Bonjour ! :D
Un merci plein d'amour pour mes revieweuses du chapitre précédent : Rinku13, Zeugma412, LinaewenLight, AliFantasque, Tekilou, Clem serpentar, Bilko, Silverbutterfly209, Nedwige Stark, lilarose12 et Rosi !
(L'univers et les personnages appartiennent à JK Rowling)
Bonne lecture ! :)
Chapitre 9 ― Le cours surprise
Les paupières étroitement serrées, Hermione entendit Dumbledore, Rogue et Malefoy se retourner dans un même mouvement. Enfin, ils posaient leurs yeux sur son corps complètement nu et exposé de dos sur la croix, poignets et chevilles solidement enchaînés aux quatre bouts. La situation n'aurait pas pu être plus honteuse, mais Hermione s'évertua à se concentrer sur sa respiration, rien que ça. C'était tout ce qu'elle devait faire. Oublier et attendre patiemment que toute cette galère se termine au plus vite.
Il y eut un long silence imprégné d'une lourde gêne, puis des pas déterminés, accompagnés d'un bruissement de cape, s'approchèrent du bureau. Quelques sons de frottements de cuir s'ensuivirent. Rogue ne perdait pas de temps avant d'agir. Rapidement, McGonagall chuchota d'un ton nerveux :
― Il… hum… il vaut mieux commencer par celui-là…
― Pourquoi ? demanda Rogue d'un ton un peu impatient.
― Il est plus lourd et moins dur, expliqua McGonagall.
― Mais ce truc-là sera plus léger, non ?
― Non, il va pincer, les lanières sont trop minces…
Hermione se tendit contre la croix, appréhensive. Voilà qu'ils étaient en train de discuter du meilleur martinet pour commencer. Heureusement que McGonagall était là pour veiller à ce qu'il n'y ait pas de douleur… si Rogue consentait à l'écouter, bien entendu.
― Ça va, j'ai compris, répliqua Rogue et Hermione soupira de soulagement. Je vais commencer par celui-là. Et oui, j'irai doucement. Maintenant, reculez, je vous prie, que je puisse commencer…
― Je vous fais confiance, Severus, dit Dumbledore sur un ton d'avertissement. Ne la malmenez pas, limitez vos gestes au strict nécessaire pour le scénario.
― Mon seul objectif est de sauver la vie de Mr Malefoy, assura Rogue d'un ton confiant. Je n'ai aucune autre intention en tête…
― Bien, dit Dumbledore.
Pourtant, Hermione n'en était toujours pas convaincue. Rogue lui préparait sûrement un traitement de faveur.
Derrière elle, il y eut d'autres pas, un brusque son mat comme si un lourd objet venait de tomber sur le sol, puis le bruissement de quelqu'un qui s'assoit dans un fauteuil. Apparemment, Dumbledore venait de s'installer confortablement devant la scène pour observer le déroulement de la séance. Mais pourquoi ? Contrairement à Malefoy, il n'avait pas besoin de tout regarder en détail. Même si son but était de s'assurer que tout le monde remplisse bien son rôle dans ce scénario, Hermione aurait quand même préféré qu'il se cache quelque part au lieu de rester là à la regarder dans sa honte.
Malefoy étouffa quelques protestations inintelligibles, comme si McGonagall continuait de surveiller ses caprices. Il y eut de nouveaux bruits de pas, un froissement de cuir, puis plus personne ne bougea.
Dans le silence retombé, plus redoutable que jamais, Hermione serra les dents. Elle ne voulait pas imaginer Rogue dans son dos en train de caresser dans ses mains le martinet qu'on avait choisi pour elle, mais elle n'y parvint pas. Malgré toute sa volonté de fermer son esprit, elle le voyait clairement dans sa tête en train de se délecter de sa vulnérabilité, les yeux rutilants tandis qu'il la contemplait dans toute sa nudité offerte. C'était comme si elle pouvait sentir son regard sur sa peau, comme l'effleurement d'une pointe de lame acérée. Les frissons finirent par l'envahir et son corps entier se couvrit de chair de poule.
Soudain, sans crier gare, une lourde masse claqua violemment sur ses fesses et elle laissa échapper un hurlement.
