'auteur qui vous fait attendre)
Merci à Suldreen194 et Choixpeau de fic pour leurs corrections et relectures !
On se retrouve samedi !
Writer8Hell