― Moins fort ! intervint McGonagall.
Mais Rogue ne l'écouta pas. Le second coup de lanières, qui la cingla au même endroit, fut tout aussi impitoyable et mordant. Hermione gémit de terreur en se débattant dans ses chaînes.
― Moins fort, j'ai dit ! s'écria McGonagall, indignée.
― Je ne frappe pas si fort que ça ! protesta Rogue.
Le troisième coup fut plus doux, comme pour prouver ses dires, mais Hermione demeura terrifiée. Qu'est-ce qui lui prenait ?
Rogue poursuivit dans la douceur, au grand soulagement d'Hermione, mais ses coups gardèrent néanmoins une certaine fermeté et ne se concentraient que sur ses fesses. Hermione se sentit alors rougir de partout et pas seulement à l'endroit où elle subissait la froideur du martinet. Ne pouvait-il pas frapper ailleurs ? Malefoy n'avait jamais précisé qu'il fallait la frapper là absolument.
Une montée de cruelle lucidité la saisit soudain, tandis qu'elle prenait pleinement conscience de qui était en train de la soumettre à sa merci en ce moment : le professeur Rogue ! Nul autre que le maître des cachots en personne ! En train de lui rougir les fesses ! Sous le choc de la révélation, la chaleur naquit dans sa poitrine, chuta dans son ventre pour se jeter au final entre ses jambes écartées, là où la moiteur se raviva en un éclair. Horrifiée, elle refoula ses pensées à la hâte. Elle ne voulait absolument pas mouiller en plus. Il ne manquerait plus que ça !
Pour essayer de penser à autre chose, elle rouvrit les yeux. Mais ce fut pire ! Malefoy se tenait devant elle, un sourire parfaitement salace sur les lèvres, et profitait de toute la vue de sa nudité que les étroites planches cachaient à peine. Hermione tressauta en voulant se couvrir de ses mains, mais les chaînes lui retinrent les poignets en cliquetant.
― Salut, Miss Granger, dit Malefoy d'un ton insolent.
― Qu'est-ce que tu fiches là, toi ? demanda Hermione avec colère, pendant que Rogue continuait de la secouer de coups bien sentis.
― Mon rôle est de tout regarder en détail, tu te souviens ? rappela Malefoy avec excitation. Alors, je regarde tout en détail…
La pupille de ses yeux s'était largement dilatée, si bien qu'on ne voyait presque plus le gris de ses iris. Sans aucune pudeur, il la dévorait des yeux, de ses petits seins pointus à son sexe où il s'attarda avec une franche gourmandise.
― Ne me touche pas…, supplia-t-elle en frémissant.
― Ne vous inquiétez pas, Miss Granger, intervint alors la voix de Dumbledore derrière son dos. Mr Malefoy n'est pas autorisé à vous toucher, tant et aussi longtemps que vous n'aurez pas obtenu un premier orgasme.
Ce dernier mot choqua Hermione qui tourna spontanément la tête pour regarder par-dessus son épaule. Dumbledore était assis en retrait, comme elle l'avait deviné, dans un fauteuil qu'il avait fait apparaître d'un sort. Un pli entre ses sourcils argentés, son parchemin de notes à la main, il avait l'air concentré derrière ses lunettes en demi-lune, comme s'il assistait à un spectacle des plus importants. La vision la heurta en pleine face et une seconde vague de lucidité la submergea. Dumbledore ne pouvait pas l'observer tranquillement pendant qu'elle était attachée là, complètement nue, à se faire mordre les fesses par un martinet. C'était n'importe quoi !
Son regard tomba alors sur Rogue. Après un énième claquement de cuir, il élevait le martinet dans les airs en attrapant de l'autre main les longues lanières au vol, prêt à frapper de nouveau. Mais il s'immobilisa en plein mouvement lorsqu'il croisa les yeux hagards d'Hermione. Tandis qu'ils se fixaient sans dire un mot, le temps comme subitement figé autour d'eux, Rogue sourit discrètement d'un air presque aussi malicieux que Malefoy et Hermione se sentit fondre sous la puissance du désir qu'émana alors son regard embrasé. Désormais, il n'y avait plus de doutes : Rogue prenait bel et bien plaisir à la torturer sur cette croix.
Tout à coup, Rogue acheva sa manœuvre et abattit une fois de plus le martinet sur les fesses d'Hermione qui lâcha un cri, à sa grande surprise, beaucoup trop près de l'excitation à son goût. Sa réaction dut encourager Rogue, car le coup suivant fut plus terrible encore et Hermione se tordit dans ses chaînes avec effroi.
― Stop ! s'écria McGonagall.
Rogue s'arrêta avec une exclamation irritée.
― Oui ? répondit-il froidement.
― Vous frappez encore trop fort ! critiqua McGonagall d'un ton sévère.
― Et alors ? protesta Rogue. Elle aime ça !
Hermione suffoqua brusquement dans sa gêne. Comment osait-il ? Et comment voyait-il cela ? Mouillait-elle déjà suffisamment pour qu'on s'en rende compte ?
Malefoy, devant elle, continuait de la contempler avec délice et Hermione pria de tout son être pour qu'il ne remarque pas la moiteur entre ses jambes qu'elle ne pouvait pas refermer.
― Vous en êtes sûr ? demanda McGonagall avec un rire sec. Parce que j'ai plutôt l'impression qu'elle souffre plus qu'autre chose. Mais demandons-le-lui quand même, proposa-t-elle en s'avançant derrière Hermione qui écarquilla les yeux d'indignation. Miss Granger, c'est vrai ? Vous aimez ça ?
― Non ! protesta Hermione avec vigueur.
Elle n'allait quand même pas dire oui. Qu'est-ce que c'était que cette question ? La seule chose qu'elle désirait sincèrement, en ce moment, était que toute cette comédie d'horreur cesse.
― Et voilà ! s'exclama McGonagall sur un ton d'évidence. Ne le prenez pas personnellement, Severus, mais vous ne vous y prenez pas de la bonne façon. Il faut réchauffer l'épiderme avant toute chose, et pas seulement à l'endroit de ses fesses.
― Pardon ? dit Rogue d'une voix très basse et retenue. Vous osez… ? D'accord, se reprit-il plus calmement. Si vous êtes l'experte dans ce domaine, professeur McGonagall, dites-moi alors comment je dois m'y prendre.
― Procédez d'abord en douceur, expliqua McGonagall sans relever ses sarcasmes. Caressez-lui le corps avec votre martinet, réveillez ses sens et augmentez graduellement la force.
― C'est à peu près ce que je faisais, répliqua Rogue.
― Severus, s'il vous plaît, s'impatienta Dumbledore. Si Minerva a de l'expérience dans ce domaine, je ne vois pas pourquoi vous prendriez ses conseils à la légère. Le temps nous presse et nous devons être le plus efficaces possible.
Malefoy lâcha une exclamation hilare et Hermione jeta un coup d'œil vers le professeur McGonagall qui venait de s'empourprer de gêne jusqu'à la racine de son chignon.
― Mais je…, balbutia-t-elle, je ne suis pas experte, je…
― Ça va, persifla Rogue d'un air narquois. Je suppose que vous avez simplement une intuition plus fine pour ces choses-là…
― Minerva ! s'écria Dumbledore, car McGonagall venait de faire un brusque bond menaçant en direction de Rogue. Calmez-vous, au nom de Merlin, calmez-vous !
― Merlin…, répéta Hermione dans un souffle, désespérée. Oh, par Merlin, c'est n'importe quoi… C'est tellement n'importe quoi…
Rogue reprit ses coups de martinet et elle s'interrompit dans un soupir. Raidie dans ses chaînes, elle craignit recevoir de nouvelles douleurs, mais Rogue s'était résigné à suivre les conseils de McGonagall. Il explorait à présent son dos, en balayant ses cheveux avec les lanières pour les écarter du chemin et maintenait la douceur. C'était beaucoup plus plaisant, comme des caresses. Hermione se surprit à se laisser un peu aller sous les coups attendris du cuir sur son corps apaisé.
― C'est n'importe quoi, mais tu aimes, hein ? murmura Malefoy qui était toujours là, à la détailler avidement.
Hermione lui jeta un regard agacé.
― Tu n'as pas d'autres détails à regarder plutôt que de fixer mes seins ? demanda-t-elle.
― Des détails plus beaux que tes tétons bien dressés ? répliqua Malefoy, réjoui.
― Espèce de… ! s'étrangla Hermione dont les joues s'enflammèrent.
Elle remua les mains dans les bracelets avec une intense envie de le gifler, mais évidemment, elle était toujours prisonnière à la croix. Et Malefoy n'effaçait pas son horrible sourire détestable.
Finalement, elle ferma les yeux en expirant longuement pour essayer de s'imaginer ailleurs que soumise à Malefoy et Rogue. D'ailleurs, McGonagall allait bientôt se joindre à la partie, puisqu'elle n'aurait pas le choix de jouer son rôle aussi, et Hermione redoutait ce moment plus que tout. Le professeur McGonagall ne pourrait jamais la faire jouir. L'idée en elle-même était plutôt traumatisante. En vérité, sa participation ne ferait qu'augmenter l'épais malaise qui la surplombait depuis le début. Et puis, c'était le professeur McGonagall, quoi ! Comment une femme d'une telle envergure et aussi respectée pourrait-elle se permettre de faire une chose pareille ? Pour avoir imaginé ça, Malefoy n'avait vraiment aucune conscience morale.
Les minutes s'égrenaient, et naturellement, McGonagall ne venait pas. Elle devait être occupée à surveiller attentivement Rogue pour qu'il ne recommence pas à faire des siennes avec le martinet. Et c'était plutôt efficace. Les coups légers des longues lanières continuaient à la caresser et la faire frissonner. Hermione se serait même permis d'émettre quelques ronronnements si Malefoy n'était pas encore là, à guetter la moindre de ses réactions.
Cependant, ce traitement était trop beau pour durer. Tout à coup, un violent coup lui chauffa une fesse et elle se remit à crier en se tordant sur la croix.
― Severus ! s'insurgea McGonagall.
― Laissez-moi faire ! dit Rogue d'une voix ardente. Si l'on veut qu'elle jouisse, ce n'est pas en continuant à la tapoter doucement qu'on y parviendra !
― Ce n'est pas non plus en la réduisant en charpie ! répliqua McGonagall. Donnez-moi ça !
Hermione se retourna au même moment et vit McGonagall s'emparer du martinet de Rogue en le lui arrachant des mains.
― Vous ne comprenez rien ! reprocha-t-elle avec colère. Vous n'arriverez à rien, Severus, si vous continuez comme ça !
― Rendez-moi ça et occupez-vous de votre rôle à vous ! dit Rogue d'un air menaçant.
― Pas question !
McGonagall recula en biais, et d'un mouvement plutôt habile, comme si elle maniait sa propre baguette magique, le frappa du martinet en plein sur le postérieur. Le violent claquement sonore qui en résulta se répercuta dans tout le cachot et Hermione ouvrit des yeux ronds de stupeur. Rogue s'était raidi instantanément sur place, le teint cireux se marbrant graduellement de taches rouges.
― Vous venez de me frapper ? s'étonna-t-il, interloqué.
― C'est pour vous montrer à quel point un martinet peut faire mal, se justifia McGonagall d'un ton affirmé, la tête haute. Et ça, ce n'est que par-dessus votre cape. Imaginez la sensation si vous aviez été tout nu.
Hermione poussa une exclamation, la bouche grande ouverte. Malefoy exprimait également sa stupéfaction en réprimant des fous rires dans sa main. Mais Rogue, insulté, ne manifesta aucune trace d'amusement sur son visage froid et redoutable. Les poings serrés, il s'avança lentement vers McGonagall avec l'intention claire de se venger et Dumbledore se leva alors de son fauteuil.
― Ça suffit ! lança-t-il d'un ton las.
― C'est elle qui me provoque ! protesta Rogue en s'emportant. Si elle continue comme ça, nous n'y arriverons jamais !
― Justement ! dit Dumbledore. Le temps presse, et si Minerva sait comment s'y prendre pour aider Miss Granger à mieux atteindre l'orgasme, il serait bien temps de l'écouter !
Hermione referma la bouche avant de se plaquer le visage contre une planche. Plus la séance évoluait, moins elle était convaincue de pouvoir jouir, et surtout si Dumbledore continuait de gêner tout le monde à parler d'orgasmes.
― Très bien, dit Rogue d'une voix assourdie par l'exaspération. Dans ce cas, allez-y, professeur McGonagall. Enseignez-moi ce que vous savez. Toutes mes excuses, j'avais oublié que vous connaissiez bien le sujet.
― Je ne connais pas bien ce sujet, répliqua McGonagall qui remonta sèchement ses lunettes sur le bout de son nez. J'ai seulement entendu une fois quelque part que le plaisir n'était pas dans la douleur, mais dans les endorphines que déclenchait la douleur et qui produisaient alors la plus agréable des sensations d'euphorie.
― Ah bon, dit Dumbledore en se caressant la barbe. C'est très intéressant…
― Dans ce cas, reprit Rogue, toujours énervé, si c'est la douleur qui déclenche les endorphines qui, elles, produisent le plaisir, pourquoi est-ce que je n'ai pas le droit de la frapper plus fort ? Ce n'est pas la douleur qu'on recherche, justement ?
― Oui, mais il faut préparer le corps avant, dit McGonagall en faisant claquer le martinet dans sa paume. Vous ne pouvez pas la brutaliser à froid ! Il faut d'abord préparer son corps à pouvoir endurer plus tard les douleurs les plus extrêmes, donc commencer par la douceur et augmenter graduellement la puissance des coups, comme je vous l'ai pourtant bien expliqué tout à l'heure.
Sidérée, Hermione laissa échapper tout bas un long gémissement d'angoisse. Mais pourquoi McGonagall parlait-elle maintenant de douleur ? Elle était censée, pourtant, la protéger contre les emportements de Rogue.
Rogue hocha la tête en regardant McGonagall, une nuance de sarcasmes dans les yeux.
― Alors, j'augmente graduellement la puissance des coups et elle jouira toute seule, récapitula-t-il. C'est compris.
― Non, pas exactement, dit McGonagall.
― Pas exactement ? releva Rogue d'un ton doucereux.
― Il faut aussi savoir jouer de psychologie.
Rogue parut déconcerté. De toute évidence, ce n'était pas là qu'il voulait en venir. Hermione s'étonna aussi de cette réponse. Qu'est-ce que c'était que ça encore ?
Comme Rogue demeurait perplexe sans rien dire, McGonagall soupira avec patience, puis resserra les mains sur le martinet.
― Bon, d'accord, dit-elle d'un ton déterminé. Miss Granger… est-ce que je peux… ?
― Faire quoi ? demanda Hermione avec appréhension.
― Faire une démonstration sur vous afin d'aider le professeur Rogue à comprendre ce que je veux dire.
― Vous ne pouvez pas simplement le lui expliquer ?
― Ce ne serait pas aussi efficace. Ne vous inquiétez pas, je ne vous ferai aucun mal.
Hermione regarda Dumbledore avec anxiété. À présent, elle craignait autant McGonagall que Rogue. Son histoire de douleur qui menait à la jouissance ne lui disait rien qui vaille. Pourvu que Dumbledore intervienne, mais à son grand dam, il demeurait franchement curieux envers les idées de sa collègue. Hermione grinça des jurons entre ses dents. Malefoy allait vraiment finir par mourir. Elle ne jouirait jamais. De toute façon, elle le savait depuis le début. Au moins, là, elle pourrait dire qu'elle aurait essayé.
― D'accord, soupira-t-elle avec résignation. Au point où j'en suis…
McGonagall se déplaça derrière elle avec un bruissement de sa grande robe, prenant position. Hermione se crispa sur sa croix en attendant le premier coup. Elle ne pouvait pas croire que c'était maintenant au tour du professeur McGonagall de la soumettre au martinet. Qui aurait cru que la grande et honorable McGonagall se serait permise ― de son plein gré, en plus ! ― de martyriser une élève complètement nue et sans défense ? Elle devait sûrement avoir trop bu pour oser faire preuve d'une telle audace.
Les lanières de cuir la frappèrent soudain en plein sur les fesses et Hermione laissa échapper une exclamation de stupeur. Elle ne s'était pas attendue à ce que McGonagall s'attaque directement comme Rogue à cet endroit. Un second coup la fit frémir sur la croix, jusqu'au bout de ses membres enchaînés, puis les lanières se mirent à tournoyer contre sa peau comme un ventilateur, pour ne plus que l'effleurer des extrémités. La sensation curieuse à la fois douce et piquante monopolisa toute son attention. Qu'est-ce que McGonagall faisait ? Où allait-elle comme ça ?
Soudain, sans prévenir, un nouveau coup franc la gifla sur les fesses et cette fois Hermione dut serrer les dents pour s'empêcher de crier.
― Ça t'a fait mal ? murmura Malefoy qui observait avec grand intérêt ses réactions de plus près.
Hermione répondit d'un timide gémissement. Elle n'avait pas l'impression d'avoir éprouvé une réelle douleur, mais elle n'était pas certaine.
― Vous ne répondez pas ? demanda alors McGonagall d'un ton étonnamment taquin. Vous ai-je fait mal, Miss Granger ?
― Je… je ne sais pas, je… Aaargh !
McGonagall n'avait pas attendu la suite de sa phrase pour la frapper de nouveau sur les fesses, mais avec des lanières cette fois différentes, plus minces, plus mordantes.
― Là, vous lui avez fait mal, remarqua Rogue pendant qu'Hermione haletait d'un air abasourdi.
― Vous croyez ? dit McGonagall sans se départir de son ton espiègle qui n'avait toutefois rien de rassurant. Avez-vous mal, Miss Granger ? Souffrez-vous beaucoup ?
― Mais non, mais… ! haleta Hermione en remuant dans ses chaînes. Je ne sais simplement pas ce que vous faites !
― C'est bon, au moins ?
Hermione ouvrit grand les yeux d'un air médusé. McGonagall ne venait pas vraiment de lui poser une telle question ! Heureusement qu'elle n'attendit pas sa réponse. Elle recommença simplement à lui couvrir le dos de légères sensations rugueuses de son nouveau martinet, tandis que Malefoy affichait une expression impressionnée.
― Si tu la voyais…, chuchota-t-il en souriant. Elle s'amuse vraiment sur toi, Granger…
― Comme vous pouvez le constater, Severus, dit McGonagall en retrouvant sa voix sèche habituelle avec laquelle elle donnait ses cours, le but est de garder son attention en la surprenant, en jouant avec les différentes sensations et en la taquinant un peu. Et de temps à autre…
Elle fit claquer brusquement le martinet sur les fesses d'Hermione qui poussa un cri.
―… vous lui offrez un peu de douleur, poursuivit McGonagall. Mais n'enchaînez pas les douleurs, sinon vous pourriez nuire à son plaisir. Tenez un rythme plus ou moins doux et surprenez-la de temps à autre, voilà.
― Putain…, souffla Malefoy qui souriait toujours de façon subjuguée. Je ne savais pas que la McGo était aussi chaude…
― La ferme, Malefoy ! grinça Hermione pendant que les coups reprenaient sur elle d'intensités variées.
Dans sa tête continuaient de résonner les mots « nuire à son plaisir… à son plaisir… plaisir… » Avait-elle réellement du plaisir en cet instant, tandis que McGonagall la martelait de martinets en variant les techniques et les sensations ? Tous ses sens étaient en alerte. Son corps frémissait à chaque coup en attendant de subir la prochaine grande douleur. Parfois, la masse de lanières la percutait plus fort en lui arrachant un gémissement, mais la douleur restait encore supportable. Mais le prochain coup, serait-il encore plus fort ? Quand est-ce que McGonagall allait la faire grimper dans les souffrances les plus extrêmes, comme elle en avait parlé ? S'apprêtait-elle vraiment à le faire ? Ou lui préparait-elle quelque chose d'autre ? Encore de nouvelles sensations ? Hermione n'en savait rien et le suspense lui devenait intenable.
Soudain, le plus affreux des claquements se répercuta dans tout le cachot et elle hurla de frayeur, toute crispée, avant de s'apercevoir qu'elle n'avait reçu que du vent.
― Vous avez vu ça ? dit McGonagall d'un ton passablement fier. Je n'ai même pas besoin de la toucher qu'elle crie.
Pantelante, Hermione se retourna sur la croix en faisant cliqueter ses chaînes et regarda McGonagall. Son expression la frappa de plein fouet, presque aussi intensément que tout le traitement qu'elle venait de subir. Jamais elle n'avait vu un tel regard sur son visage. Derrière ses lunettes rectangulaires, l'habituelle droiture et sévérité avait laissé place à des yeux incroyablement brûlants. Qu'est-ce que ça voulait dire ?
Tandis qu'Hermione l'observait en haussant les sourcils, McGonagall cilla pour retrouver un air plus digne et se retourna vers Rogue à qui elle rendit le martinet.
― Voilà, dit-elle en levant la tête. Amusez-vous.
Rogue se décroisa les bras et se saisit du manche en cuir d'un air froid. Il donnait l'impression d'avoir été humilié, alors que c'était Hermione, pourtant, qui venait de recevoir tous les coups.
― Merci, professeur McGonagall, répondit-il de sa voix basse et menaçante. Vous êtes certes très habile dans cet art. J'avais encore des doutes, mais là, vous m'avez convaincu. Depuis quand vous adonnez-vous à cette pratique, professeur ?
― Plus tard, Severus, coupa Dumbledore qui s'était rassis dans son fauteuil, son parchemin en main. Il est maintenant temps de reprendre vos rôles.
― La vieille McGo…, souffla Malefoy en hochant sa tête blonde d'un air incrédule. Qui l'aurait cru… ?
Hermione s'abstint de réfléchir sur ce sujet et fut plutôt contente de devoir tout oublier le lendemain. Les émotions lui étaient insupportables. Mais le pire restait encore à venir…
Maintenant que Rogue avait récupéré son martinet, elle l'entendait déjà reprendre sa place derrière elle, sa cape bruissant autour de lui. Hermione ferma les yeux et se raidit de craintes. Allait-il reproduire les techniques de McGonagall ou se permettrait-il d'improviser ?
En attendant, dans le silence ponctué du crépitement du feu, Rogue ne semblait pas pressé de s'y remettre. Il devait se contenter d'abord de la contempler une fois de plus dans toute sa vulnérabilité et peut-être aussi chercher le meilleur moyen d'en profiter. Malgré l'air devenu tiède, Hermione sentit à nouveau son corps nu se couvrir de chair de poule.
Enfin, elle entendit Rogue bouger, et au même moment, un horrible coup lui tortura la fesse. Hermione hurla en sursautant au bout de ses chaînes.
― Ça, dit Rogue de son ton doucereux et redoutable, c'est pour vous punir d'avoir aimé la petite démonstration du professeur McGonagall.
Malefoy étouffa dans sa main un rire stupéfait. Hermione fut outrée.
― Mais je…, commença-t-elle, avant d'être aussitôt interrompue par un second supplice de cuir qui lui arracha un nouveau cri.
― Taisez-vous, Miss Granger, et concentrez-vous, reprit Rogue d'un ton impitoyable. Je ne suis peut-être pas aussi expérimenté que le professeur McGonagall, mais moi, en revanche, je vous promets de vous faire jouir jusqu'à ce que vous en perdiez la tête. J'espère que vous êtes prête… petite vicieuse…
Les yeux ronds, Hermione tourna la tête et chercha le regard de McGonagall. Elle allait sûrement protester encore. Rogue devenait fou une fois de plus. Mais McGonagall restait immobile, les yeux rivés sur Rogue, d'un air totalement magnétisé. On aurait dit que les paroles de Rogue avaient agi sur elle avec autant de puissance.
Le martinet claqua à nouveau sur les fesses d'Hermione qui ramena aussitôt le regard devant, au-delà même de Malefoy. Cette fois, elle sentit distinctement son sexe s'échauffer et s'humidifier entre ses jambes écartées. Le coup suivant lui provoqua plus de plaisir que de douleur.
― Non…, souffla-t-elle, hors d'haleine. Ce n'est pas possible…
Merci d'avoir lu ! :)
Rogue y arrivera-t-il... ? Hermione a-t-elle raison de craindre la suite... ?
À la semaine prochaine !
